Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Nos partenaires

Newsletter

Restez informé en vous inscrivant à notre newsletter !
Please wait
Béber

Béber

mardi, 17 août 2010 02:00

Waltham Holy Cross

Les duos sont dans l’air du temps. D’autant plus que la plupart du temps, ils ont fait leurs preuves. Pensez aux White Stripes, The Kills ou encore à The Dresden Dolls. Keiki réunit donc la chanteuse Dominique Van Cappelen et le guitariste Raphael Rastelli. Et « Waltham Holy Cross » constitue leur deuxième opus.

La musique de Keiki est minimaliste et rudimentaire. Le couple la taxe même de Satanic Pop. Evidemment, lorsqu’on milite chez un label répondant au nom de Cheap Satanism, l’explication tient mieux la route. Compagnon d’écurie, Joy As a Toy, pratique d’ailleurs du Vampire rock. Les contrats sont peut-être signés à l’aide de leur propre sang… Maintenant, question : à quoi peut bien ressembler de la satanic pop ? Le timbre vocal de Dominique libère une fameuse dose d’énergie, rappelant tantôt PJ Harvey ou Kim Gordon. Les accords de guitare sont tranchants. Les mélodies efficaces. Ajoutez-y une boîte à rythmes, et le tour est joué. Jusqu’ici rien qui puisse susciter l’épouvante. Et « Waltham Holy Cross » aligne 17 morceaux vite fait bien fait. Mais au bout de plusieurs écoutes, on décèle, sur certaines compos, des sonorités étranges, énigmatiques. Un peu comme dans les thrillers. Et « (A Girl Called) Healed » en est certainement la plus belle illustration. En outre, le climat au sein duquel baigne ces morceaux est troublant, malsain, étouffant, sudorifique… Sans quoi, hormis le paisible « Tiny White Flower » et l’excellent « Vital », le reste est sculpté dans le punk-noise. Avec plus ou moins de réussite. Selon. Le couple bruxellois aurait peut-être dû opérer une sélection plus drastique des plages de ce « Waltham Holy Cross », l’elpee aurait alors gagné en efficacité…

mardi, 10 août 2010 02:00

The Way Of The Animals Powers

La formation italienne Zu nous revient, un quatorzième album sous le bras. En 13 ans, on peut affirmer qu’elle ne s’est jamais accordé beaucoup de répit. Une persévérance et une productivité qui ont fini par payer ; puisqu’elle devenue une valeur sûre du prestigieux label américain, Ipecac (même si « The Way Of The Animals Powers » est paru chez Public Guilt). Faut dire aussi que Mr Patton a pris le trio romain sous son aile protectrice. Ce qui lui a permis de tourner en compagnie du leader de Faith No More, mais également des Melvins ou encore de Dalek. Des périples qui lui ont également apporté une fameuse dose d’expérience.

Le combo transalpin est surtout notoire pour son art à mêler free-jazz et métal. Sur « The Way Of The Animals Powers », la formule n’a pas changé : saxophone baryton, basse et batterie constituent la structure de l’expression sonore. Au sein de laquelle, des vocaux samplés viennent de faire leur apparition. Le band collabore régulièrement à de multiples projets. Il a ainsi participé a des sessions d’enregistrement pour M.Patton, les Melvins, The Ex, S.Mackay (The Stooges) ou encore Joe Lally (Fugazi). Pour cet elpee, il a reçu le concours du violoncelliste chicagolais Chicago Fred Lomberg-Holm.

« Tom Araya Is Our Elvis » (NDR : T. Araya, c’est le guitariste de Slayer) ouvre le disque. Le tempo est lent et lourd. Les riffs sont hypnotiques, obsessionnels même. Le spectre de Shellac est bien présent. Mais en plus jazzyfiant. Surtout à cause de l’omniprésence du saxophone. Le tracklisting est homogène. Mais 25 minutes, c’est un peu court. Et à l’issue de la première écoute de ce « The Way Of The Animals Powers », on éprouve un sentiment de trop peu. Pas de panique, quand même, puisque Zu est déjà occupé de bosser sur un futur long playing. Patience, il arrive !

mardi, 10 août 2010 02:00

Transylvania

Sombre. Oui, ténébreux même. C’est l’impression ressentie à l’issue de l’écoute du second opus de Creature With The Atom Brain. Faut dire que l’artwork, le patronyme du band ainsi que le titre de l’album ne laissent planer aucun doute sur les intentions du groupe. C.F.T.A.B. est un quatuor formé par l’ex-Millionnaire Aldo Struyf. Une formation dont la musique est autant influencée par Queens Of The Stone Age que Black Mountain. Tant la forme que le fond sont forgés dans le métal. Les riffs de guitare évoquent Kyuss. La rythmique est lente et lourde. Elle communique un climat empreint d’angoisse et de mélancolie sombre, aux compos de « Transylvania ». Le chant de Struyf est crépusculaire et souffre parfois d’une langueur… monotone… Mais les interventions de Koen Kohlbacher sur l’excellent « Darker than a dungeon » et sur « Lonely Light » ainsi que la participation du maître de la musique de l’ombre, Mr Mark Lanegan, sur « Lonely Light », apportent heureusement, davantage de nuances à l’ensemble. Chris Goss (Queen Of The Stone Age, Kyuss, Soulwax) a collaboré aux sessions d’enregistrement. Non seulement, il est derrière les manettes, mais il siège derrière les drums tout au long de « Lonely Light ». Dans le style, l’elpee est d’honnête facture. Les meilleurs fragments procèdent néanmoins des différentes contributions reçues. Une situation que le combo anversois a tout intérêt à rectifier, s’il veut devenir une valeur sûre de la scène ‘noir jaune rouge’ (NDR : enfin, tant qu’elle existe encore !) Creature With The Atom Brain se produira dans le cadre du festival FeestInHetPark, d’Audenarde, ce dimanche 15 août…

 

mardi, 10 août 2010 02:00

Messenger

Cette formation doit aimer entretenir le mystère. On a beau surfer sur le net, dénicher une quelconque information sur le groupe, est un vrai casse-tête. Le label nippon Noble nous signale quand même que le combo relève de leur écurie. Pas de MySpace et un site web minimaliste (NDR : limité à deux images, dont une animée ; et la reproduction de la pochette du disque ainsi que son tracklisting). Par déduction, il semblerait que le line up de Films soit constitué de deux jeunes demoiselles. De nationalité japonaise. Mais ce n’est qu’une hypothèse…

La musique de Films est tout aussi mystérieuse. Découpé en huit plages, « Messenger » baigne au sein d’un climat imaginaire, filmique (NDR : ben tiens !), peut-être même conceptuel. Un peu comme une fable sonore qui nous plongerait au plus profond d’une forêt enchantée, peuplée d’esprits. Néo-classique, apaisante, soignée, précieuse, visionnaire, la musique véhicule des accents électronica. Il y a des nappes de piano, de violons, de violoncelles qui balaient un espace sonore traversé par une voix lyrique féminine.

Reste à savoir quel est l’endroit idéal et la meilleure manière d’écouter cette œuvre. A vous de choisir : à fond la caisse, couché dans son lit ou sur un nuage… Et pourquoi pas les trois à la fois. Bon voyage !

 

mardi, 10 août 2010 02:00

Valparaiso

Joy as a Toy est né de la rencontre entre trois musiciens chevronnés qui ont fait leurs armes au sein de diverses formations belges, comme Mud Flow ou encore aMute. Gil Mortio, Clément Nourry et Jean-Philippe De Gheest ont débuté cette aventure en 2008. Signé sur le label belge Cheap Satanism (Keiki, Trike, …), Joy As a Toy définit sa musique comme un mélange de Vampire Rock et de Tennis Pop. Ok !!! De quoi éveiller notre curiosité.

Concrètement Joy As a Toy baigne dans une forme d’indie-rock teinté de légères touches de psychédélisme. La musique du combo bruxellois évolue à la croisée des chemins de Talking Heads, Mr Bungle et Robert Wyatt. Les mélodies sont contagieuses, et les délires psychédéliques sont tour à tour parfaitement maîtrisés ou complètement imprévisibles, sans pour autant déraper dans l’impro. A l’instar de « Sub Rosa » sorte de danse macabre, qui finit quand même par partir en cacahuète. Les compos sont vivifiantes. Passant allègrement de la joie à la mélancolie. Suscitant autant l’envie de se trémousser que de s’enfoncer tranquillement dans son canapé… Un bémol, la voix du chanteur, qui semble parfois manquer de souffle. Mais le reste vaut son pesant d’arachides…

A découvrir en live ce 04/09 au Pot au Lait de Liège, le 17/09 au Magasin 4 et le 1/10 à l’Atelier 210.

 

mardi, 03 août 2010 02:00

On the Ledge

David, Vince et Benji ont formé Eat Your Toys en 2007. L’année suivante, ce trio rennais enregistre son premier essai. Un trois titres qui, dès sa sortie, entre immédiatement au sein du  CQFD (Ce qu’il fallait découvrir) des Inrocks. Deux ans plus tard, les Français publient leur premier Ep, «  On The Ledge ». Un pur bonheur !!!

Influencé par la scène indie-rock des années 90, le post-punk d’Eat Your Toys véhicule des accents manifestement noisy. La formation se réclame cependant autant de Sonic Youth que de Nirvana.

L’Ep s’ouvre par « Before The Coming Blast ». Un excellent titre caractérisé par des interventions aussi grinçantes qu’efficaces de guitares. Funky, le titre maître pioche parfois dans l’univers de LCD Soundsystem. Sandrine Maisonhaute, la chanteuse du groupe rennais It Isn’t Kane, vient poser sa voix sur « Flags for museum ». Le refrain de « Control » est imparable. La basse y est virevoltante. On croirait presque entendre dEUS période « Ideal Crash ». « Avalanche » conclut le disque. Un titre plus atmosphérique. Parfait pour conclure ce superbe Ep.

Vivace, efficace et bourré de feeling, cet Ep parvient, en cinq plages, à étaler toute la palette d’influences d’Eat Your Toys. Et elle est impressionnante. Sans jamais nuire à la cohérence de l’expression sonore. De quoi mettre l’eau à la bouche, en attendant la sortie d’un premier album…

 

mardi, 03 août 2010 02:00

Mangrove

Edgar (ANIMO) réunit quatre Bruxellois qui apprécient la musique alternative, en général. Ainsi, les musiciens aiment aussi bien Sonic Youth, Animal Collective que David Bowie et Mr Bungle. Le combo pratique un math rock (NDR : ou post rock, je vous laisse le choix) dans l’esprit de Taïfun, Casse Brique ou encore El Dinah. D’ailleurs, je pronostique leur signature prochaine chez le label liégeois Honest House. 

La formation compte quand même dix années d’existence. Et pourtant, « Mangrove » ne constitue que son deuxième elpee. Il fait suite à « Tendre Savane », paru il y a deux ans. Un disque découpé en six plages d’une durée moyenne de 4 minutes. Les rythmes sont trépidants. Les riffs de guitare spasmodiques. Les vocaux sont rares. Il y a bien quelques cris. Et puis un peu de chant sur « One Little Eye », en fin de parcours, sur fond de guitare acoustique (NDR : le meilleur titre de l’opus). Des interventions judicieuses de trompette également, concédées un peu dans l’esprit de We vs Death. Les mélodies ne se dévoilent pas à première écoute. Pas de longs crescendos, mais un tempo soutenu en permanence. Peu de contrastes donc. Dommage, car Edgar (ANIMO) possède suffisamment de talent pour concocter une œuvre d’une toute autre envergure. Mais cette carence en substance et en densité lui est préjudiciable. En espérant que son troisième essai soit à la hauteur. C’est tout le mal qu’on lui souhaite…

 

mardi, 03 août 2010 02:00

Cotton Bell

John Hayward Williams est un personnage discret, voire secret. Recueillir des infos à son sujet sur le net, est un exercice de style de longue haleine. En outre, la notoriété de ce songwriter n’est pas encore parvenue à traverser l’Atlantique. Sur son site perso, on apprend quand même qu’il est né dans le Wisconsin, au Nord-est des USA. On y lit également, qu’avant d’avoir l’opportunité d’enregistrer un album, Williams s’est longtemps produit dans les bars, pubs et clubs musicaux de sa région. Rien de tel pour forger son expérience, mais également sa personnalité. 

La musique de l’Américain est mystérieuse. A l’instar du personnage. Il pratique un folk-americana tout en sobriété et délicatesse, une expression sonore hantée par une instrumentation de circonstance : lap steel, violons, mandoline, etc. Pas de tape à l’oreille sur cet opus, simplement huit chansons sculptées dans de jolies mélodies, dont le charme est susceptible de rappeler, tour à tour, Nick Drake, Bob Dylan ou encore le contemporain Ryan Adams. Néanmoins, si l’ensemble tient la route, je crains fort que ce « Cotton Bell » ne fasse grand bruit hors de ses frontières. Maintenant, ce n’est probablement pas une des priorités de l’artiste. A mon humble avis, tout ce qui l’intéresse, c’est se faire plaisir, en jouant sa musique. Et le reste, il n’en a rien à cirer…

mardi, 03 août 2010 02:00

Wonder

Il y a cinq ans qu’on espère un successeur à l’excellentissime « Terraformer ». Un disque qui avait permis au quintet suisse de s’imposer comme groupe phare, dans l’univers du metalcore. A l’échelle internationale, il faut le souligner. Après une demi-décennie, le combo genevois nous propose donc ce « Wonder » ; et franchement l’attente en valait la peine.

Knut a toujours manifesté un grand respect pour ses aînés. Et en particulier Coalesce. Ce qui explique, sans doute, pourquoi son metalcore observe, dans les grandes lignes, un profil fort proche. « Wonder » est découpé en 11 brûlots dissonants, déstructurés et sauvages. Sous l’effet des distorsions, les deux guitares déménagent. Une déferlante de drums agite le tout, pendant que Didier vient circonstanciellement poser sa voix de bûcheron. Oscillant entre 3 à 8 minutes, les plages sont tantôt chantées (NDR : ce sont les plus violentes !), tantôt instrumentales. A l’instar des excellents « Ultralight Backpacking » et « If We Can’t Fly There, We’ll Take The Boat » (NDR : mes coups de cœur personnel), dont l’expression sonore évolue quelque part entre Isis (NDR : c’est d’ailleurs Aaron Turner qui a réalisé le superbe artwork de l’album) et Coalesce. Un fil rouge : le climat ténébreux au sein duquel baigne l’elpee. Si à premier abord, on a du mal à accrocher, au fil des écoutes, le charme commence à opérer et il devient même carrément addictif. Surprenant, intense, « Wonder » ne souffre d’aucun temps mort. En publiant une telle œuvre, Knut vient de démontrer, que dans son style, il méritait de figurer parmi les plus grands…

 

mardi, 03 août 2010 02:00

Fire Away

Ozomatli est presque considéré comme une institution dans le milieu de la world, aux Etats-Unis. Elu ambassadeur culturel de son pays, le groupe américain a eu l’opportunité de sillonner le monde : de l’Afrique du Sud au Myanmar en passant par le Mexique. Il semble être passé partout sauf dans notre bonne vieille Europe. Malgré sa notoriété internationale, Ozomatli n’en demeure pas moins une énigme à mes yeux (NDR : et mes oreilles !)

Formé en 1996 à Los Angeles, ce groupe multiethnique correspond, en Nahuati, le dialecte aztèque, dans leur calendrier astrologique, au signe du singe ; et plus particulièrement au Dieu de la musique et du feu. Côté musical, Ozomatli brasse les cultures et les styles. Tout y passe : hip hop, salsa, raga, funk, samba, … Un énorme fourre-tout. Les Etatsuniens se sont aussi forgé une réputation grâce à leur activisme politique (comme chez de nombreux artistes de world, par ailleurs…) en militant contre les conflits armés et pour plus de justice sociale. A l’instar du morceau « Gay Vatos In Love », dont les lyrics décrivent la condition des homosexuelles. Ce morceau est d’ailleurs celui qui suscite le plus la controverse. 

Pour ce cinquième album, le premier signé sur la maison de disque new yorkaise Mercer Street Records (Asa, Keziah Jones, Kitty, Daysi &Lewis, …), Ozomatli a décidé de faire appel au producteur Tony Berg (Peter Yorn, Aimee Mann), afin de souligner leur côté universel. Le but était de parcourir les cinq continents en un opus. Si à premier abord, l’idée peut paraître sympathique, elle se révèle toutefois délicate. Certes le groupe a déjà prouvé, dans le passé, son habilité à mélanger les styles ; mais il faut bien avouer que les compos de « Fire Away » partent dans tous les sens. Un véritable bordel que le combo parvient rarement à contrôler. L’espace sonore est surexploité au détriment des mélodies. Tous les instruments ont droit au chapitre. Les cuivres retentissent et les percussions rebondissent sur une voix moitié chantée, moitié parlée. Bien sûr, il y a de l’ambiance et certaines compos donnent l’envie de se remuer. Mais parfois, on ne peut s’empêcher de penser à du mauvais Sublime (« It’s Only Paper »).

En toute honnêteté, je dois avouer ne pas être un grand adepte de world. Et ce n’est pas cet album qui me fera changer d’avis. J’ai d’ailleurs toujours constaté que ce type de groupe était bien plus excitant sur les planches que sur disque. J’aimerais quand même qu’un jour un artiste du genre parvienne à me faire change d’avis. A ce sujet, je reste ouvert à toute proposition… 

Page 82 sur 83