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Soyons honnêtes… C’est l’esprit embué par les préjugés que votre humble serviteur fit sa première écoute de « Whatever people say I am, that’s what I’m not ». Il faut dire que les Britons d’Arctic Monkeys collectionnent les ‘tares’… Next big thing outre-Manche (et on sait en général ce que cette allusion implique en matière de réputation surfaite), ces quatre jeunes lads ont également la mauvaise idée d’être très jeunes (19 ans de moyenne)… Le bourrage de crâne presque obscène opéré par les médias aurait dû également finir d’achever tout espoir de bonne chronique. Et puis, en s’attardant un peu, un rayon de soleil printanier au travers des fenêtres et un petit verre à la main, il faut bien avouer qu’il y a quelque chose… Bien sûr les Arctics Monkeys n’ont pas inventé la poudre à canon et encore mois le feu nécessaire à déclencher l’explosion…

Que ceux qui parlent de ‘révolution rock’ aillent donc potasser leur petite encyclopédie de musique populaire. Mais ce premier album recèle une sacrée énergie et quelques morceaux de garage punk-rock (c’est bien de cela que nous parlons, ne nous y méprenons pas) du plus bel effet. Sur la première partie de l’opus surtout, les plages teigneuses à souhait s’enchaînent sans vraiment lasser. Du single teen-ager « I bet you look good on the dancefloor » au très convaincant « Dancing shoes » en passant par « You probably couldn’t see for the lights but you were staring straight at me », on peut dire que ces petits singes savent comment balancer de solides noix de coco à la face du public… « Still take you home » clôture la première salve de bien belle manière au moyen de chœurs pompeux et de guitares à couper au couteau… Par la suite, il faudra malheureusement attendre la fin de l’opus et « When the sun goes down » pour retrouver à nouveau un peu de consistance ; « Riot van » et « Mardy bum », plus mélodiques, peinant à convaincre. Un constat s’impose alors : c’est dans le riff bien sauvage que les Arctics Monkeys se sentent apparemment le plus à l’aise… Une impression confirmée par un « From the ritz to the rubble » cliché mais rendu assez jouissif par une basse sonique à souhait.

Après avoir passé les 13 morceaux au crible, un verdict s’impose ; et… il est plutôt positif. Ne jouons pas aux vieux cons, les Arctics Monkeys ont tout pour plaire aux (post)teen-agers en mal de déflagrations sonores. Et ils le méritent. S’ils ne révolutionnent pas le rock, ils ont au moins le mérite de sonner comme un bon petit groupe de punk…

 

 

mardi, 26 septembre 2006 03:00

The Se7enth degree

Tiens, on est de retour dans les années 90? Vous me direz, après le revival 80's actuel il faudra bien que les maisons de disque imaginent autre chose à se mettre dans l’oreille... Dès cet instant, elles composeront peut être le numéro de ce sacré Chuck D (à la production cette fois-ci) qui pourra une fois de plus se frotter les mains... Avec "7th Octave" il leur aura en effet concocté un bon petit revival métal-rap façon 1992. Mais oui, vous savez, cette époque où RATM, attiré par l'odeur des rots métalloïdes de Faith No More, commençait à poindre le bout de son nez... Une époque aussi où les teenagers se rendaient en masse au cinéma pour voir un "Judgment Night" dont la bande son annonçait des collaborations entre Biohazard et Onyx, Helmet et House of Pain, ou encore Sonic Youth et Cypress Hill... Une fois présenté en grande pompe par les Inrocks comme la nouvelle ‘Révolution musicale de l'année’, "The Seventh Degree" se vendra par brouettes entières à de jeunes gamins de 15 ans ou des trentenaires nostalgiques qui se presseront dans les festivals d'été pour applaudir la nouvelle sensation de l’'Underground’. Quoi? "The 7th Octave" n'a pas la pêche de RATM (quelle production horrible, mon dieu), ni la folie ou l'inventivité des Beastie Boys? Bof, de toutes façons Interpol n'a jamais remplacé Joy Division et Maximo Pärk ne concurrencera jamais les Smiths, alors... Allez, rendez-vous en 2020 pour un revival 2000...

mardi, 31 octobre 2006 02:00

L´univers

Long en bouche et enregistré en deux jours par Steve Albini, « L’Univers » des Espagnols de 12twelve est une des bonnes surprises de cette fin d’année. Oscillant entre jazz et rock, bardée de rythmes syncopés et de breaks improbables, la musique purement instrumentale de ce combo a le mérite de ne pas lasser et de se renouveler sans cesse… Jouant sur les couleurs et les ambiances, déstructurant leurs compositions quelquefois jusqu’à l’abstrait, les sociétaires de Barcelone aiment prendre l’auditeur à rebrousse-poil.

Débutant de manière très mélodique, agréable, voire convenue, l’ensemble pète ensuite littéralement un câble sur « RZ Chapa », un titre à la limite de l’électro, au cours duquel les certitudes initiales s’effondrent tel un château de cartes mal assuré. Il convient alors d'avouer que des compos comme « Professor » ou « Il Monstro » sont bien trompeuses… Classiques d’un point de vue jazz, dans le fond et la forme, elles annoncent des lendemains presque psychés matérialisés par « La Modelo », échappée atmosphérique courte mais néanmoins jouissive par sa retenue presque vicieuse…

Et puis, voilà que nos nouveaux amis décident de nous agresser… Mais peut-être aimons-nous l’être ? Un peu de violence, hmm… Interrogation perverse bien vite oubliée grâce à une fin d’album plus mélodique, excepté un « Ruidos pour ondes Martinot et orchestre » vraiment dur… A écouter les soirs de frénésie intellectuelle…

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

A new white

Sextet en provenance d’Oakland, Subtle pratique une musique que l’on peut vraiment qualifier d’hybride. A la croisée des chemins de l’électro, du rock et du hip-hop, les onze plages composant « A new white » (c’est le nom de l’album) mangent d’ailleurs un peu à tous les râteliers pour finir par engendrer un ensemble sonore compact et cohérent. Jalonnées de beats tour à tour lourds ou syncopés ainsi que de samples froids, les ambiances proposées ici se révèlent résolument apocalyptiques et hivernales au point de pouvoir revendiquer l’étiquette d’‘enfer industriel’ ou de ‘cauchemar peuplé de petits nains maléfiques’. L’ensemble est, de plus, bien soutenu par un MC à la voix paranoïaque qui, s’il se mettait au rock pur et dur, pourrait sérieusement penser à faire l’une ou l’autre pige du côté des Pixies si d’aventure Frank Black était victime d’une indigestion… On retiendra ainsi, au cours de ces quarante minutes de voyage polaire, des titres comme « I love L.A » et sa guitare gentillette faussement annonciatrice de moments de plénitude ainsi qu’un « Silence… » à l’ambiance de Noël nucléaire. Au final, et ce malgré une voix qui pourra agacer sur la longueur, « A new white » se révélera fort intéressant à petites doses…
samedi, 31 décembre 2005 02:00

Sing, but keep going

Amateurs de “She’s all that”, “The Breakfast club”, “Dazed and confused” ou de tout autre College Movie américain, cet album est pour vous. Si, de surcroît, vous avez pour habitude de vous rendre au cinéma en skateboard avec Jimmy Eat World à fond la caisse dans les écouteurs de votre lecteur MP3, n’hésitez plus une seconde… Groupe américain pratiquant un College Rock tendance MTV tout ce qu’il y a de plus classique, Sherwood devrait également plaire aux ados qui, en proie aux premières turpitudes de l’amour, cherchent désespérément de quoi meubler leurs longs moments de solitude durant les vacances d’été… Pour les autres, ceux qui s’approchent de la trentaine et dont le menton se couvre tous les matins de poils revêches, un bon conseil : les voix geignardes présentes sur « Sing, but keep going » ne sont pas pour vous. Allez plutôt vous taper un bon « Ma vie en l’air » en écoutant Devendra Banhart.
lundi, 03 avril 2006 03:00

We Are Legion

Billy No Mates, ou 12 morceaux de punk/rock mélodique pondus et joués par un seul et même homme orchestre… On connaissait déjà ce type de démarche dans les univers de la fanfare pour plateau de télévision (Rémy Bricka), le soul/rock (Lenny Kravitz) ou même le rap/folk/électro-cheap (Cody Chesnutt) ; mais dans celui du punk toutes nos recherches semblent indiquer qu’il s’agit d’une première… " We are Legion " est-il pour autant un bon album ? Hélas non… L'ensemble est plutôt assourdissant, brouillon, desservi par la voix fort limitée de Duncan Redmonds, tête pensante du projet. Comme quoi vouloir tout faire seul n'a pas que des avantages !

 

mardi, 17 juillet 2007 12:05

Even cowgirls get the blues

Coup de projecteur sur la scène folk indé, « Even cowgirls get the blues » est bien plus qu’un clin d’œil au célèbre film de Gus Van Sant. Réunissant 17 titres d’artistes féminines quasi inconnues et pour la plupart sans label ou sans distributeur européen, cette nouvelle compilation du label Fargo devrait faire chavirer tous les despérados en manque d’une bonne bande-son pour accompagner leurs pérégrinations mélancoliques en plein désert. Comment, en effet, rester de glace et ne pas fondre à l’écoute de ces compositions gracieuses, dominées par des voix dont on se demande d’où elles sortent tant elles sont belles et envoûtantes ? A l’instar de l’enchantement produit par certaines compilations de blues enregistrées dans de vieux bars par d’anonymes blacks avinés, on ne peut que s’étonner, en écoutant « Even cowgirls get the blues », qu’une telle somme de talents cachés puisse encore exister. S’il est facile d’épingler Alela Diane pour son méphitique « Pirate Gospel » ou encore Dawn Landes, auteure d’un « Twilight » à écouter le soir au moment du coucher de soleil, c’est bien l’ensemble de ces chanteuses répondant aux doux noms de Carrie Bell, Kelly Mc Rae ou encore Laura Gibson qui mérite la distinction…

mardi, 17 juillet 2007 11:52

A deep grave as a shelter

‘The band formerly known as Hulk’, rebaptisé « Les Anges » et enrichi de l’apport de la claviériste du Fifty Foot Combo, sort un premier album sous son nouveau patronyme et c’est une réussite, qu’on se le dise !!! Déjà solidement burnée alors que le combo portait encore le nom de l’abominable homme vert, la musique de nos compatriotes n’a rien perdu de sa force de frappe… Tout au plus y décèlera-t-on quelques touches plus pop, surf, rockabilly, voire carrément sexy comme sur le très ‘millionairien’ « 50 euros ». Pour le reste, ça bastonne sec et on s’en prend plein les oreilles. Dotée d’une production irréprochable (Christine Verschorren, qui a notamment travaillé sur les albums de Ghinzu et d’Elvis’ Ghettoblaster, est aux manettes), l’œuvrette se veut courte et efficace. Un peu plus de 37 minutes, 12 morceaux ‘Rock Blitzkrieg’ et puis au revoir, l’heure est au décompte des morts. Côté coup de cœur, on marquera une petite préférence pour le dantesque « Boys boys boys », véritable hymne rock and roll, et pour un « 50 euros » déjà cité plus haut et franchement séduisant. Mais ne nous méprenons pas : c’est l’ensemble de « A deep grave as a shelter » qui est à applaudir malgré quelques petites faiblesses dues à une certaine uniformité des morceaux. Du tout bon… !
mardi, 17 avril 2007 04:00

Welcome The night

Anciens adeptes de l'emo-core à tous crins, les membres de The Ataris avaient adopté une approche plus pop sur « So Long », leur premier opus pour une major (Astoria) paru en 2003. Quatre ans plus tard, les Américains nous reviennent avec un album taillé pour MTV et les charts du pays de l'oncle Sam. Un peu à l'instar de Jimmy Eat World, The Ataris propose un rock emphatique et très émotionnel, soutenu par de grosses guitares bien baveuses et une voix n'hésitant pas à jouer la carte du pathos. S'il faut bien évidemment être adepte de ce genre de réjouissances, admettons cependant que, dans le style, The Ataris ne se défend pas mal. Les treize compositions présentes sur le cinquième effort du combo devraient arracher quelques larmes aux teen-agers qui se rueront sans nul doute sur « Welcome The Night » en quête d'un quelconque réconfort masochiste... Pour les amateurs du genre donc...

 

Première grande soirée des désormais traditionnelles 'Nuits Botanique', 'La Nuit de la Fnac' a fait le plein de spectateurs et de bons moments…

Régie par un principe fort agréable (un ticket donnant accès à toutes les salles), cette nuit Fnac n'a pas déçu… Déjà bondé d'ordinaire en pareille occasion, le Botanique a cette fois-ci menacé d'exploser, vomissant son trop plein de spectateurs dans des jardins saturés de poussière, d'effluves de kebabs, de couscous, de nems et de frites en tous genres. Mais alors que dehors les felafels volaient au milieu d'une foule proche de l'émeute, c'est dans une Orangerie quasi déserte que les membres de Two Star Hotel ont commencé leur concert sur le coup de 20h00…. Manifestement peu impressionnés par l'ambiance glaciale régnant dans l'enceinte, les Liégeois ont offert un set carré, rock and roll et bondissant à souhait. Tenants originels d'un disco-punk entre-temps devenu hype, serrés dans leurs désormais traditionnelles combinaisons de latex, les 5 membres ont sué sang et eau pour finir vainqueurs aux points d'un maigre public conquis par tant de conviction…

Une fois le concert fini, direction la Rotonde où Troy Von Balthazar était censé se produire 5 minutes plus tard. Arrivé à l'entrée, un constat s'impose : il va falloir se battre pour pénétrer dans ce qui ressemble désormais plus à une boite de Pilchards aux tomates qu'à une salle de concert. Prenant appui sur les épaules du molosse gardant l'entrée, il faut ensuite se hisser sur les gradins au moyen de contorsions dignes des gymnastes d'ex-RDA pour enfin finir par apercevoir ce sacré Troy qui, c'est un comble, a déjà commencé. Grrrrr… Néanmoins, il ne faut pas bouder son plaisir. L'ex chanteur de Chokebore assure et on retrouve déjà, après 30 secondes, les ambiances séduisantes de son premier album solo. Plaisantant avec le public, usant et abusant du petit séquenceur lui permettant de jouer seul ce qui nécessiterait 4 musiciens dans une autre configuration, Troy Von Balthazar alterne petites ballades pop et titres plus bruitistes pour finir par quitter, après 40 minutes, un public compressé mais néanmoins heureux.

Kids are alright

Retour à l'Orangerie et début d'hallucination. On n'est plus aux Nuits du Botanique ? Docteur Spok, vous nous avez transférés chez Jacques Martin ? Mais qui sont donc ces jeunes prépubères s'échinant sur leurs instruments comme des clones mal embouchés de Stephen Malkmus ? Spinto Band ? Ils sont américains, vous dites, et ils ont déjà sorti… Combien ? 7 albums ?! C'est pour rire ou quoi ? Ils n'ont même pas 20 ans… Et puis, au fil du concert, il faut se rendre à l'évidence : la révélation de la soirée, c'est eux… Oui, ces petits boutonneux en chemise à carreaux mal ajustée sont en train de donner la leçon aux aînés. Le public, d'ailleurs, ne s'y trompe pas et offre une véritable ovation à ces gamins tenants d'une indie pop ultra mélodique et diantrement énergique. Les rumeurs dans la salle laissent entendre que, sur album, c'est moins bien… Peut être… Mais quel concert…

Enfin, pour clôturer la soirée après cette orgie de déflagrations sonores, quoi de plus naturel que d'aller s'envoyer un bon petit Stuart A. Staples sous le chapiteau. Echappé pour un petit moment de ses désormais légendaires Tindersticks, l'homme à la voix la plus maniérée de la scène pop/rock nous offre ainsi l'occasion d'apaiser nos oreilles et, par la même occasion, notre cœur, à l'écoute de ses chansons tristes et romantiques. Bien sûr, il y aura quelques voix chagrines pour nous répéter que 'Stuart, c'est chiant en concert…!' Nous, on s'en fout… Si la beauté est chiante, eh bien oui, c'était un concert chiant au possible… Il suffit de jeter un œil aux couples amoureusement enlacés, un sourire aux lèvres, pour comprendre que notre homme, passablement saoul par ailleurs, a marqué les esprits, durablement….

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