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Julien Winkel

Julien Winkel

vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Pointless Shoes´ 04

Fan d’électro et de rock garage, ce disque devrait vous intéresser. Projet de Razi Barakat, Boy From Brazil se révèle en effet être une sorte de mix hybride entre de l’électro allemande et les Cramps ou le Jon Spencer Blues Explosion. Très dans l’air du temps, le résultat n’est franchement pas inintéressant et se révèle même, en certaines occasions, réellement excitant. Si les paroles pourront en chauffer plus d’un (du style « I need your pussycat burn… »), la cause de cet emballement sera plutôt à chercher du côté d’une musique susceptible, dans ses moments les plus inspirés, d’enflammer n’importe quel dance floor prêt à s’ouvrir à la réconciliation actuelle entre rock et électro. Ainsi, en faisant fi d’un début d’elpee assez faible et de deux morceaux ‘kitchissimes’ chantés en français (une affreuse reprise du « Claqueur de doigt » de Gainsbourg et un titre intitulé « Condoléances »), l’auditeur pourra trouver en des morceaux comme « I Just Wanna Fuck », « Mailiners Sect » ou « America » des raisons d’espérer que continue encore longtemps cette période bénie où aimer danser sur du rock et de l’électro n’est plus considéré comme une hérésie…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Harmonia

Aaah, mais que voilà un disque de saison ! Si vous êtes du genre à apprécier la lumière rasante, les feuilles rouges/oranges et l’odeur des champignons, ce disque est pour vous. Parfait pour envisager les bon cotés de l’automne naissant, ce quatrième opus de Broken Dog est une délicieuse petite tranche de calme et de délicatesse que l’on dégustera volontiers une tasse de thé bouillant à la main. Débutant par « Words », petite perle de mélancolie hantée par le fantôme de Sparkelhorse, l’album se clôture par un « Many words » qui achèvera de vous plonger dans un monde ouaté et crépusculaire. Entre les deux, Broken Dog vous invite à une balade, mains dans les poches et bonnet sur le crâne, en quête d’un amour perdu ou de la dernière tribu de Hobbits vivant dans la foret de Soignes. Vous pourrez également y jouer à cache-cache avec Hood et Low, références évidentes du groupe… Conseillé !
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Going to California

The Arlenes macère dans une solution country pur jus…On écoutera son disque au volant de son Humvee ou de sa décapotable, une Budweiser à la main, en essayant de ne pas se faire choper par la police du comté d’Austin, au Texas. Des enceintes de l’autoradio se répandront de langoureuses mélodies engendrées par une armée de guitares travaillées à la slide tandis que, le visage fouetté par le vent et l’esprit altéré par l’alcool, on se laissera bercer par ces histoires d’amoureux perdus par delà les routes sablonneuses.... Pour les amateurs ‘old school’ du genre, ce petit voyage sera un vrai bonheur. Pour les autres, par contre, l’écoute risque d’être un peu plus difficile…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Young Forever

Aaaah, quelle déception ! Cet album qui avait presque tout pour réussir commence de superbe manière par deux titres imparables et puis qui s’effondre comme un vieux soufflé trop cuit… Pour continuer dans la métaphore alimentaire, comparons ce « Young Forever » d’Aberfeldy à une mayonnaise. Prenez un bon plan de travail (le label Rough Trade, généralement gage de qualité), des œufs bien frais (une musique qui respire la pop romantique et primesautière), de l’huile de qualité (une production irréprochable), un récipient engageant (le chouette travail d’art-work pour la pochette) et laissez un sympathique cuisinier (le groupe) remuer le tout avec énergie jusqu’à ce que les premiers résultats se manifestent… Au début tout à l’air parfait puisque, passé l’anonyme morceau d’ouverture (le temps nécessaire à l’acquisition du bon rythme), deux splendides chansons apparaissent. « Slow me down », tout d’abord, et son délectable parfum de Belle & Sebastian. « Love is an arrow », ensuite, aux saveurs de Papas Fritas… Vous vous dites alors que décidément, du côté de l’Ecosse (d’où vient Aberfeldy), on sait s’y prendre question cuisine. Mais c’est alors que vous vous apprêtez à sortir de la pièce et à laisser le chef tranquille que celui-ci montre les premiers signes de fléchissement. Manifestement un peu trop occupé à lancer des œillades à sa copine rencontrée cet été du côté de l’île de Skye (le trop niais « Summer’s Gone ») et a tenter, dans le même temps, de préparer un repas en rapport avec les préoccupations philosophiques de celle-ci (le très fade « Vegetarian Restaurant »), il laisse stupidement la mayonnaise retomber… Si vos réclamations horrifiées semblent, l’espace d’un instant, faire leur effet (le plus inspiré « What You Do »), le ver est déjà dans la pomme et plus rien ne semble pouvoir l’en faire sortir ! D’autant plus que ce bougre de cuisinier en remet une couche du côté de sa copine qui n’est d’ailleurs pas mal (« Surly Girl », sympathique). Mais bon… Le rythme est décidément trop irrégulier et ce ne sont pas les ultimes tentatives de redonner du tonus à celui-ci (l’enlevé mais peu inspiré « Heliopolis By Night ») qui arrangeront les choses… La mayonnaise est foutue et c’est bien dommage ! Il ne vous reste dès lors plus qu’à vous approcher du cuistot, à lui poser la main sur l’épaule, et à lui avouer la vérité (« Something I Must Tell You », très moyen) : ‘Tout semblait présent pour que tu réussisses cet exercice culinaire délicat, mais l’opération a foiré…’ Et ce ne sont pas ses ultimes et touchants appels au pardon qui vous feront sortir de votre désenchantement (le joli « Out Of Love »)…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Three Sisters

Doté d’un nom à faire saliver Homer Simpson himself, Alice Donut pratique une pop/rock qui aurait pu voir le jour à l’époque des premiers épisodes de la série mettant en scène les frapadingues de Springfield. Très marquée par le début des 90’s (NDR : normal puisque le groupe est actif depuis 1986) et les formations phares de la scène punk/pop de l’époque (Pixies, Girls Against Boys, …) - dont Alice Donut faisait également partie -, leur musique n’a pas changé le cours de l’histoire du Rock and Roll. Et ce n’est pas celle pratiquée tout au long de « Three Sisters » qui la changera. Pourtant, la première partie de l’opus reste franchement agréable. Boosté par des morceaux aux mélodies ‘pixiesques’ fignolées – à l’instar de « She tells me Things » ou encore «Problems» - ce disque s’étiole malheureusement sur la longueur pour finir par s’empêtrer dans une capharnaüm dilaté. Pas un chef d’œuvre donc mais une sympathique petite faille temporelle qui, si elle était sortie en 1992, aurait pu faire partie de toute bonne cédéthèque bis pour jeune branché…

samedi, 31 décembre 2005 01:00

Faites entrer

Oui, je sais. Je sais, je sais je sais qu’il est interdit d’utiliser la première personne dans une chronique, je sais que ce n’est pas professionnel, je sais que cela sonne subjectif et je sais que je dois m’attendre à subir les ricanement sournois de mes collègues dès lors qu’ils auront pris connaissance de mon ode au ‘Je’. Oui, dis-je, je sais tout cela mais croyez bien, chers lecteurs, que si j’use de ce bien pâle procédé, c’est que vraiment je n’ai plus le choix. Je suis prêt à me faire faire cuire la plante des pieds à petit feu, prêt à me taper 15 fois au ralenti l’intégrale des obsèques de Jean Paul II, prêt à me faire graver l’immonde ‘Bye Bye’ de Tragédie dans les lobes frontaux, mais rien au monde ne me fera changer d’avis… Rien vous entendez ??? Pourquoi ? Tout simplement parce que l’album « Faites entrer » de Weeper Circus est l’archétype même du disque qui me laisse de marbre alors que je sais que d’autres personnes seront susceptibles d’adorer cette plaque à la pochette fort laide au demeurant . Oui, il s’en trouvera sûrement un paquet pour adopter et choyer les chansons en provenance d’un des ‘groupe phare de la nouvelle scène française’ comme l’affirme Universal sur le petit autocollant rouge apposé sur la pochette de l’objet. Si c’est eux qui le disent… Pour moi, il n’y a rien à faire, je n’accroche pas… Dès lors, conscient de ma totale subjectivité, j’ai décidé de parler en mon nom seulement et de déroger de par ce fait à l’une des sacro saintes règles du petit chroniqueur en herbe… Mais, ami, ne te détournes pas pour autant de Weeper Circus. Si tu aimes la chanson française aux accents saltimbanques classiques et aux influences vaguement Klezmer (c’est bizarre parce que j’aime bien la musique Klezmer en général), saute sur ce « Faites entrer ». Si, en plus, la jolie Olivia Ruiz de « Star Ac’ » te fait fantasmer, alors rue-toi carrément dessus (sur l’album hein ? Pas sur Olivia…) parce qu’elle est là elle aussi (tiens tiens tiens…) pour pousser la chansonnette sur un titre (« La Renarde »). Quant à moi, je vais prendre une bonne inspiration, et je vais vous dire ces quelques mots… « Je », « Je », « Je », « Je », « Je », « Je »…Voilà, ça fait du bien par où ça passe, surtout que j’ai peu de chances de pouvoir recommencer un jour. En vous remerciant…
Il est fascinant de remarquer comme l’idiome allemand peut encore évoquer, dans nos esprits conditionnés, de vagues sentiments de martialité… Vu pépé qui n’arrête pas de parler des ‘Schleus’ et les images du Colonel Klink tenant sa cigarette entre le petit doigt et l’annulaire de sa main gantée de cuir noir, il est clair que la langue de Goethe n’est pas souvent synonyme de douceur de vivre ou de champs de coquelicots. Partant de ce constat quelque peu partial, il est dès lors inutile de vous préciser que Von Spar ne fait pas dans la dentelle puisque son album s’intitule « Die Uneingeshränkte freiheit der privaten intiative ». Ça ne s’invente pas… Lorgnant clairement du côté des 80’s, le combo allemand combine ainsi disco-punk tendance « !!! » ou « PIL » et électro tendue. Point commun entre tous les morceaux : une voix hystérique hurlant avec plus ou moins de bonheur des paroles en teuton sur des rythmiques carrées au possible. Une entreprise qui se révèle diantrement efficace pour certains morceaux (« Ist dasn noch populär ? », shooté aux amphétamines ou encore « Shockwellen aufs Parkett ») et beaucoup moins pour d’autres (« Dog mashine », « Kopfsteinplaster »). Un album très inégal mais qui recèle néanmoins une ou deux bonnes surprises…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Saint Stranger

Franchement, il n’y a pas grand-chose à dire du nouvel album de Carla Torgerson. Intitulé « Saint Stranger » cet opus contient onze morceaux oscillant entre rock mou et trip-hop délavé. Monotones et peu originaux, ceux-ci suscitent rapidement l’ennui… Si la deuxième partie du disque se révèle un peu plus convaincante par l’entremise de morceaux atmosphériques comme « The Forever Last Nothing » ou « Temperature Dream Thinkin Bed », force est cependant de constater que l’ensemble s’avère souvent confondant de platitude à défaut d’être vraiment mauvais. Sans relief, « Saint Stranger » plaira peut-être à ceux d’entre-vous qui, fragiles des nerfs, cherchent un disque à passer en fond sonore lorsqu’ils cuisinent. Pour les autres, par contre, passez votre chemin…  
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Fisherman´s Woman

Un peu de douceur… Ou comment, par la grâce d’un album aussi fragile qu’un œuf en chocolat, guérir son petit cœur meurtri par les vicissitudes de l’amour. Debout à côté d’une fenêtre ouverte, on écoutera ce nouvel album d’Emiliana Torrini. Vers 5h00 du matin. Après une soirée gâchée par une mauvaise rencontre. En laissant les fragiles odeurs et la légère clarté des matinées printanières se mélanger aux petites chansonnettes contenues dans « Fisherman’s Woman ». On se surprendra alors à se demander si le chant des oiseaux entendu au loin fait partie des morceaux ou pas. Bercé par la voix de la charmante Islandaise (que l’on espérera, jusqu’au bout, apercevoir sur le trottoir d’en face, se faufilant le long de la rue), il sera alors temps d’ôter ses vêtements et de se mettre au lit en rêvant de prendre la belle Emiliana par la main pour l’emmener faire une petite ballade champêtre, loin de ses vieux démons… Que du bonheur !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Home Recording-Live Recording

Premier album pour le duo grenoblois de SZ et, déjà, une double galette. Soit un disque enregistré en public et un autre en studio. Articulée autour d’ambiances et de sons inspirés de différentes pérégrinations effectuées en Iran, en Inde et Amérique du sud, cette œuvre - proposée ici par les deux frères Litzler - se veut résolument post-rock. Franchement dispensable sous sa forme ‘live’ (groupe pas toujours super en place et compositions relativement monotones), « Home Recording-Live Recording » devient en revanche plus intéressant lorsque SZ profite de la magie du studio ; que ce soit à l’aide d’un 8 ou 16 pistes. Plus inspiré, le groupe laisse ainsi entrevoir de réelles qualités et quelques morceaux, comme « The salary » ou encore « Edward J. Evans » sortent clairement du lot. On regrettera cependant un certain manque de variété dans les effets, les rythmiques et les sonorités. Si l’ensemble demeure cependant cohérent, la monotonie n’est jamais très loin non plus… Pour les amateurs du genre.
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