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Bling Bling, Here Comes The King

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La curiosité a parfois de bien vilains défauts. C’est l’esprit plein de regrets que l’on aura prit la route vers Forest National, ce samedi 24 mars. En effet, I’m From Barcelona se produisait du côté du Botanique le même soir. Et entre les deux, il n’y a pas photo, on aurait préféré la seconde option. Mais la confirmation tardive de cet événement nous aura obligés à tenir nos engagements. Grrrr…

La soirée commence bien. A peine a-t-on pénétré dans l’enceinte du bâtiment que des mecs de la sécurité interdisent l’accès au parterre. Leur prétexte : ‘c’est complet ici, désolé’. La mine encore plus déconfite qu’au départ, on se dirige alors vers les gradins. Et là, oh surprise, des escaliers permettent d’accéder sans aucun problème au parterre… Super organisation messieurs ! Mais on ne s’en plaindra pas.

Sur scène, la première partie est assurée par Jibbs, DJ qui se contentera -dans un premier temps- d’enchaîner quelque uns des plus gros hymnes hip hop. Il sera ensuite rejoint par le rappeur C4 et un autre dont le nom nous a échappé. L’un des d’eux n’hésitera pas à aller pêcher une jeune fille du public. Une petite blonde évidemment bien roulée. Invitée à se diriger vers les coulisses, elle sera gentiment insultée par quelques membres masculins de l’assistance apparemment jaloux de ne pas obtenir le même traitement de faveur…

Une fois le set du DJ achevé, Forest National aura droit à un odieux matraquage publicitaire pour le parfum du business man Diddy, diffusé en boucle sur des écrans disséminés sur la scène. A 21h tapante, les lumières s’éteignent et ces écrans changent enfin de programme. En guise d’intro, un montage de clips consacrés de P.Diddy sur un fond sonore saisissant : les basses tellement ronflantes que la salle entière en vibrait. Après quelques secondes du fameux « Going The Distance » de Bill Conti joué par l’orchestre, le rideau se lève devant le rappeur autrefois connu sous le nom de Puff Daddy. Dans son costard tiré à quatre épingles, l’homme se lance soutenu par l’orchestre sur un « Victory » éclatant. Une entrée en matière qui traduira à merveille l’immensité de l’ego de l’homme et nous aura tout de même aidé à oublier que l’on râlait cinq minutes auparavant. Une demi-heure durant, il enchaînera quelques classiques, des extraits de son nouvel album et même deux ou trois reprises (un extrait du « Clocks » de Coldplay et « Sweet Dreams » d’Eurythmics repris en chœur par le public). Il ne manquera évidemment pas de dédicacer le show à la mémoire de feu Notorious B.I.G.

La trentaine de minutes suivante sera réservée à un Snoop Dogg, plus relax (on se demande bien pourquoi) et un chouïa plus simple. « Murder Was the Case » a ouvert un set qui n’aura pas vraiment laissé de souvenirs impérissables. Se sont enchaînés  « Drop It Like It’s Hot », « Gin & Juice », « That’s That Shit », « P.i.m.p » (de -et sans- 50 cent) et autres « Beautiful », agrémentées de chorégraphies plutôt ‘hot’ de danseuses sorties tout droit d’un clip ou d’un strip-club (biffez la mention inutile, s’il y en a vraiment une).

P.Diddy reviendra ensuite seul sur scène pour une nouvelle demi-heure de spectacle ‘m’as-tu-vu’. Accompagné d’un light show à faire exploser la cervelle d’un épileptique, Sean ‘Puffy’ Combs interprétera ses derniers singles « Come To Me » et « Tell Me » singularisés par des apparitions sur écran de Nicole Scherzinger (Pussycat Dolls) et Christina Aguilera avant d’être enfin rejoint par Snoop Dogg pour un avant-dernier acte en duo. Ensemble, les deux entertainers offriront un set plutôt brouillon et maladroit constitué essentiellement d’une sorte de medley mal agencée de titres tels que « Can’t Nobody Hold Me Down », « Been Around The World », « It’s All About The Benjamins », les « Hypnotize » et « Mo’ Money Mo’ Problems » de Notorious B.I.G. ainsi que « Jump Around » de House Of Pain.

Cette partie sera également agrémentée d’une apparition (toujours sur écran) de Busta Rhymes dans un prétendu duplex ‘live’ pour un « Pass The Courvoisier » au cours duquel toute l’assistance va se mettre à sautiller. Les deux personnages se retireront après un déballage de fausses flatteries, du style ‘Belgium, you’re the greatest audience’, certainement adapté sur-mesure pour chacune des villes qu’ils auront visité. Le spectacle s’achèvera pour nous sur le grand classique « I’ll Be Missing You », plutôt ennuyeux. De quoi en profiter pour se diriger vers la sortie avant la cohue.

En conclusion, l’ensemble du show à l’américaine valait bien le déplacement. Et même si l’on déteste royalement le personnage, il faut avouer que P.Diddy est un putain de showman. Quant à Snoop Dogg… Ben c’est Snoop Dogg, quoi, tranquille !

(Organisation : Live Nation)

 

 

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: P.Diddy & Snoop Dogg
  • Date: 2007-03-24
  • Concert Place: Forest National
  • Concert City: Bruxelles
  • Rating: 6
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