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Retour en terre connue d’un vagabond céleste.
Robin Proper Sheppard se carapate maintenant depuis deux décades, fuyant son passé mais le rappelant à cor et à cri au travers de chansons parfois terriblement poignantes et souvent déconcertantes de vérité.
Il est parfois irritant dans son impudique effeuillement du mal adolescent, mais pourtant si vrai, authentique et fichtrement sympathique, qu’on finit toujours pas lui pardonner ses excès de pathos.
Un retour marqué par les souvenirs ancrés entre les murs de Bruxelles, où Robin a vécu quelques années avant de reprendre la route, cherchant ailleurs ce qui ne se trouve nulle part.
Un concert de retrouvailles, annoncé par un single (téléchargeable gratuitement sur Bandcamp) au titre en forme de balle dans le pied (“It’s Easy To Be Lonely”) mais qui va prendre corps ce soir dans un final majestueux où le groupe, soutenu par un chorale, va définitivement dévoiler la magie de Sophia.

New Found Land n’a pas laissé de traces indélébiles dans les esprits à l’heure où le collectif Sophia monte sur l’estrade. Au plus le sentiment diffus d’un sympathique interlude.

Accompagné de son nouveau line-up, Robin, le sourire suspendu aux lèvres est heureux de retrouver son public.

Car entre l’ancien God Machine et la Belgique, c’est une histoire d’amour.

Et l’amour, c’est le fond de commerce de Sophia.

Surtout dans sa veine la plus tourmentée.

De nombreux souvenirs viennent donc émailler le concert, dont le cours, tantôt calme, tantôt tumultueux, va se jeter au final dans la rivière.

Les premières notes se déposent timidement comme autant de vagues sur une plage paisible et triste. Puis le sourire de Jimmy Fernandez, l’ami parti précocement il y a presque vingt ans déjà, vient auréoler l’espace de sa présence.

Ainsi s’ouvre la valse du chagrin, qui tangue dans la voix et s’invite dans chaque arpège, sur chaque accord plaqué.

Les anecdotes dévoilées avec ce grain particulier, celui de la vérité, rappelant la genèse des deux premiers albums, majoritairement représentés  ce soir.

Adam Franklin et Jeff Townsin, les fidèles acolytes de l’ombre, assurant l’équilibre et relevant le nez de la barque quand celle-ci menace de sombrer.

Parfois, les mots s’échappent de la caboche de Robin, se jouant de lui, se dérobant à sa mémoire sous le feu de turpitudes émotionnelles.

Mais le navire fait front, l’équipage est soudé, et personne dans l’assistance ne semble rester à quai.

Comme à l’accoutumée, “The River Song” vient achever la première partie, dans un final puissant, secouant, bouleversant comme une tempête existentielle.

Après un court laps de temps, Robin revient seul interpréter un morceau acoustique, laissé au choix du public (“The Death Of A Salesman”, autre chanson dédiée au bassiste de God Machine qui figure sur “Fixed Water).

Ensuite, le reste du groupe le rejoint sur les planches de l’Orangerie pour deux autres titres avant l’apothéose  “It’s Easy To Be Lonely”, porté par un choeur et une instrumentation grandioses.

Le public est comblé, le groupe ravi. Le contraire aussi.

Dès sa sortie de scène, Robin viendra tailler la bavette en compagnie des fans, tout à la joie de partager quelques instants avec lui.

Sans chichis, en toute simplicité.

À l’image de sa carrière.

(Organisation Botanique)

Informations supplémentaires

  • Band Name: Sophia
  • Date: 20-03-2014
  • Concert Place: Botanique (Orangerie)
  • Concert City: Bruxelles
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