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Akim Serar

Akim Serar

jeudi, 27 février 2014 00:00

Black Tar Prophecies Volumes 4, 5, 6

Recueil de titres épars concoctés entre deux albums, ce volume 4, 5, 6 fait logiquement suite au 1, 2 et 3, publié en deux mille six. Entre-temps, le groupe de Portland nous avait gratifié, en deux mille onze, d’un opus de haute volée, “Deep Politics” en l’occurrence.

Instrumentale, la musique de Grails puise ses racines dans les circonvolutions du psychédélisme Rock circa seventies et se pare d’un mysticisme sombre tissé d’ambiances crépusculaires.

Une collection d’expérimentations diverses, de collaborations multiples et de raretés, mais dont le résultat affiche néanmoins une uniformité impeccable.

Du mystérieux et inquiétant “I Want A New Drug” initial, se dégage un climax oppressant dont la longue traîne semble serpenter comme un fil conducteur vers l’abysse.

Flagellé de nombreux éclairs lumineux sous cette voûte céleste plombée, “Self Hypnosis” lui emboîte le pas, semblant serti d’une aura de lumière dorée, un halo fait de riffs transversaux et d’arpèges scintillants, contrebalançant quelques fulgurantes incursions de bruits grinçants.

Après ces huit minutes au souffle retenu, l’ambiance intrigante de “Invitation To Ruin” pose délicatement ses pas dans la poussière étrange d’un songe brumeux où Amon Tobin pourrait facilement s’abandonner.

Le son caractéristique de la pédale Fuzz et les solos bien sentis coupent court à ce songe, mais “Wake Up Drill II” n’est pas un simple pavé lancé dans la marre.

Sa structure toute en évolutions et circonvolutions sinueuses s’élève au delà des nuages noirs, là où divers astres solaires se sont donné rendez-vous.

Un clavier ouvre “Up All Night”. Quelques cordes viennent s’y greffer, afin d’éveiller la curiosité et insuffler douceur et légèreté en milieu de parcours.

Retour ensuite aux rythmiques ensorcelantes sur “Pale Purple Blues”, aux mélopées enivrantes de “Chariots”, avant l’interlude onirique “New Drug II”, extrapolation de l’introduction à cet LP.

Caractérisé par sa structure différente, “A Mansion Has Many Rooms” renvoie à la première période du groupe. Soit un morceau plongé dans une mélancolie teintée de Post Rock.

“Corridors Of Power III” se décuple alors par effet miroir et sa rythmique orientale sert de tremplin aux grains de sable qui échappent au temps.

Un temps qui semble avoir disparu à l’entame de ce disque et qui est à présent éparpillé aux confins du monde des rêves où Grails nous emmène de dune en dune.

Balayé d’arpèges folk, “Ice Station Zebra” ressemble au vent qui souffle, tranquille sous l’azur ; et enfin “Penalty Box” clôt le chapitre en empruntant un format industriel.

Assurément, le groupe de l’Oregon frappe fort et juste ; et si ce recueil de titres est le ponton qui nous permet de nous avancer vers un nouvel horizon, c’est impatiemment que j’attends de voir se dessiner la silhouette de son successeur.

En concert:
Le 15 mars au Beursschouwburg, Bruxelles
Et le lendemain au Trix, à Anvers.

jeudi, 27 février 2014 16:52

In Girum Imus Nocte

Das Simple est un projet biscornu dont les membres semblent prendre un malin plaisir à brouiller les pistes. Il n’a, par conséquent, rien de simple à proposer à l’aube de ce second album.

Destructeurs patients de toute évidence et disséqueurs habiles de toute ligne droite, nos lascars leur préfèrent de loin les chemins de traverse et de préférence, les plus tortueuses…

Si suivre leur sillage est parfois ardu, il n’en reste pas moins que le trio marseillais s’arrange toujours pour s’assurer que nous ne nous sommes pas perdus en route.

Haletant, l’auditeur se voit offrir quelques salvatrices bouffées d’air bienvenues, avant de retrouver un rythme effréné jusqu’au prochain sommet.

Maniant l’art du second degré avec un sens certain du potache poussé à l’extrême (Cf. le titre “Quand LA Chine S’Eveillera Dans Ton Cul, Ça Fera Toujours Moins Mal Que l’Afrique”) les trois jeunes gens développent une série impressionnante de braquets, et les suivre tout au long de ce disque requiert une condition musicale certaine.

Si fatigante que paraît cette escapade, elle n’en reste pas pour autant dénuée d’intérêt.

Il y a parfois de l’esbroufe, un défaut de jeunesse qu’on pardonnera bien vite.

“In Girum Imus Nocte” est une grande bouffée d’oxygène en haute altitude.

Les effets secondaires (tournis, nausées et autres pertes de consciences) sont donc des risques à ne pas prendre à la légère, avant de se lancer dans l’aventure.

Mais si vous vous décidez à franchir le pas, foncez tête baissée, sans même vous retourner!

Au sein de cette orgie versatile, entre Math Rock, Noise et Jazzcore, nul doute que vous trouverez à la fois de quoi vous satisfaire et vous rebuter un brin, tant l’expression sonore part dans tous les sens.

Un univers dense et touffu comme une pelote de fil de fer d’où semble surgir une écharpe constrictor prête à vous avaler tout cru et vous régurgiter aussi vite.

Vous êtes prévenus !

 

mercredi, 26 février 2014 16:16

The Horrors: heavier, weirder and wilder.

Annoncé pour le 5 mai prochain, “Luminous”, quatrième album du groupe sera, à en croire ses membres plus lourd, plus dingue et plus sauvage.

Une excellente nouvelle en soi, non?

Tracklisting:

Chasing Shadows
First Day Of Spring
So Now You Know
In and Out Of Sight
Jealous Sun
Falling Star
I See You
Change Your Mind
Mine and Yours
Sleepwalk

www.thehorrors..co.uk

http://www.youtube.com/watch?v=CN0jkdTvl9s

 

mercredi, 26 février 2014 16:15

Fastlane Candies en espagnol dans le texte

Le groupe liégeois Fastlane Candies nous offre cette semaine une chute de studio.

Issu de l’enregistrement de leur très recommandé album « Telenovas », « Entre tú y yo » est téléchargeable gratuitement sur Soundcloud.

Oui, le titre est chanté dans la langue de Cervantès et non, il n’y a pas de castagnettes !

Pour vous faciliter la vie, voici le lien : https://soundcloud.com/fastlanecandies/entre-t-y-yo_free-download

 

samedi, 08 février 2014 02:00

Festival La Ferme 2014 : samedi 8 février

Pour une première, le festival a répondu aux attentes.
Celles de son organisateur pour commencer. Car la soirée a tenu toutes ses promesses recueillant de très bons échos de la part d’un public venu, si pas nombreux, du moins enthousiaste.
Pour les spectateurs ensuite, qui pour un prix dérisoire ont profité d’une excellente soirée, dans un cadre prestigieux à l’acoustique exceptionnelle.
Enfin pour les groupes qui ont rarement l’occasion de se produire dans un tel espace où toutes les conditions sont réunies pour optimiser une performance.
En résumé, cette première édition en appelle donc forcément une seconde ; et on l’espère, un succès croissant.

Obligations du week-end obligent, j’arrive un chouia trop tard et manque la performance des Anglais de The Physic House Band, que certains qualifieront par la suite d’‘honnête’.

Grand bruit ne sera donc pas fait de leur passage.

A contrario, Scarlett O’Hanna marque de son empreinte le début de soirée par une prestation enlevée et nerveuse qui contraste avec certains de ses shows plus intimistes.

En formule trio, les compositions prennent corps et résonnent différemment, s’accaparant l’espace ; ce qui n’est pas une mince affaire dans ces lieux à la voûte céleste haut perchée.

Une maîtrise parfaite de son sujet et une attitude authentique soulignant un répertoire finement ciselé. Pas à dire, cette jeune fille à la silhouette découpée dans la pellicule du film « I’m not there » a la carrure d’une belle promesse.

Les Billions Of Comrades n’ont pas eu le même impact, même si leur concert plein d’énergie a suscité l’intérêt d’un public attentif.

Contrairement à ce qu’ils m’avaient laissé entrevoir au PacRock en septembre dernier, leur set de ce soir semblait convenu et formaté.

Un Electro Rock enlevé mais peu convaincant au final.

Les Japonais de Lite, quant à eux, vont ravir les amateurs de Math Rock, grâce à leurs prouesses techniques moulinées à coups de bravoure.

Autrement dit, tout ce qui m’exaspère et surtout m’éreinte rapidement.

Ok, c’est super bien foutu, balancé avec un savoir faire épatant, et dans le registre, ils se démarquent certainement, là où bon nombre se contentent de singer les maîtres du genre.

Mais comme vous vous en doutez, ce n’est pas ma tasse de thé.

Je laisse donc refroidir mon effusion et m’en vais tranquillement siroter quelques bières dans le hall dont la décoration élégante est dédiée aux artistes de passage en ces murs (et ils sont légion, notamment par le biais de l’émission D6bels).

Pendant ce temps, les Français de Quadrupède préparent leur set face à votre serviteur.

Assurant l’interlude avant la tête d’affiche de ce soir, le duo de bipèdes va s’exécuter dans un périmètre circonscrit à quelques centimètres carrés.

Ce qui n’enlève rien à la qualité de leurs titres mélancoliques lovés dans une fourrure hirsute tachée de rythmiques imparables.

Un très bon moment malheureusement noyé dans une lumière un peu crue.

Enfin, lors de la clôture, les très attendus Irlandais de Girls Names vont nous offrir le set que la plupart d’entre nous attendaient impatiemment depuis des mois.

Pour rappel, un passeport égaré en dernière minute à la frontière, avait forcé le band à faire l’impasse sur leur dernière mini tournée, et en particulier leur participation au Pacrock festival de Pont-à-Celles.

Fiers détenteurs d’un des meilleurs albums de l’an passé (« The New Life ») aux résonances divinement New Wave sans jamais être éculées, les quatre jeunes gens ont certainement apprécié l’accueil réservé par une frange de fans réunis devant de la scène et marquant, avec entrain, leur joie de les entendre ici même.

Une joie néanmoins atténuée par l’absence totale de titres antérieurs à leur dernier opus.

Exit donc les morceaux pourtant irrésistibles de « Dead To Me », album de deux mille onze qui regorgeait d’hymnes nihilistes absolument incontournables.

‘Bury Me In A Wall Of Sound’ clamaient-ils à l'époque, sur un air détaché. Mais plus aujourd'hui manifestement, alors que nous, nous attendions fébrilement de les porter aux nues.

Ce soir, malgré l’efficacité de titres plus matures, le set semble un rien trop linéaire, là où justement des plages comme « I Lose » auraient assurément fini de mettre à terre un public largement acquis à leur cause.

Une attitude sans doute honnête mais qui laisse planer le doute sur les raisons d’un tel renom d’un passé encore si présent.

Et les explications de la bassiste après coup n’ont certainement pas convaincu les quelques fans venus l’interroger (‘nous ne savons plus les jouer’ semblant une bien mince excuse).

Mais ne boudons pas notre plaisir.

Le quartet a au final délivré un excellent concert, de loin le meilleur d’une soirée résolument ouverte aux découvertes.

Alors que les fûts de bière se vident dans un dernier râle (émis principalement par des gosiers encore secs), le rideau se referme sur la naissance d’un festival, encore petit, mais qui pourrait bien, à l’instar d’un certain micro festival liégeois, grandir et faire parler de lui.

(Organisation : Ferme du Biéreau / Centre Culturel Du Brabant Wallon)

 

samedi, 08 février 2014 12:23

The Optical Sound Of The Hypnotic Eye

Le rétroviseur balayant le spectre des années 60/70 dans son oeil inamovible, ce quatuor londonien aux relents Psych Rock ne tient pas à se démarquer de ses glorieux aïeuls mais plutôt à leur rendre un hommage appuyé.

Si le premier titre laisse craindre le pire (“Man From The CIA” au pitch vocal inutilement accéléré), la suite du long playing rattrape fort habilement le coup.

Certes, l’ensemble est imbibé jusqu’à la mœlle de références datées et certains gimmicks semblent outrageusement pompés à gauche et à droite, mais il faut reconnaître que l’ensemble tient pas mal le cap.

Certaines sorties de route étant même fichtrement emballantes (le duo sur “Readin’ Your Will” ou l’impeccable “San Antone”, entre autres).

Remarqué pour quelques reprises en face B de leurs singles (“I Want Candy” des Strangelove principalement), The Hypnotic Eye sait y faire en matière de revival, ne craignant pas l’excès de mascara pour surligner cet unique globe oculaire.

Ainsi en va-t-il de leur patronyme, emprunté à un film fantastique datant de 1960.

Jusqu’aux moindres détails qui composent cet objet dans ses moindres recoins (typographie, imagerie, sonorités et titres empruntés à d’autres répertoires).

Bref, un disque moderne reflétant une époque loin d’être révolue et qui sans faire d’ombre aux originaux, perpétue le culte d’un certain Rock acide, mais couvert de fleurs…

Un opus assuré de s’attirer la sympathie du diable…

 

samedi, 11 janvier 2014 16:48

La Ferme ! On écoute !

Outre le fait d’accueillir l’émission D6BEL On Stage, la Ferme Du Biéreau propose de fort intéressantes affiches au cœur du Brabant Wallon.

Pour son premier festival Pop Rock, l’enceinte aux allures rurales bordant Louvain-La-Neuve se dote de quelques noms très alléchants dont une tête d’affiche des plus excitante puisque les Irlandais de Girls Names viendront défendre leur magnifique album « The New Life ».

Cela se passera le samedi  08 février dès dix huit heures trente.

Le line-ip complet et les infos pratiques ici 

 

 

 

samedi, 11 janvier 2014 16:47

Dans l’œil du Telescopes

‘Shoegazing’ : un terme ironique qui désignait à l'origine tous ces musiciens aux yeux rivés vers leurs pieds. C'était la glorieuse période des nineties.

Avant que ce sobriquet ne se transforme en courant musical majeur et voit l'essor de groupes et de labels mythiques, aujourd'hui fièrement revendiqués.

Ainsi, issu de l'écurie Creation, The Telescopes est sans doute l'un des groupes pionniers du genre et certainement une figure emblématique de la scène anglaise avec comme carte de visite, un album éponyme  restant l'une des pierre angulaires dans le registre.

Depuis cette glorieuse période, loin de toute ambition mercantile et avare de succès, Stephane Lawrie et les siens continuent leur route tambour battant (et guitares en avant), distillant ça et là quelques albums inégaux mais pertinemment honnêtes.

Fidèles à leur ligne de conduite irréprochable, ils viendront défendre à Liège l'excellent « Harm », paru fin d'année.

Dressant un véritable mur du son au milieu de l'Escalier.

Et vous seriez bien inspirés de vous y trouver !

The Telescopes : Liège, l'Escalier, mercredi 29 janvier.

 

jeudi, 09 janvier 2014 16:06

Lost

Poursuivant son aventure solitaire en compagnie d’invités triés sur le volet, le Danois Anders Trentemøller donne enfin une suite à « Into The Great Wide Yonder », paru en deux mille dix.

Et puisqu’il est question de comparaison, j’affiche d’emblée toute ma déception.

L’unité semble s’être effritée, et s’il n’est pas question d’un album raté, « Lost » ne possède ni la grâce, ni l’intemporalité du précédent opus.

Il recèle de très bons morceaux, garde une certaine cohérence dans l’ensemble, mais souffre d’un défaut majeur : il s’efface trop souvent derrière ses invités.

Du coup, la liste exhaustive de ceux-ci confère à l’ensemble une impression de patchwork, sorte de grande fresque rapiécée.

Allant jusqu’à donner cette impression que Trentemøller passe de rôle d’hôte de marque à invité de luxe.

Bref, la majeure partie des titres ressemble davantage à des remixes qu’à des compositions originales.

Et si les univers ici présents ne sont certes pas incompatibles (de Low à Blonde Redhead en passant par Lower Dens), l’homogénéité générale s’effiloche au fil du parcours.

Trentemøller signe donc une très jolie compilation de réinterprétations personnelles du répertoire de ces groupes qu’on imagine très facilement trônant fièrement dans sa collection.

En se faisant plaisir, l’artiste nous gratifie quand même de bons moments.

Mais j’attendais nettement plus de la suite à ce monument que restera son précédent LP.

« Lost » constitue donc à mes yeux une jolie vitrine à contempler sans désir exacerbé.

jeudi, 09 janvier 2014 16:04

Shiny Darkly

Celui là, je m’étais bien gardé de vous en parler.

Et pour cause.

Relégué dans mon esprit au titre d’album abscons (faux souvenir d’une écoute manifestement jamais réalisée) et perpétuellement placé à la base de ma colonne de disques à écouter, j’étais passé totalement à côté...

Arrive le grand jour où finalement je me décide à repasser la galette, et… Ô ! Surprise !

Circonspect, j’assiste à ma totale abdication en moins de trois minutes trente-six, soit le temps pour le premier morceau (« Into The Shade ») de faire voler en éclats mes réserves injustement nées de souvenirs tronqués.

Donc, résumons : Shiny Darkly est un combo réunissant trois jeunes danois qui a jeté son dévolu sur le Rock & Roll version blouson de cuir à la MC 5, lunettes de soleil rivées sur le nez, façon Crocodiles, et carburant à l’huile de moteur aux effluves Black Rebel Motorcycle Club. Passé quelques trips hallucinogènes chez leurs frangins de Psyched Ills, ils se sont mis en tête de pondre quelques ritournelles obsédantes, nonchalamment enduites de cambouis dans un Garage et délicieusement matinées de second degré (un titre comme « Draculala » ne laisse planer aucun doute sur la question).

La cadence est spectrale, hypnotique, mais pas délestée de mélodies mordantes comme le baiser d’un vampire éternellement juvénile.

La réverb’ place le spectre sonore dans la lignée de The Horrors, les lignes de basse dans les sillons de Spectrum et le glacis noir et blanc destiné à faire briller l’ensemble évoque les productions de Sacred Bones Records.

Mais loin d’être une somme de références, ce ‘six titres’ se révèle bien plus contrasté qu’il n’y paraît et m’oblige à faire amende honorable.

Un réel plaisir dans ces circonstances.

Shiny Darkly : l’histoire d’un disque négligé qui d’un rugissement de trique a réussi à prendre en otage mes burnes.

 

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