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Akim Serar

Akim Serar

samedi, 16 novembre 2013 13:20

Ships

Outre ses origines patriotiques, Stephen Black partage avec Gorky’s Zygotic Mynci une certaine vision humoristique et rêveuse de la Pop.

Quelques autres influences et/ou références (selon le point de vue) parsèment cet album, le quatrième de sa discographie.

Mais on retiendra surtout la présence d’agréables chansons bourrées d’une poésie empreinte de second degré.

« Ships » navigue donc sur une mer d’huile.

Ses sirènes appellent à la bonne humeur, mais leurs chants restent lointains ; et il y a fort à parier que peu de marins viendront se perdre dans leur sillage.

Un bon album qui révèle un excellent travail de songwriting mais où il manque cette étincelle qui permettrait de réellement s’extasier.

 

A l’instar de son homologue James Lavelle et pléthore d’artistes contemporains, Anders Trentemøller n’est toujours pas parvenu à choisir entre veine Electro ou Rock. Il préfère brasser et piller allègrement divers genres, mélanger savamment différentes sonorités et s’accaparer le génie d’autrui pour nourrir son propre talent.
En résulte des albums audacieux et captivants qui ont révélé le bonhomme à la face du monde et ont propulsé le timide lascar au-devant de la scène.
Lieu de tous les dangers, alors, quand il est question de retranscrire, réadapter et réinterpréter en ‘live’, des morceaux préalablement conçus dans une seule et même caboche, assistée par des machines asservies à sa vision.
Reste alors à définir la configuration de ses shows, entre confort rassurant de programmations, et samples lui permettant de s’abriter derrière une façade austère ou prise de risque en groupe, hautement plus audacieuse.
Ayant privilégié la deuxième option, bien plus excitante il est vrai, il débarquait à Bruxelles ce vendredi, veille de long week-end, se proposant de nous faire vibrer à l’unisson.

Si les impératifs et les contraintes de la semaine avaient eu raison de mon début de soirée, il est heureux que je sois arrivé pile poil à l’heure pour le début du concert de Trentemøller. J’ai donc loupé la première partie.

De la prestation accordée par Den Sorte Skole, responsable d’un savant et étonnant mélange de cultures, il faudra que je me contente du téléchargement gratuit proposé sur leur site (http://densorteskole.net), avant d’éventuellement retrouver ces résidents de Copenhague à l’occasion de l’un ou l’autre festival.

Quand Anders débarque sur les planches accompagné de ses musiciens, derrière un épais rideau de fumée, il est bien difficile de le repérer tant l’homme s’efface derrière son collectif.

Si Trentemøller est la musique d’un seul homme, rehaussée de pertinentes collaborations vocales en studio, sur les planches, elle prend forme au travers d’un groupe tout acquis à la cause de son maître.

Et l’on en vient à oublier l’existence de celui-ci.

Car hormis quelques timides avancées en bord d’estrade, on ne peut vraiment pas dire que notre ami Anders tire la couverture à lui.

A l’abri des regards, derrière ses claviers et machines, il laisse le soin aux autres musiciens d’assurer le spectacle.

Au point que sa présence en devient anecdotique.

Reste que le show est rondement mené par ses hommes… et ses deux représentantes de la gente féminine, qui loin de n’apporter qu’une touche bienvenue de sensualité, sont l’équilibre parfait dans une composition scénique balancée entre une section rythmique précise et la quasi-invisibilité de leur leader.

Principalement assurées par l’une de celles-ci, les voix à l’origine campées par diverses personnalités, prennent vie dans une seule cage thoracique.

Une voix qui se fond parfaitement dans l’ensemble et qui, si elle n’imite pas les artistes impliqués sur disque, donne corps et âme à ce concert.

Entre Electro et Rock, le set propose une relecture des morceaux sans chambouler quoi que ce soit à l’univers de Trentemøller.

Ainsi, s’il prend certains risques en studio, Anders propose en live ce que le public est venu chercher.

Ce qui confère au show un côté un peu trop propret ; et pour cause, l’essentiel est assuré de manière largement conventionnelle.

Mais sans excès non plus.

On a donc droit à un light show modeste mais respectueux de l’esthétique, grâce à de très beaux luminaires qui auraient belle allure au plafond de n’importe quel salon, mais à cinq mètres de hauteur.

Une chorégraphie robotique simple mais suffisamment distrayante que pour conquérir le public.

Et bien sûr, quelques montées d’adrénaline bien senties à des moments clé, au détour de ses morceaux phares.

Les premières notes de « Lullaby » de cure amorcent la fin du concert.

Enfin, bien entendu, le groupe revient sur le podium, pour accorder un rappel pressenti, un ‘encore’ qui s’achève sous une avalanche de bulles de savon tandis que nos musicos déboulent sur une vague Surf destinée à réveiller quelque peu l’apathie de l’auditoire (« Silver Surfer, Ghost Rider Go!!! »)

Un concert réussi, professionnel et parfaitement maîtrisé, mais sans surprise…

(Organisation : Live Nation)

 

samedi, 09 novembre 2013 11:35

Cosy Moments

Plus habitué à cracher des boules de bruits sales aux relents psyché cosmiques, qu’à se payer une virée ensoleillée en bord de mer, Kinski prend le pari audacieux de se diversifier sur ce septième album studio (si on fait fi de leurs multiples collaborations et des Cds autoproduits qui parsèment leur discographie).

Une bonne initiative si on considère la relative insignifiance au sein de laquelle le groupe s’était embourbé depuis quelques années.

D’ailleurs, leur dernier essai datait de 2007.

Sauf qu’après plusieurs écoutes, « Cosy Moments » laisse dubitatif.

Balancé entre un désir de soigner le sens mélodique à l’aide du chant et une tendance à se repaître de grunge pataud (un comble après avoir quitté Sub Pop !), cet album souffle le chaud et le froid.

Si on considère que le Kinski d’« Airs Above Your Station » (2003, quand même !) est rangé depuis belle lurette dans un de leurs placards, on peut considérer certains titres de cet elpee comme responsables d’agréables moments ; mais il faut aussi accepter d’ineptes incursions synthétiques, d’inconsidérables longueurs tout aussi inutiles qu’ennuyeuses (« Counterpointers » surtout) et digérer quelques disgracieux solos maigrichons, voire quelques chœurs susceptibles de provoquer la nausée.

Là où jadis les murs tremblaient, la maison Kinski affiche aujourd’hui une façade ornée de lumières aguicheuses et d’un pare-soleil en terrasse.

Suffisamment sympathique pour y siroter un verre, mais pas pour s’y attarder toute la nuit.

 

samedi, 02 novembre 2013 13:01

Bingo

A l’heure de la communication, afficher une pochette manquant à ce point d’inspiration est un obstacle.

Quand on sait que derrière ce nom se cache un combo s’exprimant en français dans le texte sur des compositions résolument Rock, l’écueil semble même insurmontable.

Si en plus le premier titre s’intitule « Le Goût Du Fiasco », on considère l’étendue du risque que prend ce groupe originaire de Toulon.

Pourtant, le nom de Denis Barthe à la réalisation éveille la curiosité.

L’ex-batteur de Noir Désir a-t-il eu le nez fin se demande-t-on ?

A la première écoute, le projet suscite une certaine sympathie, notamment par la grâce de quelques mélodies vocales accrocheuses.

Quelques imperfections techniques et un suave slow (« A l’ombre du frêne ») tempèrent  néanmoins cet enthousiasme.

L’album déroule ensuite et se laisse écouter distraitement.

Plus à l’aise sur des tempos enlevés, Paganella tire son épingle ici, mais se perd dans la pelote là-bas.

On pense à Mell, autre Française à la langue bien pendue (certaines similitudes troublantes dans la voix), mais on est loin de son génie drôle et iconoclaste.

Arrivé au terme de ce CD, on le range dans son insipide pochette et il y a peu probable qu’on l’en extraie à nouveau dans le futur.

 

samedi, 02 novembre 2013 12:55

Exit !

Ce disque est bien difficile à appréhender, difficilement cernable de prime abord.

Car on  pourrait craindre le concept fumeux, l’avant-gardisme rébarbatif, l’essai Arty ennuyeux.

D’ailleurs, un parcours rapide et hasardeux aurait tôt fait de vous glacer d’effroi et de circonspection.

C’est que cet album nécessite la plus grande vigilance, demandant d’abord aux sens de s’habituer à l’obscurité pour ne pas se heurter aux contours acérés d’obstacles évidents.

Pourtant, à l’instar d’un excellent moment cinématographique, « Exit ! » s’approprie l’attention, l’avale dès les premiers instants, tente sauvagement de sucer le flux de vos idées, des plus inavouables aux plus anodines.

Et en deux plages seulement, Fire ! Orchestra se propose d’œuvrer comme catalyseur onirique.

Il est bien entendu question de film d’auteur ici, plus que de film d’horreur.

Et pourtant…

Car cette œuvre demande une réelle volonté d’être confrontée et malmenée de bout en bout, de se laisser séduire avec violence.

Un voyage en terres boueuses, fiévreuses, aux relents Jazz et Kraut.

Mais bien plus encore.

Imaginez Nina Simone happée par une nuit de grand vent et violentée dans la trame d’une toile de Jérôme Bosch, et vous commencerez à cerner le genre d’ambiances sombres et agitées qui traversent cet elpee d’un bout à l’autre.

Danse schizophrène et plongée en apnée vers des cieux balayés de flammes sourdant de derrière une épaisse tenture rouge au milieu d’une forêt, les deux chemins présentés ici ne mènent évidemment pas vers une quelconque sortie.

C’est un leurre qu’on devine dès le début. Un jeu de piste tortueux pour qui aime s’égratigner au contact des ronces.

Mais pour peu qu’on se laisse prendre à ce piège sans résister, curieux de savoir ce qui se trame au détour de chaque trompette, sous chacun de ces grooves, au-dessus de la cime de ces voix tournoyantes et enivrantes et dans les caresses charnelles de ces saxes, l’ivresse est au rendez-vous.

Fire ! Oui. Et il marche avec moi.

Orchestra, absolument, car il y a ici pléthore d’instruments donnant vie à ce cauchemar.

Le tout dessinant un décor infernal que l’imagination se charge de mettre en scène, quelque part entre l’enfer de Dante et les images syncopées de David Lynch.

 

samedi, 02 novembre 2013 12:45

Crimes Of Passion

Retour au soleil pour nos sauriens de San Diego, puisque après la superbe Berlin, c’est à Los Angeles que cet album a été enregistré sous la houlette de Sune Rose des Raveonnettes.

Un retour à la lumière, certes, mais le climat européen n’est nullement délaissé pour autant.

En témoigne le premier titre « I Like It In The Dark », présenté comme un joyeux hymne athéiste agrémenté d’un chœur Gospel et de fulgurantes traverses de lumière giclant de guitares incisives et d’un piano endiablé.

Mais ce qui frappe en premier (et qui est mis en exergue par la pochette du disque), c’est l’influence du Velvet Underground, filiation de plus en plus évidente avec celles déjà pressenties d’Echo & The Bunnymen ou encore d’une certaine frange anglaise, Jesus & Mary Chain en tête.

Les mélodies sont mises en avant mais le bruit n’est pas exempt pour autant.

Elargissant leur panorama, Crocodiles s’offre un album d’une grande maturité, là où sur scène, ils en sont restés à un stade antérieur.

Citant The Soft Boys en lieu et place des Beach Boys ou encore The Jackson 5 là où attend (et entend?) les MC5, la bande à Charles Rowell et Brandon Welchez a décidé de frapper fort dans la sphère du revival nineties.

Le détachement de la voix confère toujours ce côté ‘cool’ aux compositions et « Crimes Of Passion » a tout d’un très bon album.

Car la passion est en effet bien présente et suinte au détour de chacun des titres. L’attitude est honnête. On sent que le groupe a grandi, passé un cap, et qu’il désire s’attaquer à des sommets plus élevés. Et de s’en donner les moyens.

Le résultat est peut être trop brillant, trop poli, mais n’enlève en rien la qualité intrinsèque des compositions.

Si cet album n’est peut être pas celui qui les fera rentrer au panthéon de leurs glorieuses idoles, il n’en demeure pas moins leur plus réussi à ce jour.

 

jeudi, 24 octobre 2013 12:02

Noblesse Oblige

Racé et élégant comme les lévriers qui trônent fièrement sur les photos de ce six titres, « Noblesse Oblige » dirige directement le propos droit dans l’étroit couloir de nos pavillons.

Sans ambages, sans artifices inutiles, sans fausses courbettes ni agitation inutile.

Grâce à une voix et un phrasé qui ne sont pas sans rappeler ceux de David Gedge (Wedding Present), Geoffrey Hautvas (qui milite par ailleurs au sein de Vismets) pose ses bagages dans la cour des grands.

Fichtrement bien entouré dans sa sphère royale, aussi bien sur scène (Kevin Dochain des Von Durden à la guitare, Malik Alimoekhamedov Kupid Kids à la basse et Alexandre De Bueger  fidèle de David Bartholomé derrière les fûts) qu’en studio, notre faux noble s’amuse ici, et cela s’entend à tous les étages du palais.

Sur un ton anarchiste bon enfant, Geoffrey vole donc dans les plumes de l’aristocratie avec désinvolture. Et un second degré décapant.

Musicalement, c’est assez entraînant, parfois un peu conventionnel (« Where I Belong »), mais on ne s’ennuie pas et le résultat est même très attachant.

Bref, un album qui a du chien.

 

jeudi, 24 octobre 2013 11:42

Hex Mountains

Projet monocéphale baigné d’ambiances orageuses et sourdant des échos d’un céleste onirisme, le projet d’Eric Quash, alias Thisquietarmy (en attaché s’il vous plaît) manie l’Art pompier du bruit avec autant de zèle que je m’applique à tremper ma plume dans l’encre noire de ses compositions infestées figurant sur « Hex Mountains ».

Actif depuis deux mille cinq, le Canadien tisse depuis, les motifs sombres d’une ode à la noirceur, à l’étrange et aux brumeuses incantations d’entités gisant dans les tréfonds de son esprit.

Si une vingtaine de projets jonchent sa riche discographie, attardons-nous sur ce dernier essai.

Un projet axé sur une spirale tournoyante qui emmène l’auditeur dans un gouffre angoissant et laisse planer une ombre menaçante d’un bout à l’autre des quatre titres ici présents, dont il est bien difficile de se dépêtrer après écoute.

C’est donc à une expérience inquiétante, comme un voyage introspectif auquel il faut s’attendre avant d’entamer ce périple en terre inconnue.

A l’instar de certaines substances chimiques, « Hex Mountains » pourrait donc donner lieu à quelques mauvais trips si vous n’êtes pas en condition optimale pour ce grand plongeon.

Car le voyage est glacial, et les silhouettes qui planent au dessus de ces montagnes renvoient à des fantômes abandonnés depuis la nuit des temps.

Nuit hantée, possédée et qui renvoie les échos de cauchemars ancestraux.

Brrr… Ce qui ne donne pas franchement envie de s’immiscer dans cet univers glauque.

Sauf que…

Sauf qu’évidemment, ce type de mise en abîme fait appel à la curiosité malsaine de chacun et nourrit l’amour morbide pour ces vieux contes qui nous faisaient trembler lorsque nous étions encore des enfants.

Les craquements, les bruits épars, les sonorités elles-mêmes renvoient aux souvenirs laissés dans nos imaginaires et la somme de toutes ces ambiances ne seraient somme toute que peu intrigante si elle ne se nourrissait du suc de nos mémoires.

Sorte de train fantôme en paysage désolé, ce disque génère des plaisirs solitaires, là où on s’abandonne aux monstrueux, au gisant tapis dans le noir, et autres mouvements imperceptibles qui secouent la lourde tenture de nos rêveries.

Entouré pour l’occasion de collaborateurs physiques, Eric Quosh signe son album le plus noir, le plus sombre, mais surtout le plus abouti.

Si on pardonne un certain maniérisme dans les envolées de « Spirit In Oblivion » et une qualité de son étouffée, on prendra donc son pied lors de cette randonnée accomplie en compagnie de vieux esprits.

Conseil : munissez vous quand même d’une petite laine.

Il fait plutôt froid dans ces vallées sépulcrales. 

De passage au Magasin 4 le 12 novembre et à l’An Vert de Liège le 15 du même mois.

 

jeudi, 24 octobre 2013 11:31

Latitude and 023

« Latitude and 023 » n’est pas un mauvais disque. Et encore moins un bon.

Il a le malheur de se poster dans ce no man’s land où végètent tant de groupes, et ses coordonnées géographiques incomplètes ne nous permettent pas de le retrouver.

Cyniquement, on pourrait relever que sur le premier titre (« Identify »), le chanteur déclare ‘don’t waste your time’, ce qui pourrait passer pour une subtile mise en garde.

Pour le reste, Slow Earth fait aussi bien / mal (biffez la mention inutile) que pléthore de groupes actuels.

Soit une résurgence nineties un brin catchy, un brin maniérée, surproduite et au final assez plate.

Mention spéciale à la très vilaine pochette qui illustre pourtant admirablement l’avenir de ce groupe. 

 

jeudi, 24 octobre 2013 11:24

Zinzin

Doux dingue épris de liberté, Jérôme Mardaga est présent dans notre paysage sonore depuis pas mal d’années.

Auréolé d’une réputation sympathique, encensé pour ses prestations électriques, adoré par une certaine frange indé de la crème shoegaze, l’éternel jeune homme au crâne luisant rêve pourtant de mûrir dans des fûts faits d’un autre bois.

Léguant ce constat comme un aveu de semi échec : « Zinzin » n’est qu’un album de musique Pop (cf. son interview dans nos colonnes).

Certes un bon album Pop dont il peut tirer un peu de fierté, mais juste un album Pop.

Faut il lui donner raison ?

Sans doute, au vu de ses aspirations.

Néanmoins, il est important de relativiser le propos avant d’aborder l’écoute de cet album.

D’un point de vue clinique, celui-ci regorge d’excellentes idées et avant toute chose de très bonnes chansons.

Composé au bord du lac de Garde et enregistré dans une église dont le clocher fait de l’œil à un Ikea tout proche, « Zinzin » s’ouvre sur un pamphlet à l’adresse de la communication de masse (« John Lennon s’est suicidé ») et se poursuit « Le Vendredi Aux Ecuries » avant d’enfourcher un pur sang vers un lointain far West local (« Princesse Au Regard Couleurs Ciel De Belgique » et « Paris Petite Conne » aux consonances Country)

La triste valse musette de « La Mort De Franck Vandenbroucke », pleine d’ironie, comme la vie de ce clown triste du cyclisme entame la mélancolie à venir sur « Pieds Nus Dans L’Aube ».

Un petit coup de fouet plus tard (« Ta Nuit Dans Les Bras De Berlin » qui swingue jovialement de biais) et que reprenne valse triste et mandoline (« Elle s’en va tuer un homme») qui nous mènent au sommet de cet opus.

Soit les douze minutes d’« Irons nous voir Ostende ? », une chanson tout simplement poignante. Tissée dans la simplicité d’un arpège mélancolique elle s’étend paresseusement, bercée par des paroles touchantes qui titillent nos sens en alerte.

C’est donc l’alarme à l’œil qu’on plonge entièrement nu dans « Lac De Garde », dernier titre instrumental aux scintillements dorés qui miroitent à la surface de cet elpee.

Voilà, le virage est amorcé, à défaut d’être franchi.

Un pied dans la Pop conventionnelle mais la tête déjà ailleurs, Jeronimo nous offre aujourd’hui un disque subtil, plein de grâce qui nous appelle déjà vers les sphères plus éloignées où cet artiste tentera de nous emmener demain.

En attendant, « Zinzin » est à ce jour son meilleur album, assurément.

En concert :

24/10/2013 :   Brasserie Sauvenière - Liège    

20/12/2013 :   Botanique - Bruxelles          
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