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Julien Winkel

Julien Winkel

lundi, 20 mars 2006 02:00

You Are Awake Or Asleep

Quel disque étrange ! Convaincant sur la première partie, « You are awake or asleep » se prend carrément les pieds dans le tapis au cours d’un deuxième acte (les 5 derniers morceaux) qui ne restera pas dans les annales de la pop, loin s’en faut. Il y a pourtant du talent et un sens évident de la mélodie chez Stephen Brodsky et Mike Law, les deux locomotives d’un convoi qui semble avoir oublié la célèbre morale de la fable du lièvre et de la tortue : rien ne sert de courir, il faut partir à point… Et surtout ne pas tirer trop vite ses meilleures cartouches… Malheureusement, ignorant ces précieux conseils, New Idea Society démarre sur les chapeaux de roues. « Will/ Won’t », « The Aching Bells », « Willing To Wait », « The Waiting » s’enchaînent ainsi dans un joyeux capharnaüm, évoquant tour à tour Austin Lace, les Flaming Lips et toute une flopée de groupes indie/folk américains qu’il serait trop fastidieux d’énumérer. Et puis soudain, c’est la panne… Le charbon viendrait-il à manquer ? Quoi qu’il en soit, à partir d’un « Storm in my eyes » éthéré et franchement ennuyeux, NIS semble chercher son second souffle. Il viendra trop tard (« Anna Lee », hivernale petite ballade bien sympathique), hélas… Cet essoufflement, à la limite de la crise d’asthme, s’explique peut-être par la durée d’enregistrement de cet opus : près de 2 ans ! Un laps de temps bien trop long qui a probablement eu pour effet de mettre ses géniteurs à genoux… Dommage.

mardi, 11 avril 2006 03:00

The Bigger Picture

Un Belge… Qui l'eut cru ? A l'écoute de la musique de Milow on penserait plutôt avoir affaire à un jeune Américain exorcisant ses peines de cœur à coup de chansonnettes pour teen-ager. Et puis, à la lecture du livret, on se rend compte qu'il n'est point ici question d'un bon petit ‘Johnny Something’ mais plutôt d'un certain Jonathan Vandenbroeck. Un Flamand dont l'album (intitulé " The Bigger Picture ") tend à confirmer la tournure FM radiophonique prise par une bonne partie de la production musicale issue du Nord de la Belgique. En voilà un qui va faire des heureux chez Humo, après Sioen et le Zita Swoon nouvelle mouture… En effet, Milow dispose de toutes les ‘qualités’ pour faire un bon ‘Bekende Vlamingen’. Petites ritournelles folk inoffensives, emphase maîtrisée, voix plaintives à souhait… Pour ma part, même si l'ensemble est bien ficelé, ce genre de musique me laisse totalement indifférent. Elle devient, de surcroît, carrément insupportable dans ses moments les plus cabotins. A l'instar d'un " Born in the eighties " d'une complaisance horripilante ou d'un " One of it " scandaleusement calibré. Jonathan Vandenbroeck a tout pour devenir le gendre parfait de toute une génération de minettes en mal d'émotion facile. Il est bon à marier qu'on vous dit…

mardi, 01 août 2006 03:00

Dial O

Repéré il y a peu lors des Nachten d'Anvers, "My Robot Friend" (alias Howard Rigberg) n'avait pas trop convaincu. Déguisé en robot, entouré de lumières diverses et variées, cet entertainer électro en provenance de New York mérite pourtant que l'on s'intéresse à lui tant son premier album recèle de bonnes surprises... Il est en effet rare de voir un album électro couvrir un aussi vaste champ musical... Démarrant par une reprise du "23 minutes in Brussels" de Luna, "Dial O" propose ensuite à l'auditeur une petite ballade au milieu de terres couvertes de hip-hop old school ("Swallow"), de disco ("One more try" sur lequel Antony pousse la chansonnette dans un style très différent de ce qu'il propose avec ses Johnson's) ou encore d'electro pop mélodique à souhait ("Electric pants", splendide). Franchement, au vu de ce qu'il propose, il serait étonnant que cet album ne remporte pas un succès d'estime ; à tout le moins... "Dial O" est en effet le genre de petit OVNI difficile à classer et qui, à chaque écoute, suscite un peu plus la curiosité... Un classique en devenir?

lundi, 20 février 2006 02:00

The Dangermen Session/ Volume 1

Madness… Rien qu’à l’évocation de ce nom, les souvenirs se bousculent… Nous sommes en 1984 et, âgé à peu près de 6 ans, votre serviteur passe en revue la discothèque de ses parents. Gainsbourg : mmmhhh, ce sera pour plus tard… Bashung : chouette mais déjà un peu trop intello par moments… The Rolling Stones : la bouche du chanteur est trop grande… Brassens, m’emmerde déjà celui-là… Bon, y’a plus rien à se mettre sous la dent dans ce paquet de 33 tours ou quoi ? Y’en a marre d’écouter « Abbey Road » des Beatles en boucle depuis près d’un an et puis le disque de Stevie Wonder que j’aimais tant est griffé à mort depuis que je me suis amusé à le faire glisser sur le tapis du salon… ! ! ! Tiens, c’est quoi ce truc ? C’est qui ces types qui font la chenille, leurs grosses lunettes noires sur le nez ? « M…A….D….N….E….S….S », « O….N….E S…..T…..E…..P B……E……Y…..O…..N…..D ». Bon allez, c’est vendu… Craquements, deux ou trois petites griffes en plus sur le vinyle, et puis ce bruit de sirène de bateau qui retentit. ‘Pooouuuuaaahhhh, poooouuuuaaaah’. Génial, on dirait le son du gros cargo que j’ai vu dans « Bernard et Bianca » ! ! ! » C’est le coup de foudre, le disque est adopté au grand dam de géniteurs complètement écœurés à l’idée de voir l’une de leur plaque préférée s’agiter dans de petites mains boudinées rendues bien graisseuses par la manipulation de centaines de ‘chipitos’ au fromage. « One Step Beyond »… Ce morceau à lui seul a probablement suffit à rendre dingue la moitié des habitants de Schaerbeek, tant il fut joué et rejoué

mardi, 07 mars 2006 02:00

Expo

Mieux connu pour son rôle de leader chez Apples in Stereo, Robert Schneider aime aussi cultiver son petit jardin secret. C’est ainsi qu’après 10 années de stand-by, notre homme a décidé de réactiver « Marbles », projet qu’il mena à ses débuts musicaux, bien avant de s’investir dans le commerce des pommes stéréophoniques. Pour y parvenir, il a disposé 10 morceaux sursaturés de claviers vintages, clairement estampillés 80’s, sur son petit étal du marché de la pop. Au consommateur, dès lors, de faire son choix entre les fruits trop ou pas assez mûrs et ceux prêts à la dégustation. Histoire de garder le meilleur pour la fin, on commencera par éliminer de son panier des titres comme « Circuit », « Jewel of India » ou encore « Magic », qui aurait pu figurer sur une fausse compilation de Supergrass achetée sur un stand de CD’s, à Bangkok. En amuse bouche electro/cheap 8 Bit à la saveur de lychees en boîte, on s’attardera ensuite sur « Expo » avant d’enchaîner par le plat de résistance composé d’une juteuse grappe à laquelle pendent « Out Of Zone », « When you Open » ou encore « Hello Sun ». Pour ces trois derniers titres, m’sieurs dames, vous pouvez y aller les yeux fermés, ça vient de chez Rentals, en face…

lundi, 13 février 2006 02:00

Bushido Karaoke

Romantisme crasseux et morbide quand tu nous tiens… La saison hivernale aidant, on appréciera particulièrement « Bushido Karaoke » un bon whisky à la main, par une froide et lumineuse journée alors que les rayons du soleil pâlissent. Troisième opus des Américains de « Mayday », l’oeuvrette, fortement influencée au dire de ses géniteurs par les ‘Death Ballads’ des 50’s, se révèle effectivement crépusculaire et poussiéreuse à souhait. Dans ses meilleurs moments (« Standing in Line at the Gates of Hell »,) on peut y ressentir l’influence bienveillante d’un certain Nick Cave, auteur en son temps d’un … « Murder Ballads » que l’on n’a pas oublié. Les chansons bibliques paranoïaques de 16 Horsepower ne sont jamais loin non plus (« Father Time »)… On notera cependant que l’ensemble a du mal à tenir la route sur la longueur et quelques morceaux comme « I’m not afraid to die » (quand on parlait de Nick Cave…) ou « Dave D. Blues » sont carrément nuls à c… Des égarements vite oubliés par la grâce de titres tels « Burned my Hands » ou encore « Billy boy Blues » aux couleurs délicieusement Rednceck. Un album très correct…

mardi, 13 juin 2006 03:00

Members of Marvelas

Un album estival… Que dire de plus sinon que « Members of Marvelas », album éponyme du groupe du même nom, a vraiment tout plaire en cette fin de printemps aux températures hivernales. Collectif réunissant 7 éléments, Members of Marvelas a aussi et surtout le mérite de pratiquer une musique peu entendue en nos plates contrées. Tour à tour funk, rock et rap, leurs compositions font penser tantôt à Automato, tantôt à… Members of Marvelas. En effet, ces jeunes Flamands ont le bon goût de ne pas trop singer les nombreuses formations de funk/hip-hop/rock US existant déjà dans le domaine en proposant un cocktail qui se révèle bien vite très personnel. Méchamment efficaces au niveau rythmique, survolés par deux MC’s au flow imparable, les 12 titres proposés ici sont aussi et surtout truffés de percussions syncopées et de claviers schizophréniques qui leur confèrent une touche d’originalité salvatrice. Et nom de dieu, c’est bon. Dès le premier titre (« All I ever Wanted »), le ton est donné. Ça cogne sec, la tête se met se balancer doucement, suivie par les pieds et le popotin. La suite, du très funky « Me vs. Eye » au retenu « Another One » en passant par les bombes rock « Coliseum » ou « They don’t know » est du même acabit. C’est de la bonne défonce… Et il ne nous vient alors qu’une envie : ouvrir grandes les fenêtres et faire péter le volume… ! ! !

mardi, 31 octobre 2006 02:00

They mean us

Que faire ? Oui, que faire en présence d’un tel album ? L’écouter en boucle dans l’espoir de comprendre, enfin, où ses géniteurs voulaient en venir ? Ou bien le mettre de côté en se disant qu’il n’est finalement que vanité et prétention artistique ? Bien malin qui pourrait le dire tant, en effet, « They mean us » s’avère déroutant… Cependant, et c’est suffisamment rare pour le mentionner, ce ne sont pas ici les compositions, le chant ou encore la production qui effraient nos oreilles… Non, c’est la batterie… Martelées habilement (?) par Zach Hill, membre honoraire de Team Sleep (side-project de Chino Moreno, le chanteur de Deftones), les caisses et autres cymbales sont jouées, sur cet album, avec un tel non-sens rythmique et une telle décharge d’oripeaux que les morceaux en deviennent complètement indigestes. Que ceux qui aiment les doubles pédales mal calées et les doubles-croches à gogo se ruent sur cette plaque ! Pour les autres, il ne reste qu’à s’interroger sur le but recherché par les deux compères (Rob Crow, le leader de Pinback, et Zach Hill) responsables de cette œuvre qu’on aurait presque pu qualifier de pop, s’il n’y avait ce délire de batteur frustré… On dit souvent que Max Roach est l’inventeur du jeu de batterie moderne. Un jour, peut-être, Zach Hill sera-t-il lui aussi considéré comme un musicien avant-gardiste… Toujours est-il que, pour l’instant, on peine à comprendre le sens de sa démonstration…

mardi, 07 mars 2006 02:00

Frecuencia Extrema

Petit pot-pourri de réflexions à propos des Argentins de " Los Calzones ". Premièrement, gageons que les membres du groupe ne sont jamais allés manger dans une pizzeria… Deuxièmement, ils sont bien Argentins puisque la première page du site Web consacré au combo est barrée du splendide titre " Los Calzones & Diego Maradona ", photos à l'appui. Troisièmement, on confirme leur goût prononcé pour le football ; étant donné que les chœurs de hooligans semblent être la marque de fabrique de la musique qu'ils pratiquent. Quatrièmement, le groupe existe déjà depuis 1988 et se pose en chantre d'une sorte de ska/punk particulièrement indigeste. Cinquièmement, le solo de basse est probablement une des choses les plus laides jamais imaginées en musique populaire. Sixièmement, les Skatalites doivent se retourner sur leurs chaises roulantes en apprenant que les Los Calzones ont commencé à jouer par amour pour ces inoxydables défenseurs du ska originel. Septièmement, " Frecuencia Extrema " est un album… extrêmement mauvais…

mardi, 23 mai 2006 03:00

Louis Philippe Hébert

Dur… Dur, vraiment… Comment en effet ne pas rester consterné devant cet album de Louis Phillipe Hébert ? Collectionnant les clichés ‘chanson française d’auteur’ et les mauvaises idées, les 13 morceaux qui y sont présentés se passent de commentaires. Mauvais jeux de mots (‘Mayday, venez m’aider’ sur « Mayday »), chant emphatique et mélodies faiblardes se succèdent ou pire, s’associent tout au long d’un disque qui finira même sûrement par horripiler les fans les plus acharnés de Jean Jacques Goldman (avec qui Hébert a pourtant travaillé ! ! !). C’est dire l’ampleur du désastre… Pour être complet, sachez que les chansons de ce chanteur originaire du Québec ont toutes été écrites entre 1998 et 2002 et que Gainsbourg a un dit un jour : ‘Il vaut mieux faire du bon rock sans ambitions artistiques que de la mauvaise chanson française prétentieuse’…

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