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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

Mardi 9 mars 2021 - Bicep Live - Ancienne Belgique, Bruxelles

Dimanche 21 mars 2021 - Tom Misch & Yussef Dayes - Ancienne Belgique, Bruxelles

Vendredi 16 avril 2021 - IAMX - La Madeleine, Bruxelles

Mardi 27 avril 2021 - Catherine Ringer Chante Les Rita Mitsouko - Le Forum, Liège

Jeudi 4 novembre 2021 - Bon Iver - Sportpaleis, Anvers

Vendredi 19 novembre 2021 - Wardruna - Cirque Royal, Bruxelles

Dimanche 6 mars 2022 - Steve Hackett (Genesis Revisited - Seconds Out World Tour - Stadsschouwburg - Anvers

http://www.livenation.be

 

mercredi, 02 septembre 2020 16:19

Concours Circuit 2020 : les 20 sélectionnés.

Ils étaient plus de 330 projets à poser leur candidature pour cette nouvelle édition du Concours Circuit ! Ce record d'inscriptions, preuve d'un engouement toujours grandissant, montre également l'intérêt d'un tel dispositif dans ce contexte actuel de crise sanitaire.

Malgré un arrêt de plusieurs mois pour le secteur et une petite reprise des activités, il est certain que les artistes émergent·e·s considèrent qu'ils (elles) ont toujours - si pas plus - besoin de ce coup de projecteur et parcours professionnalisant. Car les projets seront accompagnés tout au long du concours (workshops et feedbacks professionnels, résidences...) ! Après des heures d'écoute à l'aveugle et une soirée de délibération, le jury composé de professionnel·le·s du secteur musical (booker, journaliste, label, organisateur·rice de concerts/festival...) a retenu 20 projets musicaux éclectiques et prometteurs, à savoir :

Benni - Brümes - Chatte Royal - Ciao Kennedy - Elefan - Fleur - Jakbrol - Johnny & Charly Ciccio - Laryssa Kim - Lavender Witch - Mangrove - M.Chuzi - MacGray - ONHA - Purrses - Raphaële Germser - Roza - Tukan - Tuvalu - Twin Toes

(D’après communiqué de presse)

https://www.court-circuit.be/activite/concours-circuit-2020/

samedi, 29 août 2020 15:56

Fetch the bolt cutter

Fiona Apple est un fameux personnage. Féministe jusqu’au bout des ongles (NDR : elle a été violée à l’âge de 12 ans !), elle dénonce le monde qui l’entoure. Et tout particulièrement dans ses lyrics. Certains médias ont même baptisé ce nouvel opus de post ‘Me Too’. Son cinquième, alors que le premier remonte déjà à 1996. Mais à chaque fois, on se prend une claque. Pas seulement à cause des textes, mais aussi de la musique. « Fetch the bolt cutter » a été enregistré chez elle, à Venice Beach. Et c’est la première fois qu’elle supervise entièrement la mise en forme de son elpee, même si elle a reçu le concours des ingénieurs du son Tchad Blake et John Would.

Mais venons-en à ce disque, qui outre l’instrumentation basique (piano, guitare/(contre)basse/batterie) est truffé de cris, chuchotements, respirations noueuses, percus insolites (notamment africaines, exotiques, métalliques, caribéennes, parfois synthétiques et même produites à l’aide d’ossements), des aboiements de chiens, etc. Et puis, il y a la voix de Fiona capable d’osciller d’un cri déchirant à un murmure intimiste, en passant par des intonation féroces, fragiles, puissantes ou frémissantes. Sans oublier les chœurs ! Angéliques, liturgiques, quasi-a cappella ou gospel. Tout un programme ! D’autant plus que l’autrice/compositrice/interprète n’hésite pas à jouer avec les structures des morceaux, en brisant les rythmes, par exemple ou encore en nous plongeant dans une forme d’univers vaudou. Un peu à la manière de Tom Waits pour l’album « Bone machine ». Bref, trempé dans un blues singulier, cet LP est à la fois complexe et désorientant. Mais il reflète parfaitement le talent créatif de l’artiste. 

samedi, 29 août 2020 15:52

10 :20

« 10 :20 » n’est pas un nouvel elpee de Wire, mais une compile réunissant de nouvelles versions de titres déjà publiés. Des enregistrements qui devaient paraître dans le cadre du ‘Record Store day’, annulé pour cause de Covid 19. Ce qui n’a pas empêché la formation de sortir, quand même, ce recueil de morceaux revus et corrigés, dont certaines raretés, qui figuraient notamment sur « Red Barked Tree » et « Mind hive », pour la première partie de « 10 :20 », et d’autres composés plus récemment, en ce qui concerne la seconde partie. Bien que Bruce Gilbert ait quitté le navire en 2004, après la sortie de l’album « Send », on retrouve bien le son de Wire, même si les plages 1 à 4 impliquent Margaret Fiedler McGinnis (Laïka) et Simms aux grattes solos, alors que pour le reste, c’est ce dernier qui se charge de la ‘lead guitar’, Colin Newman se réservant, bien entendu, la rythmique. Cependant, le plus intéressant procède de l’approche différente des compos. 

« Boiling Boy » se distingue par la limpidité des sonorités des cordes, mais également sa richesse, une texture entretenue par les trois gratteurs, même lorsque la compo monte en intensité à mi-parcours. 

Caractérisé par sa mélodie accrocheuse, « German shepherds » bénéficie de chouettes harmonies vocales échangées entre Newman, Lewis et Fielder.

Rêverie à la fois hypnotique et atmosphérique, « He knows » évolue sur un tempo plus lent ; harmonieuse, la ligne de basse créant, en quelque sorte, le contrepoint.

On retrouve toute l’urgence punk sur le brutal et psychotique « Underwater experience ».

« The art of persistence » est bercé par une douce et jolie mélodie, rappelant les travaux solos de Colin Newman,

Ethéré et mystérieux, « Small black reptile » s’achève dans un trip psychédélique.

Des sonorités chaleureuses de synthé s’infiltrent tout au long de « Wolf collides », une plage à la mélodie épurée.

Le long playing s’achève par « Over theirs », une plage de plus de 9’. C’est également la meilleure de cet LP. Les guitares sont denses. Monolithique, le drumming martelé est puissant. Et parfois, on a l’impression de frôler le « Kashmir » de Led Zeppelin. Etonnant !

samedi, 22 août 2020 18:33

Ramp (Réédition)

Paru en 1991, « Ramp » constitue le septième elpee de Giant Sand, un disque qui vient d’être réédité après remasterisation. Il a été, en outre, enrichi d’une session live, immortalisée le 30 janvier 1991, aux Mad Dog Studios. Aux treize plages sont donc venues s’ajouter 7 autres, pour un total de 20 morceaux !

Lors des sessions de « Ramp », Howe Gelb avait reçu le concours du jeune et fraîchement arrivé Joey Burns, futur Calexico, à la basse, son compère John Convertino (également futur Calexico) aux drums, Victoria Williams ainsi que Pappy Allen, vétéran de la country, alors âgé de 74 balais, aux vocaux. Sans oublier Howe également au micro et aux grattes.

L’expérience révèle que Howe avait décidé d’enregistrer les compos en studio sous sa forme la plus électrique et d’y insérer l’acoustique (banjo, dobro, pedal steel, harmonica), via la machine DAT. Et le résultat ne manque pas d’allure, même si les brisures de rythmes sont légion. Et puis il y a la voix flemmarde de Gelb, très proche de celle de Lou Reed…

L’opus s’ouvre par l’offensif « Warm Storm », une plage enrobée de chœurs féminins, et s’achève par le funk blues « Patsy’s blues », une piste au cours de laquelle on entend un enfant chanter… faux… Hymnique « Romance of falling » navigue quelque part entre les Pixies et Kurt Vile. Des Pixies qui hantent encore le remuant, déjanté et enlevé « Always horses coming ». Mais encore « Anti-shadow » en fin de parcours, même si les soubresauts en amont évoquent plutôt Pavement. Lorsque l’intensité électrique envahit l’allègre « Wonder », on ne peut s’empêcher de penser à Neil Young et son Crazy Horse. Imprimés sur des tempos bien carrés, « Neon filler », que Gelb déclame en s’accompagnant au piano, et « Z.Z. Quicker foot » auraient pu figurer au répertoire de Lou Reed. Si « Jazzer Snipe » dévoile un jazz bien allègre (Soul Coughing ?), « Resolver » s’ouvre en mode cabaret, une valse lente et saccadée qui vire ensuite au c&w galopant. Country & western qu’on retrouve sur « Nowhere » (?!?!?) avant le retour du rythme. Sans oublier la cover du classique « Welcome to my world » de Jim Reeves, au cours de laquelle Gelb se prend pour un crooner.

Place ensuite aux « Mad Dog Sessions ». Piano, drums et bass alimentent le jazzy et enfumé « Back to the Black & Grey ». Ballade bluesy mid tempo un peu détraquée, « Trickel down system » vire ensuite au skiffle. Entre blues et jazz « Bible black, book II » est entretenu par un piano et une contrebasse. Effilées, les grattes découpent littéralement « Can’t find love », un funk/rock spasmodique, dansant et alerte. Plus électrique encore, la mouture ‘live’ de « Romance of Falling » redessine l’axe Pavement/Pixies. Enfin si la sobriété de « Still to far » nous replonge dans la folk/country, « Shadow to you » nous ressert un rock carré à la Lou Reed. Il y manque trois titres qui figuraient sur les sessions originelles. Pourquoi ? Aucune idée !

samedi, 22 août 2020 18:30

Bonaventura

Duc de Norfolk, Thomas Howard (1473 - 1554) est un homme politique et un courtisan du règne d'Henri VIII, mais c’est surtout le faux nom choisi par le célèbre hors-la-loi Jesse James, lorsqu’il s’est installé dans le Tennessee, comme fermier, pour tenter d’échapper à son passé. C’est ce patronyme, en y ajoutant ‘Memorial’, qu’a choisi ce quartet issu de Guingamp.

« Bonaventura » constitue son second elpee, un disque partagé entre plages instrumentales ou chantées par Yann Olivier, alors soutenu par les backing vocaux du claviériste Elouan Jegat, dans un style qu’on pourrait qualifier de liturgique voire contemplatif. Bien qu’essentiellement organique (guitare surf ou gémissante, basse bavarde, percus puissantes ou amples, clavier ou piano), la musique de cette formation bretonne a également recours à l’électronique. Mais de manière judicieuse. Mélancolique et atmosphérique, cette expression sonore semble puiser ses influences majeures chez Pink Floyd, Archive et Mercury Rev. Einstürzende Neubauten également. Surtout sur les compos les plus bruitistes. Encore qu’instrumentales et partagées au moins en trois parties, les 8’ du titre maître doivent autant à Ennio Morricone qu’à John Barry. Ecrite par la poétesse et slammeuse Clotilde de Brito, « Feel alright » recèle les rares paroles interprétées dans la langue de Molière. Caractérisé par ses interventions de gratte en picking (Vini Reilly ?), la ballade mid tempo « Let it glow » s’étoffe progressivement avant de virer au rock hypnotique. De nombreuses pistes adoptent d’ailleurs ce format de ballade mid tempo, même si des changements de rythme se produisent circonstanciellement. Une œuvre qui devrait faire mouche chez les aficionados de néo prog…

samedi, 22 août 2020 18:28

Acid Rain

Kim Dies Laughing réunit un ex-bassiste de Treponem Pal, Kim S, et le chanteur/guitariste du défunt Curtain, Emma B, un duo parisien qui vient de graver son premier elpee, « Acid rain ».

Si la voix est particulièrement vindicative, la musique puise essentiellement ses sources dans les eighties. Depuis l’EBM au post punk, en passant par l’indus la cold wave, la dance et le synthrock. S’il n’y avait le vocal, le titre maître qui ouvre l’opus, les boucles entêtantes et la sonorité de claviers nous rappelleraient « Sleeper in Metropolis » d’Anne Clark. « Grounded cherche un compromis entre Joy Division et New Order. « No future » nous renvoie à l‘Ep de Wire, « Mannequin, 12XU/ Feeding Called Love » alors que le spectre de Depeche Mode circa « Construction time again » plane tout au long d’« Inner circle ». Hormis le plus cosmique « Somewhere », les compos sont régulièrement découpées par des riffs de gratte en fusion et parsemées de bruits stridents, indus si vous préférez. Des références ? Executive Slacks, Alex Sex Fiend et Front 242. Il y en a d’autres, mais les nostalgiques des eighties devraient les déceler aisément. Le meilleur morceau de cet LP ? « Razor blade ». Plus riche, il autorise des belles envolées de gratte carillonnantes, une incursion de claviers vaporeux et une ligne de basse caoutchouteuse tout en ne négligeant pas les accès de cordes grinçants…

samedi, 22 août 2020 18:26

Poetic Trance

Aziz Sahmaoui & University of Gnawa

Aziz Sahmaoui est loin d’un inconnu, puisque ce Marocain a fondé l’Orchestre National de Barbès, début des nineties, quand il a débarqué à Paris. Puis il a intégré le backing group du pianiste Joe Zawinul, fondateur de Weather Report et ex-collaborateur de Miles Davis. En compagnie de son University of Gnawa, tout au long de ce « Poetic trance », il cherche à établir des ponts entre l’Afrique et l’Europe. Pour y parvenir, il mêle les musiques traditionnelles du Maghreb à la pop, l’électro, le disco et le reggae. Mais le ton reste essentiellement world. D’ailleurs, même si les musiciens ont recours à l’instrumentation organique, mandole, kora, n’goni, guembri et karkabous la colorent généreusement, alors qu’interprétées en tamazight, wolof ou mina, les chansons parlent du profond attachement d’Aziz à la culture africaine, de la fraternité, de la résilience des victimes de guerre et puis de la peur qui nous ronge perpétuellement. Peur de l’amour, de sortir, de l’autre, de l’inconnu. Vu la situation sanitaire actuelle, cette réflexion n’est pas dénuée d’intérêt. Enfin l’opus a bénéficié du concours de Martin Meissonnier (Fela Kuti, Manu Dibango, Papa Wemba, etc.) à la mise en forme.

samedi, 22 août 2020 18:24

A portrait of an ugly man

Fondée en 2013, Remo Drive est une formation drivée par les frères Erik et Stephen Paulson. Le premier se charge de la guitare et du chant, le second de la basse. Sam Becht assure depuis peu les drums.

Etablie à Bloomington, dans le Minnesota, elle pratique de l’émo, une empathie qu’elle puise manifestement chez Weezer (« Pinkerton » ?) et Morrissey. Erik adopte même les inflexions de Moz, mais sans en avoir le timbre. « A portrait of an ugly man » constitue le troisième elpee du band. Les guitares sont chargées, déchiquetées, arides, lisses ou tourbillonnantes et parfois élégantes, mais rarement percutantes. L’expression sonore agrège indie pop, power pop, un zeste de post punk et de dance, mais au fil de l’écoute l’ensemble commence à souffrir d’une pénible monotonie. Seul « A flower and a weed », un single hanté par Arctic Monkeys et Maxïmo Park (NDR : la voix d’Erik évoque alors celle de Paul Smith), est parvenu à sortir votre serviteur de son profond ennui. Et c’est l’avant-dernier titre sur les 10 que compte ce long playing !

‘Nous, la famille des RHCP, souhaitons à Jack Sherman un bon voyage dans l’au-delà, qu’il a rejoint. C’était un type unique et nous le remercions pour tous les bons et mauvais moments passés ensemble’ ont annoncé les membres du Red Hot Chili Peppers sur Instagram, ce samedi 22 août.

Pour la petite histoire, en 1983, Hillel Slovak, gratteur originel avait quitté le navire pour rejoindre What is This ? Son remplaçant, Jack Sherman avait activement collaboré à l’enregistrement de l’album éponyme, paru en 1984, ainsi que coécrit « Freaky Styley », gravé un an plus tard. Mais lorsque WiT ? a splitté, Slovak (NDR : victime d’une surdose d’héroïne il décèdera néanmoins en 1988 et John Frusciante le suppléera) réintègre le line up au détriment de Sherman. Jack avait cependant participé à la première tournée du band. Et puis, va encore prendre part aux sessions de l’Ep « The Abbey Road EP » (1988) et de l’elpee « Mother’s Milk » (1989).

Par la suite, il va militer chez Tonio K’s Note en coopérant à l’enregistrement de l’album « Notes from the Lost Civilization » et ensuite devenir musicien de studio, contribuant alors à la confection de nombreux albums, parmi lesquels on épinglera ceux de John Hiatt, George Clinton, Feargal Sharkey, mais surtout « Knocked Out Loaded » de Bob Dylan.   

Lorsque le Red Hot a été intronisé au Rock and Roll Hall of Fame, en 2012, il a été purement est simplement ignoré. Ce que Sherman à l’instar de Dave Navarro, n’a jamais digéré. Il avait déclaré au ‘Billboard’, à l’époque, se sentir déshonoré…

Pour l’instant, la cause du décès n’a pas encore été révélée…

RIP

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