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Nicolas Balmet

Nicolas Balmet

vendredi, 29 septembre 2006 02:00

Show your bones

Trente-neuf minutes, pas une seconde de plus ou de moins. Trente-neuf minutes de bonheur intense ne tolérant pas le moindre déchet sonore. Tout est déjà presque dit. Presque. Les New-yorkais sont en train de connaître un succès amplement mérité et incontestable à l’écoute de cet album miraculeux. Dès les premiers riffs et la démonstration du charisme vocal de Karen O, on se retrouve happé par un tourbillon de chansons claires, nettes, efficaces et diablement ensorcelantes. Du rock sincère et bien vivant, maîtrisé de bout en bout par des musiciens qui ont décidé de s’appliquer sur chaque arrangement et chaque changement de rythme. Quatre ans après le (déjà) tonitruant « Fever to Tell », ils confirment leur volonté de faire rimer vitalité avec électricité, raison probable pour laquelle ils ont fait appel, pour mixer le tout, aux services d’Alan Moulder (Nine Inch Nails, The Cure, My Bloody Valentine). Karen O et les siens semblent partis pour ne jamais décevoir, à condition de conserver cette énergie jouissive qui les anime. Et leur permet, sans reproche possible, de quitter ce « Show Your Bones » sur une ballade acoustique…

mardi, 10 octobre 2006 03:00

New wave punk asshole

Guitariste incisif évoluant au sein du groupe grunge Mudhoney, Steve Turner met ses idées de mauvais garçon au service d’un troisième album solo dynamique et accrocheur. Premier conseil : ne pas se laisser embobiner par le titre racoleur (provocateur ?) de l’opus. Il n’a d’autre intention que d’appâter nos tympans avides de sons dégénérés. Deuxième conseil : oublier que le gaillard est issu de la scène de Seattle, car celle-ci n’est plus que l’ombre d’elle-même et Steve Turner s’éloigne ici sensiblement de son berceau. Ces quelques recommandations formulées, il ne reste plus qu’à se laisser surprendre par 16 titres pertinents et enjoués, où se défendent quelques extravagances à la rythmique redoutable. Tantôt effrénée, tantôt fringante, cette bande-son appropriée pour une soirée éthylique sauvage enchaîne rigoureusement les chansons courtes et efficaces. Nonobstant quelques failles au niveau vocal, Steve Turner prouve que l’on peut faire mouche tout en ayant un humour vache. Car au bout du compte, on ressort plutôt amusé et souriant de ce condensé de sonorités faussement brutales. Mais réellement de qualité.

mardi, 26 septembre 2006 03:00

Mascaras

Rendons au Sergent ce qui lui appartient : il ne sait pas mentir. Et tant mieux. Quand on a fait ses classes (comme guitariste) chez Ludwig Von 88, on garde forcément en tête que la musique, c’est avant tout une affaire de fête, de rythme et de sincérité. Le cocktail enflammé de reggae, de salsa, de rock steady et de hip-hop d’‘el sargento’ n’est pas près de fatiguer nos humeurs et, sur ce cinquième album raffiné, rencontrera très peu de déçus. Car si la recette est toujours la même, avouons que ses multiples saveurs ne manquent d’aucun piment. Les chansons s’enchaînent dans une harmonie travaillée, ne dépassant jamais les 4 minutes 'et des poussières' qui s’étireront inévitablement sur scène à travers des envolées de masse. Enregistré en deux mois entre Valence et Paris, « Mascaras » ne révèle - au bout du compte - aucune surprise de taille, mais confirme tout le savoir-plaire d’un groupe lucide et définitivement libre.

mardi, 03 octobre 2006 03:00

Jardin secret

‘J’ai le sentiment d’avoir réalisé l’oeuvre de ma vie’, déclarait récemment la chanteuse à un journal flamand lors de la présentation ‘en petit comité’ de l’album. C’est les oreilles grandes ouvertes qu’on se plonge dans cet attirant « Jardin secret » dévoilant d’entrée de jeu ses bienfaits dans le prévenant refrain ‘On a besoin de temps’. Du coup, on le prend, ce temps, pour écouter sans chichis une succession de chansons soyeuses et délicates dont la principale qualité est de s’accorder sur les humeurs de notre propre vie. Enregistré au sein des légendaires Royal Studios de Memphis (où erre l’aura du soulman Willie Mitchell), l’album nous invite à quelques envolées groovy funk qui, par leur élégance et leur modestie, détendent l’atmosphère. Le temps est à la fois ensoleillé et d’une fraîcheur automnale, propice à l’accueil de quelques « Perles de pluie » ou d’un fugace « Papillon » qui symbolisent toute la fragilité de ce jardin coloré. Entre les ballades et les rythmes soul, les fruits défendus et ceux de la passion, notre limbourgeoise avance l’une des plus belles preuves de sa capacité à séduire sans mentir.

mardi, 03 octobre 2006 03:00

Rouge sang

Les mauvaises langues et ses détracteurs diront qu’après nous avoir gonflé avec sa déprime, il revient nous gonfler au bras de sa blondasse ‘rajeunissante’. Mais ce serait prendre Renaud pour ce qu’il n’est pas : un mec gonflant. Si sa nouvelle gonzesse est effectivement (omni)présente dans les textes de ce « Rouge sang », c’est uniquement parce que le gaillard est amoureux et qu’il le dit. Avec ses mots bien à lui, c’est-à-dire des rimes sincères et touchantes, évadées d’un cœur où coule le sang d’un homme fidèle à son univers. Un univers attachant. Un univers renaissant où, à côté des joies, s’invitent des colères que les fans n’attendaient presque plus. Renaud a retrouvé son flingue et se remet, comme au bon vieux temps, à tirer sur les brigands de ce monde, qu’ils soient tueurs de baleines, briseurs de rêves d’enfants, assassins de taureaux ou destructeurs de consciences. Il observe le temps qui passe ("Adieu l’enfance") ou s’attaque au sarkozysme ("Elle est facho") avec humour et raison, virulence et passion. Aidé par ses talentueux compositeurs attitrés, Jean-Pierre Buccolo et Alain Lanty, il savoure -c’est évident- le bonheur d’avoir fait la peau au renard.

mardi, 24 octobre 2006 03:00

Kälin bla lemsit dünfel labyanit

Comme le résume très bien un collègue: Nosfell, on adore ou on déteste. Par contre, une évidence s’impose : l’homme fait l’objet d’une fulgurante fascination qui, dès son premier album, l’a obligé à partager son univers atmosphérique avec de très nombreuses salles. La plupart des spectateurs en sont ressortis unanimes : Labyala Nosfell et son compagnon Pierre Le Bourgeois sont des cas à part, à classer à mi-chemin entre le surnaturel, l’étrange et le paranormal. Ce second album, forcément ultra attendu, plaçait donc cet E.T. musical dans une position évidente : celle de l’ancestrale ‘confirmation’. Et, de fait, il confirme. Que la musique peut exister loin des formats, que son monde n’est pas celui des autres et que sa langue inventée est un terrain de jeu réservé aux oreilles averties, enclines aux obscures humeurs rythmiques. A l’instar du premier album, Nosfell passe de l’aigu au caverneux, et de la science à la démence. Si la première écoute laisse perplexe, la seconde révèle ses qualités et ses défaites. Cette voix qui oscille du coq à l’âme est déstabilisante, voire énervante. Mais ces sons passant d’une ambiance à l’autre détiennent le pouvoir bizarre de nous agripper et de nous emmener ailleurs, là où personne ne nous entend crier. Epinglant quelques passages susceptibles de vous flanquer franchement le frisson. Les adorateurs vont être obligés de retourner le voir sur scène, puisque c’est là que le clown lunatique se met à nu. Les autres s’abstiendront… ou changeront d’avis pour être certains de ne pas s’être trompés la première fois.

mardi, 17 octobre 2006 03:00

Nery & Belgistan

Le Belgistan est un pays où il fait bon vire, sorte de village de Schtroumpfs où les petits hommes bleus seraient remplacés par des petits hommes belges. Un pays qui aime la fête et la tradition, les fanfares et les trublions. Un pays plat dont la religion est essentiellement sonore et promet monts et merveilles à quiconque s’y aventure en espérant être surpris. Le Belgistan, c’est aussi un ensemble de musiciens à l’humeur noire, jaune ou rouge (selon la saison) qui, par un beau matin, a séduit les oreilles d’un dénommé Néry, enfant de tout pays et parolier vagabond. La rencontre a été intense. Le vœu de convoler en justes noces était sincère. Inévitablement, ils se sont mariés et ont eu un enfant qu’ils ont appelé… « Belgistan ». Dans leur jolie maison, ils ont installé une trompette, une guimbarde, un harmonica ou un saxophone, autant d’objets fascinants qui n’allaient servir qu’une seule cause : décorer la hargne poétique de monsieur Néry. Il ne restait plus qu’à celui-ci à lâcher ses mots touchants et à murmurer ses impressions sur ce temps qu’on ne rattrape jamais, ‘à la dérive, aux lois des foules’. Vu de l’extérieur, leur petit univers ressemblait tantôt à celui de Daniel Hélin, tantôt à celui de Thomas Fersen. Mais il fallait regarder un peu plus loin et observer la liste des invités pour enfin tout comprendre. Car pour rendre le lieu aussi agréable qu’incontournable, ils avaient invité Mathieu Chédid et Olivia Ruiz à leur table. Ensemble, ils se sont mis à refaire le monde. Un monde où les hirondelles font le printemps, l’été, l’hiver et l’automne, improvisant leur voyage et leurs naufrages. Néry et le Belgistan ont décidé qu’ils étaient faits l’un pour l’autre et ont fini leurs jours ‘comme des amants banals’...

mardi, 31 octobre 2006 02:00

Farewell Masquarade

Bâti sur les cendres du groupe Quetzal (le batteur s'en est allé), le vrombissant bataillon belge In-Kata n’est pas là pour rigoler, mais bien pour nous en mettre plein les tympans. Sans détour ni fioriture, il claque un rock expérimental pour le moins déjanté qui, dès les premières notes, nous fait comprendre que le plus étonnant reste à venir. Evoluant sur un sol impalpable que les extraterrestres de The Mars Volta fouleraient volontiers (d’ailleurs, puisqu’on en parle, Quetzal avait autrefois partagé la scène avec un certain At The Drive In), les musiciens s’adonnent à un méthodique dérangement des styles et des ambiances, débordant de hargne quand il s’agit de battre le grain. Un grain de folie. Un grain qui se transforme progressivement en champ de chansons tordues, parfois glauques et éprouvantes, mais jamais éreintantes. L’implication, en tant que producteur, de Tom Pintens (notamment complice de Zita Swoon) est perceptible dans chaque recoin de cette intrigante implosion sonore dominée par des guitares lunatiques. A découvrir les yeux fermés.

mardi, 12 septembre 2006 03:00

Another Fine Day

Composé de musiciens recrutés dans des bands comme Soul Asylum (Daniel Murphy), The Jayhawks (Marc Perlman et Gary Louris) ou encore l’excellent Wilco (Jeff Tweedy), ce combo hybride apparaît comme une savante réunion de prestataires qui n’ont aucune envie d’élire une tête pensante. Se répartissant les tâches avec anarchie, ils se retrouvent huit années après un album intitulé Weird Tales qui - soyons honnêtes - n’avait pas marqué les mémoires. Quand l’un chante, l’autre joue de la guitare, et quand l’autre se met aux ‘drums’, l’un s’adonne aux ‘vocals’. Le résultat est forcément déstabilisant, puisqu’on perd chaque fois nos repères au fur et à mesure du défilement des chansons. D’un pop-rock banal en ouverture, on passe directement à un rock’n roll plus enjoué, avant de poursuivre dans la légèreté et de s’abandonner, ici et là, à des plages plus délicates d'où s'extirpe une voix féminine. Le fil conducteur ? Il se décèle après plusieurs écoutes, lorsque nos oreilles comprennent qu’il n’y a rien à comprendre. Il suffit d’accepter le fait que le conventionnel peut côtoyer le plaisant.

mardi, 12 septembre 2006 03:00

Coal

En 2002, après seulement quatre concerts, la jeune formation de Devastations est invitée à assurer la première partie des Tindersticks lors de leur tournée australienne. Une marque de reconnaissance qui n’a rien d’étonnant, tant la qualité des compositions a largement de quoi séduire les amateurs de sons doux, mélancoliques, sombres mais bienfaisants. Lors de la sortie du premier album éponyme (en 2003), Karen O des Yeah Yeah Yeahs clamait que c’était ‘ la plus belle chose qu’elle ait entendue cette année-là’. Bizarrement, derrière un nom de baptême que n’aurait pas renié un groupe de metal slave, se cache une apaisante cascade de chansons dont la voix dicte le rythme. Une voix suave, non forcée, dont le timbre rappelle parfois celui de Leonard Cohen dans sa façon de s’étirer sans jamais oser s’envoler. Le piano, présent sur chaque titre de ce deuxième album, apparaît comme le second élément essentiel de la barque et ne lâche jamais prise jusqu’au dernier (et magnifique) morceau de clôture où il est rejoint par un… violon. Tout au long de la promenade, le trio australien (désormais établi à Berlin pour les raisons qu’on imagine) déborde d’arguments et manifeste une cohérence mélodique exemplaire. Un disque à placer entre le salon et la chambre, voire dans une salle à manger où dansent quelques chandelles sur fond de tête-à-tête.

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