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Béber

Béber

samedi, 06 avril 2019 16:45

Obey

Exploded View est un projet né de la collaboration entre Annika Henderson, journaliste politique reconvertie à la musique, et de trois Mexicains, en l’occurrence Martin Thulin (producteur du groupe Crocodiles), Hugo Quezada (Robota, Lorelle Meets The Obsolete) ainsi que le préposé à la guitare et aux synthés, Amon Melgarejo. Depuis la sortie de son premier elpee, gravé il y a deux ans, la formation mexicano-britannique a perdu ce dernier. Ce départ a cependant été considéré comme une occasion rêvée pour revoir la manière de travailler d’Exploded View. Ainsi, alors que l’elpee précédent avait été enregistré dans des conditions ‘live’, “Obey” a été concocté en studio, à Mexico. Le résultat est saisissant. Le trio nous livre un opus riche en influences et ambiances, une œuvre qui agrège subtilement folk, krautrock, new wave et psyché/rock.

L’album s’ouvre par deux titres de dark folk imprimés sur un tempo relativement lent. L’univers macabre, voire angoissant (à l’image de cette nature morte qui sert d’artwork) d’Exploded View transparaît dès les premières notes. Caractérisé par ses rythmes techno, “Dark Stains” baigne au sein d’un même climat. Les choses sérieuses peuvent alors commencer. La basse s’emballe et les sonorités électroniques se réservent davantage d’espace lors de morceaux particulièrement hypnotiques. Anika s’autorise des incantations sur une trame bruitiste, voire psychédélique, sur le titre maître…  

Bref, se nourrissant de multiples influences, les onze plages de cet LP se distinguent par leur singularité ; mais si le résultat peut sembler hétérogène, il définit un style unique en son genre… 

samedi, 06 avril 2019 16:39

Crush Crusher

De son véritable nom Jilian Medford, Ian Sweet est une chanteuse, guitariste et compositrice. Etablie à Los Angeles, elle avait publié un premier elpee, en 2016. Intitulé “Shapeshifter” ce disque était paru sur le label (fondé par Sub Pop) Hardly Art (Protomartyr, La Luz, etc.) Après avoir notamment assuré la première partie de Frankie Cosmos, elle a décidé de se débarrasser de ses deux acolytes, et puis d’enregistrer un nouvel opus. Bien qu’elle signe l’intégralité de son répertoire, pour concocter « Crush crusher », elle a quand même reçu le concours du producteur Gabe Wax (Deerhunter, War on Drugs, ...)

“Crush Crusher” recèle dix plages forgées dans un indie-rock qui semble débarquer en droite ligne des 90’s. Ce n’est pas dans l’air du temps, mais l’Américaine n’incorpore aucun clavier ou rythmes électroniques (hormis le morceau maître) dans son expression sonore. Au menu : une guitare, une basse et une batterie. Et puis sa voix, dont la singularité émane de la reverb, une technique qui inocule à l’ensemble des accents dream-pop. A l’instar de son elpee précédent, elle nous délivre ses états d’âme sans prendre de pincettes. D’une voix haut perchée, elle nous communique ses émotions et tout particulièrement lorsqu’elle hausse le ton, comme sur l’excellent “Falling Fruit”.

Grâce à des morceaux parfaitement ficelés, empreints de simplicité mais chargés de feeling, la songwritrice parvient à nous tenir en haleine de bout en bout…

samedi, 06 avril 2019 16:33

Daqa’iq Tudaiq

Jerusalem in my heart est le projet du Libano-Canadien Radwan Ghazi Moumeh, une figure de proue de la scène indie montréalaise. Aussi bien pour son job de producteur (Suuns, Ought), ses nombreuses coopérations que pour la création (réalisée en compagnie d’autres membres issus de formations hébergées par le label Constellation) du studio devenu mythique ‘Hotel2Tango’. Chez cet artiste, l’aspect visuel n’est jamais négligé ; ainsi l’artwork de la pochette a été imaginé par Charles-André Coderre, un réalisateur de films et de clips qui participe à également à ce projet.

Jerusalem in my heart compte déjà plusieurs albums à son actif, mais également issus de multiples collaborations. Notamment, lorsque Radwan et Suuns ont enregistré ensemble, en 2015, un LP sobrement baptisé “Jerusalem in my heart and Suuns”.

“Dada’iq Tudaiq” s’inscrit dans la lignée des précédents opus. Le musicien prend un malin plaisir à mélanger les ambiances, en se servant aussi bien de l’instrumentation occidentale qu’orientale, brisant ainsi les frontières entre ces différentes cultures…

Un LP partagé en deux parties de quatre pistes. D’une durée de vingt minutes, la première est consacrée à une adaptation de « Ya Garat Al Wadi », un classique de la musique arabe signé par l’Egyptien Mohammed Abdel Wahad (décédé en 1991). Pour la circonstance, il est allé à Beyrouth pour enregistrer ‘live’, ce titre, entouré d’une quinzaine de musiciens locaux.

Sur la seconde il opère un retour dans l’expérimentation, à travers une expression sonore dense qui mêle électronique et musique ‘arabisante’, un style que l’on avait déjà eu l’occasion d’appréhender sur ses anciens long playings.

Jerusalem in my Heart se produira en concert le 4 juin, à l’Ancienne Belgique.

jeudi, 28 mars 2019 19:04

More or Less

Au fil des albums, ce Canadien s’est forgé une certaine popularité. Et pour cause, il a décroché différents prix et partagé l’affiche avec de nombreux groupes, dont Father John Misty, Broken Social Scene ou encore Great Lake Swimmers. Sur le Vieux Continent, par contre, sa notoriété est plutôt confidentielle.  

Faut dire qu’après avoir sillonné les routes et à s’investir dans la musique, il a décidé de se consacrer davantage à lui et à sa famille. A présent père de deux enfants, il était normal que cette paternité se reflète –et elle est omniprésente– tout au long de son cinquième opus intitulé “More or Less”.

Si sur son précédent album, un disque fondamentalement plus rock, le songwriter avait reçu le concours du groupe Blacksmith. Tout au long de ce dernier, il privilégie une formule indie-folk qui sent bon les espaces verts (NDR : c’est dans l’air du temps). Et on pense tout particulièrement à “Just Fear”, sculpté dans un folk old school ou encore au minimaliste “Fool for Waiting”, dominé par les ivoires. D’ailleurs, la guitare acoustique et le piano servent, le plus souvent, de structure aux morceaux. Ce qui n’empêche pas Mangan d’enrichir certains titres d’éléments électroniques, à l’instar de la plage d’ouverture, “Lynchpin” ou encore, mais de manière plus subtile, de l’excellent “Peaks & Valleys. Exception qui confirme la règle, “Troubled Mind”, une piste énergique qui trouble la sérénité du paysage sonore…

Enfin, les changements de rythmes ainsi que la délicatesse des arrangements confèrent à cet LP une richesse et un charme dont vous ne soupçonneriez pas l’existence… A conseiller vivement ! 

jeudi, 28 mars 2019 18:54

The Diet

Il y a cinq ans, le groupe chicagoan Smith Westerns splittait, laissant en héritage trois superbes albums. Depuis, les différents membres ont poursuivi leur petit bonhomme de chemin à travers des projets qui ont connu plus ou moins de succès. Ainsi, si Whitney est parvenu à tirer son épingle du jeu, Cullen Omori est resté curieusement dans l’ombre…

Deux ans après avoir publié un premier elpee de bonne facture, ce dernier nous propose son second essai, “The Diet”. Sur ce nouvel LP, l’Américain, désormais établi à Los Angeles, revient à ses fondamentaux ; c’est-à-dire à une forme de psyché/pop ensoleillée et rafraîchissante qui a fait le succès (relatif) de Smith Westerns. Caractérisés par leurs mélodies efficaces, les onze morceaux tissent une texture cristalline de cordes acoustiques et électriques que brode une voix éthérée. Une expression sonore qui lorgne vers des formations telles que MGMT, Unknown Mortal Orchestra ou encore Foxygen.

Au vu de la qualité de ce second opus, on est en droit d’espérer que Cullen Omori puisse atteindre une juste reconnaissance, et pourquoi pas semblable à celle acquise par ses ex-acolytes de Whitney. Une chose est sûre, pas besoin de se mettre au régime pour savourer “The Diet”…

jeudi, 07 mars 2019 14:46

Songs You Make At Night

Douze ans après son départ, Sam Genders opère son grand retour chez Tunng. Une période au cours de laquelle il s’est investi au sein de son projet, Diamgrams. Depuis son retrait, la formation anglaise, alors emmenée par Mike Lindsay, n’a pourtant jamais cessé de graver des albums. Néanmoins, il faut bien avouer qu’ils n’ont jamais atteint le niveau de “Good Arrows” ou “Comments of the inner Chorus”. On est donc ravi d’apprendre la reconstitution du duo initial Genders/Lindsay et la sortie d’un nouvel opus intitulé “Songs You Make at Night”. On avait cependant pressenti cette renaissance à travers leur projet commun éphémère, Throws.

Ce sixième LP de Tunng s’inscrit parfaitement dans lignée de sa discographie ; mais a contrario des derniers long playings, les superbes harmonies vocales des différents chanteurs, telles qu’on les avait connues au début la carrière du band, sont à nouveau au rendez-vous. Mais également les ingrédients inhérents à son folk/electronica. Les guitares acoustiques trament les morceaux sur lesquels viennent se poser des lignes de synthés et s’incruster des bruitages électroniques non-identifiés. Des plages paisibles qui laissent une bonne part aux rêves. Tout au long de “Songs You Make At Night”, Tunng alterne entre pistes rythmées (“Dream In”, l’épique “Dark Heart”) et berceuses (“Crow”, “Battlefront”). Quoiqu’il en soit, chiadées, les mélodies font mouche.

Les retrouvailles entre les deux créateurs de Tunng rendent à la formation un second souffle en nous livrant des titres qui figurent parmi les meilleurs de sa discographie. 

jeudi, 07 mars 2019 14:33

Channels

Co-fondateur du projet électronique allemand Brandt Brauer Frick, Daniel Brandt nous propose son deuxième elpee solo, un disque paru un an seulement après son précédent opus. Enregistré entre Londres et Berlin, ce nouvel album s’intitule « Channels ». Ce producteur, multi-intrumentiste et réalisateur (NDR : il a créé sa propre chaîne TV en ligne) nous propose sept morceaux instrumentaux entraînants au cours desquels les machines et les instruments organiques, dont une basse, un trombone ou encore un violon, font bon ménage. Entre transitions atmosphériques et envolées rythmiques, le résultat rappelle une version moins rock du « Flamingo » de Battles, une autre plus électro de Go Go Penguin ou encore une plus rythmée de Portico Quartet. Electro/pop (étiquette collée par Daniel Brandt sur sa musique), les compos de cet opus méritent une attention particulière… Excellent !

jeudi, 07 mars 2019 14:18

The lost record

Outre son job d’animateur radio et sa carrière d’écrivain, Ian Svenonius est (avant tout) un musicien prolifique, issu de la scène punk de Washington. Il a ainsi milité chez Nation of Ulysse et The Make Up. Bref, en comptant ses projets divers, l’Américain a enregistré plus de quinze albums. “(Hi.I’m) the lost record” vient donc s’ajouter à cette longue liste.

Escape-ism, c’est son dernier projet solo. Malgré ses cinquante balais, le musicien n’a rien perdu de son énergie et affiche toujours une même attitude punk. D’ailleurs les titres qui figurent sur cet opus sont abrasifs. Des morceaux minimalistes limités, le plus souvent, à une guitare fuzz et une boîte à rythmes sur lesquels il vient réciter ses textes en ‘spoken word’. Circonstanciellement, une ligne de basse et des interventions de synthé viennent cependant colorer l’ensemble, à l’instar de “I’m a lover (At Close Range)”. Svenonius n’est pas vraiment accro au sens mélodique et il est difficile d’en déceler parmi les douze pistes de “(Hi.I’m) the lost record”, des plages imprimées sur un rythme, en général, spasmodique. Et “Nothing Personal” en est la plus belle illustration. Plusieurs écoutes sont d’ailleurs nécessaires pour s’approprier les morceaux, mais aussi les différencier.

Si ce long playing demeure intéressant, il s’avère un peu trop homogène. Le minimalisme n’est pas la panacée universelle, surtout lorsqu’on néglige les accroches mélodiques…  

vendredi, 22 février 2019 18:05

The Lamb

Derrière Lala Lala se cache une songwritrice de 24 ans, Lilie West. Née à Londres, elle a suivi ses parents à Los Angeles avant de s’embarquer à Chicago pour entreprendre des études d’art. C’est à cette époque qu’elle se lance dans son aventure musicale sous le pseudonyme Lala Lala. Elle sort un premier album intitulé “Sleephead”, en 2016. Elle est rapidement repérée par le label Hardly Art (Protomartyr, La Luz, ...) qui publie ce deuxième opus, “The Lamb”.

Malgré son jeune âge, le parcours de cette jeune adulte (ou de vieille adolescente) est plutôt chaotique, mais il constitue le substrat de ses morceaux qui ont été écrits durant une période difficile de sa courte existence. Ainsi, elle raconte ses problèmes d’addiction à l’alcool sur “Water over Sex”. Après avoir dû affronter le traumatisme de la mort d’un proche, elle s’est également interrogée sur la solitude face à la grande faucheuse. Il en résulte des morceaux bouleversants qui trahissent quand même une certaine naïveté. Sur cet elpee, l’Américaine d’adoption se réserve la guitare et lors des sessions, elle a reçu le concours de quelques collaborateurs, dont un drummer et un bassiste. Mais aussi, au fil des plages qui évoluent entre post-punk et dream-pop, d’une seconde gratteuse, également préposée au synthé, ainsi que d’un saxophoniste.

“The Lamb” est un album mélancolique sur lequel on peut saisir la vulnérabilité d’une jeune femme qui nous laisse pénétrer dans son intimité.

Lala Lala se produira sur les planches du Botanique, le dimanche 24 février. 

mercredi, 13 février 2019 12:23

IC-01 Hanoi

Unknown Mortal Orchestra est surtout devenu notoire pour son style musical mêlant pop, rock et psychédélisme. Et ses quatre opus, dont le dernier “Sex & Food”, paru en avril 2018, en sont les plus belles illustrations, des albums sur lesquels figurent même quelques titres incontournables. Ruban Nielson, le leader et chanteur du groupe est également un fameux guitariste. Si vous avez déjà eu l’occasion de voir et écouter le band en ‘live’, vous avez certainement dû vous en rendre compte.

Sur cette nouvelle production, U.M.O. a tenté un exercice de style un peu différent, puisque les 28 minutes du long playing sont découpées en 7 pistes strictement instrumentales. Ces ‘jam sessions’ ont été enregistrés à Hanoi, ce qui explique le titre de cet opus. Flanqué de son frère, de son père, qui se consacre au bugle et de Minh Nguyen, un musicien vietnamien, préposé au saxophone et bien sûr de son band, Nielson semble prendre du plaisir à mettre des accents jazzy à son psychédélisme. Et pas seulement, car si les influences sont multiples, elles intègrent également des références asiatiques. Vu l’endroit où l’album a été immortalisé et la présence de Minh Nguyen, ce n’est donc pas étonnant. Si certains passages sont lumineux et d’autres carrément hypnotiques, les plus expérimentaux se révèlent beaucoup moins abordables. Il faut d’ailleurs parfois bien s’accrocher pour ne pas perdre le fil.

Bref, si la parenthèse ouverte par U.M.O. peut s’évérer louable et intéressante, elle ne s’adresse qu’à un public averti ; les aficionados devront donc patienter jusqu’à la sortie du prochain opus...

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