• La musique en images…
    La musique en images… Le 22 novembre 2019, sortira chez médiapop éditions un recueil de portraits photographiques d’une cinquantaine de musiciens issus de la…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Se connecter

Nos partenaires

Newsletter

Restez informé en vous inscrivant à notre newsletter !
Please wait

K2 Tags

Adrien Mouchet

Adrien Mouchet

mardi, 03 novembre 2015 00:00

Une setlist un peu trop déséquilibrée…

Pour la troisième fois d’affilée, Beach House est accueilli par une Ancienne Belgique sold out. La dream-pop séduit manifestement le public belge ; et tout particulièrement celui issu du Nord du Royaume ; d’ailleurs, en débarquant au sein de la mythique salle bruxelloise, on entend surtout parler le néerlandais.

En guise d’apéritif, c’est le jeune Dustin Wong qui monte sur les planches. En solitaire. Un choix qui peut sembler étonnant ; et pourtant le garçon ne manque pas de talent et renvoie une image fort sympathique. Le jeu de guitare est calme mais fort agréable. L’artiste passera d’ailleurs de nombreuses minutes au stand merchandising, pour essayer de vendre ses disques. Pas sûr que son commerce ait été couronné de succès…

Car c’est pour Beach House que la foule s’est déplacée. Avant le début du spectacle, elle sait très bien que le climat risque d’être paisible et planant, dans le plus pur style de ces Américains. La suite montrera que c’était à moitié vrai. En tout cas, on s’attend à de nombreuses nouvelles chansons. Beach House a en effet publié deux albums au cours des trois derniers mois ! « Depression Cherry », fin août, et « Thank Your Lucky Stars », en octobre. Et à mon humble avis, le second est certainement le meilleur. Bref, nous allons pouvoir juger plus précisément de ces deux œuvres durant ce show.

A l’origine limité à un duo, le line up est devenu quatuor suite au recrutement de deux musiciens supplémentaires ; et ce afin de proposer une expérience live digne de ce nom. C’est sous un tonnerre d’applaudissements que Victoria Legrand et le reste de la troupe monte sur les planches. Plage d’ouverture de « Depression Cherry », « Levitation » ouvre les hostilités. La progression crescendo du titre est parfaite pour une entrée en matière, introduisant une des spécialités des citoyens de Baltimore : le synthétiseur. La plupart des morceaux sont en effet construit sur une base simple, de quelques notes sur cet instru. L’autre particularité, et certainement la plus caractéristique, c’est cette voix androgyne de Legrand. Elle est proche de la perfection ; d’ailleurs le chant sera un des points forts du concert. Une telle qualité vocale est tout simplement stupéfiante.

Malheureusement, le set souffre de quelques faiblesses. Tout d’abord, la setlist privilégie un peu trop les compos des deux derniers elpees. Il faut attendre six chansons, avant d’entendre un titre moins récent. Pour mieux rentrer dans le show, il aurait sans doute été préférable d’y inclure « Silver Soul » (« Teen Dream »), bien plus tôt.

Et c’est bien là le problème, « Depression Cherry » est un album décevant et en extraire 7 pistes sur 17, c’est beaucoup trop ! Surtout que la formation est déjà responsable de 6 long playings. En outre, le volume sonore est excessif. Encore que ce travers finisse par se transformer en avantage, tout au long de « 10 Mile Stereo ». Le meilleur morceau du répertoire. Caractérisé par le rythme élevé du chant et imprimé par des drums ultra puissants, il prend sur scène une dimension supérieure…  

Autre bon point, les guitares sont bien présentes en ‘live’ ; ce qui n’a pas toujours été le cas. « Sparks » prouve en tout cas que le groupe sait également y faire avec des cordes. « Myth » clôt première partie du spectacle de bien belle manière.

Pour le rappel, le quatuor opte d’abord pour « Salwater ». Un choix surprenant car il s’agit du tout premier morceau écrit par Beach House. Et qu’il a très mal vieilli… Heureusement que l’ennui ne dure que trois minutes… M’enfin, cette parenthèse semble avoir plu à Victoria.

« Majorette » relance quelque peu le tempo, avant qu’« Irene » ne vienne mettre tout le monde d’accord. Caser cette remarquable composition de près de sept minutes en fin de parcours, c’est une excellente décision. Le son est dense et le refrain addictif (‘It’s a strange paradise…’) Clairement un morceau qui donne encore envie d’écouter leur musique, le concert terminé.

Beach House n’a pas une musique taillée pour les représentations. Les Yankees s’en sortent néanmoins assez bien car l’ensemble du show est fort bien exécuté et particulièrement atmosphérique. Mais le groupe se met également un petite balle dans le pied en négligeant dans sa setlist certains de ses meilleurs morceaux comme « Wishes », « New Year » ou « Gila » pour y intégrer d’autres, soit trop anciens ou sans grande consistance. Votre serviteur a donc été frustré de n’avoir pu savourer la plupart de ses compos préférées. Mais a aussi été scandalisé par le prix exorbitant des vinyles au merchandising. En général, après un concert, j’en achète un. Mais à 25€, non merci !

Quoique d’honnête facture, la prestation de Beach House a surtout convaincu un nouveau public plutôt que les fans de la première heure. Dommage !

(Organisation : Toutpartout + AB)

 

 

mercredi, 28 octobre 2015 21:02

Le livre de l’AB disponible en français

C’était attendu par tous les amateurs de musique ne parlant pas néerlandais, c’est maintenant une réalité. Le livre de l’Ancienne Belgique est enfin disponible en français au prix de 30€ en livraison ou de 25€ sur place. Toute l’histoire de la mythique salle de concert bruxelloise est retracée dans cet ouvrage où l’on peut retrouver des contributions de Jools Holland, d’Arno et d’Adamo.

Johan Ral est l’auteur de ce livre qui devrait ravir tous les mélomanes !

Pour le commander, c’est ici.


mercredi, 28 octobre 2015 20:02

Le premier album de Holy Esque approche !

L’annonce était attendue depuis un long moment. Holy Esque sortira son premier album « At Hope’s Ravine » le 26 février 2016. Le quatuor de Glasgow a également dévoilé le premier single intitulé « Hexx ». Le morceau est disponible sur Soundcloud ici et n’est pas sans rappeler Oasis !

jeudi, 22 octobre 2015 01:00

Du post punk fascinant et addictif…

Le Witloof Bar est une salle superbe. Située au sous-sol du Botanique, la cave à chicons a été réaménagée afin d’offrir au public une expérience intéressante. Le style de musique doit bien sûr correspondre à l’ambiance des lieux. Et c’était le cas ce jeudi.

Il est en effet difficile de trouver meilleur décor pour savourer le post-punk fascinant de Girls Names. Pas de première partie ce soir ; nous sommes directement plongés dans le vif du sujet ! Le groupe de Belfast monte sur les planches, sans doute un peu déçu de la faible affluence (plus ou moins 75 personnes) ; mais ne se laisse pas décourager pour autant, et révèle en ‘live’ de nombreux morceaux issus de son dernier album, sorti quelques jours auparavant : « Arms Around a Vision ». La recette de Girls Names est simple mais diablement efficace. Un son lourd, parfois presque malsain, renforcé par la basse de Claire Miskimmin et le chant de Cathal Cully. Le Witloof Bar rajoute clairement un charme à la prestation du quatuor qui n’est pas venu faire de la figuration. Près d’1h15 de concert, ce n’est pas mal du tout ! Il faut dire que le groupe a déjà publié trois albums et a donc de quoi allonger ses représentations.

S’il est vrai que la tonalité des morceaux est assez linéaire, certains se démarquent quand même assez rapidement. Caractérisé par son refrain puissant, « Chrome Rose » décoiffe littéralement l’assistance alors que le rythme effréné de « A Hunger Artist » l’incite à se remuer. Le public que n’y trompe pas et votre serviteur remarque ne pas être le seul à prendre son pied. Et le meilleur est encore à venir. La formation nord irlandaise clôture son show par « I Was You », petite merveille de construction crescendo décrite par le chanteur comme la meilleure chanson jamais composée par « Girls Names ». Une claque !

Pas question d’en rester là pour l’auditoire qui réclame un rappel. Et il sera bien accordé. Terminer par « The New Life » est un coup de génie, car la chanson est l’archétype du titre addictif. Long de près de neuf minutes sur disque, il a été tiré en longueur en ‘live’, pour notre plus grand bonheur. Les trois petites notes au synthé sont très simples mais restent en tête longtemps. Pas seulement pour la soirée d’ailleurs, car je me suis surpris à encore fredonner l’air, deux jours plus tard.

Girls Names a offert au public belge une performance remarquable. Outre sa qualité scénique, le groupe s’est attardé de longues minutes dans la salle après le set afin de discuter avec ses fans. Une attitude très classe qui a définitivement convaincu les rares sceptiques !

(Organisation Botanique)

mercredi, 07 octobre 2015 20:01

Leaf House comme un serpent

Sous l’impulsion de label JauneOrange, Leaf House a dévoilé le clip de son dernier single « Like a Snake ». Un morceau pop tinté d’électro, comme le fait si bien le groupe. Ce nouveau titre a été produit et mixé à New-York par Van Rivers que l'on a déjà pu voir aux commandes pour Fever Ray, Active Child ou Blonde Redhead.

La vidéo est disponible ici.

lundi, 05 octobre 2015 18:49

Daughter réapparaitra en 2016

Le groupe anglais Daughter a dévoilé son nouveau clip «  Doing The Right Thing », issu du nouvel album « Not To Disappear » qui sortira le 15 janvier 2016. Trois ans après leur essai initial « If You Leave »,  une production indépendante, les Londoniens reviennent sous le label  4AD avec le souhait de livrer un album aussi acclamé que le précédent.

Le clip est disponible ici.  

Track-listing:

1. New Ways

2. Numbers

3. Doing the Right Thing

4. How

5. Mothers

6. Alone / With You

7. No Care

8. To Belong

9. Fossa

10. Made of Stone

mercredi, 30 septembre 2015 01:00

What Went Down

Si vous ne connaissez pas Foals, je vous invite à vous intéresser à la discographie de ce band insulaire. Et pour cause, « Antidotes », son premier essai, mérite assurément de figurer dans la catégorie des albums rock indispensables publiés depuis le début de ce millénaire. La suite est un peu moins convaincante, même si quelques pépites se cachent sur « Total Life Forever » et « Holy Fire ». La découverte de ces trois elpees est donc assez indispensable avant d’attaquer « What Went Down ».

En fait, pour apprécier le quatrième LP des gars d’Oxford, il faut savoir d’où ils viennent et comprendre leur évolution musicale. Car si elle est fracassante sur « What Went Down », elle reflète finalement assez mal le parcours de Foals.

Les guitares math rock qui caractérisaient autant le groupe à ses débuts sont maintenant remplacées par un son plus brut, plus puissant. Et ce sur la plupart des titres. Il n’y a bien que sur « Birch Tree » que nous retrouvons cette signature si particulière. Au fil de sa discographie, Yannis Philippakis semble prendre conscience qu’il a finalement une voix intéressante et en profite pour la mettre davantage en valeur sur certains morceaux. Le problème c’est qu’en général, les instruments finissent par s’effacer pour laisser un ensemble ennuyeux et carrément plat. « Give It Up » est probablement la chanson au cours de laquelle Yannis chante le mieux, tout album confondu. Oui mais c’est également une des plus lassantes du groupe… « London Thunder » est plus aboutie mais elle manque également de cette folie ‘foalsesque’. Yannis a déclaré qu’il ne pourrait plus jamais écrire un  titre complètement dingue comme « Cassius » ; et c’est bien dommage parce que c’est exactement ce qui manque à « What Went Down ».

A la lecture de ces premières lignes, vous imaginez sans doute que cet elpee est un échec. Ce n’est pas le cas. Parce que s’il a ses défauts, il révèle également une nouvelle facette du band. Et il ne faut pas longtemps avant d’être plongé au sein de l’oeuvre ! Dés le titre maître, on prend une claque. Foals se déchaîne et relance complètement la machine après un « Holy Fire » bien trop mollasson. Une des deux perles embraie ensuite. « Mountain At My Gates » peut compter sur sa construction en crescendo et son incroyable pont final, pour régaler le mélomane. Dommage que ce morceau ne dure pas plus d’une minute, car il aurait pu devenir la meilleure chanson de l’année. Et c’est en fin de parcours que figure la seconde. « A Knife On The Ocean » constitue un parfaite compo de clôture. Durant près de sept minutes, on est plongé dans un monde empreint de mélancolie, voire de nostalgie. Finalement, le parfait équilibre entre la profondeur de l’expression sonore et la voix de Yannis est atteint. Le refrain en est la preuve incontestable. « A Knife On The Ocean » devrait servir de référence au combo pour le futur. Varié, « Snake Oil » concède une touche blues/rock alors que le refrain de « Lonely Hunter » est immédiat.

Finalement, Foals vient de graver un très bon album, de meilleure facture que les deux précédents, sans pour autant atteindre la qualité d’« Antidotes ». Si l’absence presque totale des sonorités math rock est regrettable, on peut néanmoins être satisfait des risques pris par le groupe et de son évolution. Chaque long playing de Foals est différent et plus mature. En affichant un tel potentiel, Foals devrait nous réserver encore bien des surprises, dans le futur. Et on ne va pas s’en plaindre !

 

mardi, 29 septembre 2015 18:27

L’heure au premier bilan pour Liveeurope

Liveeurope, la plateforme pour la musique live, qui réunit 13 salles de concerts européennes dans le but de soutenir leurs efforts visant à programmer des artistes émergents internationaux, a présenté ses premiers résultats annuels officiels à la conférence du Reeperbahn Festival, à Hambourg.

Les résultats de la saison 2015 de Liveurope ont dépassé les attentes, avec un total de 559 artistes européens émergents programmés, soit une hausse de 23 % par rapport à la saison 2014. En moyenne, les salles de concert ont programmé des musiciens de 12 nationalités différentes, avec un total de 32 pays représentés.

Parmi tous les groupes européens émergents programmés dans les salles participantes, un peu moins de 30 % sont originaires du Royaume-Uni, 10 % d’Allemagne, 8 % de France, 7 % de Belgique, 7 % du Danemark et 4 % de Suède.

Preuve du potentiel exceptionnel présent en Europe. Le but de la plateforme est de continuer à encourager les salles de concerts afin d’avoir la programmation la plus complète possible.

Le dernier chapitre des « Bob Dylan Bootleg Series » met en lumière les sessions studio légendaires pendant lesquelles « Bringing It All Back Home », « Highway 61 Revisited » et « Blonde On Blonde » ont été produits. Les fans de l’Américain pourront ainsi découvrir le processus de création de l’artiste.

La version Deluxe (6CD’s) réunit des chansons inédites, des maquettes, des pistes de répétitions ainsi que différentes versions de hits familiers lors de leur création respective.

Une édition collector de 18 CD’s sera disponible exclusivement sur le site BobDylan.com. Elle sera limitée dans le monde entier à un pressage de seulement 5 000 exemplaires.

La sortie est prévue pour le 5 novembre prochain.

lundi, 14 septembre 2015 01:00

Le bain de foule, une vraie tradition !

Le Grand Mix est une salle que votre serviteur affectionne tout particulièrement. L’endroit illumine en effet une bien sombre ville de Tourcoing. On ne compte d’ailleurs plus les artistes notoires qui ont foulé les planches nordistes. Cette soirée n’allait pas déroger à la tradition, car c’est Mac DeMarco, flanqué de son band, qui s’y produit à guichet fermé.

Avant de pouvoir goûter à la sympathie du Canadien, c’est Anders Rhedin qui a la tâche d’enflammer la salle. Sous le patronyme de DINNER, le Danois va livrer un one man show étonnant. Si les compositions cold wave, en ligne directe des années 80, sont très intéressantes, c’est l’énergie dispensée sur les planches qui impressionne les 650 personnes présentes. Le songwriter se déhanche en effet dans tous les sens et s’autorise des pas de danse improbables durant une quarantaine de minutes. Une bonne dose de folie complètement inattendue. Il est d’ailleurs assez rare de voir un public autant apprécier un ‘opening act’. Une excellente surprise !

L’attente est un peu longue mais Mac fini par poser les mains sur sa guitare, vite suivi par son groupe. Le style du Canadien est reconnaissable entre mille. Le songwriter caresse soigneusement les cordes de sa gratte afin d’en extraire des sonorités très particulières. L’autre point fort des musicos sur l’estrade procède de leur bonne humeur communicative. Entre les morceaux, les différents membres du groupe se lancent sans arrêt des petites piques qui ont le don de faire rire ou sourire toute l’audience. Une des raisons pour lesquelles Mac et sa troupe séduisent en ‘live’.

Mais revenons à la musique. Le Canadien va parcourir toute sa discographie en s’attardant plus particulièrement sur son dernier album, « Another One », plus paisible et surtout mélancolique à souhait. Des morceaux qu’il entrecoupe de titres plus nerveux comme « Freaking Out the Neighborhood » ou « Cooking Up Something Good ». « Chamber of Reflection » met enfin en valeur le claviériste qui s’était contenté jusque là, d’exhiber ses talents de ‘plongeur’, parcourant la salle presque en lévitation, soutenu par de simples bras bienveillants. Mac va d’ailleurs également se réserver sa petite escapade dans la fosse, durant la dernière chanson, « Still Together ». Le bain de foule, une vraie tradition !

Nonobstant l’absence de rappel (pourtant accordé lors d’autres dates…), Mac DeMarco  convainc toujours autant durant ses shows. Son énergie débordante et ses compositions atypiques le révèlent comme un artiste passionnant à découvrir.

Celles et ceux qui ont eu la patience d’attendre une petite demi-heure après le set, et notamment les fans, ont pu partager verres et photos en compagnie du Canadien. Un petit plus qui accentue le charme du personnage dont nous allons certainement encore entendre parler.

(Organisation Le Grand Mix)

 

Page 10 sur 17