Langues

Mots-clés

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Newsletter

Restez informé en vous inscrivant à notre newsletter !
Please wait

Nos partenaires

K2 Tags

De la soul old school, mais pas seulement…

Écrit par

Originaire de Londres, Jonathan Jeremiah est auteur, compositeur et interprète. C’est aussi un chanteur dont la voix soul évoque celle de Burt Bacharach. Il joue de la guitare depuis ses 5 ans. Excellent musicien et poète, il s’inscrit dans la grande tradition soul tout en revendiquant l’héritage de la musique folk anglaise. Trois ans après avoir gravé « Oh Desire », il a publié son troisième opus. Un LP très groovy et dansant. Intitulé « Good day », il a été enregistré au Kong studio de Ray Davies ; et lors des sessions, il a reçu le concours de Ben Trigg, un des nombreux membres de The Heritage Orchestra, afin de réaliser les arrangements.

Le supporting act est assuré par Ruben Samama, un Batave que votre serviteur avait découvert derrière une contrebasse, au service de Gabriel Rios. A l’époque, il se consacrait également aux chœurs. Son approche unique sur son instrument, il la doit aux formations qu’il a suivies, tant au Conservatoire Royal de La Haye qu’à la Manhattan School of Music de New York, véritable berceau du jazz. Outre ses travaux de production avec, entre autres, Gabriel Rios, Jonathan Jeremiah et Jungran Cho, Ruben a composé de nombreuses B.O. cinématographiques, et a remporté, notamment, le ‘Deloitte Jazz Award’, en 2010. Après avoir publié deux elpees bien ancrés dans le jazz, il a décidé, ce soir, de se produire sous un profil davantage folk. Jonathan vient présenter l’artiste qui va simplement chanter un récital empreint de sérénité, en s’accompagnant à la gratte semi-acoustique. Après avoir interprété une chanson consacrée aux filles, deux midinettes anversoises engagent un dialogue avec Rubben au sujet de donzelles rencontrées lors des concerts. Très discret, Rubben répond qu’il n’y a qu’une seule femme dans sa vie et met un terme à la conversation. Il continue alors son set qui vire alors progressivement à l’americana…

Place ensuite à Jonathan Jeremiah. Avant qu’il ne monte sur le podium, ses musicos s’installent. Soit une section de cordes féminine réunissant deux violonistes et une violoncelliste, également préposées aux backing vocaux, un bassiste, un guitariste et un drummer à la longue chevelure blonde. C’est lui qui, le plus souvent, après avoir échangé un furtif regard avec Jeremiah, donne le signal de départ d’un morceau. Passé l’intro de « Hurt no more », exécutée par les cordes, Jonathan débarque à son tour. Il va se consacrer à la gratte semi acoustique (NDR : une Gibson) ou se réserver le piano à queue (NDR : un Yamaha de couleur noire). La ligne de basse, à la limite de la rupture, claque. Directement, la musique plonge dans la soul old school, une soul soulignée par des chœurs atmosphériques aux accents afro-américains. Ruben se dirige vers son piano pour attaquer « Mountain ». Ses musicos se mettent à siffler et pris au jeu, les spectateurs les imitent.  Sur un léger filet de sèche, Jonathan chante de sa voix de crooner, la ballade « Lost », avant de retourner derrière les ivoires pour interpréter le très profond « The Stars Are Out ». Enrichi généreusement de cordes, « Rosario » baigne dans le trip hop, un morceau au cours duquel Ruben revient épauler Jeremiah, de sa gratte semi-acoustique. Dépassant allègrement les 7 minutes, Deadweight » est une pure merveille. Cordes (violons, violoncelles, et guitare électrique) nous entrainent au cœur d’un tourbillon psychédélique. Un grand moment ! « The Birds » est hanté par Nick Drake. La voix de Lady Linn, invitée ce soir, et les chœurs des choristes soutiennent celle de Jeremiah tout au long d’« Afraid To Lose ». Et si le set s’achève par « Good Day », le rappel va nous réserver deux classiques, « Wild Fire » et « Hapiness ».

Setlist : « Hurt No More », « Mountain », « Lost », « The Stars Are Out », « Rosario », « Deadweight », « How Half-Heartedly We Behave », « The Birds », « No-One », « Gold Dust », « Foot Track Magic », « Shimmerlove », « Afraid To Lose (avec en guest Lady Linn) », « U-Bahn (It's Not Too Late For Us) », « Good Day ».

Rappel : « Wild Fire », « Hapiness ».

(Organisation : Botanique)

Informations supplémentaires

  • Band Name: Jonathan Jeremiah
  • Date: 2019-02-17 23:00:00
  • Concert Place: Botanique (Orangerie)
  • Concert City: Bruxelles
  • Rating: 7
Lu 106 fois