Langues

Mots-clés

Suivez-nous !

Facebook   Instagram   Youtube   Myspace

Newsletter

Restez informé en vous inscrivant à notre newsletter !
Please wait

Nos partenaires

K2 Tags

Tout avait pourtant bien commencé…

Écrit par

Ce jeudi 15 novembre, le Botanique accueillait Parquet Courts. En une petite décennie d’existence, le groupe new-yorkais est devenu incontournable sur la scène rock alternative. Digne héritier des Talking Heads, Television, Sonic Youth et consorts, il a publié récemment, un remarquable troisième opus, intitulé “Wide Awake!”. Un album qui devrait intégrer, à juste titre, les tops de l’année 2019. Preuve de sa notoriété coiffant, l’Orangerie a été décrétée sold out...

Vers 21 heures, la salle est comble et la température commence à grimper. Le quatuor monte sur les planches. Le bassiste, Sean Yeaton, dont la coupe de cheveux rappelle celle de Mireille Mathieu, se plante au centre. Le chanteur/guitariste Andrew Savage opte pour sa gauche et l’autre guitariste/chanteur A.Brown (et occasionnellement claviériste), sa droite. Enfin, en retrait, l’autre frère Savage, Max, s’installe derrière ses fûts.

Le set débute par le titre qui ouvre le dernier LP, en l’occurrence l’énergique “Total Football”. Une excellente entrée en matière. Le light show nous plonge au cœur des 80’s. Des spots de couleurs vives projettent les ombres des musiciens sur un grand voile blanc tendu derrière eux. Génial ! Les musiciens enchaînent les morceaux les plus énergiques à grands coups de guitares tout en superposant harmonieusement leurs voix. Les Américains semblent se donner à fond. Avant d’attaquer le morceau plus atmosphérique “Before the Water Gets Too High”, A.Savage décide de troquer sa gratte contre un omnichord, un hybride entre accordéon et clavier. Si tout au long de la première partie du set, l’amplification est parfaitement réglée, au fil du temps, on a l’impression qu’elle perd de sa puissance. Et on s’en rend compte tout au long de “Wide Awake!”, une compo qui tombe à plat, malgré le concours d’un percussionniste. Une baisse d’intensité qui n’empêchera cependant pas les fans de la première heure de se déhancher tout au long du concert. Après avoir interprété l’intégralité de son dernier long playing et quelques compos plus anciennes, le combo new-yorkais commence à sentir l’écurie, et se lance dans des exercices de style qu’on pourrait qualifier de masturbation instrumentale. Ce qui n’est ni nécessaire et encore moins indispensable. Un choix qui incite une partie du public à mettre les voiles… 

Bref, en sortant de l’Orangerie, on avait le droit de se sentir frustrés. Et pour cause, on a eu le sentiment que Parquet Courts n’a jamais pu ou voulu exploiter tout son potentiel. En outre, comme les musicos ne transpirent pas vraiment la sympathie, se contentant de balancer à l’auditoire quelques formules d’usage, on doit malheureusement en conclure que le concert s’est soldé par une légère déception.

(Organisation : Botanique)

Informations supplémentaires

  • Band Name: Parquet Courts
  • Date: 2018-11-15 00:00:00
  • Concert Place: Botanique (Orangerie)
  • Concert City: Bruxelles
  • Rating: 6