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Un concert d’anthologie pour les nombreux fans…

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L’Ancienne Belgique accueille ce soir deux poids lourds de la scène rock : Alice In Chains et Black Rebel Motorcycle Club. Si les souvenirs de votre serviteur sont exacts, c’est la première fois que le groupe issu de Seattle se produit dans la salle de la Rue des Pierres. Pour la formation originaire de San Francisco, mais établie à Los Angeles, il s’agit de la troisième (2008 et 2013). Par contre, elle a déjà foulé à quatre reprises les planches du Botanique, un endroit qui correspond mieux à l’esprit indie de sa musique. La salle est soldout depuis bien longtemps, c’est normal vu la présence de ces deux combos…

Black Rebel Motorcycle Club (BRMC) est un groupe californien, dont le patronyme est inspiré du film ‘L'Équipée sauvage’, un long métrage datant de 1953, mettant en scène Marlon Brando, chef d’une bande de motards. Le line up réunit les chanteurs/guitaristes/bassistes Peter Hayes et Robert Turner (NDR : aka Robert Levon Been, il a choisi un pseudo afin s'affranchir de l'influence de son père, feu Michael Been, qui n’était autre que le chanteur de The Call), ainsi que la drummeuse Leah Shapiro (NDR : cette ex-Raveonettes a intégré le groupe en 2008). Son dernier et neuvième elpee, « Wrong Créatures », est paru en 2018. 

En fond de scène, une toile a été tendue sur laquelle figure le logo du band ; en l’occurrence une tête de mort soulignée par deux pistons croisés. Un light show de couleur bleue inonde le podium pendant que le trio s’installe derrière son matos. Le band va nous proposer exclusivement des anciens titres. Ainsi le concert s’ouvre par « Red Eyes And Tears », issu du premier opus (NDR : un éponyme !), publié en 2001 et puis va se contenter de nous balancer une setlist constituée de standards du groupe. Bref, pas de surprise au cours de ce show un peu trop monocorde, mais qui néanmoins s’est certainement révélé agréable pour celles et ceux qui apprécient le rock alternatif teinté de psychédélisme, de blues et de garage de ce trio yankee…

Setlist : « Red Eyes And Tears », « Awake », « Beat The Devil's Tattoo », « Berlin », « Spook », « Spread Your Love ».

A l’instar de Pearl Jam, Nirvana et Soundgarden, Alice in Chains est un des pionniers de la scène grunge. Né en 1987, il s’est accordé une brève pause début du millénaire. Faut dire que son leader et chanteur, le charismatique Layne Staley, est décédé en 2002, après des années de combat contre une addiction aux drogues dures. Il a été alors remplacé par William DuVall. L’éventualité d’un changement de patronyme a même circulé au sein du band. Mais il n’en sera rien. Outre cette parenthèse, le combo n’a quasiment jamais arrêté de tourner. D’ailleurs, l’an dernier, il se produisait encore sur la scène principale de Rock Werchter.

De chaque côté de l’estrade du drummer, deux immenses murs de baffles dans lesquels sont intégrés 48 spots sont érigés. De temps à autre, ces lumières se transforment en écrans vidéo à LED afin de créer différents effets vidéo.

Le set va nous réserver 21 titres bien structurés, partagés intelligemment entre ancien et nouveau répertoire dont, bien sûr, des extraits du dernier opus paru l’an dernier, « Rainier Fog » (NDR : il s’agit de son sixième, et son titre doit son nom au mont Rainier, le volcan toujours en activité qui domine la ville de Seattle).

Le set s’ouvre par « Bleed the Freak », un extrait du premier elpee d’Alice In Chains, « Facelift ». La température dans la fosse est déjà élevée ; et elle ne fera que grimper au fil du show. La foule manifeste déjà son enthousiasme. William la salue et on sent déjà une belle osmose entre la formation et l’auditoire. Manifestement, il s’est très bien réapproprié les anciens morceaux ; ce qui permet au combo de s’en donner à cœur joie lorsqu’il s’attaque à les réinterpréter. Et puis la section rythmique apporte une base solide à DuVall pour prendre son envol vocal et compléter le travail discret mais efficace du gratteur et autre membre fondateur, Jerry Cantrell. A contrario, la voix de ce semble avoir perdu de sa superbe. Mais aux cordes, s’il ne déchire pas souvent, il accorde des solos remarquables. A l’instar de « Stone », « Man In The Box » de « Got Me Wrong » et même de « Rooster », une ballade éblouissante. Des solos mélodiques et sophistiqués dont il le seul à avoir le secret, tout en tissant ses lignes principales sur celles, rythmiques, de DuVall.

Le set principal s’achève cependant par deux des plus grands succès du groupe, « Angry Chair » et « Man in the Box ». Et après avoir littéralement retourné la foule, Alice In Chains est revenu nous accorder quatre morceaux. Un concert d’anthologie pour les nombreux fans présents ce soir…

(Pour les photos, c’est ici)

Setlist : « Bleed The Freak », « Check My Brain », « Again », « Never », « Themes Bones », « DamThat River », « Hollow », « Your Decision », « Rainier Fog », « Down In A Hole », « No Excuses », « Stone », « Red Giant », « We Die Young », « Nutshell », « Angry Chair », « Man in the Box ».

Rappel : « The One You Know », « Got Me Wrong », « Would ? », « Rooster ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

Informations supplémentaires

  • Band Name: Alice In Chains
  • Date: 2019-05-30 22:00:00
  • Concert Place: Ancienne Belgique
  • Concert City: Bruxelles
  • Rating: 7
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