Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Se connecter

Nos partenaires

×

Avertissement

JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 92

vendredi, 09 novembre 2018 17:22

Everyone is a badass!

Auteurs d'un des albums de rock les plus furibards de l'année 2006, Quintron & Miss Pussycat avaient été contraints d'annuler, il y a deux mois, leur seule et unique date belge… De passage à Strasbourg ce mardi 17 octobre, les deux dégénérés de la Nouvelle-Orléans ont offert l'occasion aux irréductibles d'effectuer un petit crochet par la capitale alsacienne afin d'apaiser leur frustration…

La Laiterie, 17 octobre 2006. Une file interminable s'allonge depuis l'entrée de la célèbre salle strasbourgeoise jusque dans la rue avoisinante. Battant le pavé en cette douce soirée d'été indien, de jeunes filles en fleurs batifolent sous le regard concupiscent d'un groupe d'adolescents boutonneux. Un peu plus loin, plusieurs couples proches de la quarantaine se tiennent par la main, tout excités à l'idée d'avoir laissé les enfants à la maison pour une soirée musicale dont ils risquent de se souvenir… Impressionnant, vraiment, tout ce monde… Et diablement étonnant… Quoi, les Quintron & Miss Pussycat, sortes de Jon Spencer et Nico de bas quartier allumés à la benzédrine seraient donc 'famous in Strasbourg' ? Trônant en face des vestiaires, c'est l'antipathique receveur qui donne la réponse à cette interrogation bien légitime… ´Quintron & Miss Pussycat? C'est de l'autre côté ! Ici c'est The Divine Comedy...' dit-il en désignant une ruelle sombre au bout de laquelle luit une enseigne aux couleurs blafardes… Aaaah, c'était donc ça, les jeunes filles en fleur, les couples souriants… Et en effet, 200 mètres plus loin, à l'intérieur du club 'La Laiterie', la situation est quelque peu différente. Accoudés à un bar derrière lequel un barman à l'allure de Hell's Angel se tient raide comme une crosse de fusil, deux junkies, l'air paumé, sirotent une bière tout en avisant DJ Pasta, l'homme censé 'chauffer' la salle avant le concert. Pour le reste, l'endroit est vide… Ambiance glauque… Les paris sont pris. 20 ? 30 personnes pour ce concert programmé au bout du monde?

Master of Puppets

22H00. Après une heure d'attente, le petit théâtre de marionnettes installé sur la scène mais caché par la pénombre s'illumine. Le rideau se lève devant la quarantaine de spectateurs présents et laisse la place à de petites figurines vicieuses s'exprimant dans un anglais gras comme une dinde de Thanksgiving. Commencent alors 15 minutes d'abysse durant lesquelles se succéderont diables en rouleau de papier toilette et chaussettes en forme d'arbres bavards à la fenêtre de ce guignol pour enfants nourris, dès le placenta, aux Lucky Strike arrosées de whisky bon marché… 15 minutes, le temps nécessaire sans doute à Mister Quintron pour se préparer ; puisque le petit spectacle terminé, c'est bien lui qui monte sur scène et s'installe derrière son orgue décoré d'un pare-choc emprunté à une vieille Américaine. Arrive ensuite Miss Pussycat, satisfaite semble-t-il de son petit spectacle de marionnettes… Le show va pouvoir commencer.

'No more beer please…'

Pendant une heure et demie, Quintron & Miss Pussycat vont enchaîner les morceaux rock and roll à souhait. S'échinant derrière ses machines, Quintron est l'homme à tout faire d'un combo dont la folie fait plaisir à voir. Jonglant d'un air halluciné avec son orgue, de vieilles boîtes à rythme, deux micros sursaturés et un mellotron aux sonorités spatiales, l'homme chante aussi et surtout diantrement bien. A ses côtés Miss Pussycat agite maracas et popotin tout en s'égosillant à produire des chœurs hystériques. Le duo, s'il est parfois approximatif, n'en a pas moins la classe et réussit à faire danser le maigre public qui n'en demandait pas tant… Visiblement heureux de cette réaction positive, Quintron n'hésitera d'ailleurs pas à descendre dans la fosse pour accompagner ses fans dans une gigue éthylique, épisode auquel participera aussi une Miss Pussycat éclusant bière sur bière au point de se faire rappeler à l'ordre par un service de sécurité lui intimant un 'No more beer or the concert is over' pas vraiment à propos… 'You're a badass… I'm a badass… He's a badass' répète Mister Q. tout en pointant du doigt chaque membre du public lors d'un final qui le verra allumer les phares de sa voiture-orgue démoniaque le temps d'un aller simple pour l'enfer. Un enfer pavé de bonnes intentions par cette formation complètement dingue…

 

mardi, 25 juillet 2006 05:00

Festen

Une belle petite claque dans la figure... Dans l'univers très peu riche du rap 'décalé' belge apparaît enfin une petite lumière au bout d'un tunnel jusqu'alors fréquenté par le seul James Deano... Originaire de Bruxelles, ce quatuor délivre ici 8 morceaux clairement influencés par ce qui se passe pour le moment du côté de la France... TTC, Le Klub des Loosers ou encore La Caution semblent avoir inspiré les compères qui, à coup de productions électros malicieuses et de textes dépassant les clichés habituels du hip hop, mettent tout le monde d'accord en 26 minutes chrono. On avouera une petite préférence pour des titres comme "Sherlock Holmes" et son loop complètement tordu, "Salope" et sa fausse mysoginie ou encore un "Festen" diablement mélodique. Il est à noter que le groupe n'a pas encore de label et qu'il assure en live... A bon entendeur...



mardi, 20 mars 2007 04:00

Quel effet?

Les voies du seigneur étant impénétrables, c’est un an après sa parution que le ‘nouveau’ cd de Samir Barris nous est parvenu. Ouvrage solo de l’ancien homme à tout faire chez nos compatriotes de Melon Gallia, l’album « Quel effet ? » a été précédé par la sortie du single « Le fossé », une chanson qui a connu son petit succès il y a quelques mois. Si ce titre vaut en effet le détour, il serait cependant injuste de résumer tout l’album à ces seules trois minutes. Le reste de l’œuvre se révèle en effet tout aussi recommandable. Calmes et le plus souvent introspectives, les douze ritournelles proposées par Samir Barris s’imposent d’elles-mêmes, doucement, dans un registre chanson française très ‘smooth’. Sur le ton de la confidence, le jeune homme parsème également ses compositions de paroles bien ficelées ou empruntées à l’illustre Boris Vian comme sur « Je voudrais pas crever », vraiment beau. On marquera également une petite préférence pour « Mon agenda », amusant ou encore « Fruit Mûr », véritable déclaration d’amour. Et si une certaine lassitude peut quelques fois s’installer, due surtout au ton très uniforme de l’ensemble des titres, le résultat global est franchement positif. Il est juste dommage de constater que, douze mois après sa sortie et malgré un départ sur les chapeaux de roues, « Quel effet ? » n’a pas rencontré le succès escompté. L’occasion de disserter, encore, sur les voies décidemment impénétrables du succès ou de l’échec.

 

 

mardi, 20 mars 2007 04:00

Surviving on dreams and casual sex

Premières mesures, premier beat de « Surviving on dreams and casual sex » et, déjà, le ton est donné. C’est de ‘cubase’ et de programmation dont il va être question, Mesdames et Messieurs, tout au long d’un album aux forts relents new-wave. Mais alors que l’informatique peut se révéler un adjuvant, il faut bien avouer que dans ce cas-ci le constat est plutôt négatif. Habillant des compositions déjà relativement faibles, la production de l’ensemble sonne en effet bien trop plastique pour avoir une chance de relever le niveau global d’une oeuvre à l’atmosphère quelque peu surannée. Mais quelle mouche a donc piqué Caroline Werbrouck (tête pensante du projet) pour avoir ainsi été poussée à utiliser des sons de batterie et de claviers aussi synthétiques ? Tout faire seul, c’est bien, mais encore faut-il posséder le goût nécessaire à une telle entreprise. Et ne pas se ruer sur le premier son disponible dans la base de données d’un logiciel de musique… En outre, comme la charmante demoiselle ne possède pas une voix exceptionnelle, difficile d’accorder davantage qu’un trois ou quatre sur dix à une plaque dont le souvenir ne restera pas dans les annales. On sent tout au long des treize plages l’envie de bien faire et de coller à la hype, mais cette bonne volonté ne suffit malheureusement pas…



mardi, 13 mars 2007 04:00

Hindsight

Ponoka est le nom d'une de ces petites bourgades canadienne où les tracteurs sont rois... Profondément rural, l'endroit a apparemment marqué certains esprits puisque l’ensemble qui nous intéresse dans cette modeste chronique en porte le nom. Fondé par un Hollandais -il a vécu toute son enfance dans ce coin reculé d'Amérique du Nord-, Ponoka est composé de six membres et pratique une pop indépendante assez bien construite. Se revendiquant de Pavement, des Lemonheads ou encore de Sparkelhorse, le combo possède effectivement une capacité mélodique facilement identifiable, même s'il nous semblerait plus judicieux de se tourner du côté de Nada Surf pour trouver comparaison mieux ajustée... La musique de Ponoka est en effet un peu trop calibrée FM pour soutenir la comparaison avec les trois premières formations citées...

Cependant, « Hindsight » se révèle parfaitement recommandable. Les compositions garnissant le premier effort de nos nouveaux amis d'outre-Moerdijk sont en effet franchement agréables et se révèlent même très efficaces en certaines occasions. « September », jolie ballade agrémentée d'harmonica, accompagnera agréablement un petit déjeuner mélancolique... Quant à « See you around », ce titre est un véritable tire-larmes pour tout individu ayant déjà vécu les affres d'une histoire sentimentale qui s’est achevée en eau de boudin...

 



mardi, 20 mars 2007 04:00

Pheromone

Encore un album pour le label Kinky Star… Décidemment très prolifique ces derniers temps, la petite structure gantoise aime mettre les bons produits du terroir en évidence. « Needle and the pain reaction », agréable formation de power pop issue de la ville de Charles-Quint, a ainsi profité de cette campagne de promotion régionale pour sortir un premier album convaincant. Si vous êtes en quête d’une bonne dose de déflagrations électriques, « Phéromone » devrait vous combler sans peine. Recelant quelques chouettes petites bombes comme « Sugar » ou « Monster », l’effort a le mérite d’être honnête et sans fioritures. Seul bémol : on se croirait au début des nineties lorsqu’un ensemble pléthorique de formations noisy pop estampillées Sub Pop faisait la pluie et le beau temps du marché rock. Pour une paire d’oreilles nées à la fin des seventies, un tel constat ne pose pas vraiment de problème… Mais en sera-t-il de même pour les teenagers ?



lundi, 05 février 2007 04:00

Songs for Christmas

Depuis maintenant cinq ans, Sufjan Stevens enregistre, chaque hiver, un petit EP garni de quelques titres (reprises ou compositions personnelles) consacrés à la thématique de Noël. Destiné à ses proches, l’objet participe en fait d’une sorte de démarche masochiste de la part du songwriter puisque ce dernier avoue, sans pudeur, une aversion prononcée pour les « Christmas Carol »… Malgré tout, ce ne sont pas moins de quarante-deux morceaux qui ont ainsi été mis en boîte au cours des longs mois de décembre que le sociétaire du Michigan employa à se flageller seul dans son coin… Quarante-deux titres que le label Asthmatic Kitty Records publie aujourd’hui sous la forme d’un packaging regroupant les 5 EP’s, produits entre 2001 et 2006.

Si le disque promo fourni à la presse ne contient malheureusement que dix-huit chansons, on peut néanmoins affirmer, à l’écoute de celles-ci, que l’ensemble tient vraiment la route. L’auditeur séduit par les mélodies pop et les orchestrations baroques d’« Illinois » retrouvera, à l’écoute de « Songs for Christmas », toutes les petites subtilités qui font le charme de l’œuvre de Sufjan Stevens. Il est assez impressionnant de constater que l’Américain s’est réapproprié des scies telles que « Jingle Bells » ou « O Come O Come Emmanuel » au point de les rendre franchement touchantes. La palme de l’émotion revenant à « Sister Winter », tout bonnement bouleversant, beau à en pleurer… Un titre à écouter en boucle, blotti au coin du feu, et qui justifie à lui seul l’achat du coffret tout entier. A bon entendeur…

 

 

 



mardi, 13 février 2007 04:00

Wish out

Signés par Record Makers, label du célèbre Sébastien Tellier, les Français de « I love UFO » entendent jouer le rôle de défricheurs, voire de leaders. ‘I Love UFO ne sont pas des suiveurs, les autres suivront…’ profère ainsi la bio du groupe tout en soulignant la communion d’esprit qu’il y aurait entre les Parisiens et une formation du calibre de PiL. Et de fait, à bien écouter la voix sur un titre comme « Like in the movies », on réalise que Johnny Rotten n’est pas loin… Pour le reste, le trio aurait plutôt tendance à se complaire dans un psychédélisme rock soufflant le chaud et le froid. Le chaud quand celui-ci se fait rêche, s’orientant vers une new-wave crépusculaire à l’énergie retenue… Le froid lorsque, trop souvent, le combo semble se perdre dans une série de clichés et de répétitions nuisibles. Tant se répète le ‘delay’ qu’à la fin, il finit par lasser… Une maxime un brin facile, on vous l’accorde, mais qui correspond finalement assez bien à un disque honnête, sans plus…

 



mardi, 30 janvier 2007 04:00

The beatific visions

Composé de membres de The Electric Soft Parade (Tom White et Alex White), Brakes est un quatuor comptant aussi en ses rangs un certain Eamon Hamilton (ex-chanteur de British Sea Power). Auteur en 2005 d'un premier album assez bien accueilli, ce groupe originaire de Brighton n'a pas attendu plus d'un an pour ajouter une ligne à sa discographie puisqu'il revient sur le devant de la scène accompagné d'un sympathique deuxième album... Taillé dans une veine pop/rock légèrement punk, «The Beatific Vision» offre quelques bons moments, même s’il ne se révèle pas à la hauteur du battage médiatique, organisé autour d'une formation présentée, par son propre label Rough Trade, comme la révélation de l'année 2005...

Au gré des écoutes, on retiendra ainsi particulièrement « No Return », un morceau dont l'ambiance funéraire se révélera fort à propos, en plein mois de février, lorsque l'absence de soleil commencera à se faire douloureusement sentir. « Beatrice », titre folk mélancolique, méritera aussi que l'on y pose une oreille attentive tandis que « Beatific Visions » devrait ravir les fans de Belle & Sebastian. Pour le reste, l'ensemble des compositions est de facture très honnête sans pour autant mériter qu'on lui allume un feu d'artifice. Un petit album de fin de saison, agréable, mais qui laisse un arrière goût de trop peu...

 

 

 

 



Page 13 sur 13
FaLang translation system by Faboba