• Sébastien le taulier !
    Sébastien le taulier ! Premier morceau de Sebastien Tellier depuis son album 'L'aventura' en 2014, 'A ballet' est une ballade moderne servie par un…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Se connecter

Nos partenaires

Newsletter

Restez informé en vous inscrivant à notre newsletter !
Please wait
Nicolas Balmet

Nicolas Balmet

mardi, 27 mars 2007 05:00

Introducing

Ce 11 avril, Joss Stone aura tout juste 20 ans. Pour fêter cet anniversaire, notre gamine de la soul dévoile un troisième album très attendu. Après le décevant « Mind Body & Soul », elle se devait de nous rappeler avoir été encensée lors de la sortie de ses « Soul Sessions », alors qu’elle n’était âgé de 16 ans… Hélas, mille fois hélas, on est envahi par une curieuse sensation de gâchis. La voix, sublime, domine certes les ébats avec une force qui a de quoi donner des boutons à toutes les Beyoncé du monde. Les arrangements sont également impeccables : le producteur et multi-instrumentiste Raphael Saadiq (Angie Stone, Erykah Badu, Kellis, etc.) a fait du très bon boulot. Mais à force de vouloir rallier trop de monde à sa cause en alternant les rythmes r’n’b, les effets pop et les élans soul, Joss Stone égare son talent dans un bien fade semblant de cohérence. Retenons tout de même quelques titres : « Tell Me What We’re Gonna Do Now » commis en compagnie de Common, le séduisant « Arms Of My Baby » ou encore le duo que partage Lauryn Hill, sobrement intitulé « Music ». Hormis ces quelques plages, on reste sur sa faim, non sans songer au potentiel immense de la diva qui se cache quelque part et risque, dans les années à venir, de gagner en maturité. Et là, ça pourrait faire très mal. 

 

 



mardi, 27 mars 2007 05:00

Broken voyage

Amis lecteurs, j'attends vos remerciements : je suis arrivé au bout, tout seul, comme un grand, des 22 minutes de ce bref mais éreintant « Broken Voyage ». Premières impressions à chaud : euh? Oui. Mais non. Enfin? peut-être. Impressions après réflexion : allez, d'accord, il y a une certaine recherche dans ce brouhaha noisy-punk aussi surréaliste que profondément décadent. Derrière les guitares torturées et la voix épileptique de la dénommée Kristy, on parvient même à déceler quelques mélodies. Mais la sensation d'étouffement est constante et épuisante, tant ce fascinant chaos détient quelque chose de carnassier qui n'arrive pas à exciter nos tympans. La cohérence est inattaquable, mais difficilement écoutable malgré la courte distance du trip. Une expérience, rien de plus.

dimanche, 25 mars 2007 01:00

Miracle of five

Une voix douce et des mélodies distinguées : c’est à peu près tout ce qu’Eleni a à nous proposer. Mais c’est beaucoup. Car elle nous détend, cette voix chaleureuse posée sur des airs semi-folk, semi-jazz qui ne demandent rien d’autre que d’être écoutés d’au moins une oreille… Ancien enfant de chœur, initiée au piano et au violon depuis l’âge de cinq ans et demi, Eleni signe un cinquième album certes court (36 minuscules minutes) mais lascif, tendre et clairsemé, presque trop simple pour être beau. D’histoires d’amour jazzy en comptines country, elle love ses sentiments dans une sorte de voile caressant, nous invitant à des voyages calmes et voluptueux qui s’offrent souvent le luxe d’être troublants. Et faussement insignifiants.



dimanche, 31 décembre 2006 04:00

My Sleeping Karma

Ils sont Allemands, mais cela ne s’entend pas. Ils sont quatre, mais on dirait qu’ils sont beaucoup plus. Dépourvu de toute voix humaine, le premier album de My Sleeping Karma nous transporte dans une dimension parallèle, là où les émotions psychédéliques peuvent s’exprimer librement et à l’abri de tout qu’en-dira-t-on. Tout au long d’une excursion en six étapes, l’ancestrale combinaison guitare-basse-batterie-claviers (c’est ce dernier qui nous fait croire qu’ils sont nombreux…) fait des merveilles et ravive en nous une sorte de flamme que l’on croyait éteinte. Les accords sont limpides, les rythmes évitent soigneusement de vouloir rendre hommage au psychédélisme d’antan (celui d’Hawkwind, par exemple) et les instruments s’accordent audacieusement afin de ne pas perturber notre… karma.

D’accord, parfois, les fans du genre s’irriteront lorsque les gaillards stoppent brusquement leur élan quand on voudrait que le climat dégénère. Et, d’accord, à un moment ou à un autre, on a l’impression que les sons se répètent trop souvent sur un même morceau. Mais ces héritiers de The Great Escape n’ont pas à rougir de ces légères faiblesses, tant on se pâme devant la qualité de compositions vaporeuses, soyeuses, parfois dures mais jamais brutales. Et puis, après tout, que demander à un groupe ainsi baptisé, si ce n’est de nous surprendre en jouant les marchands de sable lunatiques ? 

 


mardi, 27 mars 2007 05:00

Bedhead

L’ombre de David Bowie est omniprésente sur ce sixième album du dénommé Rain, artiste au talent intense et aux humeurs vaporeuses. Voyage onirique dans un pays où la pluie ne s’arrête jamais afin de ne pas perturber les âmes égarées, ce « Bedhead » est aussi puissant que tragique, envoûtant et brumeux. Déversant des gouttes empruntées à la (défunte ?) tempête du trip-hop, à l’averse électro et aux brises du rock planant, il accapare nos émotions pour les transformer en de solitaires réflexions sur la vie et ses fausses envies. La pluie tombe, à la fois légère mais chargée de mélancolie. Les nuages défilent, prenant tantôt la forme de Craig Armstrong pour distiller des atmosphères vaporeuses, tantôt celle de Roger Waters pour nous avouer inconsciemment que ce génie n’est pas le sien. Rain ne triche pas : il clame haut et fort ses influences. Et si, de temps à autre, on regrette qu’il n’aille pas au bout de ses fantasmes en refusant de franchir la barre des 5 minutes par chanson pour nous emporter encore plus loin, on ressort ébahi par la densité des sentiments propagés et l’indéniable qualité du service. Des nébulosités comme celle-ci, on en veut bien à toutes les saisons…  

mardi, 13 mars 2007 04:00

City garden

Elle tourne, elle tourne, la jolie Jess Klein… Depuis 1998 et la sortie d’un premier album autoproduit intitulé « Wishes Well Disguised », elle ne fait d’ailleurs que cela. Douée d’une voix chaleureuse et tendrement sensuelle, elle nous offre pratiquement un album par année… Son nom ne vous dit rien ? Normal : ses œuvres ne sont pas toujours distribuées chez nous, au grand dam de ses admirateurs. Bercée dans le folk, cette Américaine a pourtant tout pour plaire ; et ce « City Garden » en est une nouvelle preuve. Entourée de musiciens qui accompagnent de temps à autre des groupes comme Wilco, Radiohead ou feu Hole, elle possède ce don presque désuet de nous détendre avec peu de choses. Des mélodies tantôt enjouées (« Real Live Love », sorte d’hymne patriotique pour amants en guerre) tantôt légères (« Alone ») mais toujours enivrantes, qui apaisent notre pouls avec une fausse nonchalance. A l’instar de la bretelle de sa soyeuse robe rouge (voir la pochette), ces mêmes mélodies se détachent négligemment de notre chair pour tenter de rejoindre un jardin de roses… Joan Baez, Sheryl Crow ou Fiona Apple figurent certainement dans les étagères de cette auteur-compositeur-interprète à découvrir sans modération. 

 

mardi, 27 mars 2007 05:00

A weekend in the city

Deux ans après la sortie de leur premier album "Silent Alarm", le groupe londonien offre le second chapitre, ultra attendu, d’une saga qui a commencé sur des chapeaux de roue. A l’époque, on se souvient que, propulsés par des critiques exceptionnelles et un matraquage radiophonique, nos quatre Anglais avaient touché les étoiles. On nous faisait même presque croire qu’ils étaient seuls au monde (avec Franz Ferdinand…). Zappons immédiatement sur le mot ‘confirmation’ et attardons-nous sur l’essentiel : que peut bien cacher une pochette traversée par des routes tamisées passant au-dessus de terrains de sport ?

A première vue, la réponse fait très mal : pas grand-chose. Le morceau d’ouverture a tout pour irriter. Introduit par un chant insipide puis souillé par un rock scabreux, il ne laisse rien présager d’excitant. Pire : le morceau suivant ("Hunting For Witches") semble tout droit sorti du passé, c’est-à-dire de l’album précédent. Le clonage fait décidément des merveilles… En cours de route, on a pourtant envie de changer d’avis. Les guitares nerveuses, presque épileptiques, font magnifiquement leur boulot, désaxant notre stupeur vers un besoin d’en savoir plus. "The Prayer" fait monter la température, tandis que "Uniform" nous rappelle que nous sommes bien devant un groupe au sens du rythme (et du refrain) acéré(s). Il ne reste plus qu’à entrer dans la seconde partie du voyage, succession de chansons qui, à défaut de nous faire crier au génie, parviennent à maintenir l’attention. Le style est propre et efficace. Les fans de la première heure prendront leur pied sans se prendre la tête. Mais soyons honnêtes : Bloc Party n’est pas (comme certains le souhaitaient, il y a deux ans) à mettre sur un piédestal.

dimanche, 31 décembre 2006 04:00

Soma 2006 Compilation

A l'occasion de ses quinze années d'existence et de la sortie récente de son 200ème single, le très exigeant label écossais glasgwégien, Soma, sort une compilation à déguster sur une double rondelle. Un anniversaire qui ne se contente pas de rappeler à quel point l'entreprise se porte à merveille, mais qui montre également l'extrême (et légendaire) cohérence de ses choix. Pour rappel, Soma a propulsé les Daft Punk sur orbite en 1995 en accueillant leur turbulent « Homeworks ». Un petit pas pour le label, mais un grand pas pour l'humanité électro. Quatre ans auparavant, pour sa première sortie, la maison signait celui qui allait devenir leur fer de lance : le dénommé Slam (et son album « Eterna »).

Durant quinze ans, le gaillard est resté fidèle à son géniteur et, aujourd'hui, celui-ci le lui rend bien en lui offrant une carte blanche pour l'intégralité du deuxième CD, au cours duquel Slam se réapproprie les atmosphères de ses collègues. Véritable révélation de l'année écoulée, Slam remixe également un morceau d'Alex Smoke (« Never Want to See You Again ») sur le premier CD, avant de laisser les autres se délecter. Les sonorités des 11 titres ne surprendront pas les fans : l'ambiance reste très zen et envoûtante, apparaissant une fois de plus comme le meilleur des fonds sonores pour quiconque refuse l'agression de son ouïe. The Black Dog, Octogen, Silicone Soul, My Robot Friend ou encore The Separatists se complètent et s'harmonisent avec un naturel inaliénable, dans de longues divagations hypnotiques qui ne perturbent rien ni personne.

 

dimanche, 31 décembre 2006 04:00

Vivons !

Les oreilles aiguisées ne mettront pas plus de quatre secondes pour reconnaître la voix de ce jeune homme enjoué qui, il y a quelques années, nous souhaitait tout le bonheur du monde au sein de Sinsemilia. Après un premier album en solitaire déjà égaré dans nos mémoires, le dénommé Riké profite d’une nouvelle sieste de la formation reggae pour nous rouvrir les portes de son univers à lui, forcément plus intime et moins enflammé qu'en compagnie de ses amis, mais délicieusement attachant. Le nom de baptême de la rondelle annonce la couleur : notre sympathique gaillard refuse les thèmes obscurs ou les discours de fin du monde, préférant nous convaincre que la vie est un grand terrain de jeu où tout être humain se doit de se délecter. Incorruptible prêcheur de la bonne humeur, il nous suggère avant tout de faire comme lui et de ne pas trahir nos idéaux, dans un « Oublie-moi » à l’accent rock dont la guitare sert de flambeau. Plus tard, les rythmes s’adoucissent mais continuent de titiller nos principes établis en les obligeant à se renverser de plus belle. « Je chante », « Tranquille » ou « Ma vie au soleil » sont autant de comptines enthousiastes, passionnées et élégantes, n’affichant d’autre ambition que de ressusciter nos cœurs d’enfant. C’est d’ailleurs aux papas qu’il s’adresse sur le tendre « Un père », cicatrice universelle sur ces hommes qui ‘font des enfants mais ne seront jamais pères’, au cours duquel Riké évoque l’absence paternelle sans sévérité ni outrance. Simple, juste, désinvolte et naïve, cette voix légèrement rauque n’est peut-être finalement que la nôtre, puisqu’elle nous rappelle nonchalamment une fois les 40 petites minutes écoulées…   

 

 

 

 



dimanche, 31 décembre 2006 04:00

Off with your heads

Originaires de Caen, les Cornflakes Heroes proposent un premier album destiné à réchauffer les oreilles, les pieds et les mains ; une œuvre à l’efficacité aussi énervante que redoutable. Pourquoi énervante ? Parce qu’on a l’impression que cet indie rock sautillant a été conçu avec une désinvolture enfantine dans l’unique but de plaire à tout le monde. Pourquoi redoutable ? Parce qu’il n’y a rien de plus difficile que de plaire à tout le monde en laissant extérioriser ses pulsions enfantines et, surtout, de réussir son pari. Inutile de chercher midi à quatorze heures : la séduction est instantanée. Frais, élancé et discrètement déjanté, l’album ne contient pas la moindre faille rythmique et, le temps de douze titres, nous emmène aussi bien au pays des Velvet que sur la terre des Pavement, voire dans les plaines ondulées des Clap Your Hands Say Yeah pour son côté pop-folk lunatique. Déversant nonchalamment leur enthousiasme dans chaque accord et chaque refrain, les deux amis d’enfance qui nous font déguster ces cornflakes ont parfaitement saisi l’importance de ne pas rajouter trop de lait pour ne pas faire déborder le bol. On s’amuse, on se détend, on s’étonne… On apprécie la clarté, la vivacité et la rigueur de cette mixture qui ne se ramollit jamais.

Page 4 sur 4
FaLang translation system by Faboba