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Akim Serar

Akim Serar

samedi, 11 janvier 2014 16:48

La Ferme ! On écoute !

Outre le fait d’accueillir l’émission D6BEL On Stage, la Ferme Du Biéreau propose de fort intéressantes affiches au cœur du Brabant Wallon.

Pour son premier festival Pop Rock, l’enceinte aux allures rurales bordant Louvain-La-Neuve se dote de quelques noms très alléchants dont une tête d’affiche des plus excitante puisque les Irlandais de Girls Names viendront défendre leur magnifique album « The New Life ».

Cela se passera le samedi  08 février dès dix huit heures trente.

Le line-ip complet et les infos pratiques ici 

 

 

 

samedi, 11 janvier 2014 16:47

Dans l’œil du Telescopes

‘Shoegazing’ : un terme ironique qui désignait à l'origine tous ces musiciens aux yeux rivés vers leurs pieds. C'était la glorieuse période des nineties.

Avant que ce sobriquet ne se transforme en courant musical majeur et voit l'essor de groupes et de labels mythiques, aujourd'hui fièrement revendiqués.

Ainsi, issu de l'écurie Creation, The Telescopes est sans doute l'un des groupes pionniers du genre et certainement une figure emblématique de la scène anglaise avec comme carte de visite, un album éponyme  restant l'une des pierre angulaires dans le registre.

Depuis cette glorieuse période, loin de toute ambition mercantile et avare de succès, Stephane Lawrie et les siens continuent leur route tambour battant (et guitares en avant), distillant ça et là quelques albums inégaux mais pertinemment honnêtes.

Fidèles à leur ligne de conduite irréprochable, ils viendront défendre à Liège l'excellent « Harm », paru fin d'année.

Dressant un véritable mur du son au milieu de l'Escalier.

Et vous seriez bien inspirés de vous y trouver !

The Telescopes : Liège, l'Escalier, mercredi 29 janvier.

 

jeudi, 09 janvier 2014 16:06

Lost

Poursuivant son aventure solitaire en compagnie d’invités triés sur le volet, le Danois Anders Trentemøller donne enfin une suite à « Into The Great Wide Yonder », paru en deux mille dix.

Et puisqu’il est question de comparaison, j’affiche d’emblée toute ma déception.

L’unité semble s’être effritée, et s’il n’est pas question d’un album raté, « Lost » ne possède ni la grâce, ni l’intemporalité du précédent opus.

Il recèle de très bons morceaux, garde une certaine cohérence dans l’ensemble, mais souffre d’un défaut majeur : il s’efface trop souvent derrière ses invités.

Du coup, la liste exhaustive de ceux-ci confère à l’ensemble une impression de patchwork, sorte de grande fresque rapiécée.

Allant jusqu’à donner cette impression que Trentemøller passe de rôle d’hôte de marque à invité de luxe.

Bref, la majeure partie des titres ressemble davantage à des remixes qu’à des compositions originales.

Et si les univers ici présents ne sont certes pas incompatibles (de Low à Blonde Redhead en passant par Lower Dens), l’homogénéité générale s’effiloche au fil du parcours.

Trentemøller signe donc une très jolie compilation de réinterprétations personnelles du répertoire de ces groupes qu’on imagine très facilement trônant fièrement dans sa collection.

En se faisant plaisir, l’artiste nous gratifie quand même de bons moments.

Mais j’attendais nettement plus de la suite à ce monument que restera son précédent LP.

« Lost » constitue donc à mes yeux une jolie vitrine à contempler sans désir exacerbé.

jeudi, 09 janvier 2014 16:04

Shiny Darkly

Celui là, je m’étais bien gardé de vous en parler.

Et pour cause.

Relégué dans mon esprit au titre d’album abscons (faux souvenir d’une écoute manifestement jamais réalisée) et perpétuellement placé à la base de ma colonne de disques à écouter, j’étais passé totalement à côté...

Arrive le grand jour où finalement je me décide à repasser la galette, et… Ô ! Surprise !

Circonspect, j’assiste à ma totale abdication en moins de trois minutes trente-six, soit le temps pour le premier morceau (« Into The Shade ») de faire voler en éclats mes réserves injustement nées de souvenirs tronqués.

Donc, résumons : Shiny Darkly est un combo réunissant trois jeunes danois qui a jeté son dévolu sur le Rock & Roll version blouson de cuir à la MC 5, lunettes de soleil rivées sur le nez, façon Crocodiles, et carburant à l’huile de moteur aux effluves Black Rebel Motorcycle Club. Passé quelques trips hallucinogènes chez leurs frangins de Psyched Ills, ils se sont mis en tête de pondre quelques ritournelles obsédantes, nonchalamment enduites de cambouis dans un Garage et délicieusement matinées de second degré (un titre comme « Draculala » ne laisse planer aucun doute sur la question).

La cadence est spectrale, hypnotique, mais pas délestée de mélodies mordantes comme le baiser d’un vampire éternellement juvénile.

La réverb’ place le spectre sonore dans la lignée de The Horrors, les lignes de basse dans les sillons de Spectrum et le glacis noir et blanc destiné à faire briller l’ensemble évoque les productions de Sacred Bones Records.

Mais loin d’être une somme de références, ce ‘six titres’ se révèle bien plus contrasté qu’il n’y paraît et m’oblige à faire amende honorable.

Un réel plaisir dans ces circonstances.

Shiny Darkly : l’histoire d’un disque négligé qui d’un rugissement de trique a réussi à prendre en otage mes burnes.

 

jeudi, 09 janvier 2014 16:02

Our Nature

C’est stipulé dans la bio : « Our Nature » est une collection de chansons Pop Catchy sur fond de textes empreints d’une certaine dramaturgie.

En résumé, les textes veulent se démarquer et la musique entend accrocher directement l’oreille du mélomane.

Et si Savoir Adore ne manque pas de savoir-faire dans ce registre, cet ensemble de charmantes vignettes très travaillées manque cruellement de relief.

En effet, au final, aucun titre ne tire réellement son épingle du jeu.

Un brin intellectuellement factice, la musique de Savoir Adore reste agréable mais sans plus.

Le duo de voix est sympathique (on pense parfois à Echobelly) et les compositions sont assez efficaces pour toute radio formatée.

Pour le reste, « Our Nature » reste un album dispensable.

 

jeudi, 09 janvier 2014 16:01

Personal Space

Au rayon frais de votre étalage de Pop bien achalandée, vous avez sûrement dû remarquer une belle pièce appétissante au détour d’un festival, cet été.

Une belle présence, un charisme naturellement aguicheur, des chansons mûres et dont le bagout assurait l’enthousiasme tout autour de vous.

Mais si, souvenez vous !

Vous avez d’abord pensé assister au set d’un de ces groupes anglo-saxons injustement snobés par leur mère patrie.

Puis, saisissant quelques mots de français au passage, vous avez réalisé qu’il s’agissait d’une énième pépite de notre Royaume.

Avant de succomber totalement à l’évidente maîtrise de ces jeunes gens sans plus vous soucier de leurs origines.

Et bien Montevideo, qui n’en est pas à ses débuts, est à présent doté d’une très réussie carte de visite, façonnée sous la forme d’un album dix titres de classe folle.

Entre sonorités de claviers et séquenceurs eighties (OMD, Eurythmics), clin d’œil appuyé à la vague Madchester (le très Happy Mondays et simplement intitulé « Madchester »), Dancefloor (« Horses ») et élégance Brit Pop (partout), « Personal Space » s’approprie les genres et les restitue dans une dimension qui lui est propre et surtout particulièrement convaincante.

Si je devais paraphraser Magritte, à qui l’illustration de la pochette emprunte son esthétique, j’ajouterais : ‘Ceci n’est pas de la Pop’.

 

jeudi, 09 janvier 2014 16:00

Dunes (Ep)

Quatre titres, c’est un peu maigre pour se forger une idée ; mais qui suffisent parfois à plomber définitivement tout jugement.

Ici, l’impression générale reste positive après ces quatorze minutes de plongée en apnée dans les années 90.

Croisement malicieux entre Cure, Slowdive, et Swervedriver, la photo des Pale Saints accroché en bandoulière, « Dunes » ravive son quota de bons souvenirs aux mélancoliques…

Pas encore assez personnel mais néanmoins prometteur.

A noter qu’un second Ep quatre titres (« Don’t Worry Baby ») est aussi disponible.

 

jeudi, 09 janvier 2014 15:58

Land Lines

C’est un long hiver qui s’éternise, s’étend paresseusement.

A bien y regarder, il s’agit peut-être d’un doux été qui perdure.

Blotti au creux de cette indécision, la musique de ce trio caresse les nœuds logés aux creux des bois, là, dans cette forêt qui se dessine sous un ciel ouvert et dégagé.

Comme dans un rêve, toute sensation de froid ou de chaud semble superflue.

Enveloppés dans un voile cotonneux, les invités sont priés de laisser leurs chaussures couvertes de boue sur le pas d’une porte.

A l’intérieur d’un cabanon, au milieu d’une lumineuse clairière, les trois hôtes nous débarrassent de nos états mentaux (manteaux ?), ces gabardines doublées de doutes et de questionnements.

Pensent nos petits chagrins et réfléchissent à deux fois avant de nous renvoyer notre image, fatalement floue, diffuse dans un halo bienveillant.

Collection de chansons composées en solitaire pendant quatre années sabbatiques et recousues ensemble, ce premier essai est joliment troussé.

On s’y prélasse agréablement, on y traîne avec plaisir, sans songer au réveil.

Car sans doute, dès que celui-ci surgira, il nous privera de tout souvenir.

Alors, tant qu’on est sur place, on profite du moment, en regardant les vignettes oniriques qui courent sur les murs, les plafonds, et réverbèrent la lumière d’une journée sans fin.

 

jeudi, 09 janvier 2014 15:54

Qibla Wa Qobla

Étonnant et déconcertant sont les deux termes qui traversent d’abord l’esprit, à l’écoute de cet album.

L’ambivalence de cultures musicales aussi éloignées que le Folk Americana et la musique traditionnelle arabe laisserait craindre le pire quand il s’agit de marier les deux sous un même dénominateur commun ; mais force est de constater que Jawhar tire admirablement bien son épingle du jeu.

La majeure partie de l’elpee est chantée en arabe, et loin d’être un obstacle, cette option ouvre de nouveaux horizons à ce qu’on a trop souvent tendance à cloisonner.

L’opus démarre comme du Sparklehorse à l’orée d’un désert, caracole au travers de dunes ensablées, de décors insolites où la langue maternelle de Jawhar Basti enveloppe de miel et de tendresse, enrobe les souvenirs d’enfance échappés et dessine les arabesques des jours à venir.

Une mosaïque chatoyante où Rock, Blues, Pop et Soufi ont appris à parler le même langage : celui de la musique universelle et intemporelle.

Quand les mots anglais s’invitent, ils sont accueillis avec chaleur et ferveur, et lorsque c’est au tour de la langue de Voltaire, (« Le Reste Est Ennui »), le ciel des mille et une nuits s’éclaire d’une poésie rédigée en lettre dorées.

Un fameux coup de pied aux conventions.

 

jeudi, 09 janvier 2014 15:50

Global Lows

Aucune chance d’y couper, donc autant l’annoncer tout de go : Oui Birdpen, c’est Bird pour Mike Bird et Pen pour Dave Pen.

Donc, dans ce projet à deux têtes, nous avons bel et bien une partie d’Archive.

Et puisque la voix nous ramène immanquablement à la formation britannique susmentionnée, les évidents rapprochements ne manquent pas de pleuvoir tout au long de cet LP.

Le climat emprunté est d’ailleurs tout aussi menaçant mais les similitudes ont tôt fait de s’éclipser à la lumière spectrale de compositions pleines de bravoure et il faut le dire, parfois un peu boursouflées.

Le ciel est plombé et les atmosphères sont oppressantes. « Global Lows » revendique une noirceur, parfois aussi surfaite.

Le spectre d’Archive n’est pas le seul à planer.

On pourrait citer celui du Radiohead de Tom York (« Nature Regulate »), de Bono ou encore plus évanescente, celle de The Cult (« Save Destroyer ») et donc par jeu de miroir, le reflet de Jim Morrison quand s’entrouvrent certaines portes.

Et puis on pourrait ajouter Editors pour le côté lissé d’une complainte inutilement ornée de fleurs savamment fanées.

La production de Jim Spencer (Oasis, New Order, …) assure une homogénéité digne d’un bloc de l’Est, version guerre froide, voire très froide, avec une précision chirurgicale qui fatalement nuit à la véracité du propos.

Certes, on peut concevoir des albums à la fois tourmentés et propres sur eux.

Mais on ne m’enlèvera pas de l’idée que plus la couche de vernis est épaisse, plus elle dissimule les craquelures de compositions malingres.

La nature humaine analysée sous ses coutures suintantes constitue le thème de prédilection de cet opus qui, vous l’avez deviné, ne se distingue pas par son optimisme.

Mais le groupe à l’intelligence de ne pas noyer l’ensemble sous une pathos exacerbée et si les pans de lumière se font rares, on évite quand même le piège de l’enlisement.

Compromis entre une production Pop léchée et une volonté farouche d’explorer des terrains de jeux plutôt minés, Birdpen conçoit de la noirceur propre, de la tristesse sans vague, du chagrin sans crasse.

Le résultat devrait donc séduire les moins exigeants, ceux pour qui une oreille suffit à aimer ou non un album.

Pour les plus tatillons, « Global Lows » constitue un produit bien ficelé mais dont l’emballage, aussi sombre et opaque puisse-t-il être, laisse transparaître quelques faiblesses dues sans doute à un manque d’authenticité.

 

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