• Bonheur ou tristesse ?
    Bonheur ou tristesse ? Lesneu publiera l'album « Bonheur ou tristesse » le 6 mars 2020 (Music For The Masses / PiaS). Échappé des Slow Sliders,…

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Taï

Taï

vendredi, 27 avril 2018 14:03

Always Ascending

Les dandys pop allaient-il survivre au départ de Nick McCarthy, leur guitariste historique (remplacé par l’ex-1990s, Dino Bardot) et l’arrivée de Julian Corrie aux claviers ? L’appel au mythique producteur Philippe Zdar (du non moins mythique duo Cassius) leur permettait, en tout cas, d’envisager « Always Ascending » comme une forme de nouvelle ascension. L’écoute de ce 5ème opus démontre rapidement que les Ecossais sont loin d’être en manque de mélodies imparables, malgré 14 ans de carrière ! Dopé aux sonorités nouvelles bien plus électroniques, le son du gang de Glasgow se fait plus disco dès l’inaugural « Always Ascending » ou à travers le single « Lazy Boy » ; et on ne peut non plus nier l’influence de leur collaboration avec les Sparks au sein de FFS sur des morceaux tels que « Lois Lane ». S’il leur sera toujours impossible de surpasser leur premier prodigieux elpee, « Always Ascending » figurera au panthéon de Franz Ferdinand lorsque adviendra l’heure d’établir les comptes…

vendredi, 27 avril 2018 14:03

Cost of Living

Ces ‘gars de banlieue’ sont des punks ! Issus de Providence (Rhode Islands), ils sévissent depuis 2011 en manifestant un esprit de rébellion commun contre le capitalisme, l’homophobie, les suprématistes blancs et toutes formes de fascisme, à travers une expression sonore dominée par le saxo de Joey La Neve DeFrancesco et la voix puissante de Victoria Ruiz. Sur ce second LP, produit par Guy Picciotto (Fugazi), les Downtown Boys conservent leur esprit diablement politisé (mais en adoptant un ton souvent optimiste !) tout en élargissant leur audience via ce passage sur la toujours mythique maison Sub Pop. Telle une série d’uppercuts assénée à Trump, le gang se sert de ses instruments pour le remettre à sa place et ce dès l’inaugural « A Wall » dézinguant le mur entre les USA et le Mexique. Que ce soit en anglais ou en espagnol, les fougueux Downtown Boys ravivent l’esprit punk de fort belle manière !

 

jeudi, 26 avril 2018 03:00

Summering

Issu de Greensboro (Caroline du Nord), ce duo réunit le guitariste Adam Joyce et le batteur Hunter Allen. Polyrythmique et syncopé, son math rock tient parfaitement la route tout au long d’un 3ème elpee, qui réalise un beau mélange entre technicité (« Books ») et aisance mélodique (« Hounds of the Barrier »), dans un style proche de Battles. Jamais délibérément complexe pour son seul plaisir, The Bronzed Chorus parvient, en outre, à libérer une véritable émotion à travers des titres épiques tels que « How Gooda Friends Are Ya ? » ou « Decollage » et ses samples ‘en français dans le texte’…

 

jeudi, 26 avril 2018 03:00

What Goes Around Comes Around

Un groupe wallon qui répond au patronyme de The Pinkertons ne pouvait qu’être influencé par Weezer ; et des titres tels que « Sweet Little B… » ou « Unsent » le prouvent. Du début à la fin, c’est une certitude « What Goes Around Comes Around » s’avère être particulièrement influencé par les années 90. Depuis Genappe, ce quatuor réunissant Christophe Charmant (chant et guitare), Alain Jonet (basse), Alexandre Delcroix (guitare) et Nicolas Closjans (batterie) dévoile 10 morceaux qui doivent tout au power-rock américain (et californien en particulier) de ces nineties et à des groupes comme Lit (« Blue as Hell ») ou Jimmy Eat World. Beau boulot !

 

samedi, 14 avril 2018 03:00

Exist (Ep)

Warsaw est duo formé à Lourdes par Vitha (voix et guitare lead) et Max (chœurs et basse), aujourd’hui transformé en trio depuis qu’Alex est venue en renfort, à la batterie. « Exist » constitue le second Ep du groupe et fait suite à « I’m In Love with a Scarecrow », sorti en 2014. Inspiré par le ‘classic rock’ des 70’s (Led Zeppelin et Pink Floyd en tête) mais aussi par la puissance du rock de Royal Blood, Warsaw se débrouille plutôt bien dans son style, un style qui devrait plaire aux mélomanes en recherche d’une certaine forme de classicisme rock.

 

lundi, 02 avril 2018 13:47

Sugar High

Fer de lance de la scène ‘indie’ belge depuis ses débuts, BRNS s’est peu à peu forgé un nom grâce à ses excellents deux premiers albums, « Wounded » (2012) et « Patine » (2014). C’est donc avec un plaisir non dissimulé que l’on découvre ce nouveau chapitre intitulé « Sugar High »… qui enfonce le clou de l’excellence tout en élargissant ses horizons ! L’opus oscille entre morceaux aux structures quasi-pop, comme le nerveux « The Rumor », titre qui ouvre l’elpee, ou le très mélodique « Damn Right », et expérimentations opérées à travers des hymnes alternatifs tels que l’hypnotique mais immédiat « Pious Plattitude » ou le déréglé mais efficace « Forest ». On ne s’ennuie pas une seconde à l’écoute de ce « Sugar High » qui regorge d’idées ingénieuses comme le recours étonnant à un xylophone en intro du grandiose final « So Close ». On attend avec impatience de découvrir ces nouveaux morceaux sur scène où le groupe excelle.

 

dimanche, 01 avril 2018 03:00

Another Road

Silicon Tree a été formé en 2011, à Bruxelles, par un guitariste et compositeur français vouant une admiration sincère pour la musique si chère à Oasis et Stereophonics. Constitué de musiciens chevronnés, le groupe a publié un premier album en 2015, après deux Eps autoproduits. « Another Road » réunit des plages de facture classique, tantôt acoustiques (« Summertime ») ou électrifiés (« Not For Sale »)… le tout à haut potentiel mélodique (« Have a Smile »). Les fans des frères Gallagher seront aux anges à l’écoute du crescendo d’« Another Day »… Beau travail pour ces artisans du pop/rock…

dimanche, 18 mars 2018 16:44

Popular Manipulations

Sorti en catimini, au mois de juillet dernier, le nouvel opus de The Districts est passé relativement inaperçu si on le compare au mini ‘buzz’ qu’avait provoqué la sortie de son précédent. Cette constatation laissait-elle présager un semi naufrage pour ce toujours très difficile album de la confirmation ? Et bien pas du tout…

Après avoir accompli leurs débuts au lycée, dans leur petite ville de Lititz (NDR : c’est en dans leur Pennsylvanie natale), les quatre potes décident de fonder un groupe, en 2009. Après avoir gravé deux Eps et elpee, ils sont adoubés par la respectable maison Fat Possum, afin de concocter leur très réussi second elpee, « A Flourish and a Spoil », un disque produit par l’illustre John Congleton (The Walkmen, Explosion in the Sky, Elvis Perkins). Et il était toujours derrière les manettes sur certains titres de « Popular Manipulations », une œuvre qui élargit avec classe les horizons des jeunes Américains. Le leader de ce band yankee, Rob Grote –qui parodie habilement, tantôt Isaac Brook (Modest Mouse) ou Bowie (« Aperoplane »)– peut s’appuyer sur une expression sonore qui navigue entre rock lyrique (« Violet »), ballades d’obédience pop (« Fat Kiddo »), envolées rock psyché (« Will You Please Be Quiet ») ou petites perles indie telles qu’« Ordinary Day ». La palette s’est élargie sans pour autant négliger l’énergie ‘grunge’ des débuts. Que demander de plus ?

 

jeudi, 08 mars 2018 21:53

Off the Radar

Issue de Tel-Aviv, cette jeune compositrice et productrice est âgée de 28 printemps. « Off the Radar » constitue son premier elpee. Une œuvre qui lui permet de percer sur la scène internationale. Après avoir navigué dans les eaux folk et jazz locales, elle a décidé de changer de style, en installant un esprit clairement alternatif à ses des influences urbaines et électro ; le tout enrichi de messages sociopolitiques. Ainsi « Pity » aborde le cas d’un viol filmé et mis en ligne alors que l’oppressant « Global Fear » toise la tyrannie mondiale. Loin d’être inoffensif, « Off the Radar » emprunte cependant une enveloppe dansante et r’n’b –parsemée de samples et de beats ‘trap’– pour faire passer plus facilement des idées engagées parfaitement illustré par le titre du single, « Dance While You Shoot », dont l’aspect hybride et moderne lorgne vers M.I.A. voire Grime. Une artiste est née… avec un tempérament aussi haut que ne l’est son indéniable talent.

mardi, 27 février 2018 10:56

Open

Issu de Düsseldorf,  Grandbrothers est un duo réunissant les pianistes Erol Sarp et Lukas Vogel… bien qu’en vérité, ces deux artistes n’en soient pas de véritables. Et pour cause, le second est plutôt ingénieur et programmeur. Il se sert d’ailleurs de son ordi pour manipuler et sampler les sons de l’instrument (il a construit une batterie analogique à partir des sonorités produites par les ivoires, par exemple). Cette formule originale avait fait mouche dès le premier album « Dilation », paru en 2015, et aujourd’hui de manière encore plus aboutie sur « Open’ », un opus qui devrait plaire aux fans des néo-classicistes Hauschka ou encore Nils Frahm. On vous conseille d’ailleurs de débuter l’écoute de cet LP par l’imparable tube « Bloodflow ». Entre mélopées délicates (« From A Distance »), poignantes et mélancoliques (« Honey ») ou plus électroniques, ces géniaux ‘grandsfrères’ réservent une nouvelle vie et beaucoup d’air au piano classique dans une voie pas trop expérimentale.

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