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Béber

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jeudi, 06 décembre 2018 09:09

The louder I call, the faster it runs

En une décennie d’existence, Wye Oak n’a eu de cesse d’évoluer. Et tout au long de ce sixième opus, le duo de Baltimore le démontre une nouvelle fois. Réunissant le drummer Andy Stock et le chanteur/guitariste Jenn Wasmer, il pousse même encore plus loin ses expérimentations. Difficile d’ailleurs de croire qu’ils ne sont que deux pour concocter une musique aussi riche et créative.

A l’origine, le tandem privilégiait le folk ; mais au fil des albums, Jenn Wasmer s’est davantage intéressé à l’électricité, aux loops et aux claviers, lorgnant même parfois vers la dream-pop. « The louder I call, the faster it runs » intègre une nouvelle fois de nombreux éléments électroniques à un rock qu’on pourrait qualifier de luxuriant voire de complexe. Plusieurs écoutes sont nécessaires avant de pouvoir assimiler, puis apprécier le sens mélodique. L’instrumentation a atteint un niveau de perfection étonnant, les couches de guitare se superposant aux nappes de synthés. En outre, Jenn maîtrise parfaitement sa voix. Et si certaines plages, à l’instar du titre maître ou encore de « Symmetry » ont un impact direct, d’autres comme « It was not Natural » baignent au sein d’un climat plus paisible.

Vu le pouvoir novateur de Wye Oak, on est curieux de voir ce qu’il va nous réserver à l’avenir… 

 

lundi, 26 novembre 2018 10:45

Durand Jones & The Indications

Le chant est rapidement devenu une vocation chez Durand Jones. Alors qu'il n’était encore qu'un enfant, sa chère mère ne le supportant plus à la maison, l'envoie à l'église pour intégrer la chorale. Dans sa Louisiane natale, il assimile rapidement des influences gospel, puis découvre les chanteurs mythiques yankee, comme Otis Redding ou encore Al Green. Déjà sa voix ne passe pas inaperçue. Quelques années plus tard, Jones quitte le giron familial pour suivre les cours à l’Université. Entre-temps, il apprend à jouer du saxophone. Dans la foulée, il fonde un groupe en compagnie de plusieurs camarades. Il parvient à enregistrer un premier LP qui tape dans l’oreille d’une maison de disques, Colemine ; un disque qui rencontre un certain succès, jusqu’à ce que Dead Oceans ne décide de le de rééditer.

Dès le titre d’ouverture, “Make a Chance”, Durant Jones et ses musiciens annoncent la couleur : la voix de l’Américain s’inscrit bien dans la droite lignée de ses idoles. Il n’a clairement rien à leur envier Le groove des guitares et la chaleur des cuivres entrent parfaitement en osmose. On pense naturellement à ‘feu’ Charles Bradley ou encore à St-Paul and The Broken Bones. Et après une belle entrée en matière, pas de souci, l’album ne baisse jamais en intensité. Bien sûr, le tempo ralentit parfois, à l’instar de “Can’t Keep my Cool”, mais l’expression sonore reste constamment plaisante. Elle transpire même de sensualité quand elle ne vous communique pas quelques frissons sur l’échine. Mais loin de se limiter à des morceaux langoureux, cet opus recèle des pistes qui incitent instinctivement à taper du pied, et tout particulièrement tout au long de “Groovy Baby”.

Si la musique proposée sur ce long playing n’est pas fondamentalement originale, elle révèle une voix chaude et réconfortante. Et dans le style, Durand Jones & The Indications constitue certainement la meilleure surprise depuis St-Paul and The Broken Bones. La relève est assurée !  

 

jeudi, 15 novembre 2018 11:21

Tout avait pourtant bien commencé…

Ce jeudi 15 novembre, le Botanique accueillait Parquet Courts. En une petite décennie d’existence, le groupe new-yorkais est devenu incontournable sur la scène rock alternative. Digne héritier des Talking Heads, Television, Sonic Youth et consorts, il a publié récemment, un remarquable troisième opus, intitulé “Wide Awake!”. Un album qui devrait intégrer, à juste titre, les tops de l’année 2019. Preuve de sa notoriété coiffant, l’Orangerie a été décrétée sold out...

Vers 21 heures, la salle est comble et la température commence à grimper. Le quatuor monte sur les planches. Le bassiste, Sean Yeaton, dont la coupe de cheveux rappelle celle de Mireille Mathieu, se plante au centre. Le chanteur/guitariste Andrew Savage opte pour sa gauche et l’autre guitariste/chanteur A.Brown (et occasionnellement claviériste), sa droite. Enfin, en retrait, l’autre frère Savage, Max, s’installe derrière ses fûts.

Le set débute par le titre qui ouvre le dernier LP, en l’occurrence l’énergique “Total Football”. Une excellente entrée en matière. Le light show nous plonge au cœur des 80’s. Des spots de couleurs vives projettent les ombres des musiciens sur un grand voile blanc tendu derrière eux. Génial ! Les musiciens enchaînent les morceaux les plus énergiques à grands coups de guitares tout en superposant harmonieusement leurs voix. Les Américains semblent se donner à fond. Avant d’attaquer le morceau plus atmosphérique “Before the Water Gets Too High”, A.Savage décide de troquer sa gratte contre un omnichord, un hybride entre accordéon et clavier. Si tout au long de la première partie du set, l’amplification est parfaitement réglée, au fil du temps, on a l’impression qu’elle perd de sa puissance. Et on s’en rend compte tout au long de “Wide Awake!”, une compo qui tombe à plat, malgré le concours d’un percussionniste. Une baisse d’intensité qui n’empêchera cependant pas les fans de la première heure de se déhancher tout au long du concert. Après avoir interprété l’intégralité de son dernier long playing et quelques compos plus anciennes, le combo new-yorkais commence à sentir l’écurie, et se lance dans des exercices de style qu’on pourrait qualifier de masturbation instrumentale. Ce qui n’est ni nécessaire et encore moins indispensable. Un choix qui incite une partie du public à mettre les voiles… 

Bref, en sortant de l’Orangerie, on avait le droit de se sentir frustrés. Et pour cause, on a eu le sentiment que Parquet Courts n’a jamais pu ou voulu exploiter tout son potentiel. En outre, comme les musicos ne transpirent pas vraiment la sympathie, se contentant de balancer à l’auditoire quelques formules d’usage, on doit malheureusement en conclure que le concert s’est soldé par une légère déception.

(Organisation : Botanique)

Il s’agit déjà de la quatrième fois que Tunng se produit dans la capitale de l’Europe. Suite au retour de Sam Genders (Diagrams), le line up du band retrouve son format originel. Celui de 2007. Et c’est l’ensemble des musicos qui signe l’intégralité du dernier elpee, "Songs You Make At Night ", paru en août dernier. Une forme de retour aux sources auquel on était impatient d’assister, et surtout de savourer en retrouvant les fameuses harmonies vocales échangées entre Mike Lindsay, Ashley Bates et Sam Genders, le revenant.

Malgré une discographie épatante, il faut bien reconnaître que le combo anglais ne parvient toujours pas toucher le grand public. D’ailleurs, la Rotonde est loin d'être remplie et une partie de l’auditoire va rester assis, tout au long de la soirée. Ce qui arrange bien votre serviteur, puisqu’il disposera de plus d’espace pour profiter pleinement du show.

Il est 21h lorsque les lumières s'éteignent. Les trois chanteurs/guitaristes (Genders, Lindsay, Bates) et le vocaliste/percussionniste Becky Jacobs se plantent à l’avant-plan. Derrière, quoique bien cachés, on peut discerner la présence de batteurs/percussionnistes. Dès les premiers morceaux, on identifie ce qui a toujours fait le charme de Tunng ; en l’occurrence ces harmonies vocales douces et entraînantes posées sur des lignes de guitares acoustiques, stimulées par les percus et pimentées de touches électroniques loufoques. Mais ce qui saute aux yeux lors de ce concert, c’est le plaisir manifesté par les musiciens en interprétant leurs compos. Comme si une vague de bonheur se propageait jusqu’au sein du public… D’ailleurs, la majorité des spectateurs arborent un large sourire. Faut dire que les morceaux de leur dernier opus sont particulièrement allègres. Ce qui n’empêche pas le combo de piocher au sein de son ancien répertoire, dont le tube « Hustle ».

Au bout d’une petite heure, les membres du groupe vident les lieux, sauf Mike Lindsay. Celui-ci s'installe derrière les claviers et nous réserve un intermède particulier se démarquant de la folk/electronica à laquelle émarge depuis des lustres. Il enfile une tête de girafe sur la tête et se lance dans une compo électro particulièrement originale. Au bout de quelques minutes, il ôte son masque, et laisse apparaître un visage d’enfant qui s’amuse avec son nouveau jouet. De quoi entretenir cette ambiance propice à la bonne humeur. Ses comparses le rejoignent ensuite pour dispenser « Bullets » et « Jenny Again », certainement deux des meilleurs titres de Tunng. On ne pouvait rêver plus belle conclusion.

La folk-electronica de Tunng a illuminé la Rotonde l’espace d’un concert. Et les mélomanes ont quitté la salle le cœur léger et le sourire aux lèvres…

(Organisation : Botanique)

mardi, 30 octobre 2018 15:08

Taillé pour le ‘live’…

En à peine deux ans et autant d’albums, Idles est parvenu à se hisser au sommet du mouvement punk. Et plus exactement du post-punk énergique et jouissif qui véhicule des textes caustiques signés par Joe Talbot, le leader de ce quintet. Issu de Bristol, il est parvenu à conquérir l'Europe ainsi que le Nouveau Continent, en y multipliant les concerts. Des concerts à ne manquer sous aucun prétexte, tant il s’y est forgé une réputation irréfutable. Et la présence d’un nombreux public ce soir, parmi lesquels figurent un fort contingent de convaincus, en est la plus belle démonstration. En quelque sorte, les Anglais sont donc en territoire conquis…

C’est le duo guitare/batterie John qui ouvre la soirée. Malheureusement, malgré une évidente bonne volonté, le punk sauvage du tandem insulaire ne semble guère intéresser l’auditoire. En fait, il attend surtout la tête d’affiche…

Et c’est à 21 heures que le quintet monte sur l’estrade. Réunissant de nombreux fans, le public est chauffé à blanc. Plusieurs aficionados sont déjà dans les starting-blocks afin de se lancer dans les pogos. Joe Talbot se plante au milieu du podium. Le bassiste Adam Devonshire et le guitariste –chevelu– Lee Kiernan optent pour le côté gauche alors que le gratteur –moustachu et torse nu– le droit. Enfin, le drummer Jon Beavis s’installe en retrait, derrière ses fûts.

La formation britannique entame les hostilités par « Colossus », c’est-à-dire le morceau qui ouvre son dernier elpee, « Joy as an Act of Resistance ». De quoi donner le ton d’un set qui ne baissera jamais d’intensité. Les deux sixcordistes prennent beaucoup de plaisir en arpentant les planches de droite à gauche ou inversement. Joe Talbot débite ses paroles en y mettant beaucoup de cœur. Idles enchaîne les morceaux issus de ses deux long playings. Il dédie « Danny Nedelko » aux migrants. Ce qui provoque les acclamations de l’auditoire. Mais également un autre titre, à sa fille. La foule est apparemment ravie du spectacle et si la température monte au sein de la fosse, les odeurs de transpiration se répandent inéluctablement. Le pogo et le crowdsurfing s’y déroulent sans interruption. Véritables boules d’énergie, les deux gratteurs –armés de leurs instruments– prennent régulièrement un bain de foule. Ils vont même ramener plusieurs fans sur le podium, lors de cet exercice. On peut donc comprendre qu’au bout de 90’, après avoir donné tout ce qu’ils avaient dans les tripes, les musicos soient éprouvés. D’ailleurs, en fin de parcours, Talbot signale qu’il s’agit du dernier morceau du concert et qu’il est inutile d’espérer un rappel.

Ce soir, Idles a prouvé que sa notoriété n’était pas usurpée. Il s’agit bien d’une formation taillée pour le ‘live’. L’auditoire a été littéralement électrisé et surtout conquis par l’énergie libérée tout au long du concert par le combo. Le punk est loin d’être mort et enterré. On a même l’impression qu’il renaît de ses cendres…

(Organisation : Aéronef, Lille)

mardi, 23 octobre 2018 15:39

Un concert… phosphorescent…

Dans le cadre du festival Autumn Falls, Phosphorescent se produisait à l’Orangerie du Botanique. Drivée par Matthew Houck, la formation est habituée des lieux, puisqu’il s’agit déjà de la cinquième fois qu’elle se produit au sein du complexe culturel bruxellois. Au fil du temps, Phosphorescent est devenu une valeur sûre de l’indie rock. Pas étonnant que le concert de ce soir soit sold out. Un public impatient de découvrir en ‘live’ « C’est la vie », le septième opus de ce band originaire de l’Alabama.

Il est tout juste 21 heures lorsque les lumières s’éteignent. Matthew Houck se plante au centre du podium. Coiffé d’une casquette il a enfilé un tee-shirt rentré dans le pantalon qui laisse apparaître un léger bide. Quelque part, à l’instar de plusieurs de ses musicos –deux claviéristes, un guitariste, un drummer et un percussionniste– il illustre bien le stéréotype du routier sudiste, aux States. Le set s’ouvre par « New Birth in New England », un morceau issu de son dernier elpee. Mais va ensuite piocher dans l’ensemble du répertoire du combo yankee, alternant ballades langoureuses telles que « My beautiful Boy » et « Christmas Down Under » et compos énergiques, comme « Terror in the Canyons (The Wounded Master) » ou « Around the Horn ». Et finalement, l’aspect americana ressort davantage sur les planches que sur disque. Phosophorescent n’en oublie pas pour autant sa reprise du « Hey That's No Way To Say Goodbye » de Leonard Cohen. Les musiciens maîtrisent parfaitement leur sujet. Pas une seule faille dans l’ensemble. L’équilibre est parfait. Manifestement, Phosphorescent est aussi apte à se produire dans les grands festivals qu’au sein d’espaces plus intimistes. Quant à l’expression sonore elle navigue quelque part entre celles de War on Drugs, Wilco et Bruce Springsteen. Après une bonne heure de prestation, le groupe vide les lieux, avant que Matthew Houck ne revienne seul sur l’estrade, seul, armé de sa gratte. En l’espace de deux morceaux dont l’excellent « C’est la vie », il va nous démontrer toute l’étendue de son talent, mais également communiquer un feeling déchirant à l’ensemble de l’auditoire. Impressionnant ! Ses musicos le rejoignent ensuite pour interpréter le morceau final, « Song for Lula ».

Très inspiré, Matthew Houck et son team nous ont accordé, ce soir, un concert… phosphorescent…

(Organisation : Autumn Falls + Botanique)

mercredi, 24 octobre 2018 15:43

Warrior

Trois années après avoir gravé son deuxième opus (« Parting Glances »), Nicole Schneit, aka Air Waves, nous propose son nouvel album. Intitulé « Warrior », il est paru sur l’excellent label Western Vinyl ». Le titre et l’artwork de cet essai illustrent parfaitement la philosophie prônée par l’Américaine basée à Brooklyn. Tout au long des onze morceaux qui jonchent « Warrior », elle relate ses différents combats. Celui mené pour la tolérance vis-à-vis de la communauté queer à laquelle elle appartient, de sa mère contre la maladie ou encore contre la présidence de Donald Trump…

Portées par sa voix androgyne, ses mélodies sont captivantes mais complexes. Outre la qualité de ses compos destinées à répercuter ses émotions à travers la musique, la songwritrice a bénéficié du concours de quelques excellents collaborateurs, dont John Taveniere, producteur et guitariste de Woods, derrière les manettes, ou encore Kevin Morby, aux chœurs, sur le titre electro-pop-rock éponyme. Des compositions indie/folk à l’instrumentation riche. A l’instar du titre qui ouvre l’opus, « Home », une plage colorée de cuivres. Ce qui n’empêche pas Nicole de libérer toute sa sensibilité, en ne se servant que d’une simple gratte électrique. Comme sur « Sky » et « Hold on Hope », deux pistes qui montent en intensité grâce à leurs longs crescendos…

D’excellente facture, « Warrior » nécessite cependant plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. Des lectures qui permettront, progressivement, de révéler la richesse des douze morceaux et de s’immerger totalement dans l’univers d’Air Waves...

 

vendredi, 19 octobre 2018 15:34

Soil

Derrière le patronyme Serpentwithfeet se cache Josiah Wise, un Américain originaire de Baltimore, dans le Maryland. Après avoir effectué un court passage par le Conservatoire duquel il s’est fait virer, ce personnage âgé aujourd’hui d’à peine 30 ans roule sa bosse sur la scène néo soul, que ce soit à Paris ou Philadelphie. C’est après avoir mis le cap sur New York que Josiah Wise monte son projet Serpentwithfeet et signe un premier Ep sur le label électronique Tri Angle. Le look du Yankee est aussi particulier que sa musique ; ce qui a sans doute attiré l’oreille des critiques. Les retours positifs lui permettent alors de signer chez Secretly Canadian (Antony and the Johnsons, Damien Jurado, Suuns,…) et de graver « Soil », un premier opus déroutant à plus d’un titre…

Le premier choc, en écoutant ce disque, c’est la voix haut perchée de Josiah. Chaque morceau lui permet d’effectuer une performance en soulevant les émotions et en essayant toujours d’atteindre l’octave supérieure. Outre sa capacité à moduler sa voix androgyne, Wise les superpose à l’aide une loop machine. Bien accompagné (notamment par Clams Casino à la rythmique), il mélange intelligemment les styles. Depuis la soul au r’n’b, en passant par le gospel et l’électronique, sans toutefois que l’instrumentation ne passe au-delà de sa voix qui reste le point central de son expression sonore.

Difficile de définir le style de cet artiste. On ne peut dès lors que vous inciter à écouter cet LP qui révèle l’une des personnalités vocales les plus intéressantes de cette année 2018.

 

dimanche, 16 septembre 2018 19:10

Jericho sirens

Il a fallu attendre quatorze ans pour que la troupe originaire de San Diego décide enfin de se réunir pour nous livrer un quatrième album. Cette décision, certainement motivée en partie par la proposition du légendaire label de Seattle, Sub Pop, devrait ravir les adeptes de punk-hardcore. Et bonne nouvelle, l’attente en valait la peine.

Toujours emmené par le mythique duo réunissant Rick Froberg (guitare, voix) et John Reis (guitare), Hot Snakes revient donc aux affaires en publiant « Jericho Sirens », un opus d’une efficacité redoutable. Dix morceaux en une demi-heure. Aucun répit à déplorer tout au long de ce quatrième essai. Dès les premiers riffs de « I Need a Doctor », les quinquagénaires démontrent qu’ils n’ont rien perdu de leur savoir-faire. Une plage qui donne le ton au long playing ! Si l’énergie est toujours bien présente, le band est également capable de ralentir le tempo afin de torcher des mélodies accrocheuses, à l’instar de l’excellent « Six wave hold-down ».

Le retour aux affaires des Californiens est une réussite. Hot Snake n’a pas pris une ride ! Espérons simplement qu’il ne faudra pas attendre une autre décennie avant de voir naître un successeur à « Jericho Sirens ». Mais avant de penser à la future et hypothétique discographie du combo, il serait sans doute intéressant d’aller voir ce qu’il a dans le ventre, lors de son concert, qui accordera à Courtrai (au Wild Westen), ce 18 octobre prochain...

 

mardi, 21 août 2018 19:07

Union Cafe

Il y a quelques mois, votre serviteur chroniquait l’album « The Imperfect Sea » de Penguin Cafe. Il s’agissait du premier elpee gravé par Arthur Jeffes qui avait voulu, quelque part, ressusciter le projet imaginé par son paternel, en 1974. Un disque publié sur le label anglais, Erased Tapes (Nils Frahm, Olafur Arnalds,…) La même écurie a décidé de rééditer « Union Cafe », un opus du collectif originel. Brian Eno avait été charmé par les qualités de l’orchestre, dès le départ, et l’avait pris sous son aile. « Union Cafe » constitue le cinquième et dernier album de ce groupe. Paru en 1993, il est rapidement devenu culte. En 1997, le leader et fondateur, Simon Jeffes décède…

« Union Cafe » est découpé en seize pistes. Elles sont toutes issues de la plume de Simon Jeffes. Pour la circonstance, il a reçu le concours d’une trentaine de musiciens. Si le piano sert de fil rouge, l’instrumentation s’avère particulièrement riche, le collectif prenant le soin de varier les climats. De ce long playing, impossible de ne pas passer à côté de la version du traditionnel « Discover America », dont la mélodie est restée incontournable...

L’initiative d’Erased Tapes (NDR : une écurie en vogue !) permet de (re)découvrir le projet de Simon Jeffes. A cette époque, Penguin Cafe Orchestra était parvenu à extraire la musique classique et le jazz de son carcan d’initiés et de disciples. Quelques décennies plus tard, manifestement, ce travail de précurseur a payé…

 

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