Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Nos partenaires

Newsletter

Restez informé en vous inscrivant à notre newsletter !
Please wait
Akim Serar

Akim Serar

samedi, 14 mars 2015 22:03

Time Is Over One Day Old

Initié à l’aube de l’odyssée de l’espace, ce projet aux contours flous rebondit donc après treize années en apesanteur.

Évolution nébuleuse qui l’a vu atterrir sur la surface faussement plane du label Dead Ocean dès deux mille douze (l’album « I Love You, It’s Cool », épinglé en son temps par Pitchfork) et permet dès lors à Jon Philpot, la tête et le cœur de Bear In Heaven, de concrétiser ses idées en les matérialisant sous forme de groupe à part entière.

Ainsi, « Time Is… » relève autant des introspections de son mentor que du subtil équilibre susceptible de se créer au sein d’un band.

Bien entouré, le commandant Philpot met donc en orbite dix titres naviguant entre une électro maligne et une variante élégante du Krautrock.

La voix douce de notre pilote en chef fait office de parfait contrepoint à la pâleur fantomatique de l’ensemble aux sonorités clairement figées dans un âge de glace (à vrai dire, les eighties, l’âge d’or du genre).

Quelques incursions de guitares noyées de reverb’ se reflètent dans cet édifice de verre, pas aussi poli qu’on pourrait imaginer.

Maîtrisant son univers, Bear In Heaven ne craint pas de mettre ici des chœurs, là d’évidentes mélodies qui passent comme une hostie à la messe ou encore dans certains recoins,  d’obscures nappes de brume qui se dissipent avec grâce et lenteur.

Le voyage se déroule donc de manière on ne peut plus agréable, et c’est peut-être le seul reproche qu’on pourrait faire à cette œuvre, qui manque parfois d’un sursaut de gnaque.

Mais il est des rêves vaporeux qui se passent très bien de tout accroc.

 

samedi, 14 mars 2015 22:02

In The Silence (Deluxe edition)

Un bien bel objet que cette réédition limitée du premier album d’Asgeir Trausti Einarson (je vous épargne les accents et l’accent), sorti en deux mille douze.

Enième livrée d’un même opus, certes (voir chronique ici), mais présentée avec goût.

Récapitulons pour les absents :

Suite au succès national de son tout premier enregistrement dans la langue de ses ancêtres, le jeune Asgeir s’engage à conquérir le monde, comme ses glorieux aïeux, jadis.

Décidé à ne pas se les geler éternellement dans ses paysages givrés, il décide ensuite d’enregistrer le même disque, dans la langue universelle : l’anglais.

Une excellente initiative qui lui permet de lever les amarres et de voir du pays (et nous étions présents lors de ses passages aux confins de nos territoires)

Peu à peu, le lutin, architecte en congères, se fait une place au soleil.

Le reste appartient à la légende, consignée avec soin, à la fin du livret, par Asgeir en personne.

Mais plus qu’une jolie histoire, la musique d’Asgeir recèle bien des charmes.

D’abord, le petit farfadet possède un bien joli organe vocal et sa musique, subtilement boisée dans une forêt électronique, a de quoi faire chavirer bien des cœurs en dehors de son seul pays de glace.

Pourquoi alors ressortir à nouveau ce disque ?

Outre l’aspect marketing, il faut bien avouer qu’on ne décèle pas de véritable raison, si ce n’est contaminer d’autres fans, en attendant la sortie de nouveautés.

« In The Silence » reprend donc l’idée de la double version, mais l’édition limitée offre un troisième volet en bonus, sur lequel nous attarder ultérieurement.

Les deux premiers CD’s sont donc des jumeaux, à l’exception de la langue.

Bien sûr, à quelques exceptions près, au sein de notre lectorat, nous ne trouverons que des amateurs de la version anglaise. Certes, la VO est fort agréable à écouter en mangeant des marshmallows au coin du feu sur une peau de phoque synthétique. Mais nous garderons cette option pour les futures soirées d’hiver.

Pour l’heure, revenons à ce silence (in English, please), cher à Asgeir.

Un beat en suspension, bientôt rejoint par une caresse pianotée et la voix d’ange vient se poser délicatement.

Plus qu’une recette, presque une marque de fabrique.

Tout le monde n’aime pas la neige, mais au demeurant, presque tout le monde est d’accord sur le fait que voir danser des flocons dans un ciel étoilé a quelque chose de magique.

Et bien, c’est cette métaphore qui sied aux compositions de notre habitant des contrées nordiques.

S’ils s’en trouvent pour se lasser rapidement d’un tel spectacle, d’autres, à l’âme toute retournée, n’hésiteront pas à venir coller leur nez à la fenêtre encore et encore, à l’écoute de cet album, ma foi, fort bien réalisé, produit et exécuté.

Le jeune homme disposant d’un joli minois, on comprendra aisément que son auditoire se compose d’une majorité de cœurs sensibles et autant l’avouer, principalement féminins.

Les orchestrations sont fignolées (cuivres et cordes) et le résultat subtil et charmant.

Le single « King And Cross » se démarque quelque peu de la mêlée et justifie son choix de fer de lance.

Mais « Head In The Snow » remporte lui tous mes suffrages.

Un morceau limpide et lumineux, emmené par une électro grésillante au sein d’une pluie en arpège, et dont une batterie en suspens vient soulever les coins de mystère, avant d’en ralentir le rythme cardiaque dans un dernier souffle retenu.
 

Sinon, pour son efficacité, « Torrent » se pose là comme titre phare au milieu de cet opus, en embuscade dans cette fausse torpeur initiée par l’ensemble des chansons, avec ses assauts aux allures militaires de Vikings frondant les océans.

Un titre qui se dévoile ensuite pudiquement, mais en affichant la même grâce sur le troisième disque, consacré aux chutes de studio, remixes divers et… à une reprise déstabilisante.

Prenant soin de confronter le feu à la glace, l’Islandais nous gratifie d’une cover du « Heart-Shapped Box » de Nirvana ; mais du bout des doigts.

Sa voix de tête s’élevant bien au-dessus des cimes.

Bref, « In The Silence » enfonce le clou, là où « Dýrð Í Dauðaþög » traçait une voie royale aux pieds de ce talentueux bonhomme des neiges.

Et s’il s’agit du même disque, on s’en fout un peu, parce que au demeurant, comme dans un film, on optera pour la version qui nous plait.

jeudi, 26 février 2015 17:59

Beautiful Sad Stories

Attentif à offrir de belles mélodies sans brusquer l’auditeur, ce groupe ne prétend pas surprendre mais vise juste quant à proposer un agréable moment en sa compagnie.

Arrondies sous tous les angles, les mélodies, certes sages (à l’exception de quelques timides dissonances à l’entame de “Fire”) caressent dans le sens du poil et semblent même formatées pour certaines ondes radiophoniques.

Pas étonnant dès lors de retrouver deux titres en version ‘Edit’ pour rentrer plus aisément dans les plages horaires de grandes écoutes.

Faut-il pour autant condamner cette attitude?

Non, si on considère l’œuvre sous un angle relativement ouvert et en l’acceptant pour ce qu’elle est, n’évaluant intrinsèquement que ses réelles qualités…

À commencer par une voix pleine de charme qui se démarque immédiatement et séduit facilement.

Pour le reste, dans un registre qui lorgne vers le Post Rock (si on évoque cette étiquette dès qu’il est question d’intimes introspections conduites progressivement vers un certain paroxysme), les compositions de Volver héritent d’une luminosité chatoyante, même si parfois trop éclatantes.

Procurant leur lot d’émotions en usant d’évidentes ficelles, mais avec brio.

Forcément, ce vernis bien sage agacera les plus exigeants, puisque rien ici ne vient déranger l’apparente harmonie.

La faute aussi à une production léchée qui étouffe les bouillonnements en puissance et jugule les montées d’adrénaline.

Mais l’ensemble tient parfaitement la route et devrait plaire aux âmes romantiques teintées de sépia.

Sans rien bousculer, Volver pourrait donc très bien se faire une place au soleil et briguer quelques dates dans nos festivals cet été.

 

mardi, 27 janvier 2015 19:12

Spiral (Ep)

Alors qu’un florilège de jeux de mots pourrait évoquer ce projet avançant à demi-masqué, ce qui retient l’attention, et c’est bien là le principal, c’est la beauté qui en émane.

Oui, car c’est bien de beauté dont il est question ici.

Une beauté diaphane, mais palpable dès les premières mesures, qui se dévoile avec pudeur et discrétion, suscitant le désir au long de ses trois titres.

Et quand le désir naît lentement, il n’en est que décuplé.

Trois titres, c’est court, mais amplement suffisant pour adhérer à ce nouveau projet initié par un producteur italo-français exilé dans un studio londonien.

De quoi s’agit-il?

De compositions trempées dans un bain acide de Pop Psychédélique aux émanations Kraut et aux effluves enivrantes qui évoquent tour à tour un kaléidoscope d’images cinématographiques (Sofia Coppola ou Jésus Franco au hasard).

Musicalement, on évoque forcément quelques fiers représentants de ces diverses scènes, mais le traitement et l’approche distinguent Le Masque de toute comparaison hâtive et irrémédiablement réductrice.

Un petit Air de “Virgin Suicide” planant tout au long, dessinant les volutes de rêves évaporés.

En embuscade, “That’s All Over” clôture ce premier Ep en guise d’invitation à un retour qu’on espère des plus rapide.

À découvrir sans modération sur Bandcamp et c'est ici

 

samedi, 20 décembre 2014 20:09

Fluorescent Lights

Insipide et incolore, malgré les promesses de son artwork, ce projet recèle en soi autant de bonnes idées que d’occasions maladroites de les plomber.

À commencer par le chant ultra conventionnel de son égérie qui devra peut-être son salut par la grâce d’un quelconque télé-crochet organisé outre-Manche, si la chance s’en mêle.

« Low », le deuxième titre, évoque vaguement un souvenir ; mais je serais bien incapable de le déterminer. Et pour dire vrai, l’effort me paraît vain.

Comme entrée en matière, le site du band annonce : ‘Described as chiming vocal-led post-rock, Midas Fall have carved a unique sound’. Conclusion : l’identité de ce groupe repose sur un confetti.

C’est donc disculpé, que je m’en vais le ranger dans le fond d’un placard.

 

samedi, 20 décembre 2014 20:05

Heartbreak

Opération à cœur ouvert.

Bref mais incisif, cet album constitue une bonne surprise.

Qu’on n’attendait plus.

Mais fallait-il que son géniteur endure les pires tourments pour arriver à tel résultat ?

Peut-être.

Quoi qu’il en soit, ce « Heartbreak » est criant d’intégrité et de vérité.

Mais ce ne sont pas ses seules qualités.

Si ces compositions lorgnent toujours vers une Indie Pop matinée d’underground nineties (Catherine Wheel plutôt que Ride, vous voyez ?), Gabriel Dozin semble ici abandonner la casaque du looser sympathique pour endosser une armure qui, si elle dissimule mal les fêlures et cicatrices palpables à la surface de son âme, reflète suffisamment d’éclat que pour impressionner dès la première écoute.

Cette puissance placée d’emblée sur « Closer », titre audacieusement long qui ouvre l’album est cependant habilement contrebalancée par le suivant, « V12 », une compo caractérisée par ses arpèges mélodieux qui baignent dans une aura Shoegaze parfumée de chœurs optimistes.

L’opus est court et laisse sur sa faim, ce qui n’est pas nécessairement un inconvénient.

L’introspectif « Long Distance » parcourt des miles et des miles sur des versants qu’on jurerait écossais, quand les battements renversés de « Heartbreak » suspendent le temps aux accords de guitares saturées.

Enfin, passé l’introduction mastodonte, la testostérone grésille dans l’Asphalt », plantant le décor sans jamais se fondre dans l’ambiance.

La production rend fidèlement justice aux chansons en évitant d’en remettre une couche, laissant aux chansons la place pour s’exprimer.

Bref, « Heartbreak » soulève mon enthousiasme, ce que les précédents projets de notre homme (Championship Manager, Hypodrome ou Sealane bien avant) n’étaient pas encore parvenus à réaliser.

Opération réussie.

samedi, 20 décembre 2014 20:01

Morceaux De Lune (Ep)

L’identité musicale francophone a toujours éprouvé certaines difficultés face à l’hégémonie anglo-saxonne.

Enfin, c’était l’évidence, il y a quelques années.

On ne compte plus les groupes ou artistes qui ont tenté de se convertir au rock insulaire, en utilisant, au mieux, la langue de Voltaire comme lien salutaire (ou salivaire, c’est selon), et au pire un accent franglais qui faisait sourire, dans le meilleur des cas.

À côté de ces nombreux échecs cuisants, on discerne néanmoins quelques magnifiques exceptions, groupes frondeurs qui ont ouvert la brèche à la nouvelle génération.

Aujourd’hui, plus question de s’incliner respectueusement ou révérencieusement devant les pontes d’outre-Manche ou issus du Nouveau Continent.

Et de cette époque trouble et pourtant pas si lointaine, subsistent encore quelques fiers représentants.

Daytona, groupe lyonnais actif depuis 1990, appartient à cette race d’intègres défenseurs d’une identité propre, malgré de solides références étrangères.

Une Pop variée, non avariée, loin de la variétoche, en somme.

Dans cette mouvance initiée pat Noir Désir, Diabologum, Les Thugs ou encore Sloy, ramant à contre-courant, le pied enfoncé dans la fourmilière, il n’était pas toujours aisé de faire son trou.

En résulte une carrière en dents de scie pour Daytona, qui nous revient aujourd’hui sous un nouveau line up, mais en affichant une même et farouche intégrité.

Si le succès n’est pas une donnée scientifique sur laquelle on peut miser à coup sûr, ils n’en reste pas moins que les cinq titres de “Morceaux De Lune” ont le potentiel pour se démarquer du mælström musical actuel.

Poésie Pop et ouverture musicale, mélodies accrocheuses et riffs efficaces.

Tels sont quelques uns des ingrédients présents d’un bout à l’autre de ce disque.

Ma systématique réserve face à la langue de Molière, héritée de ces années citées en tête d’article ne semble pas avoir altéré mon jugement. Preuve de l’équilibre de l’ensemble.

Le phrasé lui-même s’avérant une arme de séduction redoutable (principalement à mon sens sur “Comment”).

Toute introspection n’est cependant pas exclue, car on se retrouve plongé dans un monologue cinématographique intriguant sur le palpitant “Ce Soir Là”, caractérisé par son accent ‘Mogwaien’ à couper au couteau.

Bref, oubliant toute appréhension passéiste, je découvre ce groupe avec grand plaisir et vous invite à faire de même.

Car outre l’évidence de morceaux hyper efficaces, on rencontre ici une certaine intelligence dans le propos qui rend cet Ep indispensable.

Et le premier qui fait référence à Indochine prend mon pied au c** !

 

samedi, 20 décembre 2014 20:34

Remind Me To Forget (Ep)

Dans un registre à la palette large et riche en couleurs, ces cinq titres s’avèrent d’excellente facture.

Facture et non fracture, car dans l’ensemble, Beaume ne bouscule pas les conventions.

Il n’est donc pas question ici d’un remède miracle, mais bien comme son nom l’indique d’un onguent à apposer sur les petites blessures de la vie.

Si l’originalité n’est pas de mise, la qualité des titres et la production très équilibrée rattrape admirablement le coup.

Force est de constater que quelques noms évidents s’imposent à l’esprit lors de la première écoute, mais bien loin de verser dans la révérence plate et inutile, le groupe a choisi d’aborder l’expression sonore dans une veine personnelle ; ce qui confère à cet Ep une tenue de route irréprochable.

On baigne tantôt dans une atmosphère ouatée et nébuleuse proche des Pale Saints, tantôt dans une Pop nostalgique en équilibre fragile sur un fil tendu entre Radiohead et… The Unbelievable Truth (pour ceux d’entre vous qui se rappellent que Thom Yorke a un frère qui a tenté de se lancer dans l’aventure musicale…)

La musique de Baume est simplement belle et agréable à écouter, comme un coucher de soleil après un orage.

Mais perso, je préfère les orages.

samedi, 20 décembre 2014 19:54

The Red Robe

Rêche et sèche, cette robe épouse des formes pourtant bien féminines.

Versant PJ Harvey et son « Dry » incendiaire.

Un versant baigné d’une lumière crépusculaire.

C’est sombre, inquiétant et le titre de cet album se réfère lui-même à une tragédie (le suicide de l’écrivain Romain Gary, souligné par les lyrics du titre maître).

Musicalement, au-delà du côté abrupt de cette imposante façade austère, on décèle des pans de lumière froide, contrastant habilement avec le feu qui couve ci-dessous.

On soulignera la présence de Tony Barber (The Buzzcocks) derrière les manettes, la complicité d’Eve Libertine et Penny Rimbaud au micro (sur respectivement « Victory » et « The Lit Light ») ; mais surtout on retiendra l’impressionnante maturité de cet elpee, le deuxième pour Diabolita (aka Dominique Van Cappellen-Waldoc), qui suit l’excellent « No Fear », publié en 2011.

Outre les ambiances que vous devinez plombées, les relents d’une Noise industrielle abandonnent des traces de souffre qu’un vent mauvais vient balayer de plage en plage.

Un frisson parcours l’échine (« Sunrise With sea Monsters »), la bave apparaît à la commissure des lèvres, petites et grandes (« The perfect Dress ») ou l’acide dévore les tissus cutanés (« Cold »).

Si le duo Diabolita / Cha a splitté après l’enregistrement de ce disque, les fûts ont été repris entre-temps par Alinovsky (Tuxedo Moon, Durutti Column, Digital Dance) ; ce qui augure bien d’autres plaisirs futurs.

Mention spéciale à l’illustration d’Alice Smith dans un artwork splendide et magnifié par une pochette cartonnée très respectueuse du contenu audio.

samedi, 20 décembre 2014 19:51

Warpaint

Forcément, à cette période de l’année, difficile d’échapper à cet album promis à moult éloges et classements dithyrambiques en hauts des charts récapitulatifs de cette mouture deux mille quatorze.

Une excellente raison en soi d’enfoncer le clou et de revenir sur ce bijou qui d’emblée s’annonçait comme le digne successeur de « The Fool ».

Placé en éclaireur fin deux mille treize, « Love Is To Die » n’annonçait il pas la couleur chatoyante de cet opus éponyme ?

Vu la qualité des dix autres titres, on ne peut que louer le second album (seulement) de ce groupe féminin aussi subtil dans son approche musicale que direct dans son impact émotionnel.

Si l’elpee regorge de détails qui apparaissent encore après de multiples écoutes, le pouvoir de séduction de chacun de ses titres réside essentiellement dans les textures qui enrobent des mélodies. Mélodies, qui semblent moins évidentes que jadis, mais s’imposent néanmoins immédiatement à l’esprit.

Pas convaincu qu’un flot de mots insignifiants décrivent les diverses sensations rencontrées au fil des écoutes de ce plaisir gravé sur sillon, je ne peux donc que vous encourager à y replonger sans modération ou à le découvrir si ce n’était déjà fait.

Oubliez toute référence, tout pont abscons entre mouvances ou autres styles musicaux, Warpaint se distingue suffisamment du reste de la mêlée que pour échapper aux étiquettes.

Et pour ceux convaincus qu’un album sorti trop tôt dans l’année risque l’oubli au moment des bilans, j’engage les paris (sans trop me mouiller) qu’ils en seront pour leurs frais.

Page 3 sur 22