• La force de l’amour …
    La force de l’amour … « Force et Amour », le nouveau single de Charlotte constitue le titre phare de son premier album et veut laisser transparaître,…

  • Inscriptions LOUD 2019
    Inscriptions LOUD 2019 L'appel à candidature pour LOUD est en ligne ! LOUD est un dispositif d'accompagnement biennal coordonné par Court-Circuit. Le but…

Mots-clés

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Newsletter

Restez informé en vous inscrivant à notre newsletter !
Please wait

Nos partenaires

×

Avertissement

JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 105

vendredi, 19 octobre 2018 15:34

Soil

Derrière le patronyme Serpentwithfeet se cache Josiah Wise, un Américain originaire de Baltimore, dans le Maryland. Après avoir effectué un court passage par le Conservatoire duquel il s’est fait virer, ce personnage âgé aujourd’hui d’à peine 30 ans roule sa bosse sur la scène néo soul, que ce soit à Paris ou Philadelphie. C’est après avoir mis le cap sur New York que Josiah Wise monte son projet Serpentwithfeet et signe un premier Ep sur le label électronique Tri Angle. Le look du Yankee est aussi particulier que sa musique ; ce qui a sans doute attiré l’oreille des critiques. Les retours positifs lui permettent alors de signer chez Secretly Canadian (Antony and the Johnsons, Damien Jurado, Suuns,…) et de graver « Soil », un premier opus déroutant à plus d’un titre…

Le premier choc, en écoutant ce disque, c’est la voix haut perchée de Josiah. Chaque morceau lui permet d’effectuer une performance en soulevant les émotions et en essayant toujours d’atteindre l’octave supérieure. Outre sa capacité à moduler sa voix androgyne, Wise les superpose à l’aide une loop machine. Bien accompagné (notamment par Clams Casino à la rythmique), il mélange intelligemment les styles. Depuis la soul au r’n’b, en passant par le gospel et l’électronique, sans toutefois que l’instrumentation ne passe au-delà de sa voix qui reste le point central de son expression sonore.

Difficile de définir le style de cet artiste. On ne peut dès lors que vous inciter à écouter cet LP qui révèle l’une des personnalités vocales les plus intéressantes de cette année 2018.

 

dimanche, 16 septembre 2018 19:10

Jericho sirens

Il a fallu attendre quatorze ans pour que la troupe originaire de San Diego décide enfin de se réunir pour nous livrer un quatrième album. Cette décision, certainement motivée en partie par la proposition du légendaire label de Seattle, Sub Pop, devrait ravir les adeptes de punk-hardcore. Et bonne nouvelle, l’attente en valait la peine.

Toujours emmené par le mythique duo réunissant Rick Froberg (guitare, voix) et John Reis (guitare), Hot Snakes revient donc aux affaires en publiant « Jericho Sirens », un opus d’une efficacité redoutable. Dix morceaux en une demi-heure. Aucun répit à déplorer tout au long de ce quatrième essai. Dès les premiers riffs de « I Need a Doctor », les quinquagénaires démontrent qu’ils n’ont rien perdu de leur savoir-faire. Une plage qui donne le ton au long playing ! Si l’énergie est toujours bien présente, le band est également capable de ralentir le tempo afin de torcher des mélodies accrocheuses, à l’instar de l’excellent « Six wave hold-down ».

Le retour aux affaires des Californiens est une réussite. Hot Snake n’a pas pris une ride ! Espérons simplement qu’il ne faudra pas attendre une autre décennie avant de voir naître un successeur à « Jericho Sirens ». Mais avant de penser à la future et hypothétique discographie du combo, il serait sans doute intéressant d’aller voir ce qu’il a dans le ventre, lors de son concert, qui accordera à Courtrai (au Wild Westen), ce 18 octobre prochain...

 

mardi, 21 août 2018 19:07

Union Cafe

Il y a quelques mois, votre serviteur chroniquait l’album « The Imperfect Sea » de Penguin Cafe. Il s’agissait du premier elpee gravé par Arthur Jeffes qui avait voulu, quelque part, ressusciter le projet imaginé par son paternel, en 1974. Un disque publié sur le label anglais, Erased Tapes (Nils Frahm, Olafur Arnalds,…) La même écurie a décidé de rééditer « Union Cafe », un opus du collectif originel. Brian Eno avait été charmé par les qualités de l’orchestre, dès le départ, et l’avait pris sous son aile. « Union Cafe » constitue le cinquième et dernier album de ce groupe. Paru en 1993, il est rapidement devenu culte. En 1997, le leader et fondateur, Simon Jeffes décède…

« Union Cafe » est découpé en seize pistes. Elles sont toutes issues de la plume de Simon Jeffes. Pour la circonstance, il a reçu le concours d’une trentaine de musiciens. Si le piano sert de fil rouge, l’instrumentation s’avère particulièrement riche, le collectif prenant le soin de varier les climats. De ce long playing, impossible de ne pas passer à côté de la version du traditionnel « Discover America », dont la mélodie est restée incontournable...

L’initiative d’Erased Tapes (NDR : une écurie en vogue !) permet de (re)découvrir le projet de Simon Jeffes. A cette époque, Penguin Cafe Orchestra était parvenu à extraire la musique classique et le jazz de son carcan d’initiés et de disciples. Quelques décennies plus tard, manifestement, ce travail de précurseur a payé…

 

jeudi, 29 novembre 2018 12:24

I'm bad now

Deux ans après avoir gravé son deuxième opus, « Thought Rock Fish Scale », ce quatuor canadien (NDR : il est issu d’Halifax, en Nouvelle-écosse) nous propose un nouvel elpee. Baptisé « I’m bad now », il est paru sur le label Jagjaguwar…

Drivé par le parolier/scientifique (il est technicien/chimiste) Nigel Chapman, le band nous y propose une musique enracinée dans les sixties, à l’instar du ‘velvetien’ « Judgment », tout en lorgnant vers un indie rock pratiqué au cours des 90’s, par des groupes comme Pavement, Wilco ou encore Neutral Milk Hotel (« I’m Bad »). Les riffs de grattes sont accrocheurs et la basse est caoutchouteuse. En outre, les textes sont à la fois soignés et profonds. Pas pour rien que son expression sonore est taxée d’‘intellect-rock’. Bien que de bonne facture, elle manque cependant d’aspérités, de fluctuation, voire de frénésie…

 

mardi, 21 août 2018 18:54

Superorganism

Si un groupe devait incarner le progrès technologique, la mondialisation et la circulation des êtres humains sur le globe (à l’exception, bien sûr, de la population issue de l’hémisphère Sud), Superorganism constituerait certainement le meilleur ambassadeur de cette évolution. Tout a commencé par la prise de contact entre une jeune Japonaise d’à peine 16 ans, Orono Noguchi, et un groupe néo-zélandais, dont elle est fan. Le courant passe bien entre les correspondants qui échangent des fichiers audio. Elle est finalement invitée à y poser la voix. Il s’agit des balbutiements qui précèdent la formation du band. Quelques mois plus tard, Superorganism est né. Le line up implique huit musicos issus d’Angleterre, du Japon, de Nouvelle-Zélande et d’Australie, dont sept vivent ensemble, dans une maison équipée d’un studio DIY, sis à l’Est de Londres. De leur collaboration va éclore un premier single baptisé « Something for Your M.IN.D ». La compo devient virale. Frank Ocean et Ezra Koenig (Vampire Weekend) ne tarissent pas d’éloges le combo. Domino le signe. Ce qui permet à Superorganism de publier un premier elpee et puis de se voir ouvrir les portes des festivals les plus prestigieux, dont le Pukkelpop. Tout baigne pour l’octuor cosmopolite…

D’une efficacité redoutable, ce premier LP marche sur les traces de MGMT voire d’Architecture in Helsinki. Une pop foutraque, jouissive et colorée (à l’image des clips et ‘costumes’ de scène) qui contraste avec la voix faussement apathique d’une Orono abordant des sujets de société, comme l’importance de l’image ou la célébrité. Une expression sonore alimentée par des synthés, de la guitare, des chœurs, des samples et des bruits issus de la vie quotidienne. En résulte dix singles potentiels dont les plus notables s’intitulent « Everybody Wants To Be Famous », « SPRORGNSM » et, bien sûr, « Something For Your M.I.N.D ».

Pour conclure, rien de tel qu’une citation d’Orono elle-même : ‘J'aime penser que Superorganism est juste une faute d'orthographe à Superorgasme’. Vu la jouissance ressentie à l’écoute de l’album, cette phrase prend alors tout son sens.

 

dimanche, 05 août 2018 11:57

Hundred Acres

Sean Carey est surtout connu pour son boulot exécuté auprès de Justin Vernon, chez Bon Iver, comme drummer et vocaliste. Pourtant, le natif d’Eau Claire (NDR : c’est dans le Wisconsin) mène un projet personnel depuis 2014. Et il tient parfaitement la route. « Hundred Acres » constitue déjà son 3ème opus solo.

Maintenant, n’imaginez pas que la musique de Sean Carey se contente de marcher sur les plates-bandes de Bon Iver. Bien sûr, on reconnaît la voix si présente dans les chœurs de ce dernier. 

Et rien que l’image reproduite sur la pochette donne le ton. Elle évoque un retour à la nature. Sculptés dans une forme de folk sophistiqué, les morceaux constituent autant de coins, dans la forêt, à explorer. De balades bucoliques au cœur de l’Amérique des espaces verts. Quoique essentiellement acoustique, l’instrumentation (sèche, violon, piano, …) est riche, mais discrète. Bien sûr, l’ensemble est enrichi par le concours d’une lap steel ainsi que de quelques touches de synthés et d’ingrédients électroniques, que se réserve Justin Vernon en personne. Paisible, la voix de Carey est régulièrement soutenue par des chœurs, auxquels participe Gordi, une jeune songwritrice australienne qui avait reçu l’aide de Carey, lors des sessions d’enregistrement de son premier elpee.

Résultat des courses, l’expression sonore dispensée tout au long de ce « Hundred Acres » navigue à la croisée des chemins de celles développées par Asgeir et Sufjan Stevens. Dommage que l’ensemble manque un peu de punch. Un zeste d’adrénaline aurait permis à cet LP de sortir de l’ordinaire…

 

dimanche, 05 août 2018 11:56

Pinned

Depuis 2003, année de sa fondation, A Place to Bury Strangers, s’est forgé une solide notoriété sur la scène musicale alternative. Il est d’ailleurs reconnu comme un des groupes les plus bruyants de la Grosse Pomme.

Depuis la sortie de son dernier opus, le groupe a vécu quelques changements de line up. Le batteur, Robi Gonzalez, a décidé de quitter le navire après la dernière tournée du band. Il a été remplacé par Lia Simoni Braswell, une ex-Le Butcherettes. « Pinned » constitue le cinquième elpee du combo et le troisième publié chez Dead Oceans. Et c’est un petit tournant dans la discographie de A Place to Bury Strangers.

Pourtant, dès le morceau qui ouvre le long playing, « Never Coming Back », on se rend compte que la musique du combo new-yorkais n’a guère baissé en intensité. Le tempo est frénétique. Lia Braswell assure les chœurs. Ses backing vocals sont même quasi-omniprésents. Mais si la ligne de basse est toujours aussi appuyée et directrice et les sonorités, bien saturées, l’ensemble se révèle un peu moins noise… lorgnant même parfois vers la pop, baissant même quelque peu la garde tout au long du post-punk « There’s only one of us » ainsi que « Situations Changes » et s’autorisant même un accès mélancolique, tout au long du ténébreux « Was it Electric »…

Le concours de Braswell a forcé le band à évoluer. Sans perdre pour autant son identité. Certains mélomanes vont apprécier. Les aficionados de la première heure, sans doute moins. A mon humble avis, la mutation est judicieuse… et surtout réussie…

 

dimanche, 05 août 2018 11:54

Dissolve

Tusks, c’est le projet d’Emily Underhill. Etablie à Londres, cette jeune productrice/multi-instrumentiste avait déjà gravé deux Eps, avant de publier ce premier opus. Ce qui lui avait permis, notamment, d’assurer la première partie d’Asgeir. « Dissolve » est paru sur le label anglais One Little Indian (Asgeir, Bjork, Jesse Malin, …)

Pour un premier essai, elle s’en sort plutôt bien. Sa synth-pop véhicule des accents dubstep. Une musique froide voire glaciale, mais élaborée, au cours de laquelle les sonorités de gratte et les nappes de synthé se conjuguent à la perfection, alors que parfaitement maîtrisée, la voix de l’artiste vient se poser sur l’ensemble, n’hésitant pas à monter dans les aigus, à l’instar du titre maître de l’opus. Si la plupart des plages sont atmosphériques, certaines sont balisées par les ivoires. Et « Ivy » en est certainement la plus belle illustration.

Plusieurs écoutes sont cependant nécessaires, avant de pouvoir apprécier une expression sonore chargée de nuances et dont les mélodies se révèlent au fur et à mesure…

 

lundi, 23 juillet 2018 18:24

I see you among the stars

Issue de Chicago, Jessica Risker milite au sein du groupe folk, Deadbeat. Mais la songwritrice défend également un projet solo, pour lequel elle vient de graver un premier opus, « I see you among the stars », un disque paru sur le Western Vinyl (J.Tillman, Dirty Projetors, …)

Découpé en huit pistes, l’elpee baigne au sein d’une forme de psyché/folk minimaliste, abordé dans l’esprit de Nick Drake, Elliot Smith, voire même parfois de Cat Power. D’une voix douce et paisible, elle nous raconte ses amours déchus, ses déboires mais aussi ses souvenirs de jeunesse, en s’accompagnant d’une sèche ou parfois d’un piano, produisant l’effet d’un puissant analgésique qui nous plonge en apesanteur. On ne redescend sur terre qu’une demi-heure plus tard, totalement réconforté. Car quoique apparemment simpliste, son expression sonore s’avère, finalement, d’une redoutable efficacité… 

 

lundi, 23 juillet 2018 18:23

Wide Awake!

En dix ans, Parquet Courts s’est imposé comme une des formations-phare de l’indie-rock américain. Chaque album publié par la bande à Andrew Savage et Austin Brown recueille des critiques favorables. Et son quatrième opus, « Wide awake ! », ne déroge pas à la règle. 

Pour ce nouvel essai, les New-yorkais d’adoption ont reçu le concours de Danger Mouse (Red Hot Chili Peppers, U2, Te Black Keys, A$AP Rocky), à la production. Un choix clairement indiqué, tant cet « Awake Wide ! » constitue l’elpee de Parquet Courts le plus hétéroclite, gravé à ce jour. Les influences 70’s, 80’s et 90’s sont légion et entrent en fusion.

L’album s’ouvre par deux morceaux sculptés dans le punk/rock (« Total Football », « Violence »). « Mardi Gras Beads » baigne davantage dans le rock californien. Epuré, « Almost Had to Start a Fight/In And Out of Patience” aurait pu figurer au répertoire de Beck. Le refrain est repris en chœur tout au long de « Freeebird 2 ». Le langoureux « Normalisation » concède des accents psychédéliques. Le titre maître trempe dans le funk. « Extinction » adopte un profil carrément rock’n’roll alors que « Tenderness » campe une ballade balisée par le piano.  

Tout au long de ce long playing, on est tellement impressionné par la maîtrise affichée par le band, qu’on en reste scotchés. La majorité des morceaux mériteraient de se transformer en tubes. Assurément un des albums de l’année !

 

Page 4 sur 82