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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

Oiseaux-Tempête + Jessica Moss
Jeu. 31/10 - Le Grand Mix

Camilla Sparksss + Ellah A. Thaun
Mer. 6/11 - La Bulle Café

Hey Colossus + Fleuves Noirs
Jeu. 7/11 - La Bulle Café

Arlt + Les Hommes-Boîtes
Mer. 27/11 - La Bulle Café

Motorama + Eko & Vinda Folio
Ven. 6/12 - Le Grand Mix

The Ex + Guest
Mar. 10/12 - La Bulle Café

https://fr-fr.facebook.com/ahbonproductions/

Vendredi 8 novembre 2019 – Tourist LEMC – Sportpaleis – Anvers

Samedi 7 décembre 2019 - Suzan & Freek + Bløf – Lotto Arena, Anvers

Mercredi 18 mars 2020 – Avril Lavigne – Forest National, Bruxelles

Vendredi 27 mars 2020 – Seasick Steve – De Roma, Anvers

Lundi 30 mars 2020 – Jesus & Mary Chain plays ‘Darklands’ – Ancienne Belgique, Bruxelles

Samedi 11 avril 2020 – Noordkaap – Ancienne Belgique, Bruxelles

Dimanche 8 novembre 2020 - Zucchero ‘Sugar’ Fornaciari – Forest National, Bruxelles

http://www.livenation.be

16.11.19  -  Il n’y pas de tickets disponibles pour ce concert.
DARWA vol.III

07.02.20
ICO

10.02.20  -  Les préventes démarrent le ven. 18.10.19
Twin Peaks

12.02.20  -  Les préventes démarrent le ven. 18.10.19
Georgia

19.02.20  -  Les préventes démarrent le ven. 18.10.19
Hot 8 Brass Band

25.03.20  -  Les préventes démarrent le ven. 18.10.19
Therapy?
So much for the 30 year plan tour = anniversary!

22.05.20 
Swans - Leaving Meaning Tour 2020 + Norman Westerberg

10.10.20 
Sttellla

30.10.20 
30 years Channel Zero

http://www.abconcerts.be

Les gagnants sont

Luc Stans
Nicolas Wirtz

Le gagnant est

Bart Van Diest

vendredi, 18 octobre 2019 09:22

Beneath the Eyrie

« Beneath the Eyrie » constitue le troisième elpee des Pixies, depuis sa reformation, en 2009. Pour rappel, le groupe n’a rien publié entre 1991 (« Trompe le monde ») et 2014 (« Indie Cindy »), alors que la bassiste originelle, Kim Deal, a quitté le navire, l’année précédente. Depuis, elle a été remplacée par Paz Lenchatin, après un bref intérim assuré par Kim Shatuck.    

« Beneath the Eyrie » a été enregistré aux Dreamland, une église en bois reconvertie en studio, sise près de Woodstock. Un édifice au sein duquel des artistes ou groupes tels que Cell, Joe Jackson, The B52’s, The Breeders, Dinosaur Jr, Nick cave, Suzanne Vega, The National, Parquet Courts, Kurt Vile et bien d’autres, avaient déjà opéré leurs sessions. Des sessions qui se sont déroulées sous la houlette du Britannique Tom Dalgety.

Première constatation, la ligne de basse de Paz s’intègre de mieux en mieux au son des Pixies ; et puis, la native de Mar del Plata a également participé à la composition. Côté textes, Frank Black nous parle de son divorce, de sorcellerie, de mort et de réincarnation, mais aborde également quelques thèmes loufoques. Mais en général, les lyrics sont plutôt sombres. Pourtant, le plus intéressant procède de la présence de titres bien percutants, au cours desquels les guitares crépitent, stridulent ou crissent comme aux débuts de l’aventure du band bostonien. A l’instar de l’offensif « Graveyard hill », une plage hymnique soulignée par la ligne de basse ténébreuse. De la ballade mid tempo « Ready for love » ou encore du morceau qui ouvre le long playing, « In the arms of Mrs. Mark of Cain », une piste également hymnique mais gothique, à la mélodie accrocheuse, caractérisée par de jolies combinaisons de grattes et dont l’intensité monte en crescendo…

Quelques plages adoptent un profil inattendu. A l’instar de « St Nazaire », un psychobilly qui aurait pu figurer au répertoire des Cramps. Ou encore de « This is my fate », une chanson mystérieuse, abordée dans l’esprit du cabaret germanique (Kurt Weil ? Berthold Brecht ?) de Nick Cave. Power pop, « Catfish Kate » nous réserve des sonorités de guitare cornemuse (Big Country ?) alors que malgré ses cordes acérées, « Long rider » lorgne carrément vers Weezer, et tout particulièrement lors du refrain. Plus étonnant encore « Silver bullet » véhicule quelques accents prog (Jethro Tull ?), notamment lors des changements de tempo, le clavier rogné accentuant cette impression. 

On épinglera encore les chouettes harmonies vocales échangées entre Paz et Frank qui parsèment cet LP ; mais regrettera la présence de deux compos dispensables, soit les deux derniers titres de cet LP. N’empêche, Pixies est sur la bonne voie d’un retour en grâce auprès des aficionados de la première heure...

vendredi, 18 octobre 2019 09:19

Nadir

Monograf est un quintet norvégien dont l’expression sonore navigue à la croisée des chemins du post rock, du folk celtique, de la prog, de la dark wave, du néo-classique, de la musique grégorienne et même du doom, embrassant des références qui oscillent de Dead Can Dance à The Dubliners, en passant par Sigur Rós, Alan Stivell, Nordic Giants, Godspeed You ! Black Emperor et quelques autres que je vous laisse le soin de découvrir. Les interventions du violon et des guitares apportent variations multiples et intensité aux compos. La section rythmique est à la fois solide et souple. Les harmonies vocales sont douloureuses, éthérées, mystiques, un peu comme dans les polyphonies vocales religieuses. L’opus recèle trois pistes qui se distinguent par leurs longs développements au cours desquels la musique est souvent complexe et l’instrumentation luxuriante, à l’instar de l’excellent « The golden calf » (9’01), que balise un drumming martial, mais surtout des épiques « Grails » (9’12) et « Horde » (15’06). Ce dernier qui clôt le long playing nous plonge dans un climat sinistre. Au milieu du morceau, on entend une voix caverneuse et éraillée, qui semble réciter une épitaphe. Et on imagine alors les images d’un rite funéraire au cours duquel des Vikings utilisent un bateau-tombe sur lequel le défunt est placé, avant que l’embarcation ne soit mise à la mer après y avoir mis le feu…

Imagination quand tu nous tiens… Surtout quand on sait que ce concept album traite surtout de l’argent et de son pouvoir destructeur sur les humains, même si certains textes laissent la porte ouverte à l’espoir…

Une excellente surprise !

vendredi, 18 octobre 2019 09:17

Out in the dark

Après avoir tâté du pop/folk et du psyché/pop, en compagnie de Charlotte Cegarra, Magon a décidé de se lancer en solo. Et « Out in the dark » constitue son premier elpee en solitaire. Enfin, pas tout à fait puisqu’il a recruté un backing group de trois musiciens qui se consacrent à la basse, aux drums et à la seconde gratte. Tout comme lui, ils sont de nationalité israélienne et vivent à Paris. En outre, lors des sessions, il a reçu le concours de quelques choristes féminines.

Première constatation, la voix de Magon campe un hybride entre Jeff Tweedy (les inflexions), Lou Reed (le ton nonchalant) et Mark E. Smith (le phrasé déclamatoire). Et deuxième observation, la musique proposée est bien électrique, puisant plus que probablement ses principales sources d’inspiration chez les Pixies et Sonic Youth. Encore que lorsque la ligne de basse devient cotonneuse et mélodique, on ne peut s’empêcher de penser à Simon Gallup. D’ailleurs, « My reflection » semble marcher sur les traces de Cure, à travers « A forest ». N’empêche, l’ensemble tient parfaitement la route, même si on regrettera le recours à la reverb dans la voix sur deux plages. Pas vraiment une bonne idée. L’opus recèle des morceaux plus pop/rock aux mélodies accrocheuses, des chœurs féminins allègres, d’autres masculins désabusés (« It’s love »), des guitares frémissantes, discordantes, surf, gémissantes ou lancinantes, une ballade mid tempo (« Landslide ») et puis une piste offensive (« Third dimensional love »), caractérisée par des guitares duales, qui aurait pu figurer au répertoire de Rolling Blackouts Coastal Fever (NDR : ce qui est un compliment !) ainsi qu’une compo menaçante, aux cordes bringuebalantes, qui monte progressivement en crescendo (« Same house »). Et le tout baigne au sein d’un climat de mélancolie douce au sein duquel on s’abandonne facilement. Sans ces voix trop trafiquées sur deux titres, cet LP aurait hérité d’un 8/10 !

vendredi, 18 octobre 2019 09:15

Al-Mahruqa

« Al-Mahruqa » constitue le premier elpee de Pelegrin, un opus réunissant 5 plages pour une durée totale de 40 minutes. Et s’étalant sur 9’, le titre d’entrée, « Majoun » (NDR : le nom d’une confiture marocaine aux fruits et aux noix) s’impose déjà comme le morceau-phare de cet LP. Macérant au sein d’un climat moyen-oriental, mais très susceptible de virer au psychédélisme, il met en exergue le talent du guitariste François Roze, qui par la technique de l’overdubbing conjugue accords grondants et envolées subtiles voire atmosphériques. Légèrement reverb, sa voix campe sobrement en arrière-plan, alors que l’ensemble libère un fameux groove. Bref, tout au long de cette piste, on a parfois l’impression de vivre une rencontre entre Kula Shaker et Motorpsycho. Le gratteur s’autorise davantage de solos sculptés dans le métal mélodique sur « Farewell » et « Dying light ». Des sonorités de cordes limpides et vaporeuses, presque ‘mikeoldfieldiennes’, illuminent « Home again » (curieusement intitulé « The coldest night » dans le tracklisting), alors que le bassiste trace une ligne cotonneuse. Percus et drums apportent un petit côté afro au titre maître. Empreint de mystère et se parant de contours davantage prog, ce morceau clôt cet opus…

vendredi, 18 octobre 2019 09:06

Nine

Curieux, le huitième elpee de Blink 182 s’intitule « Nine », un disque qui fait suite à « California », gravé en 2016. Suite a des divergences musicales, le chanteur/guitariste Tom DeLonge a donc quitté le navire en 2015, et a été remplacé par le leader d’Alkaline Trio, Matt Skiba.

Pour mettre en forme ce nouvel opus, la formation a fait appel à John Feldman, mais on ne peut pas dire qu’il ait fait le bon choix, les compos souffrant d’une sophistication extrême, annihilant le peu d’esprit punk qui lui restait encore. En outre, punk et voix vocodées ont rarement fait bon ménage. D’ailleurs, le seul morceau qui échappe à ce traitement vocal, « On some emo shit », un hymne de désespoir et d’incertitude, constitue également le meilleur du long playing. La plupart des compos sont d’ailleurs hymniques. Sombres, les lyrics sont signés par le bassiste, Mark Hoppus, et traitent le plus souvent de sa dépression et de ses expériences personnelles ; mais ils tiennent vraiment la toute. Et puis, les interventions aux drums de Travis Barker sont toujours aussi remarquables. Il se montre d’ailleurs particulièrement créatif sur le morceau contaminé par le hip hop (NDR : pas étonnant quand on sait qu’il participe régulièrement à des projets du style comme Run The Jewels, Lill Wayne ou Young Dro), « Hungover you ». Malheureusement, ce sens mélodique stéréotypé (NDR : on a l’impression que toutes les mélodies se ressemblent) achève un ensemble qui dès le départ, avait déjà du plomb dans l’aile…

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