• Complètement fous !
    Complètement fous ! KRANKk est un groupe Belge inspiré par le UK Garage insulaire ainsi que la Grime & Bass Music, mais toujours…

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mardi, 12 décembre 2017 12:53

Modern Kosmology

Deux ans après avoir publié son dernier elpee, Jane Weaver propose son huitième. Intitulé « Modern Kosmology », il est paru sur le label anglais Fire Records (Howe Gelb, Half Japanese, The Chills). Il y a une vingtaine d’années que la native de Liverpool gravite dans le milieu du pop/rock britannique ; sans toutefois jamais être parvenue à séduire le grand public. Pourtant, elle ne manque pas de talent, multiplie les collaborations et parvient constamment à se renouveler. Elle s’est ainsi déjà frottée au shoegaze, au folk et même au folktronica.

Outre les parties de guitare, « Modern Kosmology » fait également la part belle aux claviers. Il s’ouvre par « Did You See Butterflies » et « Modern Kosmology », deux pistes hypnotiques et psychédéliques. Davantage minimaliste, « Slow Motion » est tracé par une ligne de synthé. Le ton est plus vif tout au long de « Loops in the Secret Society » et « The Architect », deux pistes au cours desquelles la guitare est bien plus présente. Malcolm Mooney, premier chanteur du groupe Can, vient poser sa voix sur « Ravenspoint ». Et celle de Jane est parfaitement adaptée aux autres plages. Finalement, si le sens mélodique des compos est particulièrement soigné, aucun titre ne se détache d’un ensemble. Normal, car toutes les compositions qui figurent sur ce long playing sont de bonne facture. En espérant que ce nouvel essai puisse permettre à Jane Weaver d’être reconnue à sa juste valeur, qui serait par ailleurs amplement mérité…

 

Il y a déjà quelques années qu’on n’entend plus guère parler de Wolf Parade. Faut dire que depuis la pause que s’est réservée le band Canadien, en 2011, les deux chanteurs, Dan Boeckner et Spencer Krug ont développé ou participé à des projets parallèles. Le premier a notamment milité chez Divine Fits et Operators, alors que le second s’est essentiellement focalisé sur son aventure en solitaire, baptisée Moonface. Ce n’est qu’en 2016, que le groupe a repris le collier, publiant alors un Ep. Et dans la foulée, il a enregistré un excellent nouvel elpee, intitulé « Cry, cry, cry » Il se produisait au Botanique, dans le cadre de l’édition 2017 de l’Autumn Falls 2017. Il était donc intéressant de voir et surtout d’écouter la transposition en live de ce dernier opus…  

Après une première partie assurée par le groupe torontois, FRIGS, les membres de Wolf Parade débarquent sur les planches. Le public qui a rejoint l’Orangerie, est plutôt clairsemé.  Armé de sa gratte, Dan Boeckner se plante à gauche, et siégeant derrière son piano, Spencer Krug, a opté pour le côté droit. Le chanteur s’installe au milieu. Pas un inconnu, puisqu’il s’agit de l’ex-chanteur de Hot Hot Heat, Dante DeCaro. Après avoir participé aux sessions d’enregistrement pour plusieurs albums, il a rejoint définitivement le line up. En arrière plan, Arlen Thompson campe derrière ses fûts. Sous les applaudissements, le groupe entame le set par le single issu du dernier opus, « Lazarus Online ». Krug se concentre sur ses ivoires, tout en chantant de sa voix si caractéristique ce morceau qu’il a composé dans son style lyrique. Et les autres instrumentistes, lui emboîtent aussitôt le pas. Boeckner reprend ensuite le flambeau. Echafaudées sur les lignes de gratte, ses compositions adoptent un profil davantage punk et direct. A l’instar du dernier LP, que la formation va reprendre quasiment dans son intégralité, les deux leaders prennent la direction des événements, à tour de rôle. Malheureusement, malgré le talent des musicos et des titres, il faut bien reconnaître que les deux artistes ne parviennent pas à entrer en osmose. Y compris sur le répertoire précédent. Ainsi, la magie ne parvient pas à opérer pour les, pourtant superbes, « You are a runner and I am my fathers son » et « Modern World ». Wolf Parade est confronté à un problème de luxe : il a deux chefs de meute, et aussi talentueux soient-ils, il ne sont pas complémentaires, en ‘live’. De quoi susciter une déception bien légitime, quand on connaît le potentiel du combo. Le concert aurait pu ou dû être exceptionnel, il n’a été que satisfaisant…

(Organisation : Botanique)

lundi, 20 novembre 2017 02:00

Une voix hors du commun !

S'il est un artiste à suivre en cette fin d’année, c'est sans conteste Moses Sumney. Non seulement il est le petit protégé de Solange Knowles, mais il suscite l’admiration de David Byrne ainsi que de Sufjan Stevens. Originaire de Los Angeles, il a aussi reçu la collaboration d’Andrew Bird et de Beck. Il lui aura fallu trois ans pour écrire son premier essai. Un opus intitulé « Aromanticism ». On avait hâte de le découvrir en ‘live,’ ce lundi soir, au Botanique. Preuve de l’engouement provoqué par l’artiste, la Rotonde est pleine à craquer.

Il est 21h lorsque les lumières s’éteignent. Deux musiciens viennent s’asseoir aux extrémités du podium et plantent le décor sonore, en superposant les lignes de cordes. Quelques minutes plus tard, Moses Sumney grimpe à son tour sur l’estrade et s’installe derrière les trois micros posés au milieu de la scène. Il est vêtu d’amples vêtements de couleur noire et sa carrure en impose. Dès les premières paroles, il confirme tout le bien que l’on pouvait penser de lui. Sa voix est un instrument à part entière ; et elle est même capable de monter dans les aigus avec une aisance déconcertante. Il s’en sert également pour construire des boucles. Et semble même y prendre du plaisir. Une technique qui crée inévitablement une certaine ambiance. Il enchaîne les morceaux de son premier et seul elpee, en n’oubliant pas le superbe « Lonely World ». Mais nous réserve également quelques nouveaux morceaux, ainsi qu’une reprise du « Come to me » de Björk. Si on a pu lire dans certaines interviews qu’il était timide, sur les planches, il est vraiment cool. Il n’hésite d’ailleurs pas chambrer le public, notamment lorsqu’il l’invite à chanter. Les deux musicos qui l’accompagnent affichent une belle maîtrise de leurs instruments. Le bassiste troque circonstanciellement le sien contre un saxophone. Et le guitariste brille sur ses cordes, en jonglant littéralement entre ses pédales d’effets. En l’absence de section rythmique et vu la complexité des morceaux, la performance des deux acolytes a de quoi impressionner.  Au bout d’une heure, ils laissent Moses Summey seul sur les planches. Armé de sa gratte, il attaque alors « Man on the Moon », un titre qui figurait sur l’album « Mid-City Island », paru en 2014, avant d’embrayer par le superbe « Plastic ». Enfin, il conclut le concert par « Doomed », assis derrière un piano à queue, démontrant ainsi toute sa polyvalence…

En l’espace d’une heure et demie, Moses Sumney n’a pas failli à sa notoriété nouvelle acquise. Rarement, on a entendu une voix pareille. Elle est même hors du commun. Une chose est certaine, on devrait encore entendre parler du Californien, au cours des prochains mois.

(Organisation : Botanique)

lundi, 20 novembre 2017 10:59

Kings of Edelgran

Derrière le patronyme Kings of Edelgran (Trad : « Rois du Sapin ») se cachent Jérome Caudron et Josias Delcourt, deux Belges aujourd’hui établis à Bruxelles. C’est en 2013 que ce projet a pris forme. Un an plus tard, le duo publie un premier Ep. Ce qui va le pousser à participer à différentes compétitions, comme le Concours Circuit ou le Humo’s Rock Rally. Et lui permettre d’acquérir un certain crédit. Il vient de graver son premier elpee. Sur lequel figurent notamment les pistes de l’Ep. Et pas seulement. Onirique, son folk/rock ouvre de grands espaces au sein desquels s’engouffrent échos et delays. Outre les drums, la guitare et les claviers, des cuivres chaleureux enrichissent ponctuellement les morceaux. Les crescendos sont parfaitement maîtrisés, à l’instar de l’excellent « Fire and Gold » ou de « Fillan ». 

Dans leurs interviews les deux Belges citent volontiers Bon Iver, Volcano Choir ou encore Asgeir comme influences majeures. Elles sont flagrantes ! Parfois à l’excès. Les pictogrammes qui figurent sur la pochette rappellent même cruellement le dernier long playing de la bande à Justin Vernon.

Malgré d’incontestables similitudes, cet elpee s’avère de toute bonne facture. Et son écoute est plaisante. Suscitant une envie de quitter l’oppression urbaine pour les grands espaces. Ou si vous préférez… de partir en vacances !

 

lundi, 20 novembre 2017 10:54

A common truth

La grande famille montréalaise accueille une nouvelle recrue. Enfin, comme souvent chez ce label, les nouveaux projets impliquent des artistes qui gravitent autour de la même Constellation. Et c’est de nouveau le cas pour Saltland, celui de Rebecca Foon. Cette violoncelliste a ainsi déjà croisé les chemins d’Esmerine et de Thee Silver Mt.Zion Memorial Orchestra. Elle a, en outre, également prêté main forte à des amis tels que Colin Stetson.

En 2010, elle décide de composer des morceaux en solo, pour y mettre son violoncelle en exergue. Elle a alors l'occasion de les tester, lors des premières parties assurées pour Sam Amidon ou encore Nat Baldwin. En 2013, elle publie donc son premier opus, pour l’écurie fondée par Ian Ilavsky et Don Wilkie. Y participent, entre autres, Richard Reed Parry et Sarah Neufeld d'Arcade Fire.

Pour concocter, ce second LP, elle est allée chercher quelques collaborateurs, au-delà des frontières du Canada. Et notamment le violoniste Warren Ellis (Nick Cave & Bad Seeds, Dirty Threes), ainsi que Jace Lae Lasek, le chanteur et co-leader de The Besnard Lakes ; ce dernier se consacrant à la mise en forme.

Tout au long de « A Common Truth » –et il fallait s’y attendre– le violon et le violoncelle s’imposent naturellement. Une structure sonore sur laquelle se pose la voix de Rebecca. Finalement, dominée par l’instrumentation, cette musique colle bien aux œuvres des artistes hébergés par le label montréalais. Et à l’instar des paysages désertiques et glacés reproduits dans le booklet, elle est austère. En fait, les compos véhiculent un message environnemental, défendu par Mrs Foon, militante active pour cette cause écologique, en nous mettant en garde contre le changement climatique et ses répercussions à moyen et court terme.

 

samedi, 11 novembre 2017 02:00

Dans un profond recueillement…

Il y a un peu plus d’an, l’épouse de Phil Elverum, Geneviève Castrée (NDR : musicienne et cartooniste), décédait des suites d’un cancer. Afin de faire son deuil, le Canadien enregistrait un album relatant la relation qui s’était établie entre lui, sa femme et leur jeune enfant. Un opus retraçant des évènements qui se sont produits au sein de leur famille, des ressentis personnels avant, pendant et après le moment fatidique. « A Crow Looked at Me », ce huitième opus conceptuel avait été unanimement salué par la critique. Au fil de l’elpee, seul, armé d’une sèche, Elverum y livre donc ses états d’âme. A côté du folk minimaliste proposé par le natif d’Anocortes, celui de Sun Kil Moon, dispensé tout au long de « Benji », est une véritable partie de plaisir. Pour accueillir cette performance introspective, l’Ancienne Belgique a donné rendez-vous à son public aux Brigittines. En effet, quoi de plus approprié qu’une ancienne église pour aborder un sujet aussi bouleversant.

L’auditoire qui a répondu présent ce samedi soir sait pertinemment que l’ambiance ne sera pas à la fête. Dans l’ancienne église, les chaises ont été disposées en rangs, face à la scène. À 20h, tout le monde est installé. Phil Elverum, alias Mount Eerie, est vêtu d’une chemise à carreaux et entame sa séance d’introspection. Outre celui de la musique et de la voix, pas un seul bruit ne vient perturber ce silence qui règne au sein de l’édifice. On peut entendre les doigts du Canadien glisser sur les cordes de sa guitare acoustique. Derrière cette voix illusoirement douce et apaisée, on sent logiquement poindre la douleur. Il enchaîne les morceaux de son dernier LP en n’adressant que quelques timides mots au public qui ne manque cependant pas d’applaudir lors de chaque intermède. L’artiste va également nous réserver quelques nouveaux titres qui s’inscrivent dans la droite lignée du dernier long playing. Et dans la seconde partie, reprendre d’anciennes compos.

Il est difficile de juger le concert de Mount Eerie tant la charge émotionnelle portée par Phil Eleverum est immense. L’ancienne église des Brigittines convenait parfaitement à cet exercice. Cependant, il faut bien avouer qu’après une heure de concert, musicalement, on a rapidement fait le tour. Et au cœur de cette atmosphère pour le moins recueillie, il n’était pas toujours facile de rester concentré…

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

vendredi, 10 novembre 2017 02:00

Un show dans le show…

Depuis la sortie de son album « Singles », en 2014, Future Islands est entré dans la cour des grands, et tout particulièrement au sein de l’univers indie rock. La preuve ? Ce soldout enregistré rapidement pour son concert prévu à l’AB, ce vendredi 10 novembre. Si bien que les organisateurs ont rapidement décidé de programmer un concert supplémentaire, le lendemain. Ce qui a donc permis au groupe d’investir la salle bruxelloise, le temps d’un week-end, pour venir présenter son dernier elpee, « The Far Field ». Pourtant, à contrario du dernier LP, le second n’a pas reçu que des critiques favorables auprès de la presse spécialisée. Restait donc à vérifier si ces compos passaient mieux en ‘live’ ; surtout quand au sait que le band établi à Baltimore jouit d’une solide réputation sur les planches…

Le supporting act est assuré par Zach Mexico, un combo issu de la Caroline du Nord, d’où est d’ailleurs originaire Future Islands…

A 21 heures, les lumières s’éteignent, et les baffles crachent une version du « Gimme Gimme Gimme (A man after midnight) » d’Abba, au synthé,  sous les acclamations d’un public déjà enthousiaste. Dès le refrain achevé, le band grimpe sur l’estrade. Arborant d’imposantes rouflaquettes, Samuel T.Herring s’installe au centre, le bassiste, William Cashion, à gauche et Gerrit Welmers, le claviériste à droite. Et un drummer, se plante en retrait. Passé les remerciements d’usage, le quatuor attaque « Beauty of the Road », un morceau qui figure sur le dernier long playing. Si les instrumentistes sont statiques, Herring est particulièrement hyperactif et le restera jusque la fin du set. Il arpente le podium de long en large, s’autorisant même des pas de danse improbables. Il semble hanté par les compos, vit chaque parole prononcée et se met parfois à rugir de manière improvisée. Son show est un show à lui tout seul. Parfaitement exploité, l’éclairage crée des ambiances propres à chaque morceau. Elles sont même capables de transiter du plus sombre au disco, dans ce dernier cas de figure, l’occasion de sortir la boule à facettes. Mais si les titres du dernier album vont alimenter une bonne partie du concert, la formation va également inclure quelques plages issues du précédent. Pour le clôturer, le band va nous réserver ses tubes, « Seasons (wanting on you) » et « Spirit ». De quoi déclencher les acclamations inévitables d’un public qui se sera déhanché pendant une bonne heure et demie. Finalement, Future Islands a confirmé sa réputation de groupe de scène et surtout mis une nouvelle fois, en exergue, le charisme de Samuel T.Herring...

(Organisation : Live Nation + Ancienne Belgique)

 

vendredi, 10 novembre 2017 11:54

Baby I'm bored (Réédition)

Hormis la vente des droits d’auteur liés aux compos des Lemonheads, par le label Atlantic à l’écurie Fire, rien ne justifie la réédition du seul opus solo d’Evan Dando. Un disque qui était paru en 2003. Il y a 8 ans que l’Américain n’a plus rien publié. Et c’était un album de reprises (« Varshons »)... enregistré par The Lemonheads.

Pour rappel, Evan Dando en est le leader. Ce groupe de grunge/garage a rencontré un certain succès ; ce qui a permis à Dando d’incarner un statut de rock star ‘cool’. Malgré une notoriété nouvellement acquise, de nombreux musiciens de l’époque ont alors disparu de la circulation, suite à des abus en tous genres. Et malgré des interruptions plus ou moins longues dans son parcours, ainsi que d’innombrables changements de line up, The Lemonheads, semble au bout du rouleau… ou si vous préférez, âgé de 50 ans, Dando est manifestement en panne d’inspiration… 

Néanmoins, cette réédition permet de redécouvrir (outre l’artiste) un album qui n’a pas pris une ride. Le songwriting de l’Américain est d’une efficacité redoutable. Son mélange de folk et de rock fait aussi bien la part belle aux solos déstructurés qu’aux interventions à la sèche. La musique de ce band bostonien navigue à la croisée des chemins du folk, de l’alt rock (NDR : et tout particulièrement celui de Pavement) et de la pop californienne. Et Evan avait l’art de torcher des mélodies accessibles, en tirant parti de compos pas toujours nécessairement faciles.  

On précisera que la réédition est tout de même enrichie d’un second cd réunissant des morceaux enregistrés en ‘live’, des versions alternatives, des instrumentaux et quelques flip sides. 

En un LP solo, Dando est parvenu à faire un sans faute et, finalement à réaliser ce que tout compositeur cherche à atteindre, parfois en vain.

Par contre, cette réédition ne semblait vraiment pas indispensable…

 

mardi, 31 octobre 2017 02:00

Bref mais convaincant !

Mardi soir, veille de la Toussaint, une petite centaine de personnes se sont déplacées pour assister au concert de Vagabon, qui va se dérouler au sein du Witloof, plutôt que de fêter Halloween. Il faut dire que, malgré un premier album (« Infinite Worlds » paru sur le label indépendant Father/Daughter) passé inaperçu dans nos contrées, la jeune New-yorkaise est encensée par la critique de l’autre côté de l’Atlantique. Ce qui explique, partiellement, sa présence dans la programmation (bien fournie) de l’édition 2017 du festival Autumn Falls.

Accusant un léger retard, la chanteuse d’origine camerounaise monte sur les planches. Elle est épaulée par une bassiste et une drummeuse. Exit donc la mode claviers à sonorité eighties, pour laisser la place à un trio basique, guitare/basse/batterie. Dès « Cold Appartement », le premier titre, Vagabon nous replonge quelques décennies en arrière, à l’époque d’un rock/garage binaire, imprimé par le drumming et souligné par une ligne de basse appuyée. L’énergie est présente, la finesse pas forcément, mais peu importe. Derrière son micro, la jeune femme chante avec son cœur et étale toutes ses capacités vocales. Cependant, il faut attendre deux morceaux et quelques réglages techniques avant que le trio ne puisse afficher toute la mesure de son talent. Le groupe parcourt l’intégralité de son répertoire (NDR : c’est-à-dire son seul album). Vu l’enthousiasme manifesté par le public, « The Embers » semble être le morceau le plus ‘populaire’ ; pas étonnant, puisque la mélodie est particulièrement accrocheuse. Vers 20h30, la section rythmique s’éclipse pour laisser l’Américaine seule face à son auditoire. Elle attaque alors une nouvelle compo en s’accompagnant au clavier. Ce sera sa seule incursion au sein des eighties. Et on ne s’en plaindra pas, car il faut avouer que sa musique est bien plus passionnante, en formule garage/rock. Elle achève son set en solitaire. Armée de sa gratte, elle interprète alors « Alive and a well », un titre dont l’intensité émotionnelle va atteindre son paroxysme. A vous flanquer des frissons partout !

Ce soir au Botanique, un véritable talent à l’état brut s’est révélé. Un potentiel qui ne demande qu’à être exploité et une discographie à s’étendre. Ce qui devrait lui permettre, notamment, d’accorder des shows de plus de 40 minutes. D’ailleurs le public était quand même très surpris de quitter le Botanique… à 20h45…

(Organisation : Botanique)

vendredi, 13 octobre 2017 17:39

Joan Shelley

Deux ans après avoir publié le paisible « Over and Even », Joan Shelley nous propose déjà son sixième elpee ; et il est éponyme. Première constatation, la native de Louisville (NDR : c’est dans le Kentucky) n’y réserve pas vraiment de bouleversement notable. Lors des sessions d’enregistrement, elle a d’ailleurs encore reçu le concours du guitariste Nathan Salsburg et du pianiste James Elkington. Pourtant, elle a quand même bénéficié de la collaboration de Jeff Tweedy (Wilco) à la production et de son fils, Spencer, à la batterie. Du beau monde, manifestement…

Minimaliste, l’instrumentation est cependant parfaitement calibrée ; et tout particulièrement les lignes de guitare. L’écriture est subtile. Les musiciens sont talentueux. Et la songwritrice parvient à insuffler aux compos un supplément d’âme, grâce à des variations parfaitement maîtrisées. Si certaines mélodies accrochent instantanément, à l’instar de « Where I’ll Find You », d’autres nécessitent plusieurs écoutes avant d’être appréciées à leur juste valeur. 

Dépouillé et authentique, le folk de Joan Shelley se savoure au coin du feu, lors des longues nuits d’automne…

 

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