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Akim Serar

Akim Serar

vendredi, 02 mai 2014 01:00

Liègechester vous salue bien

Loin d’être en reste sur le plan qualitatif, la jeune scène liégeoise rivalise non seulement avec le reste du pays, mais peut aussi se targuer de posséder quelques pointures de calibre international.
Leaf House est bel et bien de cette trempe, et présentait fièrement ce vendredi, le résultat de deux années de travail.
Une ‘Release Party’ qui prélude, on l’espère, une grande carrière, il est vrai déjà joliment mise sur rails
.

Le public local ne s’est pas trompé, et a répondu en masse afin de participer à cette mise sur orbite.

Public majoritairement jeune. Logique, au vu de la moyenne d’âge affichée par le groupe. Une jeunesse qui sent bon la fougue et l’enthousiasme, tout en ne négligeant pas pour autant l’amour du travail bien fait et le soin apporté au sens du détail.

À l’écoute des nouveaux titres présentés ce soir, il ne fait plus aucun doute que le band liégeois entend entrer de plein pied dans la cour des grands.

Et de constater qu’il a tout pour réussir.

En ce sens, les prochaines dates de concerts leur permettront d’affûter un set qui possède exactement le bon dosage pour satisfaire aussi bien les festivaliers en quête de bonne humeur que les mélomanes plus difficiles.

En moins d’une heure, Leaf House balaie toute ombre de doute et impose d’emblée sa patte.

Un son, une pêche, un équilibre : de quoi mettre en valeur des compositions riches et particulièrement efficaces.

Il n’y a pas à dire, l’album est promis à un bel avenir, et le succès du groupe devrait dès lors logiquement suivre cette trace étoilée, bigarrée de mille couleurs.

Car leur musique s’écoute, mais se voit également, se déclinant dans un spectre large s’étendant au-delà de la simple quadrichromie.

Sans appartenir à une quelconque mode (ou alors la leur, qui adopte ses propres codes), et se prévalant d’atouts susceptibles de plaire à un grand nombre (sans pour autant tomber dans la facilité), Leaf House est un groupe heureux et prêt à s’épanouir.

Heureux, qui comme Ulysse et ses compagnons, entament leur carrière sous les meilleurs auspices.

S’il reste évident que le groupe à encore du chemin à parcourir (somme toute quoi de plus normal qu’un long voyage pour un groupe arborant ce patronyme ?), les gagnants du tremplin Ardentes (qui à ce titre ouvriront le festival), marquent déjà les esprits et se distinguent dans le paysage sonore local.

À suivre, donc.

Finalement, au sortir de ce concert, je ressens l’impression vivifiante de vivre au plus près l’histoire d’une scène en devenir, une scène amorcée par les mêmes passionnés, actifs depuis belle lurette, mais qui porte aujourd’hui les fruits d’un succès amplement mérité.

Et je ne peux m’empêcher d’y voir certaines similitudes avec ce Manchester d’une autre époque, elle aussi raillée pendant tout un temps, et qui est parvenue à sortir de la grisaille pour devenir un des pôles majeurs de l’industrie du disque.

Liègechester, vous salue bien.

(Organisation: JauneOrange)

 

Retour au bercail pour les enfants sages du label Jaune Orange, après une mini-tournée commune.
Accueillis comme il se doit par un public venu nombreux, les trois groupes se promettaient de fêter dignement ce retour en leur fief.
Qui a dit que nul n’était prophète en son pays ?
Issus de la même écurie et partageant le (bon) goût de la (bonne) Pop, les Candies, Feather et Pale Grey déclinent néanmoins leurs influences de manière toute personnelle.

Ainsi, Fastlane Candies ouvre le bal ce soir, tout en n’oubliant pas d’y apporter gouaille et bonne humeur.

L’album « Telenovelas » est aujourd’hui bien accroché à la plupart des oreilles présentes ; dès lors, la succession de petites perles sucrées issues de ce premier album s’égrène élégamment tout au long d’un set qui ne manque pas de panache.

Au public réceptif, les cinq membres du band répondent, non sans une pointe d’humour ; mais surtout affichent dorénavant une assurance qui leur sied bien.

Une maturité gagnée au fil des concerts et qui donne encore plus de volume en ‘live’ à des compositions à la candeur adolescente.

De maturité, The Feather n’en manque certainement pas. Et pour cause. Ce super groupe du label compte en son sein des membres de MLCD, Pale Grey, et comme tête de proue, la chevelure sauvage de Thomas Medard de Dan San. Soit une somme d’individus extrêmement doués qui possèdent déjà une fameuse expérience de la scène.

Doux voire ouaté, leur univers est vrillé de saccades énergiques délicatement parsemées et ne se distingue pas instantanément des paysages arpentés par Dan San, se différenciant néanmoins par une écriture différente et une instrumentation aux accents ciné-panoramiques, qu’on retrouve en même proportion sur leur album « Invisible ».

Laissant le soin aux Pale Grey de dégoupiller les derniers artifices d’un feu coloré de jaune et d’orange.

Emmenées par l’impeccable section rythmique et contrebalancées par d’imparables mélodies, les chansons du combo prennent toute leur ampleur et sont reprises en chœur par une frange de fans occupant la droite du couloir en face de la scène.

Un côté festif qui résume à lui seul l’excellente ambiance de cette belle affiche.

Si aucune surprise n’est venue, au final, clôturer ce show (on était en droit d’attendre une réunion de tout ce petit monde en fin de concert) et si aucun des groupes n’a assuré de rappel, le bilan de cette fête est néanmoins particulièrement positif.

La nuit peut  alors commencer, et après que les têtes aient dodeliné, laissons les corps se déhancher.

(Organisation : JauneOrange / Court-Circuit / Club Plasma)

Fastlane Candies + The Feather + Pale Grey

 

mardi, 15 avril 2014 01:00

A pas feutrés

Entre pudeur et retenue gracile, le groupe gantois, récemment signé chez Crammed Disc, présentait ce soir son nouvel album, devant un parterre d’invités.
Sur la pointe des pieds, Inne Eseyrmans et ses deux comparses, levaient donc le voile sur “From Clay to Figures”, album sur lequel nous aurons bientôt l’occasion de revenir.

Contraste saisissant à premier abord, entre la lumière crue des éclairages projetée sur un mur de béton blafard et la musique feutrée d’Amatorski, qui tel un papillon venant à se poser sur un néon blanc, cherchait tout autour un peu de chaleur réconfortante.

Quelques échanges de politesse avec une poignée d’amis parsemés dans le public (tout juste une quarantaine de spectateurs attentifs), allaient permettre à la timide chanteuse de trouver ses marques.

Pour le reste, l’aperçu du nouvel album était présenté de manière juste, sans aucune fioriture, ni aucune surprise.

Si le visuel est appelé à magnifier les compositions du groupe sur scène dans un avenir proche (notamment le 21 mai prochain dans le cadre des nuits du Botanique), les chansons étaient ce soir présentées dans leur plus simple appareil.

Un dépouillement à fleur de peau qui mérite nettement mieux qu’un éclairage de cantine mais qui offre à entendre la face épurée de compositions savamment mises en avant sur disque de par une production léchée.

Ce soir le groupe déployait encore timidement ses ailes, mais gageons que très vite, ils seront hors de vue, planant loin au-dessus de nos têtes rêveuses.

(Organisation : PiaS)

 

Poursuivant ses rêves et son parcours atypique, Benjamin Schoos s'offre une danse avec Laetitia Sadier (Stereolab).

Extrait de l’EP, le single « Une Dernière Danse » se voit illustré d'un clip riche en couleurs que vous trouverez ici 

Pour l'occasion, le doux poète a donc choisi une partenaire de choix.
 

Alors, on danse ?

C’était le 10 novembre 1993, et le continuum espace temps s’est cristallisé sous mes yeux, autour de la voix de Mark Kozelek.
Une expérience unique, précieuse et empreinte de magie, qu’un peu moins de vingt années n’a jamais réussi à altérer.
Un de ces moments rares dans l’existence, figé dans un recoin de la mémoire, à l’abri de l’oubli.
Mêlant, en proportions égales, attentes et craintes, le voyage vers Gand, ce lundi vingt-trois mars, était la promesse de grandes retrouvailles entre l’ancien Red House Painters et votre dévoué serviteur.
Si le concert du VK, deux décades auparavant était l’un des moments forts de ma ‘gigography’ personnelle, il m’avait jusqu’alors empêché de revenir voir l’ami Mark sous l’une ou l’autre de ses différentes moutures artistiques.
Sous son propre nom ou sous celui de Sun Kil moon.
À présent que je ne craignais plus la désillusion, je pouvais à nouveau goûter au spectacle, sans attendre en retour le même état de confusion sensorielle qui s’était emparé de moi à l’époque.
Mes aspirations canalisées, mon esprit libre des entraves de la nostalgie, je pouvais redécouvrir ce type à la voix d’ange et aux cheveux longs.

Sauf qu’évidemment, je savais qu’entre-temps, son physique avait quelque peu changé.

Les cheveux courts et le ventre dodu, mais la voix intacte, Mark Kozelek arrive donc sur l’estrade, accompagné de ses musiciens, dont un Steve Shelley complètement relooké.

Et d’office, il apparaît qu’il se passe toujours quelque chose de spécial lors d’un concert de monsieur Kozelek.

Bien que moins perceptible qu’il y a vingt ans, la magie opère néanmoins toujours, aussi intensément.

Toujours aussi déconcertante, elle émane d’un répertoire à premier abord grave et laisse croire –à tort– que sa prestation sera plombée par des lyrics fortement hantés par le spectre de la mort.

Mais il n’en sera rien.

Si l’émotion est bien entendu au rendez-vous et le recueillement respectueux de l’auditoire de circonstance, à aucun moment l’ennui ne trouvera le moindre recoin où se loger au coeur de cette soirée.

Un subtil mélange de tendresse abrité sous des airs faussement bougon, un amour de son public pourtant étrangement illustré (il ne fait pas bon se tenir au premier rang sous peine d’essuyer quelques moqueries, plutôt bon enfant), et un sens intact du songwriting mis en lumière dans son plus simple appareil. Tels sont les ingrédients imparables d’un sort auquel il est difficile d’échapper (on n’en voit d’ailleurs pas la nécessité, n’est-ce pas?)

Tout au long des deux heures trente (!) de spectacle, flanqué de sa guitare classique, le natif de l’Ohio va retisser les liens d’un passé en devenir.

Majestueux, au centre de l’univers, son propre univers, balisé de rêves brisés et de revers amoureux, de pertes d’êtres chers ou d’histoires insolites de quidams malheureux.

Comme s’il se tenait au milieu d’une rotonde cernée de grandes baies vitrées, balayées par une légère brise, qui soulèverait de légers voiles de mémoire, sans les brusquer, mais raviverait les chagrins, les joies et les peines qui peuplent nos vies.

Splendide dans sa retenue, élégant dans son interprétation, l’artiste puise exclusivement dans le répertoire de Sun Kil Moon (et notamment de “Benji”, le petit dernier), à l’exception d’une unique reprise d’AC/DC, à l’entame des ‘Encore’.

L’exécution des deux derniers morceaux est laissée au soin des musicos (dont un solo de guitare déconcertant de naïveté proclamée) pendant que le chanteur se lève pour laisser monter sa voix, jusqu’alors tamisée dans un écho lointain.

Suspendu et bercé dans cet instant de grâce, le tout mis en exergue par la splendeur du lieu, j’ai oublié ce soir de 1993.

Et me suis promis à moi-même de ne plus fuir ce magicien extraordinaire qui semble avoir encore tant de tours dans son sac.

Si beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis la  première fois, c’est dans un torrent de pur bonheur que Sun Kill Moon m’a ramené aujourd’hui sur les rives de mes souvenirs.

(Organisation Handelsbeurs)

 

dimanche, 23 mars 2014 15:38

Un tremplin pour cinq

Si on ne présente plus Court-Circuit et son concours mettant en vitrine les fleurons musicaux de nos terres Wallonnes et Bruxelloises (tous genres confondus), il n’est pas inutile de faire la lumière sur le projet Loud.

Comme son nom l’indique, l’idée est de promouvoir des groupes issus du milieu dur.

Le principe d’exposition médiatique restant le même, il offre aux cinq lauréats la chance de bénéficier de moyens pro et d’une certaine promotion ici et à l’étranger.

D’avril à septembre, les cinq groupes selectionnés par une brochette de professionnels (labels, musiciens, promoteurs, …) se produiront donc un peu partout.

Une sorte de faire-part qui devrait faire découvrir ces belles promesses au public, mais aussi aux professionnels du milieu.

And the winners are :

Les cinq premiers noms labelisés LOUD sont :

Angakok
Coubiac
Hungry Hollows
Ithilien
Khod

Une compilation est en écoute ici 


 

jeudi, 20 mars 2014 00:00

Home

Retour en terre connue d’un vagabond céleste.
Robin Proper Sheppard se carapate maintenant depuis deux décades, fuyant son passé mais le rappelant à cor et à cri au travers de chansons parfois terriblement poignantes et souvent déconcertantes de vérité.
Il est parfois irritant dans son impudique effeuillement du mal adolescent, mais pourtant si vrai, authentique et fichtrement sympathique, qu’on finit toujours pas lui pardonner ses excès de pathos.
Un retour marqué par les souvenirs ancrés entre les murs de Bruxelles, où Robin a vécu quelques années avant de reprendre la route, cherchant ailleurs ce qui ne se trouve nulle part.
Un concert de retrouvailles, annoncé par un single (téléchargeable gratuitement sur Bandcamp) au titre en forme de balle dans le pied (“It’s Easy To Be Lonely”) mais qui va prendre corps ce soir dans un final majestueux où le groupe, soutenu par un chorale, va définitivement dévoiler la magie de Sophia.

New Found Land n’a pas laissé de traces indélébiles dans les esprits à l’heure où le collectif Sophia monte sur l’estrade. Au plus le sentiment diffus d’un sympathique interlude.

Accompagné de son nouveau line-up, Robin, le sourire suspendu aux lèvres est heureux de retrouver son public.

Car entre l’ancien God Machine et la Belgique, c’est une histoire d’amour.

Et l’amour, c’est le fond de commerce de Sophia.

Surtout dans sa veine la plus tourmentée.

De nombreux souvenirs viennent donc émailler le concert, dont le cours, tantôt calme, tantôt tumultueux, va se jeter au final dans la rivière.

Les premières notes se déposent timidement comme autant de vagues sur une plage paisible et triste. Puis le sourire de Jimmy Fernandez, l’ami parti précocement il y a presque vingt ans déjà, vient auréoler l’espace de sa présence.

Ainsi s’ouvre la valse du chagrin, qui tangue dans la voix et s’invite dans chaque arpège, sur chaque accord plaqué.

Les anecdotes dévoilées avec ce grain particulier, celui de la vérité, rappelant la genèse des deux premiers albums, majoritairement représentés  ce soir.

Adam Franklin et Jeff Townsin, les fidèles acolytes de l’ombre, assurant l’équilibre et relevant le nez de la barque quand celle-ci menace de sombrer.

Parfois, les mots s’échappent de la caboche de Robin, se jouant de lui, se dérobant à sa mémoire sous le feu de turpitudes émotionnelles.

Mais le navire fait front, l’équipage est soudé, et personne dans l’assistance ne semble rester à quai.

Comme à l’accoutumée, “The River Song” vient achever la première partie, dans un final puissant, secouant, bouleversant comme une tempête existentielle.

Après un court laps de temps, Robin revient seul interpréter un morceau acoustique, laissé au choix du public (“The Death Of A Salesman”, autre chanson dédiée au bassiste de God Machine qui figure sur “Fixed Water).

Ensuite, le reste du groupe le rejoint sur les planches de l’Orangerie pour deux autres titres avant l’apothéose  “It’s Easy To Be Lonely”, porté par un choeur et une instrumentation grandioses.

Le public est comblé, le groupe ravi. Le contraire aussi.

Dès sa sortie de scène, Robin viendra tailler la bavette en compagnie des fans, tout à la joie de partager quelques instants avec lui.

Sans chichis, en toute simplicité.

À l’image de sa carrière.

(Organisation Botanique)

mardi, 18 mars 2014 10:59

Michel enfonce le Cloup

Peu d'artistes peuvent se targuer d'avoir goûté au succès tout en restant fidèles à eux-mêmes.

Exemple remarquable dans ce registre, Michel Cloup s'est depuis réinventé ou plutôt, a poursuivi inlassablement de creuser le sillon du terrain sonore enrichi par les guitares rageuses de feu Diabologum.

En duo avec Patrice Cartier depuis deux mille dix, le ton s'est depuis apaisé, mais pas le propos.

Avec toujours la même volonté de se démarquer et de gagner la liberté.

Une aventure riche d'émotions où les mots se transforment en guides aventureux sur des terrains escarpés.

Après « Notre Silence » dont l'atmosphère claustrophobe traitait du deuil, l'espace s'est depuis ouvert sur « Minuit Dans Tes Bras ».

Le duo est de passage ce 12 avril à l'Escalier de Liège.

 

 

vendredi, 14 mars 2014 11:41

Nature Noir

Le psychédélisme sombre est sans doute un de ces genres prisés du moment. Il n’en reste pas moins que certaines facettes de ce prisme paraissent plus éclatantes, se démarquent de la masse et leur lumière se réfléchit plus longtemps dans le temps, là où d’autres pâlissent rapidement.

De ces groupes incontournables de ladite scène, Crystal Stilts possède tout le talent et la maturité pour s’en extraire aisément.

En l’espace de quelques disques, le combo de New York city s’est vite imposé dans le milieu.

Pourtant, ce qui fait leur différence semble impalpable.

Est-ce cette nonchalance dans la voix, le son sixties nourri au eighties ou les mélodies subtiles qui parsèment leur discographie, qui fait mouche sans qu’on s’en aperçoive forcément?

C’est sans doute une question d’alchimie et de dosage de ces divers éléments. Mais surtout, et c’est une nouvelle fois, ici, le cas, de réelles aptitudes à torcher des chansons au feeling particulier et aux gimmicks imparables.

Donc, à l’entame de ce troisième album, le riff implacable de « Spirit In Front Of Me » balise d’emblée les lieux, nous entraînant sur ces itinéraires déjà parcourus, mais qui serpentent pour notre plus grand plaisir au milieu de nuits opaques transpercées d’éclairs multicolores.

Le son. Une identité propre au groupe comme une signature dont la décortication emmène dans des chemins de traverse où il fait bon se perdre.

Parsemé de quelques audaces, mais indéniablement signé de la même élégance détachée que les précédents essais, « Nature Noir » est un album irrésistible, dont les écoutes successives procurent non seulement une excitation accrue, mais qui plus est le plaisir de subtiles découvertes.

Ajoutons-y des influences qui ne se bornent pas au genre en question mais que les poulains de l’écurie Sacred Bones (soit déjà une solide référence en soi) lorgnent subtilement dans divers courants musicaux qui sous leur houlette se transforment en un magma en fusion où les électrons se sentent libres de s’élever tout en revisitant le son de l’Amérique à leur guise.

Sommet du disque, le titre maître se tient en embuscade en avant-dernière position. Le temps  de s’en détacher (chose guère évidente tant l’arpège mélodique est accrocheur et… élévateur) et l’écoute se termine dans les dernières notes de « Phases Forever », soit une brumeuse introspection accompagnée de cordes qui laisse la fin en suspens, suspendue dans l’air comme une bulle prête à éclater à tout instant.

Reste immanquablement un goût de trop peu et donc l’envie de se remettre en selle immédiatement pour une nouvelle chevauchée en « Nature Noir ».

 

mercredi, 05 mars 2014 09:12

Sophia : toujours la même chanson…

Une nouvelle compo de Sophia est téléchargeable gratuitement sur le Bandcamp du groupe (http://sophia.bandcamp.com).

“Easy To Be Sad”, un titre qui se résume en lui même, puisqu’il aborde l’éternelle thématique chère à Robin Proper Sheppard depuis la fin de The God Machine.

Rien de neuf à l’horizon, puisque cette chanson pourrait être issue de n’importe quelle chute de studio de l’un de ses précédents albums.

Une déception qu’on tentera de tempérer en retrouvant notre ami prochainement sur scène.

Trois dates à venir, trois dates à retenir:

19.03 – c-mine, genk
20.03 – botanique, bruxelles
21.03 – de kreun, Courtrai

 

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