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Akim Serar

Akim Serar

jeudi, 20 mars 2014 00:00

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Retour en terre connue d’un vagabond céleste.
Robin Proper Sheppard se carapate maintenant depuis deux décades, fuyant son passé mais le rappelant à cor et à cri au travers de chansons parfois terriblement poignantes et souvent déconcertantes de vérité.
Il est parfois irritant dans son impudique effeuillement du mal adolescent, mais pourtant si vrai, authentique et fichtrement sympathique, qu’on finit toujours pas lui pardonner ses excès de pathos.
Un retour marqué par les souvenirs ancrés entre les murs de Bruxelles, où Robin a vécu quelques années avant de reprendre la route, cherchant ailleurs ce qui ne se trouve nulle part.
Un concert de retrouvailles, annoncé par un single (téléchargeable gratuitement sur Bandcamp) au titre en forme de balle dans le pied (“It’s Easy To Be Lonely”) mais qui va prendre corps ce soir dans un final majestueux où le groupe, soutenu par un chorale, va définitivement dévoiler la magie de Sophia.

New Found Land n’a pas laissé de traces indélébiles dans les esprits à l’heure où le collectif Sophia monte sur l’estrade. Au plus le sentiment diffus d’un sympathique interlude.

Accompagné de son nouveau line-up, Robin, le sourire suspendu aux lèvres est heureux de retrouver son public.

Car entre l’ancien God Machine et la Belgique, c’est une histoire d’amour.

Et l’amour, c’est le fond de commerce de Sophia.

Surtout dans sa veine la plus tourmentée.

De nombreux souvenirs viennent donc émailler le concert, dont le cours, tantôt calme, tantôt tumultueux, va se jeter au final dans la rivière.

Les premières notes se déposent timidement comme autant de vagues sur une plage paisible et triste. Puis le sourire de Jimmy Fernandez, l’ami parti précocement il y a presque vingt ans déjà, vient auréoler l’espace de sa présence.

Ainsi s’ouvre la valse du chagrin, qui tangue dans la voix et s’invite dans chaque arpège, sur chaque accord plaqué.

Les anecdotes dévoilées avec ce grain particulier, celui de la vérité, rappelant la genèse des deux premiers albums, majoritairement représentés  ce soir.

Adam Franklin et Jeff Townsin, les fidèles acolytes de l’ombre, assurant l’équilibre et relevant le nez de la barque quand celle-ci menace de sombrer.

Parfois, les mots s’échappent de la caboche de Robin, se jouant de lui, se dérobant à sa mémoire sous le feu de turpitudes émotionnelles.

Mais le navire fait front, l’équipage est soudé, et personne dans l’assistance ne semble rester à quai.

Comme à l’accoutumée, “The River Song” vient achever la première partie, dans un final puissant, secouant, bouleversant comme une tempête existentielle.

Après un court laps de temps, Robin revient seul interpréter un morceau acoustique, laissé au choix du public (“The Death Of A Salesman”, autre chanson dédiée au bassiste de God Machine qui figure sur “Fixed Water).

Ensuite, le reste du groupe le rejoint sur les planches de l’Orangerie pour deux autres titres avant l’apothéose  “It’s Easy To Be Lonely”, porté par un choeur et une instrumentation grandioses.

Le public est comblé, le groupe ravi. Le contraire aussi.

Dès sa sortie de scène, Robin viendra tailler la bavette en compagnie des fans, tout à la joie de partager quelques instants avec lui.

Sans chichis, en toute simplicité.

À l’image de sa carrière.

(Organisation Botanique)

mardi, 18 mars 2014 10:59

Michel enfonce le Cloup

Peu d'artistes peuvent se targuer d'avoir goûté au succès tout en restant fidèles à eux-mêmes.

Exemple remarquable dans ce registre, Michel Cloup s'est depuis réinventé ou plutôt, a poursuivi inlassablement de creuser le sillon du terrain sonore enrichi par les guitares rageuses de feu Diabologum.

En duo avec Patrice Cartier depuis deux mille dix, le ton s'est depuis apaisé, mais pas le propos.

Avec toujours la même volonté de se démarquer et de gagner la liberté.

Une aventure riche d'émotions où les mots se transforment en guides aventureux sur des terrains escarpés.

Après « Notre Silence » dont l'atmosphère claustrophobe traitait du deuil, l'espace s'est depuis ouvert sur « Minuit Dans Tes Bras ».

Le duo est de passage ce 12 avril à l'Escalier de Liège.

 

 

vendredi, 14 mars 2014 11:41

Nature Noir

Le psychédélisme sombre est sans doute un de ces genres prisés du moment. Il n’en reste pas moins que certaines facettes de ce prisme paraissent plus éclatantes, se démarquent de la masse et leur lumière se réfléchit plus longtemps dans le temps, là où d’autres pâlissent rapidement.

De ces groupes incontournables de ladite scène, Crystal Stilts possède tout le talent et la maturité pour s’en extraire aisément.

En l’espace de quelques disques, le combo de New York city s’est vite imposé dans le milieu.

Pourtant, ce qui fait leur différence semble impalpable.

Est-ce cette nonchalance dans la voix, le son sixties nourri au eighties ou les mélodies subtiles qui parsèment leur discographie, qui fait mouche sans qu’on s’en aperçoive forcément?

C’est sans doute une question d’alchimie et de dosage de ces divers éléments. Mais surtout, et c’est une nouvelle fois, ici, le cas, de réelles aptitudes à torcher des chansons au feeling particulier et aux gimmicks imparables.

Donc, à l’entame de ce troisième album, le riff implacable de « Spirit In Front Of Me » balise d’emblée les lieux, nous entraînant sur ces itinéraires déjà parcourus, mais qui serpentent pour notre plus grand plaisir au milieu de nuits opaques transpercées d’éclairs multicolores.

Le son. Une identité propre au groupe comme une signature dont la décortication emmène dans des chemins de traverse où il fait bon se perdre.

Parsemé de quelques audaces, mais indéniablement signé de la même élégance détachée que les précédents essais, « Nature Noir » est un album irrésistible, dont les écoutes successives procurent non seulement une excitation accrue, mais qui plus est le plaisir de subtiles découvertes.

Ajoutons-y des influences qui ne se bornent pas au genre en question mais que les poulains de l’écurie Sacred Bones (soit déjà une solide référence en soi) lorgnent subtilement dans divers courants musicaux qui sous leur houlette se transforment en un magma en fusion où les électrons se sentent libres de s’élever tout en revisitant le son de l’Amérique à leur guise.

Sommet du disque, le titre maître se tient en embuscade en avant-dernière position. Le temps  de s’en détacher (chose guère évidente tant l’arpège mélodique est accrocheur et… élévateur) et l’écoute se termine dans les dernières notes de « Phases Forever », soit une brumeuse introspection accompagnée de cordes qui laisse la fin en suspens, suspendue dans l’air comme une bulle prête à éclater à tout instant.

Reste immanquablement un goût de trop peu et donc l’envie de se remettre en selle immédiatement pour une nouvelle chevauchée en « Nature Noir ».

 

mercredi, 05 mars 2014 09:12

Sophia : toujours la même chanson…

Une nouvelle compo de Sophia est téléchargeable gratuitement sur le Bandcamp du groupe (http://sophia.bandcamp.com).

“Easy To Be Sad”, un titre qui se résume en lui même, puisqu’il aborde l’éternelle thématique chère à Robin Proper Sheppard depuis la fin de The God Machine.

Rien de neuf à l’horizon, puisque cette chanson pourrait être issue de n’importe quelle chute de studio de l’un de ses précédents albums.

Une déception qu’on tentera de tempérer en retrouvant notre ami prochainement sur scène.

Trois dates à venir, trois dates à retenir:

19.03 – c-mine, genk
20.03 – botanique, bruxelles
21.03 – de kreun, Courtrai

 

jeudi, 27 février 2014 00:00

Black Tar Prophecies Volumes 4, 5, 6

Recueil de titres épars concoctés entre deux albums, ce volume 4, 5, 6 fait logiquement suite au 1, 2 et 3, publié en deux mille six. Entre-temps, le groupe de Portland nous avait gratifié, en deux mille onze, d’un opus de haute volée, “Deep Politics” en l’occurrence.

Instrumentale, la musique de Grails puise ses racines dans les circonvolutions du psychédélisme Rock circa seventies et se pare d’un mysticisme sombre tissé d’ambiances crépusculaires.

Une collection d’expérimentations diverses, de collaborations multiples et de raretés, mais dont le résultat affiche néanmoins une uniformité impeccable.

Du mystérieux et inquiétant “I Want A New Drug” initial, se dégage un climax oppressant dont la longue traîne semble serpenter comme un fil conducteur vers l’abysse.

Flagellé de nombreux éclairs lumineux sous cette voûte céleste plombée, “Self Hypnosis” lui emboîte le pas, semblant serti d’une aura de lumière dorée, un halo fait de riffs transversaux et d’arpèges scintillants, contrebalançant quelques fulgurantes incursions de bruits grinçants.

Après ces huit minutes au souffle retenu, l’ambiance intrigante de “Invitation To Ruin” pose délicatement ses pas dans la poussière étrange d’un songe brumeux où Amon Tobin pourrait facilement s’abandonner.

Le son caractéristique de la pédale Fuzz et les solos bien sentis coupent court à ce songe, mais “Wake Up Drill II” n’est pas un simple pavé lancé dans la marre.

Sa structure toute en évolutions et circonvolutions sinueuses s’élève au delà des nuages noirs, là où divers astres solaires se sont donné rendez-vous.

Un clavier ouvre “Up All Night”. Quelques cordes viennent s’y greffer, afin d’éveiller la curiosité et insuffler douceur et légèreté en milieu de parcours.

Retour ensuite aux rythmiques ensorcelantes sur “Pale Purple Blues”, aux mélopées enivrantes de “Chariots”, avant l’interlude onirique “New Drug II”, extrapolation de l’introduction à cet LP.

Caractérisé par sa structure différente, “A Mansion Has Many Rooms” renvoie à la première période du groupe. Soit un morceau plongé dans une mélancolie teintée de Post Rock.

“Corridors Of Power III” se décuple alors par effet miroir et sa rythmique orientale sert de tremplin aux grains de sable qui échappent au temps.

Un temps qui semble avoir disparu à l’entame de ce disque et qui est à présent éparpillé aux confins du monde des rêves où Grails nous emmène de dune en dune.

Balayé d’arpèges folk, “Ice Station Zebra” ressemble au vent qui souffle, tranquille sous l’azur ; et enfin “Penalty Box” clôt le chapitre en empruntant un format industriel.

Assurément, le groupe de l’Oregon frappe fort et juste ; et si ce recueil de titres est le ponton qui nous permet de nous avancer vers un nouvel horizon, c’est impatiemment que j’attends de voir se dessiner la silhouette de son successeur.

En concert:
Le 15 mars au Beursschouwburg, Bruxelles
Et le lendemain au Trix, à Anvers.

jeudi, 27 février 2014 16:52

In Girum Imus Nocte

Das Simple est un projet biscornu dont les membres semblent prendre un malin plaisir à brouiller les pistes. Il n’a, par conséquent, rien de simple à proposer à l’aube de ce second album.

Destructeurs patients de toute évidence et disséqueurs habiles de toute ligne droite, nos lascars leur préfèrent de loin les chemins de traverse et de préférence, les plus tortueuses…

Si suivre leur sillage est parfois ardu, il n’en reste pas moins que le trio marseillais s’arrange toujours pour s’assurer que nous ne nous sommes pas perdus en route.

Haletant, l’auditeur se voit offrir quelques salvatrices bouffées d’air bienvenues, avant de retrouver un rythme effréné jusqu’au prochain sommet.

Maniant l’art du second degré avec un sens certain du potache poussé à l’extrême (Cf. le titre “Quand LA Chine S’Eveillera Dans Ton Cul, Ça Fera Toujours Moins Mal Que l’Afrique”) les trois jeunes gens développent une série impressionnante de braquets, et les suivre tout au long de ce disque requiert une condition musicale certaine.

Si fatigante que paraît cette escapade, elle n’en reste pas pour autant dénuée d’intérêt.

Il y a parfois de l’esbroufe, un défaut de jeunesse qu’on pardonnera bien vite.

“In Girum Imus Nocte” est une grande bouffée d’oxygène en haute altitude.

Les effets secondaires (tournis, nausées et autres pertes de consciences) sont donc des risques à ne pas prendre à la légère, avant de se lancer dans l’aventure.

Mais si vous vous décidez à franchir le pas, foncez tête baissée, sans même vous retourner!

Au sein de cette orgie versatile, entre Math Rock, Noise et Jazzcore, nul doute que vous trouverez à la fois de quoi vous satisfaire et vous rebuter un brin, tant l’expression sonore part dans tous les sens.

Un univers dense et touffu comme une pelote de fil de fer d’où semble surgir une écharpe constrictor prête à vous avaler tout cru et vous régurgiter aussi vite.

Vous êtes prévenus !

 

mercredi, 26 février 2014 16:16

The Horrors: heavier, weirder and wilder.

Annoncé pour le 5 mai prochain, “Luminous”, quatrième album du groupe sera, à en croire ses membres plus lourd, plus dingue et plus sauvage.

Une excellente nouvelle en soi, non?

Tracklisting:

Chasing Shadows
First Day Of Spring
So Now You Know
In and Out Of Sight
Jealous Sun
Falling Star
I See You
Change Your Mind
Mine and Yours
Sleepwalk

www.thehorrors..co.uk

http://www.youtube.com/watch?v=CN0jkdTvl9s

 

mercredi, 26 février 2014 16:15

Fastlane Candies en espagnol dans le texte

Le groupe liégeois Fastlane Candies nous offre cette semaine une chute de studio.

Issu de l’enregistrement de leur très recommandé album « Telenovas », « Entre tú y yo » est téléchargeable gratuitement sur Soundcloud.

Oui, le titre est chanté dans la langue de Cervantès et non, il n’y a pas de castagnettes !

Pour vous faciliter la vie, voici le lien : https://soundcloud.com/fastlanecandies/entre-t-y-yo_free-download

 

samedi, 08 février 2014 02:00

Festival La Ferme 2014 : samedi 8 février

Pour une première, le festival a répondu aux attentes.
Celles de son organisateur pour commencer. Car la soirée a tenu toutes ses promesses recueillant de très bons échos de la part d’un public venu, si pas nombreux, du moins enthousiaste.
Pour les spectateurs ensuite, qui pour un prix dérisoire ont profité d’une excellente soirée, dans un cadre prestigieux à l’acoustique exceptionnelle.
Enfin pour les groupes qui ont rarement l’occasion de se produire dans un tel espace où toutes les conditions sont réunies pour optimiser une performance.
En résumé, cette première édition en appelle donc forcément une seconde ; et on l’espère, un succès croissant.

Obligations du week-end obligent, j’arrive un chouia trop tard et manque la performance des Anglais de The Physic House Band, que certains qualifieront par la suite d’‘honnête’.

Grand bruit ne sera donc pas fait de leur passage.

A contrario, Scarlett O’Hanna marque de son empreinte le début de soirée par une prestation enlevée et nerveuse qui contraste avec certains de ses shows plus intimistes.

En formule trio, les compositions prennent corps et résonnent différemment, s’accaparant l’espace ; ce qui n’est pas une mince affaire dans ces lieux à la voûte céleste haut perchée.

Une maîtrise parfaite de son sujet et une attitude authentique soulignant un répertoire finement ciselé. Pas à dire, cette jeune fille à la silhouette découpée dans la pellicule du film « I’m not there » a la carrure d’une belle promesse.

Les Billions Of Comrades n’ont pas eu le même impact, même si leur concert plein d’énergie a suscité l’intérêt d’un public attentif.

Contrairement à ce qu’ils m’avaient laissé entrevoir au PacRock en septembre dernier, leur set de ce soir semblait convenu et formaté.

Un Electro Rock enlevé mais peu convaincant au final.

Les Japonais de Lite, quant à eux, vont ravir les amateurs de Math Rock, grâce à leurs prouesses techniques moulinées à coups de bravoure.

Autrement dit, tout ce qui m’exaspère et surtout m’éreinte rapidement.

Ok, c’est super bien foutu, balancé avec un savoir faire épatant, et dans le registre, ils se démarquent certainement, là où bon nombre se contentent de singer les maîtres du genre.

Mais comme vous vous en doutez, ce n’est pas ma tasse de thé.

Je laisse donc refroidir mon effusion et m’en vais tranquillement siroter quelques bières dans le hall dont la décoration élégante est dédiée aux artistes de passage en ces murs (et ils sont légion, notamment par le biais de l’émission D6bels).

Pendant ce temps, les Français de Quadrupède préparent leur set face à votre serviteur.

Assurant l’interlude avant la tête d’affiche de ce soir, le duo de bipèdes va s’exécuter dans un périmètre circonscrit à quelques centimètres carrés.

Ce qui n’enlève rien à la qualité de leurs titres mélancoliques lovés dans une fourrure hirsute tachée de rythmiques imparables.

Un très bon moment malheureusement noyé dans une lumière un peu crue.

Enfin, lors de la clôture, les très attendus Irlandais de Girls Names vont nous offrir le set que la plupart d’entre nous attendaient impatiemment depuis des mois.

Pour rappel, un passeport égaré en dernière minute à la frontière, avait forcé le band à faire l’impasse sur leur dernière mini tournée, et en particulier leur participation au Pacrock festival de Pont-à-Celles.

Fiers détenteurs d’un des meilleurs albums de l’an passé (« The New Life ») aux résonances divinement New Wave sans jamais être éculées, les quatre jeunes gens ont certainement apprécié l’accueil réservé par une frange de fans réunis devant de la scène et marquant, avec entrain, leur joie de les entendre ici même.

Une joie néanmoins atténuée par l’absence totale de titres antérieurs à leur dernier opus.

Exit donc les morceaux pourtant irrésistibles de « Dead To Me », album de deux mille onze qui regorgeait d’hymnes nihilistes absolument incontournables.

‘Bury Me In A Wall Of Sound’ clamaient-ils à l'époque, sur un air détaché. Mais plus aujourd'hui manifestement, alors que nous, nous attendions fébrilement de les porter aux nues.

Ce soir, malgré l’efficacité de titres plus matures, le set semble un rien trop linéaire, là où justement des plages comme « I Lose » auraient assurément fini de mettre à terre un public largement acquis à leur cause.

Une attitude sans doute honnête mais qui laisse planer le doute sur les raisons d’un tel renom d’un passé encore si présent.

Et les explications de la bassiste après coup n’ont certainement pas convaincu les quelques fans venus l’interroger (‘nous ne savons plus les jouer’ semblant une bien mince excuse).

Mais ne boudons pas notre plaisir.

Le quartet a au final délivré un excellent concert, de loin le meilleur d’une soirée résolument ouverte aux découvertes.

Alors que les fûts de bière se vident dans un dernier râle (émis principalement par des gosiers encore secs), le rideau se referme sur la naissance d’un festival, encore petit, mais qui pourrait bien, à l’instar d’un certain micro festival liégeois, grandir et faire parler de lui.

(Organisation : Ferme du Biéreau / Centre Culturel Du Brabant Wallon)

 

samedi, 08 février 2014 12:23

The Optical Sound Of The Hypnotic Eye

Le rétroviseur balayant le spectre des années 60/70 dans son oeil inamovible, ce quatuor londonien aux relents Psych Rock ne tient pas à se démarquer de ses glorieux aïeuls mais plutôt à leur rendre un hommage appuyé.

Si le premier titre laisse craindre le pire (“Man From The CIA” au pitch vocal inutilement accéléré), la suite du long playing rattrape fort habilement le coup.

Certes, l’ensemble est imbibé jusqu’à la mœlle de références datées et certains gimmicks semblent outrageusement pompés à gauche et à droite, mais il faut reconnaître que l’ensemble tient pas mal le cap.

Certaines sorties de route étant même fichtrement emballantes (le duo sur “Readin’ Your Will” ou l’impeccable “San Antone”, entre autres).

Remarqué pour quelques reprises en face B de leurs singles (“I Want Candy” des Strangelove principalement), The Hypnotic Eye sait y faire en matière de revival, ne craignant pas l’excès de mascara pour surligner cet unique globe oculaire.

Ainsi en va-t-il de leur patronyme, emprunté à un film fantastique datant de 1960.

Jusqu’aux moindres détails qui composent cet objet dans ses moindres recoins (typographie, imagerie, sonorités et titres empruntés à d’autres répertoires).

Bref, un disque moderne reflétant une époque loin d’être révolue et qui sans faire d’ombre aux originaux, perpétue le culte d’un certain Rock acide, mais couvert de fleurs…

Un opus assuré de s’attirer la sympathie du diable…

 

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