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Une véritable leçon de rock’n’roll…

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Originaire d’Atlanta, Nashville Pussy a été fondé par Blaine Cartwright et son épouse Ruyter Suys, au cours des nineties, un quatuor déjanté qui a toujours aimé jouer sur l’image provocatrice, à la limite de la pornographie. Au sein du line up, plusieurs drummers masculins et bassistes féminines ont déjà défilé. Le groupe a publié son nouvel elpee, « Pleased to eat you », en septembre dernier. Il s’agit de son septième ! 

Le supporting act est assuré par Scramjet, un combo issu de l’Est de la France, mais établi en Belgique depuis deux ans. Formé en 2009, ce power trio réunit Piero Mondeira (chant/guitare), Sturgis Rushmore (batterie) et Savatore Canicatti (basse) et reconnaît pour influences majeures Black Sabbath, Queens Of The Stone Age et MC5. Un album à son actif et un second en préparation.

Dès le début du set on a l’impression de replonger au cœur des seventies. L’énergie est omniprésente. Les traces de blues malsain et de stoner graisseux sont bien perceptibles. Explosive, puissante mais mélodieuse, la voix s’autorise de belles envolées. Les morceaux libèrent, en outre, un excellent groove. Piero ne tient pas en place et est parfaitement épaulé par une solide section rythmique. Plus paisible, « Final Fight » nous réserve une jolie envolée aux cordes. Le spectre du Led Zeppelin plane tout au long de « Hangin’ On The Phone ». Pas étonnant que le band attaque une cover de « Kashmir ». Et elle est excellente. « Queen Of The Night » se caractérise par un changement radical de rythme en milieu de parcours. Et le set de s’achever par une autre reprise, mais de Jimi Hendrix, « Electric Ladyland »…

Setlist : « Intro », « Hangin’ On The Phone », « What I Saw », « Final Fight », « The Visionary », « Excuse Me », « Kashmir », « Queen Of The Night », « Electric Ladyland ».

C’est la reprise du « Kicked In The Teeth » d’AC/DC qui ouvre le set. Première constatation, le volume sonore a augmenté de quelques (?!?!?) décibels. Ruyter Suys, la guitariste, a enfilé un tee-shirt particulièrement échancré et un short en jeans au dessus de bas résilles. Blaine Cartwright, le chanteur/guitariste a toujours ce look de bouseux ventripotent. Coiffé d’un stetson de couleur noire, il ressemble de plus en plus à feu Lemmy Kilmister (Motörhead). A la basse, Bonnie Buitrago, est intenable. Mais pas autant que Ruyter Suys, hyperactive du début à la fin du show et dont la crinière blonde est constamment en mouvement. Elle s’agenouille régulièrement pour balancer ses solos ou aguiche les premiers rangs en affichant ses généreux attributs. Assoiffé, Blaine Cartwright vient régulièrement se désaltérer en lampant une bouteille de Jack Daniels, qu’il va vider en compagnie des deux gonzesses qui assurent le show. Le couple a beau friser la cinquantaine, il est toujours aussi déchaîné sur les planches. Enfin, le drummer va se révéler, à travers ses interventions imparables, mécaniques, sauvages voire tribales, un musicien techniquement balèze… 

La musique de Nashville Pussy se nourrit de racines sudistes, empruntées tour à tour à Lynyrd Skynyrd ou à ZZ Top, même si les riffs de gratte sont aussi meurtriers que ceux dispensés par Angus Young mais avec la fougue semblable à celle affichée par Airbourne…

Sex, fun and rock'n'roll est la devise du groupe. Mais un r’n’r graisseux, décomplexé et redoutable. Le tout sur fond de drapeau sudiste.

Pas de temps mort entre les titres. Les hymne primaires, grrovy, défilent ou déferlent, selon…

La voix de Blaine évoque pourtant aujourd’hui davantage Alice Cooper. Et c’est particulièrement flagrant tout au long du sémillant « Go Home And Die », une compo dont les lyrics auraient pu être signés par Vincent Funier, en personne.

Infernal, le concert s’achève par l’inévitable « Go Motherfucker Go ». Ce soir, face à un auditoire comble (250 personnes), Nashville Pussy a dispensé une véritable leçon de rock’n’roll…

Setlist : « Kicked In The Teeth » (AC DC cover), « Piece Of Ass », « Wrong Side Of A Gun », « PillBilly Blues », « We Want a War », « Rub It To Death », « Go Home And Die », « She Keeps Me Coming And I Keep Going Back », « CCKMP » (Steve Earle cover), « 5 Minutes To Live », « Low Down Dirty Pig », « First I Look At The Purse » (The Contours cover), « Go To Hell », « I'm So High », « I’M The Man », « Why Why Why ».

Rappel : « Struttin' Cock », « Till The Meat Falls Off The Bone », « Go Motherfucker Go ».

(Organisation : Zik Zak + Rock Nation)

Informations supplémentaires

  • Band Name: Nashville Pussy
  • Date: 2018-10-25 00:00:00
  • Concert Place: Zik Zak
  • Concert City: Ittre
  • Rating: 7