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Adrien Mouchet

Adrien Mouchet

Depuis plusieurs années, des milliers de personnes prennent leur vélo le week-end de l’Ascension pour les 1000 km de Kom op tegen Kanker. Cette année, Sony Music propose de soutenir la lutte contre le cancer en écoutant la '1000 km playlist' via Spotify, Apple Music ou Deezer. Toutes les recettes venant de cette playlist seront intégralement reversées à Kom op tegen Kanker. L’occasion est donc belle de réaliser une bonne action tout en se faisant plaisir !

 

Plus d’infos ici.

Le 6 octobre prochain, le Klub des Loosers publiera un très attendu successeur à « La Fin de l’Espèce », paru il y a déjà 7 ans. Ce nouvel elpee clôturera ainsi la trilogie entamée en 2004, par « Vive la Vie ». Ces concepts albums racontent la vie d’un personnage malheureux en amour depuis de son adolescence jusqu’à sa vieillesse. Des textes particulièrement forts, écrits par Fuzati, le leader du groupe. Ce spectacle accordé au Grand Mix est l’avant-dernier de la tournée amorcée, il y a près de 3 ans, par le Klub.

En première partie, LaBotanique tente de chauffer la salle mais le public n’est pas très réactif. Faut dire que le rap du duo est plutôt classique ; et ce manque l’originalité, malgré quelques instrus plutôt sympas, n’est pas de nature à enflammer la foule. On est bien loin de ce que Klub des Loosers propose.

A 21h30, le backing group de K.d.L. monte sur l’estrade et attaque une intro instrumentale. Fuzati a emmené de véritables musiciens (batteur, guitariste, bassiste et préposé au synthé) pour ce périple. Ce qui apporte un réel plus aux compos.

Quelques secondes plus tard, Fuzati grimpe sur le podium. Masqué, et c’est habituel, il entame le set par « Le Manège des Vanités ». En début de parcours, le Klub enchaîne les plages du premier LP. Dont les très fédérateurs « Pas Stable » ou encore « Dead Hip-hop ». De quoi permettre à l’auditoire de se plonger plus facilement dans l’ambiance. Ces morceaux jouissent en effet de refrains simples mais terriblement efficaces. Les spectateurs les reprennent donc en chœur. Fuzati est très communicatif, n’hésitant pas à blaguer avec le public où à charrier ses amis musicos. Son flow est de bonne facture mais c’est surtout son énergie qui impressionne. Il est en très grande forme et semble énormément s’amuser.

Les compos les plus notoires y passent ensuite. Depuis « Un Peu Seul » à « L’Indien », en passant par « Sinok ». Les versions sont particulièrement bien travaillées et systématiquement allongées. Mais un titre sort clairement du lot : « Sous le Signe du V ». Chargées d’ironie, les paroles racontent le mode de vie à Versailles, d’où est originaire Fuzati. C’est le public qui entonne le fameux refrain ‘Né, sous le signe du V’ pendant que le chanteur lève la main droite et exécute le symbole ‘V’ à l’aide de ses doigts. Un grand moment de partage.

Le rappel est particulièrement long (six chansons) et le concert se clôture en douceur par « Destin d’Hymen ». Fuzati se retire alors, laissant le soin à son groupe de jouer les dernières notes. Ce concert de Klub des Loosers a tout bonnement été grandiose. Les textes en rap et l’instrumentation rock ont fait bon ménage, une synergie qui a apporté une nouvelle dimension aux compos ; bien plus intéressante que sur disque. Ce samedi, on n’a pas assisté à un set de hip hop, mais à une belle propagande pour la musique. L’homme masqué et son groupe ont frappé très fort et seront plus que jamais attendus au tournant, en octobre prochain, lors de la sortie d’un nouvel opus…

(Organisation : Le Grand Mix)

Ce mercredi 19 avril, le Grand Mix à Tourcoing nous invite à opérer un grand bond dans le passé. Enfin, grand, c’est très relatif, puisque ce retour va nous replonger dans les seventies. Et être réalisé par deux formations qui ont forgé leur réputation en proposant un son réminiscent de cette époque. Sortez les moustaches, cheveux crollés et vestes brillantes, c’est parti pour un voyage dans le temps.

Creatures monte sur l’estrade à 20h45 (NDR : oui c’est tard pour une première partie !) Un quintet londonien dont le look du chanteur rappelle Jeff Lynne, le leader d’Electric Light Orchestra. Son nom ? Bobby Voltaire ! Plutôt charismatique, il se trémousse dans tous les sens. Le set est rétro et parfaitement assumé. Le décor est donc bien planté. Quant à la musique, elle se révèle à la fois colorée et variée. Dans un contexte contemporain, cette situation pourrait sembler ridicule ; mais comme le style colle à l’attitude, l’effet est garanti. Et vu que les musicos affichent une mine sympathique, on passe un bon moment. (Pour les photos, c’est ici).

Il faut attendre 21h40 pour voir Temples relayer le supporting act, sur les planches du Grand Mix. Et la foule s’enthousiasme en regardant ces quatre jeunes gars, issus des Midlands, vêtus de fringues d’une autre époque. Faut dire qu’en publiant « Volcano », son deuxième opus, le band a frappé fort ! Ce qui lui a valu d’hériter d’un surnom pas facile porter : ‘Les nouveaux Tame Impala’. La pression est donc sur ses épaules avant de défendre à la fois cet elpee et son nouveau statut. Dès les premiers morceaux, on constate que non seulement la set list alterne plages du second et du premier LP, mais que celles de ce dernier ont été retravaillées, allongées, pour les besoins du ‘live’. « Sun Structures » et « Keep in The Dark » bénéficient ainsi d’une prolongation instrumentale qui le différencie de sa structure classique. Et puis, ces développements s’inscrivent bien dans un contexte néo-seventies. En outre, les jeux de lumières collent parfaitement au show  On imagine d’ailleurs que les concerts se déroulaient, à l’époque, dans ce climat, au sein des clubs londoniens. Ce qui compense, quand même, le manque de communication des musicos. Probablement une question de timidité. Il y a encore du travail à accomplir dans ce domaine…

« Certainty » et « Mystery Of The Pop » constituent certainement les deux sommets du set.  Et qui démontrent que le deuxième long playing est bien meilleur que le premier. Ce qui ne va pas empêcher Temples de nous réserver deux morceaux –superbes par ailleurs– du premier, lors du rappel (NDR : que la foule a dû réclamer avec insistance !) : « A  Question Isn’t Answered » et surtout « Shelter Song ». De quoi convaincre les derniers sceptiques. Pas de doute, ces jeunes britanniques sont passés maîtres dans l’art de faire du neuf avec du vieux. Et lorsque le band aura réussi à chasser ses complexes, il risque fort de prendre une autre dimension… (Pour les photos, c’est )

(Organisation : Grand Mix)

jeudi, 20 avril 2017 17:46

La Belgique présente en force à Dour

Le Dour Festival 2017 a complèté sa programmation ce jeudi, quelques jours après avoir annoncé une vague de groupes belges. Du 12 au 16 juillet prochain, la plaine de la Machine à Feu vibrera comme chaque année avec les sons de formations comme "Mountain Bike", "Robbing Millions", "Millionaire", "Pale Grey",...

En plus de ça, "Temples", "M.I.A", "Alex Cameron", "Carpenter Brut" et biens d'autres s'ajoute au festival.On connait donc maintenant l'ensemble des groupes présents en juillet à Dour. Il ne reste donc plus qu'à attendre cette nouvelle édition pleine de promesses.

 

Plus d'infos ici.

jeudi, 06 avril 2017 20:29

BOZAR cherche des compositeurs

BOZAR s’associe à Poppunt afin d’encourager et de promouvoir de nouveaux talents par le biais d’un concours stimulant. Les participants sont invités à créer une composition unique et innovante à partir des enregistrements des œuvres de Pol Bury. Tout cela est dans le cadre de l’exposition de l’exposition « Pol Bury, Time In Motion ». Le gagnant recevra une attention toute particulière durant  cette expo.

Jury :

Dijf Sanders (Compositeur et producteur, Teddiedrum, Violent Husbands, solo ‘Moonlit Planetarium’ en 2015)

Marc Jacobs (Commissaire du BOZAR Electronic Arts Festival & Electronic Series)

Roel Vanhoeck (Responsable production pour BOZAR MUSIC – Programmateur Jazz)

François Charles (Directeur associé de DIGIZIK – Interactive Music Bureau)

Sylvie Verbeke (Communication et marketing de l’exposition Pol Bury)

 

Plus d'infos ici!

Le site Europavox.com va permettre à n’importe qui de découvrir des groupes originaire de partout en Europe. La petite pépite slovène n’aura peut-être bientôt plus aucun secret pour vous !

Pour tout savoir sur l’univers musical européen, plus de 50 journalistes participent à la vie du site.  « Band of The Day », « Bandroulette » ou « Tops », les idées ne manquent pas pour pouvoir promouvoir au maximum la musique. Avec le « Tour d’Europe », les internautes pourront découvrir quels groupes font le buzz dans n’importe quelle région du continent.

Une chouette initiative pour tous ceux qui aiment découvrir quels sons font vibrer l’Europe.

Pour rejoindre la communauté, c’est ici !

Issu de Cleveland, dans l’Ohio, Cloud Nothings est un quatuor drivé par Dylan Baldi. Fondé en 2009, il compte un Ep, plusieurs singles et quatre albums à son actif, dont le dernier « Life Without Sound » est paru en janvier dernier. Et c’est cet opus qu’il est venu défendre sur les planches de la Rotonde du Botanique.
Il y a plusieurs semaines que le concert est sold out. Et il a attiré de nombreux curieux qui souhaitent découvrir en ‘live’, les dernières compos issues du dernier elpee de la formation, pourtant quelque peu décevant.

Apostille assure le supporting act. Et à 20h, il ouvre le bal. Il s’agit de Michael Kasparis, un jeune Ecossais. Il est seul sur l’estrade et ne se sert que d’un PC et d’un micro. Ce qui ne va pas l’empêcher d’exécuter un show hors du commun. A cause du visuel qu’il met au service de sa new wave. On a même l’impression de plonger au sein d’un boîte de nuit à Glasgow, début des 80’s. Artiste complètement décalé et extraverti, Kasparis fait absolument n’importe quoi sur le podium et même dans la fosse pour s’attirer la sympathie. Et finalement son show va s’avérer plus que divertissant…

Il n’y a plus le moindre espace de libre dans la Rotonde, quand Cloud Nothings grimpe sur la scène. Dylan Baldi, le leader du band, est toujours aussi chevelu. Et le concert de s’ouvrir par « Up To The Surface », un extrait du dernier opus. Ce soir, le combo va d’ailleurs interpréter presque toutes les plages de « Life Without Sound ». Ce qui semblait, à premier abord, une mauvaise idée, vu le manque de qualité de cet LP. Heureusement, le band ne négligera pas pour autant ses classiques ; à l’instar de « I’m Not Part Of Me », « Fall In », « Pattern Walks » ou encore « Stay Useless ».

Mais au-delà de son rock garage, le groupe américain peut surtout compter sur deux musiciens particulièrement brillants. Tout d’abord Baldi, bien évidemment. A la guitare et au chant. Mais également Jayson Gerycz, le batteur. Ce dernier est même exceptionnel. Non seulement il impose le tempo à tous les morceaux, mais sa cadence de frappe est incroyable. Vertigineuse, même. Si bien que les morceaux du nouvel elpee prennent une autre dimension, sous son impulsion.

Les musicos ne sont guère interactifs. Même si Baldi adresse l’un ou l’autre mot au public. Sans plus. Une attitude intravertie qui le caractérise. En fait, le petit prodige semble vivre dans sa bulle tout au long d’un concert, se concentrant sur ses cordes, qu’il violente, sans le moindre temps mort. Il ne gaspille pas son énergie dans la com’ ; il préfère l’injecter dans sa gratte…

Le set s’achève par l’excellent « Realize My Fate », un titre construit en crescendo. Il transite par différents tableaux propices à la frénésie, avant d’atteindre l’explosion finale, en fin de parcours ; plus rauque que jamais, la voix de Baldi accentuant cette forme d’exaltation sauvage… 

Et quand le quartet revient sur les planches, c’est pour attaquer la meilleure composition de son répertoire : « Wasted Days ». Pendant 15 bonnes minutes, Cloud Nothings va varier les climats sonores, se retirant ensuite définitivement sous les acclamations du public.

Non seulement Cloud Nothings est parvenu à transcender en live les morceaux un peu fades, de son nouvel opus, mais il s’est rappelé à notre bon souvenir à travers des titres incontournables. Et puis, l’énergie qu’il libère ne peut que séduire tout fan de rock. D’ailleurs, la claque qui nous a été administrée ce soir est belle et bien réelle ; en outre, on a assisté à la performance d’un des meilleurs drummers contemporains. Suffirait que les quatre gars soient un peu moins repliés sur eux-mêmes et ils pourraient facilement remplir de grandes salles. C’est tout le mal qu’on leur souhaite…

(Organisation : Botanique)

Voir aussi notre section photos ici

 


 

jeudi, 23 février 2017 02:00

Ne plus jouer petit bras…

Fews est sur le point de passer un cap. Après avoir accompli une tournée minimale, l’année dernière, qui avait transité dans le cadre des ‘Pias Nites’ ; et participé à quelques festivals, comme celui de Dour, le quatuor a assuré le supporting act des légendaires Pixies, fin 2016, avant de se lancer, au cours de cet hiver, dans un périple, à travers l’Europe, mais comme tête d’affiche.

C’est dans la Rotonde du Botanique que le combo a décidé de se produire en Belgique. En première partie, place à une jolie découverte : Animal Youth. Qui chauffe l’audience à grands coups de guitares. Les Bruxellois font du bruit, c’est le moins que l’on puisse dire ! Le trio pratique un shoegaze assez proche de ce que propose A Place To Bury Strangers. Pas pour rien que ce dernier est considéré comme le band le plus bruyant à New York ! Vous avez compris, on montre rapidement très haut dans les décibels ! Les trois potes viennent défendre un premier Ep batpisé « Youth », sorti il y a un mois à peine. Et l’exercice est brillamment réussi. Les talents de composition sont évidents et l’interprétation est impeccable. « You Don’t Know Love », titre qui clôt le set, sort malgré tout du lot. Le rythme est particulièrement entraînant et le refrain efficace. Ce morceau devrait servir de tremplin à la formation. Enfin, c’est tout le mal qu’on lui souhaite…

Sur le coup de 21h, Fews monte sur les planches. Paru en 2016, « Means » avait séduit la critique. Génial, l’album va être interprété dans son intégralité ! Seule l’ouverture est cependant absente du tracklisting. « La Guardia » donne le ton. Particulièrement nerveux, ce morceau est presque entièrement instrumental. C’est la marque de fabrique du groupe. Car en compagnie de Fews, on voyage jusque l’âge d’or du post-punk : la fin des seventies. La salle est bien garnie et dès le deuxième titre, « 100 Goosebumps », un des tubes du quatuor, les têtes commencent à dodeliner. Pourtant, les versions proposées sont bien différentes de celles de l’opus. Une constante tout au long de ce concert. Il y a une véritable plus-value ajoutée au live et on a l’impression de découvrir de nouvelles facettes de morceaux qu’on connaît pourtant très bien. En outre, les Britanniques se déchaînent sur l’estrade. Sans oublier le spectacle visuel, bien aidé il est vrai par la qualité du jeu de lumières de la petite salle bruxelloise. Une partie du line up est originaire de Suède et cela se voit ! A cause des longs cheveux blonds arborés par les Scandinaves. Et puis parce qu’une des chansons s’intitule « Zlatan ». La référence n’est pas bien compliquée à comprendre. Trois membres du groupe vivent à Malmö, la ville d’origine du joueur de foot de Manchester.

C’est finalement sur deux morceaux clés de « Means » que le groupe tire sa révérence. « The Zoo » et « Ill » clôture en puissance un concert un peu court mais intense. Dommage quand même de ne pas avoir osé attaquer une reprise ; ce qui aurait permis au public d’en entendre un petit peu plus. Ne nous plaignons cependant pas ; car non seulement l’avenir du groupe est chargé de promesses, mais le combo jouit d’un énorme potentiel, potentiel qui devrait lui permettre de jouer dans la cour des grands. Mais pour y parvenir, il faudra être ambitieux. Ne plus jouer petit bras (Ibra ?) Elargir son registre, notamment. Car trop de compositions sont structurées sur des riffs similaires...

Fews semble être rentré dans l’âge de la maturité. Les musicos étaient d’ailleurs beaucoup moins excentriques sur scène qu’au Dour Festival. On Zlatan donc impatiemment de voir ce le quatuor nous réserve pour l’avenir !

(Organisation : Botanique)

mardi, 07 février 2017 12:27

Three EPs

Un an avant de publier son premier opus, « Psychic Lover », Anders Rhedin a gravé une compile réunissant ses trois premiers Eps. Des titres composés entre 2012 et 2014, qu’il a voulu concentrer sur un seul disque.

Ce disque reflète parfaitement le style si particulier du Danois. Une voix inoubliable. Outrageusement grave, elle colle parfaitement à une musique qui évolue quelque part entre post punk et cold wave. Parfois new wave, aussi. Malheureusement, hormis l’épatant « Going Out », plage qui ouvre le recueil, le reste fait vraiment pâle figure.

Artiste atypique, Dinner a assuré le supporting act de Mac deMarco, lors de la dernière tournée du Canadien. Son jeu de scène est épatant. Et l’ambiance qu’il est capable de créer, lors de ses shows, en vaut la chandelle. A contrario de cette compilation, qui perd sa flamme à l’issue de la première piste… 

 

mardi, 07 février 2017 12:22

Life Without Sound

Lors de ses quatre premiers elpees, Dylan Baldi puisait au sein d’un large spectre de références. Souvent différentes. Passant de la lo-fi à la pop, via le rock garage… sauvage. En publiant « Life Without Sound », le gars de Cleveland est parvenu à faire la synthèse de toutes ses influences…

Morceau qui ouvre l’opus, « Up To The Surface » a de quoi décontenancer. Et pour cause, cette plage est amorcée par des accords paisibles, au piano. Mais au bout d’une quinzaine de secondes, la guitare fait son apparition, suivie rapidement par la voix de Baldi. Le morceau se veut être une introduction classique, sans folie. Il est bien construit mais ne restera clairement pas dans les annales de la discographie du band…

C’est d’ailleurs ce manque de folie qu’on peut reprocher à ce long playing. Les riffs de guitare ne sont pas assez surprenants. Sans doute à cause de la mise en forme (« Modern Act », « Internal World »), qui gomme trop ces interventions. On reste alors manifestement sur sa faim. A contrario, la voix de Baldi est excellente. En fait, les compositions ont été construites en fonction de cette voix ; et c’est une grosse différence, par rapport aux anciens efforts des Américains. D’accord, Dylan chante impeccablement « Life Without Sound ». Il y privilégie même son timbre posé et doucereux. Mais rien à faire, c’est quand elle s’énerve et devient rauque que sa voix devient la plus intéressante (« Darkened Rings », « Realize My Fate »).

Réaliser l’album de la maturité, c’est bien. Mais il ne faut pas pour autant oublier ses qualités principales. C’est un peu ce que l’on ressent à la fin de « Life Without Sound ». Trop occupé à construire un album plus grand public, Dylan Baldi a oublié l’essence même de sa musique. A l’issue de son écoute, le long playing laisse un goût de trop peu. Une exception qui confirme la règle ? « Realize My Fate », piste qui clôt l’opus. On y retrouve les changements de rythme. Le batteur a le loisir de se déchaîner. Et Baldi épanche toute sa frustration. Du vrai Cloud Nothings, finalement. En espérant qu’il s’agit du présage d’un retour aux sources.

« Life Without Sound » n’est pas foncièrement de mauvaise facture ; mais il déçoit par rapport à ce dont on est en droit d’espérer d’un album de Cloud Nothings. Qui aura tout le loisir de le démontrer à travers sa prestation attendue pour le 12 mars au Botanique. Et elle risque de faire du bruit ! 

 

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