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The church of simultaneous existence

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Ed Kuepper a donc décidé de reformer The Aints, en lui collant un point d’exclamation à la fin. Une formation qui a sévi de 1991 à 1995, mais dont le line up, hormis le leader, ne recèle plus d’autres membres originels, mais le bassiste des Sunnyboys, Peter Oxley, le batteur Paul Larsen Loughhead (The Celibate Rifles, The New Christs), le pianiste de jazz Alister Spencer, ainsi qu’une section de trois cuivres impliquant l’arrangeur Eamon Dilworh (trompette, tuba, bugle), Rafael Karlen (clarinette, sax ténor et alto) ainsi que Kyrie Miskin (trombone). Et c’est Tim Pitman (Hard Ons) qui se charge de la coproduction ! Après la séparation des Saints, Ed avait monté une nouvelle formation. Baptisée The Laughing Clowns, elle a sévi de 79 à 1985. Et il ne faut pas oublier sa carrière solo, riche en albums. Sans oublier qu’en 2008, il a remplacé Mick Harvey au sein du backing group de Nick Cave, The Bad Seeds. Mais venons-en à cet elpee, dont les compos datent de plus de quarante ans, certaines même remontant à 1969, lorsqu’il était encore au lycée. Mais pas question de compilation, car tous les morceaux sont interprétés par le nouveau line up.

Bien cuivré, l’opus s’ouvre par l’enlevé « Red Aces », un titre qui aurait pu figurer sur un album des Aints. La plupart des plages sont d’ailleurs bien rythmées, à l’instar de « You got the answer », une piste caractérisée par un zeste de claviers rognés et des accords de piano ‘plink plonk’, le bien punk « Elevator (a song for Barking Lord Jeff) » ou encore le punk roots « SOS ‘75 ». Ballade mid tempo atmosphérique, « Country song in G » aurait pu figurer dans le répertoire classique de l’Australien, au cours des 90’s. Entraînant, « Winters way » avait déjà été adapté par les Laughing Clowns, en leur temps. La voix de Kuepper est particulièrement sombre tout au long du filmique « You’ll always walk alone », une déclaration antagoniste au célèbre hymne des Reds de Liverpool. Elle est proche d’Iggy Pop, notamment dans les intonations, sur « Demo girl », une plage au cours de laquelle les interventions de basse de Pete Oxley sont énigmatiques, celles du piano, graciles, et de cuivres, jazzyfiants. Hypnotique, parfois psyché/garage, « Goonight ladies (I hear a sound without) » est une longue piste qui autorise d’excellentes digressions de guitare, tout en baignant au sein d’un climat réminiscent de Hunters & Collectors. Et le long playing de s’achever par le ludique « The rise and fall of Hoopnoch Eefill”, qu’on aurait pu imaginer naître d’une rencontre hypothétique entre Ringo Starr et les Monthy Python, et pas seulement à cause du sifflotement insouciant et contagieux qui musarde en cours de chanson.
Ah oui, un deuxième cd propose les versions instrumentales de tous ces morceaux.  

Bref un excellent album pour cet artiste injustement méconnu qu’on espère voir en concert, flanqué de ses Aints, bientôt en concert, près de chez vous…

Informations supplémentaires

  • Band Name: The Aints!
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Agitated / Konkurrent
  • Date: 2019-09-19
  • Rating: 8
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