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samedi, 31 décembre 2005 01:00

The Sound of zZz

Attention, O.V.N.I. ! Précédés d’une sauvage réputation scénique, Bjorn Ottenheim et Daan Schinkel, en provenance directe d’Amsterdam, nous balancent dans la tronche une mixture inédite et excentrique, orgue et batterie. Et tout y passe, salsa post-punk, rock’n’roll sale et méchant, electro-wave psychotique. Une voix hantée par le fantôme de Ian Curtis, un orgue cinglé, comme si Booker T. était sous acide et speed en même temps et des mélodies que seul l’esprit torturé de Norman Bates serait capable de chanter sous la douche. Le tout, en restant aussi excitant que Betty Page qui aurait enfin décidé d’enlever le haut. Peuplé de stridences velvetiennes, « The Sound of zZz » est un disque sans concession, joué sur le fil du rasoir et bien entendu, sans filet.  
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Shinola vol.1

A bien y regarder, « Shinola » n’est pas un nouvel album de Ween, mais bien une compilation de morceaux n’ayant jamais trouvés leur place sur les albums du groupe. Concept difficile à saisir tant leurs disques sont un si intense fourre-tout qu’on les imaginait mal méticuleusement élire tel ou tel morceau. Toujours aussi inclassables, les frangins nous offrent une nouvelle démonstration de ce qu’ils ont toujours fait de mieux : un joyeux bordel organisé ou tout explose en tous sens. De la jam droguée « Tastes good on the bum » au rêveur « Someday », rien ne se tient, rien ne se contient. Au rayon je suis cinglé mais je me soigne, « Boys club » et ses interventions de Charlie Oleg sous acides rivalise avec « Big fat fuck » sur lequel on croirait entendre l’ami Josh Homme (qui a invité Dean sur ses Desert Sessions) déposer quelques notes. « Monique the freak », doigts humides et drap tachés, constitue l’habituel hommage au nain de Minneapolis. Mais cette plaque contient surtout deux très grandes chansons, « I fell in love today » et « Did you see me » vaporeuses et charnelles à la fois et qui, à elles seules feront trépigner même les plus téméraires jusqu’au volume 2.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Elizabethtown / Music from the motion picture

Depuis le réussi “Almost Famous”, on pensait Cameron Crowe capable de grandes choses. Se mettant indirectement en scène, il apparaissait en personnage critique, passionné et donc touchant. Un film serti d’une B.O. à son image (produite par ses soins), charriant le meilleur comme le pire d’une époque riche en contrastes. Cette fois, seul le pire est au rendez-vous. Une collection de titres aussi plats que ce pays qui est le nôtre. Un parfait patchwork de musique américaine javellisée, ressassée et surannée. Folk bouseux, F.M. ringarde, pas grand-chose à sauver pour dire vrai. Evitent le naufrage de justesse, l’introspectif “It’ll All Work Out” de Tom Petty et le “Where To Begin” des fantastiques My Morning Jacket. Pour une bonne B.O. d’amerloque music, allez plutôt faire un tour du coté de « Forest Gump » compilation suintant le bayou, la soul et le rock’n’roll.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

God Bless the Electric Freak

Un peu d’histoire d’abord. 1968, Double blanc des Beatles. La chanson « Revolution 9 » est un collage sonore de John Lennon où, telle une litanie hypnotique, se répètent en boucle ces quelques mots : number nine, number nine, etc. Certains allumés du bocal, déchiffreurs inconditionnels des œuvres de leurs gourous, s’empressent de passer les bandes à l’envers et y entendent Turn me on dead man. Ce qui, dans la langue de Molière signifierait quelque chose comme Fous moi la gaule, vilain macchabée (sacré paillard, ce Jean-Baptiste). Venons-en aux faits, les Turn Me on Dead Man, encore inconnus dans nos contrées, excitent déjà les tympans de leurs concitoyens. The best kept secret of San Fransisco pouvait-on lire récemment dans une feuille de chou locale. Rock stoner racé, certes, fourbi d’influences psychés assumées, l’album, sans être déshonorant, ne mérite pas forcément une telle dithyrambe. Excellente entrée en matière, « Killer Sound Waves From Space » pérégrine lentement vers le cervelet et touche son but dans un ultime assaut de fuzz. Première salve infligée, on reste un peu sur sa faim jusqu’à la seconde face qui s’avère nettement plus inspirée. Réouverture des (d)ébats « Apocalypse rock », hurlements, frappe lourde, format plus court, high energy pur jus. Un hommage au Beatle discret, « Beatle George », se plie sur quelques notes de sitar électrique, évidemment. Quelques dérives psychotropes warholiennes, dans le sens dandy du terme se concluent par un « Mistery Ride » bien nommé. Une clope, chérie ?
samedi, 31 décembre 2005 01:00

The Fitzgerald

Ne perdons pas de temps, autant annoncer la couleur, le nouvel album de Richmond Fontaine est une claque. Willy Vlautin s’est isolé un mois dans une salle de casino d'hôtel à Reno afin de dépeindre exactement les joueurs, les alcooliques et les pécheurs qui occupent ces lieux d’espoirs déchus. En résulte un tableau effarant de réalisme, dont on ressort agonisant, les tripes à l’air. Chaque chanson est une implacable chronique et une tentative d’explication de notre inéluctable autodestruction. Le talent d’auteur de Vlautin est depuis longtemps centre des attentions. Rien d’étonnant au fait qu’il vienne de signer un contrat pour publier son premier livre. Il possède le timbre de voix désabusé qui nous fait immanquablement croire son récit et qui attire sur ses personnages notre sincère sympathie, plutôt que pitié ou condescendance. Débarrassé de ses oripeaux country, le groupe livre des comptines folk, que Willy Vlautin semble interpréter seul dans la plupart des cas. Des compositions parsemées de délicates notes de piano, empruntant quelques ambiances à Nick Drake ou Calexico, toujours graciles et d’une profondeur triste. « There’s no one else I can talk to… » conclut-il. Paradoxalement, il semble s’adresser à chacun d’entre nous, nous plongeant dans la confidence. Et nous buvons ses mots, ivres mais comblés.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

If You Didn´t Laugh, You´d Cry

Jouissant pourtant d’un considérable succès d’estime aux States, Marah ne bénéficie pas d’une éminente aura en nos contrées. Les voici débarquer de Philadelphie, cinquième album sous le bras, virile bourrade destinée à changer la donne. Une plaque enregistrée dans les conditions du live, brut de décoffrage, privilégiant l’énergie à la technique, à la manière des Replacements. Influences ricaines totalement assumées, de Springsteen à Tom Petty, sous baxter Dylan. La Highway 61 est bel et bien revisitée, comme sur « The Dishwasher’s Dream” où ils parviennent à faire sonner l’harmonica aussi approximativement que le Zim en chef. Un album jamais désagréable, jamais passionnant non plus, mais interprété avec une telle dose de poigne et sincérité (« So What If We’re Outta Tune With the Rest of the World ») qu’il évite de justesse toute dérive bassement passéiste. En un mot comme en cent, une galette qui ravira les fans de cette musique typiquement américaine alors que les autres y verront une énième resucée d’un héritage usé jusqu’à la corde. Choisis ton camp, l’ami !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Love What You Do

Un disque country. La peur s’empare de la foule. On en imagine certains qui hurlent à la mort, le poil dressé et la bave aux commissures tandis que d’autres brandissent déjà des battes de base-ball, prêts à dégommer deux ou trois porteurs de stetson avant qu’ils n’aient eu le temps de dire ‘Vote W’. Pourtant, si on racle l’épaisse couche de crasse, la country n’est pas l’apanage de bouseux en manque de bière chaude et peux révéler une noblesse rare, voyageant dans les bagages de quelques orfèvres passeurs de trésors. On pense à Gram Parsons, Waylon Jennings ou Johnny Cash, chantres d’une musique outlaw et rebelle, qui ont engendré de jeunes pousses telles que les Long Ryders, les Replacements ou encore Green On Red. C’est dans cette étroite descendance alternative country que se situent les Hackensaw boys. Dès les premiers accords bravaches de « Sun’s work Undone », Neil Young est interprété par Uncle Tupelo, période Peter Buck, prouvant si c’était encore utile que le banjo demeure l’instrument le plus mélodieux de la création. Première gifle infligée, le combo de Charlottesville propose quelques morceaux à l’inspiration rednecks balancés avec la dose d’humour nécessaire à ce genre d’exercice (séchez vos mirettes, on reste bien loin du vomitif « Cotton Eyed Joe ») enrobés de délicieuses litanies pastorales mêlant folk et country. C’est d’ailleurs dans ce genre de manœuvres que les Boys s’en sortent le mieux. Par la grâce d’une emprise ancrée dans un glorieux passé, le groupe saupoudre son nouvel opus d’influences toutes assumées avec « We Are Many », tout droit sorti de la bande originale de « O’ Brother » ou « Bordertown » où ils se payent le luxe de ne pas inviter Emmylou Harris. « Buildings Are The Cages », petite note philosophe, achève de convaincre les plus sceptiques. Un disque hors du temps, propulsé par une bande de gosses vivant dans une autre dimension. ‘You will have more friends if you love what you do’ précisent-ils dans les notes de pochette. Ils aiment et ça s’entend. Les Hackensaw Boys ont un nouvel ami.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Sewed Soles

Greenhornes, Cincinnati ! Mince alors, en voilà dont on aurait voulu croiser la route plus tôt. Les voici débouler avec cette compilation sous le bras, assemblage de leurs premiers albums et Ep’s, franchement impressionnante. Palette de blues dévoyé, rhythm and blues furieux, garage vicelard, le tout en prise de son directe avec le putain de rock’n’roll. Produites par Jack White, qui les a engagés pour assurer la section rythmique de l’album de Loretta Lynn (Van Lear Rose), Brendan Benson (ami et complice du précédent) ou John Curley (les fantastiques Afghan Whigs), ces 19 chansons, résolument ancrées dans le passé, résonnent comme aux premières lueurs de la British Invasion, fraîches et lumineuses. Jim Jarmush ne s’y est pas trompé en incluant « There Is An End » à la bande-son de son dernier-né, « Broken Flowers ». Avec Holly Golightly au chant, cette bluette céleste ferait fondre en larmes n’importe quel bourreau de l’Antiquité. Le trio nous balance à la face une poignée de classiques instantanés, riffs killers, mélodies implacables. Sans prétention, ni racolage. Un secret bien gardé que l’on s’en voudrait de ne pas partager. Alors tenez, ceci est mon …
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Low life

Beasts of Bourbon (jeu de mot autour d’un titre des Rolling Stones) n’était qu’un projet parallèle pour ses différents membres avant de devenir un des groupes phares de la scène pub rock australienne. Composé d’anciens Hoodoo Guru, Scientists et Johnnys, il aura fallu attendre l’implosion de ces groupes pour que l’affaire se mette à tourner à plein régime. Quelques albums et changements de personnel plus tard, les voici qu’ils se fendent d’un live tout en grincements et larsens, sauvage et carré. Salissant le « Cocksucker Blues » des Stones (qu’ils doivent décidément chérir) ou le « Ride On » d’AC/DC première époque, les bêtes sont lâchées et bavent de rage. Mais, problème de taille, mis à part sur ces quelques reprises, la sauce ne prend pas vraiment et le set, plutôt bien interprété pourtant, manque de chansons digne de ce nom. En concluant sur l’admirable « Let’s Get Funky » de Hound Dog Taylor, les Aussies nous prouvent encore que, s’ils ont bon goût (le Bourbon quand même), l’ivresse manque encore. C’est à ça que sert l’alcool, non ?
mardi, 22 août 2006 03:00

Stella

Surtout connu pour ses performances live, Uzeda inspire le plus grand respect. Indépendance, ligne de conduite sans compromis, aucun souci d’accessibilité. Steve Albini est à nouveau à la console. Fan du groupe, il aurait fait le trajet jusqu’en Sicile pour produire leur deuxième album (« Waters », 1992), en étant principalement payé en nourriture. Et oui, la cuisine italienne a un prix. Durant un break de près de huit ans, la chanteuse et le guitariste se sont concentrés sur Bellini, projet radical comprenant aussi Damon Che, batteur virtuose de Don Caballero. Une collaboration dont on sent une influence manifeste. Le premier choc est la voix de Giovanna Cacciola, vous crachant un désespoir malsain au visage. Immédiatement suivie par la section rythmique, qui martèle un boucan des plus agréables. Plus entendu un son de basse pareil depuis les Jesus Lizard. Par dessus le magma, Tilotta balance des strates de guitare barbelées, jouant outre du reste de la bande et embrase ce qui restait de certitude. Une expérience qui vous carbonise la carcasse, littéralement. Pas étonnant pour un groupe qui tire son nom du passage menant à un des sites les plus anciens de Catania, sur les pentes du toujours vert volcan Etna. Explosif vous dites ?

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