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Damien Biasotto

Damien Biasotto

mardi, 19 septembre 2006 03:00

Death Or Jail

Quelque chose est rebutant dans ce « Death Or Jail ». Serait-ce la faute d’I Scream Record, responsable d’avoir étiqueté ce groupe dans la catégorie punk rock, alors que le contenu du disque ne reflète pas particulièrement ce style ? Possible ! Quoiqu’il en soit, quelque chose empêche d’accrocher à cette musique. Mark Lind possède une voix efficace et un vrai talent de songwriter ; mais cet album émarge davantage à la pop peuplée de guitares saturées qu’au punk rock. Peut-être parce que la batterie manque un peu de puissance… Ou que l’ensemble manque d’un je-ne-sais-quoi indéfinissable… D’un grain de folie ou d’agressivité aussi.

mardi, 14 novembre 2006 02:00

What´s for dinner

Depuis le carton des White Stripes, on a l´impression de voir fleurir avec un bonheur inégal les formations en duo : The Kills, The Black Keys… Du moins les maisons de disques ne rechignent-elles pas à les mettre en avant dans le grand revival Garage de ces dernières années. Chez The King Khan & BBQ Show, on s´éloigne fortement du format le plus commercialisé de cette mouvance. Mark Sultan (guitare, batterie, voix) et A.A. Khan (guitare et voix), originaires de Montréal, forment une sérieuse paire de ravagés (surprenant de la part d’anciens membres de groupes qui répondaient aux patronymes de Les Sexarrenos ou encore The Spaceshits ?!) bien décidés à secouer leur auditoire à grands coups de garage punk abrasif. Punk, blues, doo-woop, riffs à la Chuck Berry, toutes ces influences assumées sans complexe se conjuguent pour former un mélange détonnant à faire inévitablement remuer les hanches…

 

mardi, 10 octobre 2006 03:00

Cold As The Clay

‘Même si je suis un chanteur de punk-rock, les racines de mon chant sont mon enfance dans le Wisconsin et les réunions de famille dans l´Indiana. Pour la plus grande partie de ma vie, la musique traditionnelle de l´Amérique rurale a constitué la bande originale de ma vie et de mes routines quotidiennes.’ Pareil discours émanant du frontman des Bad Religion peut surprendre ! C´est pourtant dans une ambiance folk/country que Greg Graffin taille ce second effort solo, neuf ans après « American Lesion ». Banjo, mandoline, violon… Un retour aux sources à mille lieues des champs de guitares saturées du punk, où il puise aussi bien dans les traditionnels américains des 18e et 19e siècles que dans ses compositions personnelles.

Contrairement à « American Lesion », enregistré presque seul, Greg Graffin a ici choisi de s´entourer. On retrouve autour de lui des membres du groupe indie rock canadien The Weakerthans ainsi que la vocaliste Jolie Holland. Côté production, on reste en famille avec Brett Gurewitz (plus connu comme « Mr Brett » au sein des Bad Religion) aux manettes.

Force est d´avouer que l´ensemble fonctionne. Réalisé le plus sincèrement du monde, il possède a priori tout pour plaire aux amateurs de musique américaine traditionnelle, pour peu que ceux-ci ne s´arrêtent pas à l´étiquette keupon du lascar. « Don´t Be Afraid To Run » possède un parfum oscillant entre Springsteen et Dylan, la très belle voix de Jolie Holland berce « Talk About Suffering », l´harmonica et le violon de « Willie Moore » participent à l´atmosphère un peu western de la plupart des titres… Seul « Omie To Wise » semble s’abandonner un peu trop dans le pathos. Le type même de la ballade triste à se pendre ! Mais la perfection n´a jamais été de ce monde.

Une très belle preuve d’éclectisme.

 

mardi, 26 septembre 2006 03:00

Tearing Sky

La musique de Piers Faccini est à l’image de son créateur : sans frontières, sans barrières. Moitié italien, moitié britannique, résidant en France et enregistrant aux Etats-Unis, Piers Faccini applique cette universalité à son art : percussions, influences celtiques, instruments un peu exotiques (mandoline, kora, kamanech, bohdra, etc.) Ici, aucune place pour la démonstration et le roulage de mécaniques. Les compositions sont aériennes, les guitares acoustiques de Piers d’une légèreté inouïe. Sa voix murmurante capte immédiatement l’attention.

« Each Wave That Breaks » ouvre l’album tout en douceur. Son titre n’aurait pas pu être plus adapté, on sent presque les vagues mourir à nos pieds. Et parmi les chœurs, on retrouve rien moins que Ben Harper, invité à partager quelques chuchotements. « Sharpening Bone » disparaît dans un hypnotique maelström de percussions et de vocaux tribaux. « If I » lorgne du côté du Mississippi avec un harmonica bien cradingue comme l’amateur de blues les aime. Le temps de s’égarer dans l’atmosphère étrange de « Midnight Rolling » et on retombe dans l’extraordinaire feeling blues de « Talk To Her ». La production de JP Plunier est irréprochable. La section rythmique coule de source et les nombreux invités colorent agréablement ces quatorze plages tout en ambiances. Un disque envoûtant.

mardi, 26 décembre 2006 02:00

Death by sexy...

On pourrait aisément vous vendre les Eagles Of Death Metal en arguant de la présence de Josh Homme, frontman des Queens Of The Stone Age. Un gage de qualité pour ce side-project apparu pour la première fois dans les Desert Sessions. Mais ce ne sera pas nécessaire. D´une part parce que la musique des EoDM n’a rien à voir avec les œuvres des Reines de l´Age de Pierre – on est ici face à du garage rock bien brut, malgré le nom du groupe – mais aussi parce que l´album tient parfaitement la route sans reposer sur la réputation de l´un de ses membres.

Pour ce deuxième elpee, successeur du réussi « Peace Love And Death Metal », on retrouve Josh Homme à la batterie. Primitive, peut être, mais n´est ce pas l’essence du son garage ? Si vous en doutez, réécoutez les Stooges ou les White Stripes. A la basse et aux chœurs, en sus de son rôle de producteur. Aux guitares et voix, toujours Jesse Hughes, sa moustache et sa bouille de Ned Flanders rock & roll. Dave Catching, Brian O´Connor et Dean Trautmann ont également apporté leur concours aux guitares, basses, batteries et percussions.

Au programme, treize titres et un bonus à base de guitares fuzz hargneuses, de chœurs déjantés, de batterie tribale et de touches de slide acoustique. Par exemple « Chase The Devil » et son riff survolté. On démarre sur les chapeaux de roues par « I Want You So Hard », on se laisse chavirer par le feeling bluesy/stonien de « I Like To Move In The Night » assaisonné de chœurs allumés en fausset, « Solid Gold » et son petit côté beatlenesque ne laisse pas augurer le climat pesant de « Poor Doggie » ou un « Eagles Goth » si glauque qu´on a presque du mal à le prendre au sérieux. La musique des EoDM est un savoureux cocktail d´influences passées au shaker de musiciens talentueux qui sont parvenus à en extirper la substance pour en tirer un mélange unique, personnel. On sait ou croit savoir d´où vient ce que l´on entend, mais cette saveur est belle et bien originale.

Quarante et une minutes de musique directe et efficace, allant droit au cœur.

 

mardi, 19 septembre 2006 03:00

Les Eclectiques - Le Dvd

Après avoir édité sa compilation « Les Eclectiques Vol.2 », Absynthetic continue à promouvoir ses poulains. Mais pour la circonstance, par le biais d’un support visuel. Le rapport qualité prix demeure tout aussi intéressant : sept groupes, quatorze titres, pour 6€. Ici la tendance est nettement metal/rock. L’électronique est totalement absente. Au programme, Oxees, Svald, Cloon, Demo, Wombat, Ex-Kafka et Lopsided. Deux titres par groupe !

Ce DVD recoupe très bien « Les éclectiques » sans faire double emploi et prend même tout son sens chez un groupe tel que Svald. Celui-ci définit sa musique comme un ‘rock théâtral’ et ses prestations scéniques sont effectivement de véritables spectacles à part entière ; l’image est partie intégrante de l´oeuvre. Cloon étale également sa furie metalleuse avec un grand sens de l’humour (NDR : comment pourrait-il en être autrement lorsqu’on intitule une compo « Star Alcoolémie » ?) Côté technique, le mixing sonore est irréprochable. La présentation est sobre. Pas de bonus, mais la musique parle d’elle-même !

Ce DVD constitue un excellent complément à la version audio.

mardi, 19 septembre 2006 03:00

Les Eclectiques Vol.2

Absynthetic propose, pour la deuxième fois, une compilation consacrée à des groupes français du Nord qui jouissent d’une popularité régionale ou nationale (on y retrouve notamment Jérôme Attal). Seize pistes pour un prix réduit (5€), c’est plutôt une bonne affaire pour les mélomanes curieux de découvrir ce que la France peut produire en dehors des daubes marquetées par TF1 et consorts. Et si ces « Eclectiques » ne sont peut-être pas destinés à toutes les oreilles, ils prouvent qu’il existe encore une créativité musicale dans l’Hexagone. Outre les premiers titres assez rock, la tendance générale est fortement metal (Svald et ses cris gutturaux, Wombat glissant d’un couplet jazz/funk à un refrain métallique) et électro (Cpoupa, Naos…). Costa Gravos clôt la compilation par les six minutes de folie d’« Eeny meeny miny moe », cocktail indéfinissable de genres destiné à former une sorte de mini-opéra délirant.

 

mardi, 10 octobre 2006 03:00

Hello I Must Be…

Deuxième album solo et pourtant, Kip Boardman demeure un relatif inconnu, abstraction faite d´un certain succès en Scandinavie. Sa pop douce-amère est bien douce à l’oreille. La musique de l´ami Kip est un melting pot d´influences bigarrées, parsemées de touches countrysantes jamais lourdingues, et peut s’avérer surprenante, comme en témoigne la reprise du « Dirty Work » de Steely Dan ou l’étrange « Spin Me Around ». Ce dernier morceau a reçu le concours de Van Dyke Parks, arrangeur réputé pour son travail en compagnie de Brian Wilson – avec ou sans les Beach Boys – et Rufus Wainwright. L’un des nombreux guests de luxe de « Hello I Must Be… », qui réunit la crème des session-men de Los Angeles, comme le batteur Don Heffington ou le claviériste Danny McGough (respectivement complices de Bob Dylan et Tom Waits).

De la jolie musique, simplement.

mardi, 08 avril 2008 20:48

Have Mercy

En service actif depuis 1996, soit bien avant la vague garage de ces dernières années, les New-yorkais Mooney Suzuki remettent le couvert pour un quatrième album, « Have Mercy ».

Empreint de blues et de soul music, leur rock garage s’avère ici plutôt bien léché, manifestant un sens aigu des sons et des orchestrations (instruments et chœurs disséminés, un piano par ci, une guitare slide par là…) Lisse ? Ou plutôt un signe de maturité ?

Force est d’avouer que les compositions présentées sur cet opus recèlent leur part de trouvailles et de bonnes surprises, à l’instar de l’emballant « 99% » ouvrant le bal : guitare bluesy, beat sixties et chœurs beatlenesques, bercé par quelques voix féminines fort à propos. D’intéressants contrastes apparaissent, comme la surprenante alchimie entre mandoline et guitare Fuzz boueuse sur « This Broke Heart Of Mine » ou encore la flûte façon Jethro Tull de « Adam and Eve ». Et comment passer à côté d’un « Good Ol’ Alcohol » débordant de bonne humeur entre piano de bar, chants de taverne et fanfare de village !

Coté guitares, si les acoustiques sont très présentes, aucune chanson ne sombre dans la mollasserie –« Ashes » en est la preuve éclatante– et le groupe sait quand faire parler la poudre, assénant un solo particulièrement tranchant et gorgé de wah-wah sur « Mercy Me ». « Down But Not Out » clôt fort bien l’album sur une touche bluesy particulièrement réussie.

Bien produite, bien écrite, bien composée, une musique énergique et jamais ennuyeuse qui ne demande qu’à se faire entendre sur scène !

mardi, 08 avril 2008 20:25

Happy Songs From Rattlesnake Gulch (2)

Vieux briscard de la musique américaine, Joe Ely est en selle depuis 1977. Chanteur, songwriter et guitariste, il marque ses trente années de carrière en sortant ce « Happy Songs… » sur son propre label.

Plus axée sur le songwriting que sur la démonstration technique, sa musique oscille et serpente constamment entre les idiomes fétiches de son Texas natal : très country, un peu blues, un peu folk, un peu tex-mex… Un genre finalement assez convenu et surtout très propre et lisse. Cependant, si l’on est amateur du genre, on aurait tort de bouder son plaisir : Joe Ely a du métier, du talent et sait encore ménager quelques bonnes surprises.

Le très country « Hard Luck Saint » ne laisse ainsi rien présager du très électrique « Miss Bonnie And Mister Clyde ». Entre accordéon et guitare acoustique, « Little Blossom » surprend en prenant tout à coup un rythme plutôt rock & roll. L’ambiance tex-mex de « Up A Tree » bascule sans crier gare dans le reggae tandis que les musiciens semblent s’en donner à cœur joie sur le « Firewater » de Butch Hancock. Et l’amateur de blues ne pourra qu’avoir l’oreille titillée par le feeling pesant de « July Blues », marqué par une rythmique sèche et lourde comme une soif en plein désert.

 

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