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Akim Serar

Akim Serar

Tout aussi allumés que le chat de Cheschire et jonglant avec le Psyché Noise comme Lewis Carroll avec les mots, The Jabberwocky Band débarque enfin à Liège !

Ce sera à l’Escalier, ce mercredi 27 août.

Fans du Yellowstock, ou des rendez vous incontournables du genre Psych (Liverpool, Berlin, Paris ou Eindhoven), bloquez sans plus attendre la date dans votre agenda !

 

En première partie, les décapants locaux de The Scrap Dealers

 

dimanche, 27 juillet 2014 19:13

The City That Disappears

Grégoire Fray assume pratiquement seul la paternité de Thot. C’également le créateur d’un style qu’il a curieusement baptisé ‘Vegetal Noise Music’.

Pour la circonstance, il a mis les petits plats dans les grands, en confiant le mix final à Magnus Lindberg (Cult Of Luna).

Cette œuvre dévoile ses visions sombres, sorte de trames opaques et visqueuses d’un Indus-Electro-Rock qu’on comparera forcément à Nine Inch Nails.

Mais au-delà d’une certaine admiration pour Trent Reznor, on décèle avant tout un désir réel de se démarquer par le biais de compositions riches et fort bien mises en place.

En live, Thot bénéficie d’un line up efficace et de projections vidéo susceptibles de mettre en lumière toute son obscurité. C’est donc à un projet réfléchi auquel on a droit.

Une réflexion qui démarque ce troisième album des deux précédents (« The Huffed Hue » et « Obscured By The Wind ») en poussant l’univers de Thot dans des retranchements à la fois malsains et attractifs.

Envoyé en éclaireur et en exclusivité sur le réseau deaddrops.com, le single « HTRZ » qui ouvre ici le long playing trace d’ailleurs la voie dans ce sens, déflorant une flore étouffante à coups de serpes digitales.

Si la surabondance d’effets fatigue quelque peu l’attention au fil de l’elpee (et principalement sur les voix), il faut souligner le travail remarquable réalisé en amont par cet artiste belge.

Seul aux commandes et ignorant les compromis, il délivre ici une œuvre personnelle forte et mise en abîme par une production léchée, faisant la part belle à un souci du détail.

En découle une plongée en apnée haletante, angoissante, heureusement ponctuée de respirations en surface (au souffle court) salvatrices dans ces dédalles suintant de phobies urbaines.

Des atmosphères qui atteignent leur paroxysme sur « Citizen Pain », lors d’une finale noise aux reflets de goudron.

dimanche, 27 juillet 2014 19:12

The Call Of The Cosmos

Rosco nous invite à partager un voyage en apesanteur…

Guère étonnant du reste, de la part d’un ancien membre de The Darkside et de Spacemen 3 (Sterling Roswell a effectivement milité comme batteur sur les albums « The Perfect Prescription » et « Performance »).

Promenade interstellaire donc, entre mise sur orbite, dérives spatiotemporelles ainsi qu’escales qui jalonnent l’astre sis au bout de l’univers et notre planète bleue.

Ce sont justement ces étapes en capsules qui présentent l’intérêt de cet opus (les interludes gravitationnels constituent d’agréables moments à l’écoute des chants de l’espace).

Car entre chansons et voie lactée, l’ancien acolyte de Sonic Boom et Jason Pierce ne choisit pas. Il propose les deux. En blocs. Les uns s’emboîtant dans les aspérités stellaires des autres.

Les pépites Pop, qui ne sont pas sans rappeler Moose, ne se succèdent donc pas tout au long de cet essai, mais s’intercalent ci et là, comme autant de comètes flirtant avec l’immensité d’une galaxie intérieure qui, elle, évoque les ambiances de Stars Of The Lid.

Un OVNI dans toute sa splendeur !

 

jeudi, 24 juillet 2014 09:25

The Vaselines à deux doigts du succès

 

Du beau monde en cuisine pour la réalisation de « V For Vaselines », imminent album des mythiques Vaselines.

Enregistré dans les studios de Mogwai, on y retrouve la présence de membres de Teennage Fanclub, Belle And Sebastian ou encore de Sons And Daughters, entre autres.

Faisant suite à « Sex With An X », paru en deux mille dix, ce nouvel opus entièrement fait main serait, dit on, influencé par les Ramones.

Une info, qui, si elle n’étonne pas franchement, donne déjà envie d’en entendre plus que « One Lost Year », l’extrait mis en ligne et que vous trouverez ici.


 

 

 

Nouvel écrin pour un bijou.

Chemikal Underground annonce la ressortie du second album de Mogwai en double CD dans un premier temps (sortie officielle ce 21 Juillet) et en quatre LP peu après (04 août).

Agrémentés comme il se doit d’une multitudes d’inédits de choix entre prestations live et chutes de studio.

 Paru en mille neuf cent nonante neuf, faut il rappeler que cet album fait office de pierre angulaire dans le genre.

Mais au fait, c'est quoi ce genre ?

 Info ici.


Un an à peine après avoir sorti « Versions », qui signait une altération de perspectives dans sa discographie, Nika Roza Danilova, alias Zola Jesus, dévoile les titres de son successeur.

« Taiga », qui sortira en octobre et sera suivi d’une tournée (de passage le 14 novembre au Botanique) et dont le mix final a été confié à Dean Hurley (David Lynch, Danger Mouse, Sparklehorse) est annoncé par son auteur comme son album le plus accessible à ce jour.

 

 En regard de ce personnage singulier, gageons que son interprétation n’en sera nullement affectée.

 Tracklist 

 Taiga

Dangerous Day

Dust

Hunger

Go (Blank Sea)

Ego

Lawless

Nail

Long Way Down

Hollow

It’s Not over

 



lundi, 21 juillet 2014 15:34

Overdrive

Vingtième album en 33 ans de carrière pour les sympathiques Japonaises, dont le sommet en terme de carrière demeure à ce jour l’indéfectible admiration de Kurt Cobain, de son vivant, pour ce trio issu d’Osaka.

« Overdrive » explore aujourd’hui le Hard (?) Rock des seventies, en version lollipop.

Montagnes russes entre son gras et mélodies vocales sucrées.

L’inventaire recense dix guitares, deux basses, trois amplis et une pléiade d’effets divers.

Manifestement, le son rappelle celui des elpees de Thin Lizzy, Black Sabbath et Deep Purple, circa 70, mais le contraste avec le contenu bubble-gum est pour le moins troublant.

Les titres en sont l’illustration : « Dance To The Rock », « Shopping », « Like A Cat », Green Tea », rien qui n’inspire ici une poussée éhontée de testostérone.

Scandés de façon puérile, les lyrics (qui, vous l’aurez deviné, ne sont pas le point fort du combo) sont à prendre au second degré ; ce qui fait passer le projet pour un pastiche.

Pourtant, cet opus semble avoir été pensé comme un hommage à cette période dorée du Rock.

Le résultat reste distrayant et permet quelques dérapages de l’imagination cocasses (j’ai eu cette vision de Lemmy arborant des couettes et sirotant un jus d’ananas auprès d’Ozzy en bikini à pois), mais c’est loin d’être transcendant.

Au final, celles qu’on qualifie de Ramones d’Osaka résistent courageusement au temps, mais leur Pop acidulée sur fond de riffs de guitares gonflés d’overdrive reste une recette, certes fraîche, mais relativement insignifiante.

 

lundi, 21 juillet 2014 15:25

Gravez

La plaque commence de manière on ne peut plus fortuite par une intro instrumentale branlante mais qui déjà devrait mettre en avant certains indices en même temps que l’eau à la bouche.

Quelques instants plus tard, quatre mesures d’une basse aux épaules bien carrées se chargent de dégager la piste autour d’elle. Quatre mesures, un temps, et « Graves » s’installe comme un hymne surf garage reléguant The Drums dans un cabanon au fin fond d’une plage déserte.

Le chant rappelle à premier abord Ian Brown (surtout le timbre) ; mais tout au long de l’album, on imagine surtout un croisement entre les cordes vocales de Ian Svenonius (The Make-Up, Nation Of Ulysses, Chain And The Gang) et de Julian Casablancas des Strokes (NDR : en sévère panne d’inspiration depuis longtemps).

En y ajoutant une gratte facétieuse qui titille le chorus de façon ludique, une basse toujours bien présente, telle un pilier soutenant l’ensemble en équilibre subtil tout autour d’elle, et une production maison qui surclasse aisément celle de Steve Albini, au hasard (mais vraiment au hasard, hein !), on obtient la recette d’un élixir de jeunesse que je recommanderais volontiers à tous.

L’album s’achève trop tôt, avec en ‘outroduction’ les mêmes mélopées étranges qui lançaient cet album vers lequel on a qu’une envie, à savoir y revenir immédiatement.

Torontois, ces quatre jeunes gens (une fille, trois garçons) viennent, en gravant ce deuxième album, de signer le hold-up parfait.

Imparable comme les premiers Pavement, jouissif comme toute la discographie de Ty Segall et lumineux comme un orgasme commun à tous les noms cités dans cette rubrique.

« Gravez », le sex toy de l’année !

Le 7 septembre au Charlatan à Gand.

 

lundi, 21 juillet 2014 15:19

Lazers + Battlesbridge

Deux amis de longue date, pas inconnus par ici, éloignés par deux continents distincts, aidés de deux ordinateurs et d’une liaison internet.

Il n’en fallait pas plus pour donner naissance à Crown Estate, projet bicéphale, bipolaire, bifurqué et surtout vachement bi(en) foutu.

Si la distance se compte en miles entre Hong Kong, Oakland et Londres, le talent de cette paire, elle, se compte en bits.

Auteurs d’un premier single irrésistible au sortir de 2013 (« Battlesbridge »), le tandem remet le couvert à l’entame de l’été, en publiant un « Lazers », toujours aussi inspiré et des plus excitants.

Oublions donc totalement leur passé respectif au sein de Rosa Mota, formation phare de l’underground nineties à laquelle ma propre histoire est trop intimement liée pour nous focaliser sur la quintessence de ces deux titres.

Car s’il est difficile de juger sur la longueur un projet disposant à ce jour d’une unique carte de visite recto/verso, il s’avère, à l’écoute de celle-ci, que leur potentiel est énorme.

Commençons donc par « Battlesbridge » et son introduction graduelle, lancée par une boîte à rythmes délicieusement vintage, sous une pluie digitale.

Lentement, Sacha Galvagna tisse une toile délicate sur laquelle la voix de Julie Rumsey, enrobée d’un voile de distorsion, vient secouer les fils de soie.

Cette Electro sensuelle, bientôt greffée d’un groove lancinant monte en puissance tout au long de ces trois minutes trente-cinq et laisse en suspens nos désirs naissants.

« Lazers », quant à lui, est un titre jouant avec des sonorités enfantines et affiche un aspect Pop plus prononcé.

La voix, la mélodie, toutes deux plus candides, se promènent sur un tempo plus élevé, se perchent au sommet d’un rythme espiègle pour mieux en dégringoler en grappes lumineuses comme une cascade de faisceaux lasers au milieu d’une nuit étoilée.

Plus direct que dans ces aventures parallèles (Charles Atlas, Carta, et autres projets personnels dont la sombre magnificence de The Last King Of England, entre autres), Sacha Galvagna appose ici son style et l’affine pour épouser parfaitement l’univers de sa compagne de jeu.

Mariant de fort belle façon rythmique faussement évidente et accroche mélodique entêtante, comme une ritournelle obsédante, le duo apparaît d’étroite connivence, malgré le temps et la distance qui les séparent.

Reste à éviter le danger d’un processus de travail lent et minutieux et à donner suite au plus vite à ces deux titres au regard desquels, on peut déjà miser beaucoup d’espoir en ces deux têtes couronnées.

« Battlesbridge », « Lazers » ainsi que deux autres titres (dont l’intrigant « Skin ») sont en écoute sur le soundcloud du groupe. Et c'est ici

 

lundi, 21 juillet 2014 15:07

Acquaintances

La justification d'une conviction dépend simplement d'un fait établi.

Démembrant allégrement cette théorie étirée en complexes réflexions mathématico-humanistes chères au philosophe Bertrand Russel à qui le groupe doit son nom, Acquaintances taillade, désosse, piétine et démantèle tout sur la longueur de ce premier essai.

Somme de noms au travers desquels on redécouvre avec plaisir l’Amérique sous un angle érodé par le bruit et la déconstruction méthodiste du rock, le groupe réunit des membres de Ted Leo And The Pharmacists, Don Caballero ou encore The Poison Arrows.

Dans l’exacte lignée d’Atombombpocketknife, l’une des multiples formations au sein de laquelle a évolué Justin Sinkovich, dont on retrouve la patte et la voix sur la plupart des titres, Acquaintances ne se résume pourtant pas à un passe-temps pour musiciens débordant d’énergie.

Véritable vivier incendiaire, le long playing, qui s’inscrit dans une veine Garage des plus venimeuses, regorge de titres efficaces, directs, et habilement déstructurés.

Sombre mais pas noir, le venin s’écoule comme un flot de lave entre les tympans et génère un enthousiasme digne d’une boisson énergétique.

Guys, very pleased to make your Acquaintances !

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