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Taï

Taï

mardi, 28 juillet 2020 09:25

Sorry You Couldn’t Make It

Jerry Williams, aka Swamp Dogg (ou Little Jerry ou bien encore Little Jerry Williams), semble connaître une seconde jeunesse à près de 78 balais ! Depuis sa Virginie natale, il a pourtant enregistré à partir de 1954, alors qu’il n’avait que 12 ans ! Transformé en chanteur soul décalé sous l’alter-ego Swamp Dogg dès 1970, ce ‘maverick’ flamboyant colore aujourd’hui ses morceaux trempés dans la soul d’une belle dose d’excentricité et d’une âme country, sur des titres tire-larmes tels que « Sleeping Without You is a Dragg » ou « I’d Rather Be Your Used to Be ». « Sorry You Couldn’t Make It » a bénéficié du la participation de John Prine (il nous a quittés il y a quelques semaines), Justin Vernom (Bon Iver), Jenny Lewis et des membres de Poliça. De quoi permettre aux morceaux de ne pas sombrer dans l’exercice de style et d’afficher une belle créativité. N’oublions pas que son elpee précédent (« Love, Loss and Autotune ») était dédié à l’autotune (!)… c’est dire si l’homme n’a peur de rien. Enregistré à Nashville, « Sorry I Couldn’t Make It » ne sent pas la naphtaline. Pas pour rien que ce ‘Chien des Marécages’ ne fait pas son âge…

mercredi, 22 juillet 2020 09:38

The Don of Diamond Dreams

Shabazz Palaces, le déjà cultissime duo hip-hop issu de de Seattle ‘is back’ après un hiatus de plus de 3 ans. La formation bicéphale réunissant Ishmael Butler (déjà quinquagénaire et ex-Digable Planets) et le multi-instrumentiste Tendai ‘Baba’ Maraire ouvre son sillon hip-hop dit ‘abstrait’ aux influences free-jazz sur le label pourtant très rock Sub Pop ; et ce depuis 2009. « The Don of Diamond Dreams », son 5ème album, constitue probablement l’œuvre la plus optimiste et la plus abordable du tandem ‘afrofuturiste’ tout en conservant sa patte de ‘maverick’ un brin visionnaire. Cette petite ouverture est probablement due aux travaux du fils de Butler, Lil Tracy, collaborateur du regretté Lil Peep. Attention, Shabazz Palaces ne renverse pas non plus ses fondamentaux et le tout reste aventureux et loin des standards hip-hop actuels, grâce à ses touches p-funk, de trap et ses visions ésotériques. Pas de surprises mais une belle réussite.

mardi, 14 juillet 2020 10:28

The Mother Stone

Souvenez-vous de la belle escapade musicale opérée par Ryan Gosling au sein de son projet très gothique Dead Man Bones ? A peine âgé de 30 ans, Caleb Landry Jones (‘CLJ’, vu, entre autres, dans ‘X-Men’, ‘Get Out’, ‘Twin Peaks’ et ‘Three Billboards’) a également décidé d’entamer un parcours musical. Et déjà, il a réussi à signer sur le prestigieux et très ‘dark’ label de Brooklyn Sacred Bones. Excusez du peu ! En fait, il a bénéficié du concours de Jim Jarmusch, qui a servi d’intermédiaire…

Si « The Mother Stone » s’inspire d’abord du pop/rock des 60’s et des 70’s (NDR : pensez aux Beatles, au Who et au Pink Floyd de Syd Barrett), il s’inscrit surtout dans la lignée néo-glam récemment réactivée par Lemon Twigs ou Foxygen, en marchant, à son tour, sur les traces de Bowie et de T-Rex. Enregistré dans la grange de ses parents, sises au sein de son Texas natal, « The Mother Stone » reflète l’amour que porte CLJ a la musique de cette époque. Hormis la basse, il se charge de toute l’instrumentation. Depuis les claviers à la guitare, en passant par les drums. Il s’y révèle, quand même, impressionnant ! Et bien sûr le chant, qu’il assume avec une attitude particulièrement théâtrale. Ainsi, chanson à tiroirs, le très baroque et psyché titre maître évoque la facette la plus expérimentale des Beatles. Bref, cet opus constitue un exercice de style rétro et excentrique, parfois boursouflé, mais un album qu’on pourrait qualifier de résolument charmant, osé et gravé dans son époque...

dimanche, 05 juillet 2020 09:26

La Traversée

Malgré ses 50 balais et déjà 12 elpees à son compteur, Bertrand Betsch ne jouit toujours que d’une notoriété confidentielle… Pourtant le natif de Draveil garde le cap et régale son cercle de fans fidèles depuis la sortie de son premier album, « La Soupe à la Grimace », paru en 1997. A travers des textes impudiques à l’humour relativement noir, il colore la chanson française à forte influence ‘souchonienne’ (version torturée) de sonorités 80’s, au sein d’une ambiance mélancolique. En outre, son élégance poétique, sa sincérité et même sa voix évoquent Alex Beaupain. A l’instar du savamment orchestré « Le Bus 51 ». Et il apporte une touche douce-amère au malicieusement intitulé « Le Bonheur », titre qui clôt cet opus…

mardi, 23 juin 2020 16:20

Marigold

Fine fleur de la scène indie et country alternative, Pinegrove est issu de Montclair, dans le New Jersey. A sa tête, deux amis d’enfance, Evan Stephens Hall et Zack Levine qui forment le noyau dur depuis les débuts du combo, en 2010. Sa musique est souvent décrite comme le fruit d’un mélange assez bien dosé entre country et esprit ‘emo’. « Marigold » constitue son quatrième elpee, et il fait suite à une pénible affaire d’harcèlement sexuel dont a été accusé le chanteur (NDR : litige qui a été résolu entretemps via la médiation). Maistre es-indie-folk, cette nouvelle livraison devrait ravir les ‘Pinenuts’, les fans inconditionnels du groupe, parmi lesquels figurerait Kristen Stewart, dont les complaintes mélancoliques sont marquées par les problèmes et les confessions sentimentales d’Evan Stephens Hall. Les compositions sont soignées (« Marigold », « No Drugs », « Phase ») et évoquent parfois une version americana de Real Estate. Beau et poignant à la fois !

jeudi, 18 juin 2020 18:44

Wax Chattels

Formation néo-zélandaise, Wax Chattels se revendique groupe de guitares sans guitares… Une autre façon de prétendre concevoir du rock sans les ingrédients traditionnels ! Depuis sa base à Auckland, le trio aux aspirations nihilistes a décidé de ne pas caresser nos oreilles dans le sens du poil en se servant de basses buzzy, de grattes chargées de reverb’, de claviers dissonants et d’un drum kit aussi bruyant que possible. Pour Wax Chattels, le monde est un trou noir abyssal et sa musique est censée le refléter (« Facebook » ou « Stay Disappointed »). Vous l’aurez compris, mieux vaut être en forme avant d’écouter ce condensé de malaise sonique et cathartique enregistré dans des conditions live et expérimentales. Ereintant mais intéressant.

dimanche, 07 juin 2020 18:50

Good Fuck

Good Fuck, c’est le nouveau projet du vétéran ‘Art-rock’ Tim Kinsella (actif au sein des exigeants Joan of Arc, Cap’n Jazz et Owls) et de l’artiste électro-minimaliste et expérimentale Jenny Pulse. Vous l’aurez compris, on est loin des standards de la pop ici… mais plutôt en présence de percussions tendues, de synthés noise, de dérapages électroniques et de spoken word qui rappellent les premiers travaux de Xiu Xiu, sans sa théâtralité. Une écoute ardue qui libèrera quelques pépites retraçant le chemin émotionnel et érotique de leur relation tant professionnelle que celle leur romance personnelle. A la marge…

jeudi, 04 juin 2020 11:10

Dada

Issus de Brookly, les B Boys sont habituellement des breakdancers ; mais en quoi se transforment-ils lorsqu’ils se revendiquent ‘Dada’ ? En trio qui marche ouvertement sur les plates-bandes de Parquet Courts ! Son premier elpee mêle, en tout cas, et judicieusement, les sonorités du post-punk (« Another Thing »), la coolitude des Strokes (« Anthem ») et la morgue de The Fall (« Fear It »). Rien de dadaïste ou à contre-courant, donc, dans la musique de ce combo, mais un album pur jus new-yorkais qui ne pourra que ravir les fans du genre ! La voix du chanteur, Andrew Kerr, est de plus parfaite pour allumer des brulots nerveux attisés par des interventions de basse caoutchouteuses à souhait (« B Boys Anthem »).

dimanche, 24 mai 2020 17:56

Sopresa

Difficile de déceler sous son sobre patronyme l’origine de ce quatuor. Et bien, il est espagnol ! Cette jeune formation mixte nous vient pourtant de Barcelone (NDR : serait-elle alors plutôt catalane ?) ; mais la puissance ravageuse de ses compositions lui a permis rapidement de percer les frontières ibériques. Son 3ème album, « Sopresa Familia », nous réserve un beau condensé de musique indie plus qu’énergique. Une belle dose d’At The Drive-In (« Bye Imbecile ! ») un peu de post-punk mélodique (« Skeletons ») et une pincée de folie (« Barcelona City Tour ! ») s’invitent dès l’ouverture des hostilités. Emmené par la voix enragée de Carla Pérez Vas, les compositions carburent entre hardcore et post-punk façon Iceage. Un groupe d’une étonnante maturité ! Torturé, dynamique et inspiré à la fois ! 

dimanche, 24 mai 2020 17:54

Kraft

La musique de Télégram ne passe pas facilement comme une lettre à la poste… Elle procède en effet d’un pot-pourri d’influences qui frisent parfois l’indigestion. Drivé par Laurent Kebous et Vincent Serrano, également impliqués chez les Hurlements d’Léo, le band mêle une certaine forme de la chanson française engagée et écorchée (« Moins Qu’un Chien ») à l’indie (« Open My Eyes »), au folk (« Addiction ») et même à la world. Entre des reprises ratées de Leonard Cohen (« I’m Your Man ») et Soft Cell (« Tainted Love »), figurent cependant de belles réussites susceptibles de rappeler Mano Solo (sur le beau « L’Enclume des jours ») ou encore le punk très frendhy si cher aux Wampas (« Les Ornières »). Pas à discuter, le groupe s’en sort bien mieux sous sa forme hexagonale…

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