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Delbushaye, c’est Bénabar en moins star et Sheller en moins cher…

Écrit par Linda Vanden Bemden
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Il n’y a pas de petite salle. Ni de petits artistes. Il existe en revanche des sentiers parallèles, en marge de la variété et des circuits commerciaux. La preuve par ce concert privé de Vincent Delbushaye, à l’aube de la sortie de son nouvel album, dans une grange légèrement pentue sise en plein centre de Genappe, métamorphosée et rebaptisée pour l’occasion ‘La boîte de nuit’.

Vincent Delbushaye –pas facile à retenir comme nom– est un grand garçon (plutôt petit, en fait) de chez nous. Auteur-compositeur-interprète, il remporte la deuxième place de la Biennale de la Chanson française en 2002, enregistre l’album « Pas trop fort » en 2005 et assure quelque 300 scènes, notamment en première partie de Maurane, Bénabar, Chamfort et Lafontaine.

Vincent Delbushaye –pas simple à orthographier en plus– c’est le chansonnier qui a dû prendre et comprendre le plus de râteaux de la vie sentimentale de l’humanité toute entière… mais qui assume. Ses chansons, mêlant réalisme et autodérision, à faire frémir d’effroi les orgueils les mieux accrochés, sont fouettées par un humour léger très loin de sonner creux. Le tout en français dans le texte.

Vincent Delbushaye –il a dû l’épeler toute sa vie– c’est le gars qu’on frapperait pour qu’il se taise tant ses saynètes sont bien ficelées. On lui coincerait bien les doigts dans les portes auxquelles il écoute tant il s’abreuve de nos petits travers pour nous les resservir sur les planches, au gré de rythmes accrocheurs (« Tant qu’il y aura du monde », « Je m’en vais » et un « Fautes de français » qui relève carrément de l’inconscient correctif).  

Sur scène justement, Vincent Delbushaye, au chant et au clavier, est accompagné à la guitare par Eric Dory (enfin, ça c’est un nom d’artiste !) qui tient à merveille son rang d’acolyte, discret et  efficace. Comme dans « L’heure du slow », ‘ces minutes assassines où les filles seules vont s’échouer en bord de piste, au bord du spleen’ ponctué d’accords de guitare comme on n’en avait plus entendus depuis « Hotel California » ou encore le magnifiquement bien balancé « Ce qu’il faut que je sois ».

Mais Vincent Delbushaye est aussi un grand tendre, comme dans « Et puis » où il énumère les nombreuses qualités d’un petit papa normal, voire bouleversant, tout au long de ses « Larmes de fumée » dignes d’un morceau de Sheller.

Au rayon des comparaisons, puisqu’on y vient, Vincent Delbushaye, c’est Bénabar en moins star et Sheller en moins cher. Un rapport qualité/prix on ne peut plus séduisant ! Qu’on se l’arrache, que diable !

Et cerise sur le gâteau, son dernier cinq titres est dès à présent disponible sur iTunes…

Vivement la sortie de l’objet physique qu’on le glisse dans notre autoradio… à en croire les clips de l’artiste, ses morceaux s’écoutent particulièrement bien en voiture. Et à vélo.

Setlist

1. intro coupée
2. Tant qu’il y aura du monde
3. L’heure du slow
4. Et puis
5. Larmes de fumée
6. Je m’en vais
7. Ah ouais
8. Sachant que les trains passent
9. Balade du fumeur
10. Introglio
11. Fautes de français
12. Ce qu’il faut que je sois
13. Je joue bien du piano

Rappel :

La gérontophilie

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Vincent Delbushaye
  • Date: 14-10-2012
  • Concert Place: La boîte de nuit
  • Concert City: Genappe
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