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Le reflet d'un bonheur fugace, mais intense...

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Il y avait longtemps que je n'avais plus vu autant de monde à Forest National. Si mes souvenirs sont exacts, c'était lors d'un concert de Depeche Mode. En 1997. Celui des britanniques Coldplay était bien évidemment sold out. Même le poulailler était plus que copieusement garni. Malheureusement, je n'ai pu assister qu'à la fin du set accordé par le supporting act, en l'occurrence Idlewild. Un retard provoqué par les travaux, les embouteillages et le temps nécessaire pour trouver une place de parking...

Mais venons-en à Coldplay. Première constatation, le light show est tout bonnement remarquable. Plusieurs écrans restituent, tant au dessus que derrière le groupe, les prestations individuelles des musiciens. Tantôt en couleurs, tantôt en noir et blanc. A l'instar de ce que U2 avait utilisé lors de son 'Elevation tour'. Sans oublier les stroboscopes et les lasers. Lors du rappel, un de ceux-ci va même projeter un ciel jaune virtuel, où les nuages circulent, juste au-dessus du public. Magique !

Ah oui, et le concert alors ? Somptueux, tout simplement ! Pourtant, après quelques morceaux, j'ai eu un peu peur, que la formation se contente de reproduire méthodiquement les plages de ses deux albums. Un peu comme le groupe l'avait fait lors de son dernier passage à l'AB. Une impression qui a duré 20 bonnes minutes. Et puis Coldplay s'est totalement libéré. Alternant chansons issues de ses deux opus, Chris Martin passe du piano à la guitare sèche ou électrique, comme si c'était déjà un vieux briscard. Assis derrière les ivoires, il ne tient pas en place. Debout, il saute d'un côté à l'autre de la scène. Aussi lorsque l'intensité électrique jaillit, c'est toute l'assistance qui s'enflamme. Et je pense tout particulièrement à cette interprétation flamboyante de « One I Love », issue du single « In my place », qui m'a rappelé les meilleurs moments de House Of Love. Faut dire que Jon Buckland, le guitariste, y met la gomme. Chris s'excuse de ne pas trop bien parler dans la langue de Molière. Mais il le fait avec une telle candeur, qu'on en tombe sous le charme. Sa voix est bourrée de feeling et correspond parfaitement au profil romantique de ses chansons. Mais, il a pris de la bouteille et tourne le micro vers le public pour le laisser reprendre en chœur ses plus belles mélodies. Des moments d'émotion indescriptibles pour les aficionados. Et n'oublions pas pour autant le travail de Guy Berryman à la basse et de Will Champion aux drums, une redoutable section rythmique décidée à ne laisser déraper le concert que si elle le contrôle. Une bonne heure trente-cinq plus tard, y compris le rappel, on pouvait lire sur le visage des spectateurs le reflet d'un bonheur fugace, mais intense. Comme quoi le rock ça peut rendre encore heureux.

Après un tel set, je me suis juste posé une question : celle de savoir si le groupe avait encore l'intention de grandir et risquer de perdre sa spontanéité juvénile, ou alors de conserver sa dimension humaine. Je n'ai pas la réponse, mais j'ai toujours en mémoire des (mauvais) exemples de groupes, qui au sommet de leur art, ont oublié qu'il fallait aussi se renouveler. Pensez à Simple Minds. Et même à Radiohead, qui à une certaine époque, a failli tomber dans le piège. Croisons les doigts pour que l'histoire ne soit pas un éternel recommencement.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Coldplay
  • Date: 2002-11-22
  • Concert Place: Forest National
  • Concert City: Bruxelles
  • Rating: 7
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