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dimanche, 08 juillet 2018 13:09

Oh My

Derrière ce patronyme se cache un trio (NDR : issu de Minneapolis) réunissant deux membres d’Ava Luna (Julian Fader et Carlos Hernandez) ainsi que Nadia Hulett, mieux connue sous le pseudo de Phantom Posse. « Oh My » constitue le premier essai de ce collectif inédit, un disque publié sur le label anglais, Memphis Industries (Field Music, Papercuts, Poliça, …)

Dès les premières notes de « Nook », on a la confirmation que Nadine a de la bouteille. La formation yankee pratique une forme de pop-lounge classieuse aux accents jazzyfiants, à l’instar de « Not My Kinda Movie ». Les arrangements sont subtilement brodés. Les claviers, la basse et les percus font bon ménage. Et la voix sensuelle de Nadia Hulett vient se poser naturellement sur l’expression sonore. Et elle devient même originale et visionnaire sur plusieurs plages, dans une atmosphère réminiscente des pianos-bars. Malheureusement, au fil de l’elpee, les morceaux commencent à se mordre la queue. Et par conséquent à manquer de relief. Suscitant quelque peu l’ennui. Dommage, car le début de parcours était particulièrement riche et plaisant…

dimanche, 08 juillet 2018 13:03

Sandgrown

Loin d'être un inconnu, Jack Cooper est surtout notoire au sein d’un duo qu'il forme avec James Hoare, chez Ultimate Painting. En outre, il participe régulièrement aux sessions d’enregistrement des elpees de Mazes, un groupe indie rock mancunien. Il vient donc d’ajouter une corde à son arc, en se lançant dans une aventure solo. Pour laquelle, il ouvre son compteur albums. Un premier elpee qui s’intitule "Sandgrown".

C'est chez lui à Londres que le songwriter a enregistré les neuf morceaux de cet opus publié sur le label Trouble in Mind (Jacco Gardner, J.C Satan, Ultimate Painting, ...) Et sur un simple quatre pistes. Pas étonnant que son folk/rock soit aussi minimaliste. L’Anglais pose sa voix faussement nonchalante tout en tramant ses mélodies à l’aide de sa gratte, alors que la batterie imprime paisiblement le tempo. A l’instar de l’excellent « Stranded Fleetwood Blues », ses ballades sont langoureuses et mélancoliques. On pense parfois à Ultimate Painting mais également à Pavement voire Silver Jews. Dommage ce manque de variation dans le rythme. Un petit coup de boost de temps à autre aurait été le bienvenu….

 

dimanche, 08 juillet 2018 13:01

Queens of the breakers

The Barr Brothers réunit deux frangins américains exilés à Montréal, Andrew et Brad. Lors des sessions d’enregistrement de cet opus, la fratrie était toujours soutenue par Sarah Pagé (NDR : elle a quitté le groupe en 2018, pour embrasser une carrière solo). Fondé en 2010, le combo a publié quatre elpees à ce jour, dont les trois premiers ont rencontré un certain succès. Ce qui lui a permis de décrocher plusieurs nominations aux ‘Juno Awards’, mais également d’assurer le supporting act pour, notamment, Calexico, War on Drugs ou encore My Morning Jacket.

Quatrième opus, « Queens of the Breakers » baigne, le plus souvent, dans une forme de folk/americana/roots réminiscent des 60’s voire des 70’s. Les harmonies vocales conjuguées par les deux frangins rappellent très souvent Simon and Garfunkel. Et « Song that I Heard » en est certainement la plus belle illustration. Les pistes les plus pastorales évoquent Cat Stevens. Mais l’expression sonore peut également se nourrir de psychédélisme (« Look Before it Changes »), de blues/rock bien électrique ou encore lorgner carrément vers Neil Young. 

Un long playing aux références très américaines, mais qui ne manque pas de charme…

 

samedi, 16 juin 2018 19:03

Exitoca

Cristobal and the Sea est le résultat du cosmopolitisme londonien. Fondée en 2012, cette formation réunit le drummer Elliott Arndt (un Anglais), le bassiste Alejandro Romero (un Espagnol), le guitariste João Seixas (un Portugais) et la flûtiste Leïla Séguin (une Française). Ces trois dernier participent aux vocaux. « Exitoca » fait suite à un premier opus, publié en 2015, un disque qui sort à nouveau sur le label City Slang (Caribou, Calexico, Lambchop, …)

La musique de Cristobal and the Sea est un melting-pot d’influences qui reflètent, on l’imagine, les origines des musiciens. L’album s’ouvre par plusieurs plages aux accents ensoleillés, tropicaux même, dont « Goat Flokk ». « Salsa Dude » et « The Seed » véhiculent des accents psychédéliques. Mais régulièrement, les références s’entremêlent au cœur d’un joyeux micmac, paradoxalement aux mélodies entêtantes. Et le tout baigne au sein d’une bonne humeur communicative. Idéal pour égayer les longues journées d’été !

 

samedi, 16 juin 2018 19:00

Lier

Depuis la sortie de son dernier album, « Imager », la vie de James Mathé, alias Barbarossa, a connu quelques turbulences. Le Londonien d’origine est devenu père et a quitté la frénésie de la capitale anglaise pour s’installer à Margate, une petite ville côtière, sise à l’Est de l’Angleterre. C’est dans ce nouvel environnement que le Britannique a composé son cinquième opus, intitulé « Lier », dont les thèmes principaux traitent de la géographie et des bouleversements personnels. 

Si on avait déjà discerné les penchants de James Mathé pour la musique électronique tout au long de ces long playings précédents, sur celui-ci, il a décidé de franchir une nouvelle étape, en se servant plus que généreusement des sonorités synthétiques. Une contribution qui souligne, cependant, un songwriting encore bien ancré dans le folk. Le piano constitue toujours le fil conducteur de ses compos, à l’instar de l’excellent « Cyclone ». Néanmoins, certaines plages se concentrent davantage sur les claviers et les rythmiques électro, une expression sonore sur laquelle vient se poser la voix paisible et sensuelle de James Mathé, tellement proche de celle de son compatriote James Blake (« Aluminium Skies »).

Sans faire de bruit, Barbarossa enchaîne des albums de très bonne facture. Hormis la reconnaissance de ses pairs (notamment de José Gonzalez, en compagnie duquel il a joué), James Mathé mériterait une reconnaissance au-delà de l’Albion. Espérons que « Lier » y parvienne !

 

mardi, 12 juin 2018 03:00

En véritable chef d’orchestre !

Qui est Rostam Batmanglij ? Un petit prodige qui a fait ses classes à l’Université de Columbia. Mais encore ? Lui et Wesley Miles, membre de Ra Ra Riot, ont fondé le groupe électro Discovery. Il a également sévi chez Vampire Weekend, au début de son aventure. Il a gravé, en compagnie de Hamilton Leithauser, « I Have a Dream That You Were Mine », un des meilleurs albums de l’exercice 2016. Et l’an dernier, ce multi-instrumentiste publiait son premier opus solo, intitulé « Half-Light », un disque salué unanimement par la critique. Enfin, il est plus que probable que vous ayez entendu une de ses compo sur l’une ou l’autre station radiophonique. On avait donc hâte de découvrir l’univers de ce musicien talentueux, qui se produisait donc ce mardi 12 juin, au Botanique de Bruxelles…

Dholes assure le supporting act. La formation belge est venue défendre un premier LP qui devrait bientôt sortir. Il n’y a malheureusement pas grand monde, dans la Rotonde, pour accueillir le quintet. Bien en place, il nous réserve une expression sonore rappelant Balthazar et ses déclinaisons, Warhaus et J.Bernardt, et au sein de laquelle la voix grave du chanteur, qui milite également au sein d’Elvis Black Stars, est particulièrement habitée…

Il est 21 heures lorsque les lumières s’éteignent. La salle est à présent à moitié pleine (ou vide, selon). Rostam se plante au beau milieu du podium. Devant lui prend place une section de cordes, réunissant trois violonistes et un violoncelliste. Et à l’une des extrémités, s’installe un percussionniste. Devant une toile sur laquelle sont projetés des vidéos, Rostam débute son show par « Wood », un morceau aux accents orientaux qui témoigne de ses origines iraniennes. Les arrangements sont recherchés et plein de finesse, preuve des talents du musicien. Polyvalent, il est capable d’alterner des morceaux pop tel que « Bike Dream », compos issues du répertoire de Discovery, et titres plus expérimentaux, sur lesquels il n’hésite pas à se servir de l’auto-tune.

Tout au long du set, il semble prendre du bon temps et surtout parvient à communiquer sa bonne humeur en faisant participer l’auditoire.

Lors du rappel, Rostam va nous réserver une chouette version du « Pink moon » de Nick Drake, à la sèche.

Pendant une bonne heure, le mélomane a pu s’immerger dans l’univers de ce véritable chef d’orchestre responsable d’une musique aux influences multiples. Des ingrédients qui ont contribué à une soirée pleinement réussie !

(Organisation : Botanique)

mardi, 05 juin 2018 03:00

I Can Feel the Night Around Me

Lorsqu’il ne se consacre pas à la basse chez War on Drugs, Dave Hartley s’investit au sein d’un projet qu’il a baptisé Nightlands. « I Can Feel the Night Around Me » constitue déjà son troisième opus, des disques publiés sur le label texan, Western Vinyl, une écurie qui héberge,  notamment, Bonnie Prince Billy et Dirty Projector…

L’Américain a enregistré cet elpee, seul, chez lui. Neuf plages de folk/rock atmosphérique légèrement teintées de psychédélisme. Le tempo est indolent et vous berce constamment. La voix de Hartley et l’instrumentation –riche par ailleurs– est chargée d’effets, comme si elle était recouverte d’un voile. L’expression sonore navigue quelque part entre The War on Drugs et Tame Impala, mais sous prozac. Pas vraiment idéal si vous souhaitez un bon coup de boost. Bien sûr, Dave affiche une impeccable maîtrise instrumentale, mais le long playing recèle bien trop de compos soporifiques pour maintenir l’esprit en éveil de bout en bout…

 

L’éclosion de Car Seat Headrest, opérée il y a quelques années au sein du paysage musical pop/rock, a fait l’effet d’une véritable bouffée d’air frais pour tous les amateurs de ce style. Et pour cause, ce groupe s’est jamais senti obligé de tapisser ses compos de claviers, pour être dans l’air du temps. En outre, il est devenu d’autant plus intéressant, que non seulement, il incarne le chaînon manquant entre les Strokes et Nirvana, mais il a consacré Will Toledo. Ce fameux songwriter, qui se cache derrière ce projet, est ainsi capable de torcher des pépites sonores, à la pelle. Alors qu’il n’a pas encore 20 printemps, il avait déjà publié sept albums autoproduits, sur son Bandcamp. Et trois autres dans la foulée, avant de graver son premier LP sur le label indépendant Matador, en 2015. Son troisième opus, « Twin Fantasy », est sorti en février sur la même écurie. Et à l’instar des précédents long playings, c’est un condensé de hits… 

Un an après être passé par le Botanique, Car Seat Headrest était donc de retour en Belgique ; mais, pour la circonstance, à l’Ancienne Belgique. Une belle occasion de se rattraper, pour toutes celles et tout ceux qui avaient manqué le précédent concert.

Après une première partie assurée par Seattle Naked Giants, un trio punk issu de Seattle, les lumières s’éteignent. Il est 21 heures. Les musicos de Car Seat Headrest grimpent sur les planches. Will Toledo se plante au centre du podium derrière son micro ; ce qui ne va pas l’empêcher d’empoigner une gratte, à plusieurs reprises. Un batteur et un percussionniste s’installent derrière lui. Il est en outre, épaulé par un bassiste. Ainsi que deux guitaristes, c'est-à-dire les 2/3 du supporting act. Chaussé de lunettes, Will Toledo a un look d’adolescent adepte de jeux vidéo. On dirait même qu’il sort tout droit du lycée. Difficile d’imaginer qu’il s’agit d’un des compositeurs les plus brillants de sa génération. Tout en maîtrise, Toledo enfile les morceaux issus de ses différents long playings. Malgré un manque de charisme sur les planches, il parvient à séduire l’auditoire. A contrario, hormis le batteur, ses acolytes sont plutôt mobiles. Energiques, les passages instrumentaux sont parfaitement maîtrisés. Mais surtout, certaines compos sont de véritable hymnes ; à l’instar de « Drunkdriver/Killer Whales » ou encore « (Joe Gets Kicked Out of School for Using) Drugs With Friends (But Says This Isn’t a Problem) ». Ce qui ne va pas empêcher le combo de puiser au sein de son ancien répertoire. Faut dire qu’il y a du choix ! Après une bonne heure, toute l’équipe vide les lieux.

Will Toledo revient flanqué d’un guitariste pour attaquer "Sober Death ". Il est bientôt rejoint par les autres membres du band. Et le morceau s’achève par la reprise en chœur du refrain par la foule : ‘You and Me won't be Alone no more’. Après un deuxième titre intitulé « Stop Smoking », le concert prend fin. Pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours, les spectateurs risquent fort de siffloter les mélodies des chansons de Car Seat Headrest. Contrairement à ce qu’une certaine presse, de plus en plus de labels et certains organisateurs de concerts affirment, le rock à guitare(s) a encore de beaux jours devant lui…

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

 

vendredi, 25 mai 2018 19:00

Reservoir

Sophie Payten, alias Gordi, a grandi dans un village australien. Dès son plus jeune âge, elle est sensibilisée à la musique. Elle apprend, au fil des années, la guitare et le piano. Elle commence à écrire ses propres morceaux alors qu'elle est encore au lycée. Plus tard, elle migre à Sydney. C'est dans la métropole qu'elle décroche ses premiers succès. Elle bénéficie alors d'un programme gouvernemental qui lui permet de se forger un nom et d'être repérée par le célèbre label américain, Jagjaguwar (Bon Iver, Angel Olsen, Unknow Mortal Orchestra, ...) Son premier Ep (« Clever Disguise ») lui permet d'assurer la première partie d'artistes tels que Bon Iver, Asgeir ou encore Son Lux. Après avoir passé quelques temps aux USA et en Islande afin d’acquérir davantage d’expérience, la jeune artiste, âgée aujourd'hui de 25 ans, grave son premier album intitulé « Reservoir ».

Musicalement, Gordi excelle dans son mélange de folk et d’électronique. Le rapprochement avec Bon Iver est inévitable (d’autant qu’elle a été tout un temps sa choriste). Pas étonnant, dès lors, qu’elle ait invité S.Carey, musico qui a notamment bossé pour Justin Vernon, à participer au titre « I’m Done ». Comme sur le dernier opus de ce dernier, la demoiselle a recours aux beats électroniques et se sert de l'auto-tune pour la voix, une voix éthérée qu’elle superpose en couches. Ce qui ne l’empêche pas d’enrichir le tout d’instruments acoustiques, tels que le piano et la guitare. Elle excelle également dans la construction de morceaux qui prennent aux tripes, en tirant profit des crescendos. Et si certaines pistes baignent au sein d’un climat mélancolique, à l’instar de « Bitter End » ou « Myriad », elles sont toutes d’une efficacité remarquable. Mieux encore, ce premier essai est haletant de bout en bout !

Aux côtés des Bon Iver, Asgeir ou autres James Vincent Mcmorrow, Sophie Payten constitue certainement une incarnation féminine idéale de ce style musical...

lundi, 21 mai 2018 17:46

Two trains

Högni Egilsson est loin d’être un inconnu. Cet Islandais a notamment drivé un groupe pop répondant au patronyme de Hjaltalin, mais surtout milité au sein de la formation électro GusGus. « Two Trains » constitue son premier essai en solo. Un disque paru sur l’excellent label Erased Tapes, écurie qui héberge déjà pas mal de ses compatriotes…

La plus ancienne chorale islandaise chante a cappella, « Andadu », le morceau qui ouvre l’elpee. Une intro religieuse, avant d’entrer dans le vif du sujet. Et ce sujet est… essentiellement électro. En fait, l’artiste semble être revenu à ses premiers amours. A l’instar de l’excellent « Shed Your Skin », sur lequel il vient poser sa voix aigue, rappelant Thomas Dybdahl voire James Vincent McMorrow, sur des nappes de claviers… omniprésentes. Quand l’artiste a le bon goût d’y intégrer tantôt quelques cordes ou des chœurs, le résultat tient la route, par contre, lorsque les pistes sont exclusivement instrumentales (« Dragu Mig »), la forme électronique fait un peu pâle figure… 

 

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