Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Nos partenaires

Newsletter

Restez informé en vous inscrivant à notre newsletter !
Please wait

K2 Tags

Taï

Taï

mardi, 12 décembre 2017 12:55

Paradise (Ep)

Il y a quelques mois, Antony Hegarty, le leader d’Antony and the Johnsons, décidait de changer de sexe. Non seulement l’Anglais(e) transgenre et américain(e) d’adoption opérait une mue physique, optant alors pour le patronyme d’Anohni, mais aussi musicale. Une métamorphose scellée par l’album « Hopelessness », un disque qui lui avait permis d’aborder des sujets bien plus engagés, nonobstant les ténébreuses productions électro d’Hudson Mohawke et d’Oneotrix Point Never. Le tout cadrant parfaitement avec une bande-son du monde post-Trump…

« Paradise », son nouvel Ep, s’inscrit dans la lignée directe de ce dernier LP. On y retrouve ses critiques acerbes, qu’il focalise ici sur les gouvernements occidentaux et les grandes entreprises capitalistes. Le tout sous une forme assez brute, il faut le reconnaître… Anohni pointe la femme comme la seule capable de sauver le monde (NDR : ce qui explique les illustrations de la pochette) et, selon son avis, cloue au pilori la force masculine qu’il considère comme diabolique (« You Are My Enemy »)… L’écoute de ce « Paradise » n’est pas forcément plaisante ; ce n’est d’ailleurs probablement pas le but. Les plages sont très sombres, hantées par une âme soul (« Ricochet »), mais également et surtout collent bigrement à leur époque (« Jesus Will Kill You ») et bien loin du paradis auquel l’être humain aspire…

 

lundi, 20 novembre 2017 11:01

City Music

Album après album  –et quasiment sans la moindre faute de goût– l’ex-guitariste de Woods, également leader de The Babies, est parvenu à se forger une place de choix au sein de la pourtant très concurrentielle scène indie-folk contemporaine. Son 4ème opus, « City Music », devrait même asseoir son aura de messie folk et –peut-être– élargir son cercle d’admirateurs, tant il s’avère d’une imparable qualité…

Si le jeune songwriter est toujours sous haute influence du sacro-saint duo Dylan/Reed, il est bien loin de pasticher ses très recommandables idoles. Enregistré en Californie, sous la houlette du magicien Richard Swift (Foxygen, Damian Jurado, The Shins), cet opus est partagé entre compos citadines, très susceptibles de libérer une pure émotion urbaine (NDR : les 7 minutes tortueuses du somptueux « City Music »), velvetiennes (« Dry Your Eyes ») et plages ensoleillées, à l’instar du particulièrement bipolaire et très mélodique « Crybaby » ou encore d’un « 1234 », inévitablement hanté par les Ramones…

Véhiculant des accents surannés, mais judicieusement remis au goût du jour, cet opus conjugue rock et folk, au sein d’une atmosphère typiquement new-yorkaise…

vendredi, 10 novembre 2017 11:48

The Machine That Made Us

A ce jour, cette formation n’avait enregistré qu’un seul album, « Bluffer’s Guide to the Flight Deck ». Ce qui lui avait valu le flatteur –mais peu rémunérateur– statut de groupe culte… Encensée par la critique mais boudée par le grand public, cette œuvre puisait ses sources chez quatre formations alternatives, nées au cours des 90’s : Grandaddy, Mercury Rev, Flaming Lips et Sparklehorse. Et les mélomanes qui avaient eu la chance de découvrir cet opus à l’époque, imaginaient, sans doute, que ce disque allait rester un ‘one shot’…

Pourtant, 13 ans plus tard, le groupe ouvre un nouveau chapitre. Baptisé « The Machine That Made Us », il bénéficie du soutien de la toujours aussi audacieuse maison de disque française, Talitres. Quelle influence le temps allait-il avoir sur le génie musical de Flotation Toy Warning ? A l’écoute des 10 magnifiques titres… on serait enclin à dire : strictement aucune ! Dès l’inaugural « Controlling the Sea », on retrouve ce lyrisme et ce mélange unique de mélodies imparables rappelant Mercury Rev au sommet de sa forme ainsi que ce sens de la théâtralité, principalement incarné par la voix si singulière de Paul Carter. D’autres pistes, telles que le somptueux « Due to adverse weather conditions all of my heroes have surrendered », enrichi d’une myriade de cuivres, et le tout aussi réussi « Everything That is difficult will come to an end », enrobé de chœurs célestes, achèvent de nous convaincre, tout en espérant qu’il ne faudra pas 13 ans à ce combo anglais pour accoucher d’un successeur à ce nouveau chef-d’oeuvre !

Un regret ? La pochette. Pas vraiment à la hauteur. Mais bon, vu le contenu, on ne fera pas la fine bouche.

 

vendredi, 13 octobre 2017 17:36

Indigo (Ep)

Bien loin des quasi-caricaturaux Eros Ramazotti ou Tiziano Ferro, la scène transalpine regorge de formations ‘indie’ aux profils différents…

Pashmak est un patronyme inspiré d’un bonbon iranien. Pas étonnant quand on sait que le chanteur est d’origine perse. C’est donc également le nom choisi par cette formation italienne dont la musique oscillant entre electronica, post-rock et folk baigne au sein d’un climat dark voire new wave. Tourmentée, la voix de Damon Arabsolgar rappelle quelque peu celle de Dave Gahan (Depeche Mode). Et les nappes de claviers ainsi que les rythmiques tribales, dispensées tout au long des 4 titres de cet Ep intitulé « Indigo », communiquent le plus souvent à l’ensemble une dimension indus. A suivre de très près !

 

jeudi, 28 septembre 2017 12:16

Trust

Une envie soudaine de post-punk bien énervé ? N’hésitez pas à prêter –curieusement– une oreille à « Trust », le dernier et second elpee du trio danois Less Win. Après les méfaits récents commis par Iceage et de Yung, le royaume scandinave démontre à nouveau qu’il semble en connaître un rayon sur le sujet…

Vous risquez en tout cas d’être charmés par ce saxo free-jazz un brin ivre, ces riffs acérés rappelant souvent Mission of Burma, ces voix martiales tout en scansions de Casper Kociszewski et Casper Morilla ou du chaos organisé de cordes et de cuivres (« Bury the Heart »). Dès le morceau d’entrée, « Rituals », on a l’impression d’assister à une messe noire, ambiance entretenue, notamment, par des titres comme « Crucifix » ou « Jealousy ». En 30 minutes, le band nous éclabousse de son énergie punk indéniable et d’une classe aussi torturée que désespérée. Trust Less Win…

 

samedi, 23 septembre 2017 18:32

Global - System - Error

A travers le titre de cet opus, « Global-System-Error », le message de Mokroïe est plutôt significatif. Et même son sous-titre : ‘L’incapacité de l’homme à éviter la guerre et les crises qui en découlent…’ Ce qui laisse présager une aventure sérieuse et engagée. Le projet a été imaginé par Francesco Virgillio. Il est soutenu par la chanteuse Carol Aplogan. Et pas seulement ; car tout en s’enfonçant au cœur d’une veine électro/hip-hop, il se veut pluridisciplinaire et invite, à chaque chapitre, une série de musiciens ou chanteurs différents, mais aussi des photographes et autres vidéastes. Ce nouvel essai est d’ailleurs inspiré par les photos de Sergey Ponomarev, photojournaliste russe actif au Moyen-Orient et auprès des réfugiés.

Mais revenons-en à l’aspect musical. Lors des sessions, Francesco a ainsi reçu le concours d’invités. Dont le percussionniste Cyril Atef (fondateur de Bumcello), le batteur Dave Collingwood (vu aux côtés de Yann Tiersen et Gravenhusrt) et le vocaliste Allonymous. Artiste américain notoire pour son spoken word vindicatif, il milite chez Basement Jaxx ainsi que Push-Up, auprès de Sandra Nkaké. Cet Ep propose deux fois deux titres enregistrés sous des versions différentes. Soit une moitié instrumentale, sculptée sous un format plus électro, et l’autre davantage acoustique. Et le résultat devrait assurément plaire aux fans de trip hop et de Saul Williams.

 

samedi, 23 septembre 2017 18:27

Tango (Ep)

Trio transalpin aux desseins délibérément émotionnels, Zebra publie « Tango », un second Ep 4 titres qui fait suite à « Home Habilis », paru en 2016. Hormis la très saugrenue idée de plagier le phrasé d’Anthony Kiedis (Red Hot Chili Peppers) sur le très mauvais et faussement funky « Branco », le reste de l’album expédie Zebra au sein d’un univers hanté à la fois par Grizzly Bear et Jeff Buckley. A cause de cette voix et puis des cordes de guitare cristallines. En outre, belles et délicates, les mélodies sont empreintes de mélancolie. Depuis Bassano Del Grappa (NDR : ce n’est pas loin de Venise), Zebra dessine des vignettes ‘indie’ qui ne manquent manifestement pas de charme...

 

dimanche, 27 août 2017 12:22

Spaceland

Sindri Mar Sigfusson, aka Sin Fang, propose son quatrième opus pour le compte de l’honorable label Morr Music. Teintée de folk et d’électro, la pop de chambre est passée avantageusement sous les doigts magiques d’Alex Somers, producteur de Sigur Rós… et compagnon de Jonsi, chanteur du band islandais, qui participe également à l’aventure (« Candyland »). Il n’est pas le seul, car Soley (NDR : qui milite chez Seabear… une formation fondée par Sin Fang, en 2003 ; le monde est décidément bien étroit sur l’île aux geysers…) ainsi que la Norvégienne Farao, ont également apporté leurs concours. 

« Spaceland » nous plonge au cœur d’un univers électronique à travers ses vignettes électro/pop uptempo (« Candyland », « Not Ready for Your Love ») ou atmosphériques (« Down »), qui nous réservent une belle collection de bips et beats, mais également de jolies mélodies, et qu’enveloppe la voix cotonneuse de Sin Fang. Les sessions se sont déroulées tantôt sous la chaleur de Los Angeles ou dans le froid de Reykjavik. Ce qui peut expliquer l’ambivalence de l’œuvre naviguant furtivement entre mélancolie et allégresse. L’Islande est définitivement une terre inépuisable de talents…

 

dimanche, 27 août 2017 12:19

Waiting for this Sound (Ep)

Suite à la tragique disparition de son bassiste, ce trio français à l’étrange patronyme a été réduit à un duo. Et ce crustacé mélomane a décidé de traverser l’Atlantique pour enregistrer son nouvel et second Ep. A Los Angeles pour être plus précis. Scampi est influencé par le trip hop, et tout particulièrement, Massive Attack et surtout Morcheeba. Mais également par  CocoRosie. A cause des sonorités produites par le ukulélé et le guzheng. Peu connu sous nos latitudes, cet instrument à cordes chinois appartient à la famille des cithares (NDR : Gû Zheng signifie ‘ancienne cithare’ d’après mon ami Wiki). En outre les voix rappellent manifestement celles des sœurs Cassidy. Si certains morceaux se révèlent tendres (« Get an Idea »), d’autres adoptent un ton plus énergique (« Waiting for this Sound ») ; mais en général, les plages privilégient le format pop (« Leave it Out »), parfois au sein d’un climat  légèrement ‘dark’ (« Magic House »). En conclusion, cet LP ne manque pas de charme…

 

dimanche, 27 août 2017 12:05

Pretty Years

Cymbals Eat Guitars est une formation issue de New York. De Staten Island (NDR : c’est une île !), plus précisément. Et progressivement, elle est parvenue à construite une œuvre solide et cohérente dénuée de toute faute de goût majeure… ‘Cymbals Eat Guitars’ sont des mots prononcés par un autre illustre habitant de la Grosse Pomme, Lou Reed, pour décrire la musique du Velvet Underground.

Plus influencé par le rock des 90’s que par le band underground mythique, la bande à Joseph d’Agostino propose donc son quatrième elpee, un disque qui a reçu le concours de John Congleton (The War on Drugs, Swans, St. Vincent) à la mise en forme. Zigzagant entre continuité sonique et nouveaux horizons sonores, « Pretty Years » recèle des plages nourries aux guitares shoegaze et grunge, dans un esprit souvent ‘slacker’. A l’instar du précédent elpee, « Lose », et tout particulièrement de la piste d’entrée « Finally » ainsi que sur « 4th of July, Philadelphia (Sandy) »). Néanmoins, le gang yankee n’en a pas pour autant oublié les salves punk réminiscentes de Titus Andronicus (« Beam »), mais aussi des pistes plus mélodiques tels que le plus groovy « Wish », une compo dont les interventions de saxophone à coloration eighties sont portées par la voix élastique du leader tout en lorgnant vers Modest Mouse. Enfin, de cet LP, on épinglera encore la ballade électrique « Dancing Days ». Nuancées et joliment référencées, ces « Pretty Years » (les années 90 ?) s’achèvent en feu d’artifice sonique, par le monumental « Shrine ». Une œuvre convaincante de bout en bout…

 

Page 8 sur 242