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Un cow-boy qui se prend pour un speaker d’hippodrome ou un télévangéliste yankee…

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Paru l’an dernier, le dernier album de Warmduscher, un quatuor réunissant des membres et ex-membres d’Insecure Man, de Paranoid London, Childhood et surtout Fat White Family, « Whale city », figurait au sein du Top 15 de votre serviteur. Responsable d’une musique souvent âpre, sauvage également, mais particulièrement originale, qui oscille entre punk, garage, rock, krautrock, blues, surf, soul, funk, surf, glam, electronica et même disco, il se produisait au club de l’Aéronef, ce dimanche 24 février. Compte-rendu.

Lorsque la formation grimpe sur l’estrade, on est immédiatement frappés par le look de cow-boy affiché par deux des musicos. Le drummer a enfilé une tenue country de couleur crème. Puis le chanteur, Clams Baker Jr, est coiffé d’un stetson et chaussé de lunettes fumées. Il porte un pull dont la fermeture-éclair est ouverte, laissant apparaître son torse nu. Il se sert de deux micros, pour propager des intonations différentes à sa voix chargée de reverb, et d’une petite table de mixage dont il triture régulièrement les boutons, afin de dispenser des sonorités synthético-spatiales. Interactif, il ne chante pas vraiment, mais plutôt déclame, parfois un peu à la manière de Jon Spencer, à moins qu’il ne s’inspire d’un speaker d’hippodrome ou encore d’un télévangéliste yankee.  Longiligne, affublé de rouflaquettes, le guitariste a enfilé un costume en pied de poule, dont il va ôter la veste au bout d’une dizaine de minutes. Enfin, le bassiste a les cheveux en broussailles, un peu comme Kele Okereke, aux débuts de Bloc Party.

Malsains et infectieux, les riffs de gratte raniment le souvenir de Butthole Surfers. La ligne de basse vire régulièrement au funk. Mais en général, le garage/punk proposé par Warmduscher écrase tout sur son passage. A l’instar de « No way out » qui, tel un train à vapeur lancé tombeau ouvert, nous prévient de son arrivée, à travers des chœurs (NDR : ouh ! ouh !) censés reproduire les sifflements de la locomotive, et puis surtout du furieux « Big Wilma ». Plus lent et cinématique, le titre maître du second LP, colle parfaitement à l’image du band, une compo qui baigne au sein d’un climat de western spaghetti, un peu dans l’esprit de Sergio Leone voire d’Ennio Morricone ; mais ce qu’on ne parvient pas à sortir de sa tête, à l’issue du concert, ponctué par un bref rappel, c’est cette ligne de basse qui hante littéralement « Standing on the corner »…

Un chouette concert mais à la limite de provoquer des acouphènes… 

Il revenait à Death Valley Girls, d’assurer le supporting act. Fondé en 2014 par la multi-instrumentiste Bonnie Bloomgarden, le groupe implique également la bassiste Rachel Orosco, le guitariste Larry Schemel et sa sœur, Patty, ancienne drummeuse chez Hole. Bonnie porte une robe de couleur rouge flamboyante. De petite taille, elle alterne entre claviers et guitare, et sa voix évoque parfois celle de Siouxsie Sioux. Mais trop brouillon, le garage rock désertique et ténébreux proposé, bien qu’efficace sur disque (NDR : raison pour laquelle Iggy Pop ne tarit pas d’éloges le combo), manque de cohésion et de fluidité sur les planches. On a même parfois l’impression que le guitariste joue dans son coin. Dommage ! Paraît que la chanteuse était grippée. Elle avait sans doute aussi refilé le virus aux autres membres du band… Une chose est sûre, elle ne semblait pas dans son état normal…

(Organisation : Aéronef)

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Warmduscher
  • Date: 2019-02-23 23:00:00
  • Concert Place: Aéronef (Club)
  • Concert City: Lille
  • Rating: 7
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