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Taï

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jeudi, 28 mars 2019 18:43

The Sunshine Beat Vol. 1

Plus grand monde ne semble se soucier des élégantes et régulières sorties de Tahiti 80 sous nos latitudes… pourtant les Français ont toujours le même talent pour composer des hits aux mélodies imparables. Et ils le démontrent, une nouvelle fois, tout au long de « The Sunshine Beat Vol.1 », un album présenté comme une collection de chansons nées de la rencontre entre la quintessence de la sunshine pop chère aux Beach Boys et du power beat de Big Star.

Depuis ses débuts (NDR : en 25 ans, le combo a gravé 7 elpees) la bande à Xavier Boyer, à l’instar de leurs compatriotes Phoenix, défend une certaine idée de la pop. Considéré comme un groupe culte au Japon, comme ses acolytes le sont aux States, Tahiti 80 tisse des mélodies ultra ‘catchy’, alimentées par une voix claire, une ligne de basse caoutchouteuse et des mélodies réellement imparables (« Natural Reaction »). La corrélation entre le band versaillais et rouennais est d’ailleurs évidente sur des titres comme « Hurts » ou « Wonderboy ». Que de bonnes ondes pop ensoleillées sous les tropiques de Tahiti 80 !

mercredi, 20 mars 2019 21:17

Elastic Days

Difficile pour votre serviteur de se plonger dans un album de J. Mascis (Dinosaur Jr.) de manière totalement objective… Et pour cause, accro à sa mélancolie électrique depuis plusieurs années, comment ne pas succomber à ses mélodies crève-cœurs en format acoustique, proposées en solitaire…

Et ce 3ème effort solitaire, intitulé ‘Elastic Days’, remplit parfaitement son cahier des charges power folk-rock. Entrecoupé de quelques notes de piano et caractérisé par ses solos rageurs saturés d’émotion, les compos sont bercées par sa voix douce tellement identifiable, à l’instar du titre magnifique et inaugural « See You at the Movies ». Les détracteurs lui reprocheront que tous les morceaux se ressemblent, mais on leur rétorquera qu’ils possèdent chacun cette infinitésimale variation qui les rendent uniques. Un nouveau chapitre, une nouvelle réussite !

 

mercredi, 20 mars 2019 21:27

The Dialogue Series

Malgré un patronyme cartoonesque qui prête presque à sourire, cette formation islandaise est responsable d’une musique plutôt sombre qui mêle techno et post-punk… Ciselées, les cordes de guitares et les programmations électroniques entrent en osmose tout au long de « The Dialogue Series », un 3ème album colligeant toute une série d’Eps touchant chacun à un style différent : des loops kraut-rock et trip-hop côtoient des salves plus rock, post-punk ou cold-wave. Un beau et inspiré dialogue de genres venu du froid…

 

jeudi, 14 mars 2019 16:00

Fighting Season

A bientôt 60 ans, Thalia Zedek est quasiment considérée comme une figure tutélaire au sein de la scène indie US. Depuis les débuts de sa carrière, elle a milité chez Live Skull, E, Come (avec Chris Brokaw d’ailleurs ici au générique) et Uzi avant de se lancer en solitaire. Son admiration pour Patti Smith doit, en outre, être énorme tant on sent cette fureur qui hante sa voix et emporte tout sur son passage tout au long de « Fighting Season », son dernier et fulgurant album en date ! Revenue de ses démons –une addiction à l’héroïne, Thalia a décidé de reprendre les armes et surtout sa guitare pour défendre les causes qui lui tiennent à cœur depuis toujours, comme la défense de la communauté LGTB ou des immigrés. Saturés à souhait, les accords de grattes sont dignes de Jon Mascis (NDR : pas étonnant, quand on sait qu’il est également de la partie !) et tout au long de cet irrésistible elpee, portés par un piano et autre violoncelle, ses propos sincères s’élèvent de son âme... Une œuvre à découvrir d’urgence ! Grâce à ce genre d’insoumise, les Etats-Unis ne sont pas encore devenus une terre trumpiste…

 

Jeune trio allemand établi à Londres, Sparkling a décidé de ne pas choisir son camp entre l’urgence des Arctic Monkeys, le flow implacable de The Streets et les guitares acérées chères à Gang of Four ! Produit par Moses Schneider (Beatsteaks), ce premier Ep est donc bien pétillant, énergique et ‘so british’ !

jeudi, 07 mars 2019 14:35

Verdugo

De ce côté de l’Atlantique, Richard Edwards est inconnu au bataillon. Pourtant, son univers sonore est plutôt intéressant. Alors autant s’y attarder. D’abord il est impliqué au sein du groupe indie rock Margot and The Nuclear So and So’s, depuis 2005. Cet Américain est plus que probablement fan de Fleetwood Mac, de Jackson Browne et des sonorités californiennes immortalisées au cours des 70’s, tant « Verdugo », son deuxième elpee solo, exhale ces effluves mélodiques vintage. Le titre ce cet opus a été emprunté au nom d’un bar de Los Angeles, dans lequel Edwards passait son temps après avoir traversé des périodes pénibles. Dont une maladie de l’estomac qui a failli lui coûter la vie et un divorce douloureux.

Cet LP augure, donc, un futur meilleur… Son falsetto illumine des pépites de ‘Sunshine pop’ (« Gene »), teintées d’americana (« Olive Oyl ») si chères à Ryan Adams ou de folk lacrymal (« Something Wicked »), des pépites parfaitement produites par Rob Schnapf (Kurt Vile, Elliott Smith).

 

vendredi, 22 février 2019 18:03

Light

« Light » se loge au plus près de l’os… Et pour cause, les ornements qui soulignent la voix envoûtante de Juliana Daugherty sont en effet minimalistes. Cependant, cet écrin lui permet de s’épanouir pleinement. Atmosphérique, ce premier elpee, composé dans son fief à Charlottesville, en Virginie, recèle des comptines folk poétiques et décharnées. Souvent acoustiques (« Wave ») mais tout aussi ascétiques, elles sont également susceptibles de s’électrifier (« Bliss »). A travers des mantras mystiques, venus d’un autre temps, la jeune compositrice (proche de Natalie Prass) exorcise ses états mentaux et tout particulièrement sa dépression, lorsqu’elle ne revient pas sur les évènements tragiques qui se sont produits à Charlottesville en 2017 (la mort d’une manifestante pour les droits civiques, renversée par un suprématiste blanc). Viscéraux et mélancoliques, ses morceaux prennent aux tripes, même si les mélodies ne sont pas inoubliables. N’hésitez donc pas à vous pencher sur la carrière de cette artiste américaine, si vos oreilles sont en carence de vulnérabilité…  

vendredi, 22 février 2019 17:56

The Hex

L’une des plumes les plus sensibles s’est évaporée depuis la mort de Richard Swift, décédé en juillet dernier, à seulement 41 ans... Outre ses missions de producteur (aux côtés de The Shins, Damien Jurado ou de Foxygen) ou de musicien de studio et de tournée (pour The Shins, les Black Keys ou The Arcs), il s’est réservé une plus discrète mais non moins intéressante carrière solo, dont le magnifique « The Hex » constitue malheureusement le dernier chapitre…

Fidèle à son habitude, le multi-instrumentiste américain dévoie des pépites indie-pop superbement arrangées à haute teneur mélodique ! Luttant contre des problèmes d’alcool depuis quelques années, Richard Swift se livre sur le poignant et très soul « Broken Finger Blues » : ‘My body’s broken, My body is bruised, Try to remember what it’s like not to lose, I won’t go under, I won’t give in, Try to remember what it’s like to win’. Sa pop vintage rappelle les sonorités des 60’s sur l’émouvant « Wendy », un message dédié à sa mère, ou sur le message d’adieu si lumineux reflété à travers « Dirty Jim ». Certaines plages s’éloignent de la veine pop pour adopter un profil plus aérien (« Nancy ») alors que d’autres, magnifiées par les interventions de claviers et de basse, nous plongent au sein d’un climat mélancolique, dont on ne peut s’extraire, car inhérent aux circonstances. Un véritable chef-d’œuvre posthume !

mercredi, 13 février 2019 12:22

Resolve

De plus en plus d’artistes contemporains s’intéressent à la musique symphonique et s’en inspirent ouvertement, à l’instar des formations allemandes, Grandbrothers et d’Haushka, ou encore belge, Glass Museum. Cette niche néo-classique est même tout doucement occupée de satisfaire un public en demande. La talentueuse Anglaise Poppy Ackroyd en fait définitivement partie… Signée sur One Little Indian, le label de Björk, cette compositrice, pianiste et violoniste (NDR : issue de Brighton, elle milite également chez Hidden Orchestra) nous propose, sur cet elpee, des morceaux aux influences autant classiques qu’expérimentales. Lors des sessions, elle a reçu le concours de Manu Delgado (Björk, Cinematic Orchestra) aux percussions, Mile Lesgire (Bonobo) à la clarinette et la flûte ainsi que Jo Quail au violoncelle. Les ambiances sont oniriques, vaporeuses, envoûtantes et irrésistiblement mélodiques naviguant quelque part entre l’univers sonore de Debussy et d’Aphex Twin… c’est dire le grand écart… Un vrai talent !

mercredi, 06 février 2019 10:41

VOIDS

Découvrir un groupe qui a déjà annoncé sa propre fin est un exercice quelque peu bizarre. Et pour cause, les membres de Minus the Bear ont annoncé partir en tournée d’adieu après avoir gravé 6 albums en 15 années de carrière. L’écoute de « VOIDS », leur ultime œuvre, donne en tout cas fortement envie de se plonger dans le reste de sa discographie. Depuis Seattle, considéré par certains comme la Mecque indie-rock, la formation revient à ses origines math-pop (« Invisible ») tout en osant les guitares africanisantes rappelant Foals (« Lighthouse »), expérimentales (« Call the Cops ») lorsqu’elle n’emprunte pas un profil plus lyrique (« Last Kiss »). Ces vétérans parviennent à magnifier un rock de facture somme toute assez classique avec talent. Il est plus que temps et en tout cas jamais trop tard pour découvrir leur univers…

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