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lundi, 31 décembre 2001 01:00

Ming Star

Visiblement, le Mancunien Jon Brooks n'aime pas les redites, ni le surplace : son premier album, paru sous le pseudo " King of Woolworths " (en gros, le roi du GB…) rappelle aussi bien les ambiances éthérées de Boards of Canada (" Bakerloo ", boosté par un sample des High Llamas) que les beats enragés des maîtres du dance-floor (Prodigy en tête). Cette tendance à la dilution ternit un peu l'album, bien que le charme opère, surtout lors des derniers morceaux (" The Watchmaker's Hands " et " Theydon ", d'une beauté et d'une douceur renversantes). Entre voyages dans les limbes (des faubourgs de Kentish Hill aux splendeurs verdoyantes de Kite Hill) et plongée en apnée dans les ténèbres du BPM (Colcannon, sorte de Their Law revisité avec brio, la rage en poche mais pas en berne), " Ming Star " dispose des atouts pour remporter la bataille sur tous les fronts. Alors, Jon Brooks, " roi du GB " ? Responsable d'un bel exercice électro mid-tempo, proche donc des œuvres des artistes Warp les plus mélancoliques et du " French Band " Air, ce natif de Manchester a réussi la synthèse parfaite entre musiques du corps (le beat, la sueur) et du décor (la contemplation, l'évasion). Et non, cela n'a rien à voir avec de la musique de supermarché.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Dead Media

Pour concocter ce quatrième album, Hefner a troqué les guitares contre de vieux synthés analogiques et des claviers Bontempi. Et le résultat laissera les fans de la première heure sans doute un peu déboussolés. Les riffs abrasifs chers à Darren Hayman ont donc (presque) disparu, laissant la place à des beats très eighties, entre Prince et Human League. Sans doute que le chanteur de ce groupe, pourtant abonné aux refrains rock de la pire espèce, a voulu lui aussi prouver son attirance pour Kraftwerk (une référence incontournable à mentionner pour forcer le respect, mais qui devient, à la longue, un pis-aller en matière d'influence pseudo-revendiquée). C'est sûr qu'en se prosternant devant le génie des alchimistes de Düsseldorf, on s'attire les faveurs d'un nouveau public, davantage acquis à la cause de Timbaland que de Mick Ronson… Mais à trop vouloir jouer avec les boutons d'une boîte à rythme, Hefner s'est embourbé dans une formule qui n'a jamais été la sienne. Résultat : les chansons de ce " Dead Media " sont bancales, comme si Hayman s'était senti piégé entre l'envie de se défaire de l'image rock qui colle à la peau de son groupe et l'amateurisme de celui qui découvre les gadgets d'un moog acheté à la brocante. Certains titres sont quand même à sauver du naufrage, tel ce " Alan Bean " au refrain tenace ou cette chanson néo-country (" Home ") aux relents byrdsiens forts sympathiques. Mais pour les amateurs de musique passerelle, entre électro et pop-rock, autant aller voir du côté de chez Beck ou de Primal Scream.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Monolith

Pour faire simple, disons que Hitch est un groupe d'emocore, c'est-à-dire qu'il appartient à la catégorie des combos qui font pleurer leurs guitares avant l'explosion cathartique habituelle de cris et de larsens. Copains de Millionaire et de Reiziger, ces Belges du bout du monde (ils ont enregistré cet album, le troisième, en Croatie) ont du talent à revendre, mais peu d'inspiration. La voix du chanteur ressemble à celle de Scott McCloud (Girls Against Boys), les guitares rappellent Fugazi et At The Drive-In, la rythmique Sonic Youth… C'est bien foutu, certes, mais cela manque de chansons fédératrices, comme peut l'être par exemple ce " Bodyexperiencerevue " de leurs amis anversois. Pour les fans d'emo bien de chez nous, qui aiment écumer les festivals de villages flamands où Dog Eat Dog et Liquido sont en tête d'affiche.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Songs In The Key Of You

Difficile de ne pas penser aux Ramones à l'écoute de ce sixième album des punks de Baltimore : mêmes riffs binaires, mêmes paroles stupides (" That guy stole my girl ", " Sorry about your window ", " Off my brain "), même candeur juvénile, même volonté d'ériger la règle du " un, deux, trois, let's go ! " au rang d'art de la composition, même je-m'en-foutisme salvateur et déconneur… Bref les Huntingtons se posent comme la digne progéniture des Ramones, à qui ils n'ont eu cesse d'ailleurs de faire référence. Comble de leur vénération pour le gang new-yorkais, leur troisième album s'appelle même " File Under Ramones " ! Tant qu'à enfoncer le clou, mentionnons également le fait que le groupe a été le back-up band de feu Joey Ramone pendant ses dernières tournées en solo… Certes, ces arguments de vente ne pèchent ni par orgueil ni par originalité, mais tant qu'à ranimer la flamme de l'un des plus grands punks, et musiciens tout court, pourquoi pas ? Gabba Gabba Hey !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Goodbye Country (Hello Nightclub)

Le troisième album de ce duo briton, à qui l'on doit déjà quelques perles house, est décevant. D'abord parce que Tom Findlay et Andy Cato ont tenté de se départir de l'étiquette baléaric qui leur collait à la peau en proposant des morceaux plus downtempo (mais n'est pas 4 Hero qui veut). Ensuite parce que les morceaux qui justement leur ressemblent, sont moins bons qu'avant : le premier single, " Superstylin' ", s'emmêle ainsi les pinceaux dans un ragga- 2 step un peu lourdingue, tandis que des titres comme " Healing " hésitent entre la furie du dance-floor et le repos du chill out. Seuls quelques titres nous rappellent leurs débuts alors prometteurs, comme " My Friend ", comptine soul-électro tout en finesse où la voix radieuse de Celetia Martin fait des miracles, ou encore " Little By Little ", mariage réussi du groove de Spearhead et du spleen de, au hasard, Zero 7. En fait, ces titres appartiennent à la première partie du CD, qui se gâte surtout par la suite, avec comme seul phare dans ce brouillard le dernier morceau, " Join Hands ", au cours duquel Tim Hutton chante avec une rare élégance. " I see you baby, shaking that ass ", nous disaient-ils il y a deux ans… Mais depuis, Groove Armada a pris du bide et ça s'entend.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Angels On Your Body

Déjà le deuxième album pour les Limbourgeois de Fence ; et toujours cette sensation d'avoir déjà entendu cette musique quelque part, près de San Francisco, au milieu des années nonante, jouée par un groupe dont le leader s'appelait Stephen Malkmus. Les mélodies, la voix parfois en décalage (ou même quasiment fausse), l'impression de désaccord(s), mais aussi la sympathie, la spontanéité font de Fence une sorte de Pavement belge (sans oublier, du côté francophone, Austin Lace) ; ce qui, comme comparaison, n'est finalement pas désagréable (imaginez vous lancé dans une carrière musicale et vous voir comparé, par exemple, à Milli Vanilli…). Avec un nouveau batteur (Samuel) et cet album tout frais, Fence devrait donc se faire facilement une place dans le paysage rock de notre plat pays (puisque pour l'instant, leur renommée reste confinée au Nord). Surtout qu'avec des compos comme " Bastard ", le groupe ose s'affranchir de ses influences pop-indie (j'ai oublié de mentionner Weezer) pour lorgner du côté de la country (un peu comme Chitlin' Fooks, le groupe de Pascal Dewez (Metal Molly) et Carol Van Dyk (Bettie Serveert)). Et puis il ne faut pas oublier les quelques hits en puissance que sont par exemple " 3 Floors Down " et " Witty Boy ", parfaits pour un début de festival, le bob sur la tête et les pieds en éventail…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

999 Levels of Undo

Le nom de Steve Fisk ne dit sans doute rien aux amateurs d'électronique bien barrée ; et pourtant cet album leur est destiné : loops d'asthmatiques, riffs malingres, voix aigrelettes passées au vocoder. Bref, ce " 999 Levels of Undo " s'adresse aux fans de bidouillage sans concession… Du moins aux plus courageux d'entre eux, tant l'alchimie citée plus haut parvient rarement à captiver l'auditeur. Mais qui est donc ce Steve Fisk ? Un producteur à la clientèle… grunge et indie (c'est lui qui a produit " Blew " de Nirvana), de la même famille donc qu'un Butch Vig, mais en moins inspiré : ses boucles nous flanquent le mal de crâne, comme ses incursions dans le jazz et le rock le bourdon. Quand on sait que l'homme est aussi l'un des membres de Pell Mell, un obscur combo lo-fi sous prozac, on comprend mieux l'angoisse qui nous tenaille à l'écoute de cet album. Si vous aimez ce genre d'électro-folk déprimant, écoutez plutôt Arab Strap.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Island Row

En 1913, le futuriste Luigi Russolo présageait l'avènement de la techno dans son manifeste ‘L'Art des bruits’, proclamant que ‘les moteurs de nos villes industrielles pourront dans quelques années être entonnés de manière à former dans chaque usine un enivrant orchestre de bruits’. A l'écoute de l'album de Capitol K, on se dit que l'Italien avait foutrement raison : depuis Pierre Schaeffer et jusqu'à Richard D. James, les apôtres du bruit érigé en musique ont semé leur bonne parole à travers le monde, allant même jusqu'à contaminer de leurs bleeps post-modernes les genres les plus frileux, du R'n'B (Missy Elliott, Destiny's Child,…) à la chanson française (Brigitte Fontaine, Christophe,…). Derrière Capitol K se cache Kristian Craig Robinson, petit protégé de Mike Paradinas (Mu-ziq), à qui l'on doit d'ailleurs quelques perles de l'electronica la plus bruitiste. Né à Malte, ayant grandi à Bornéo, émigré à Londres, Robinson aurait pourtant pu s'enliser avec sa musique dans le pudding techno-world. Heureusement, il n'en est rien : bien implanté dans la cité, il a su capter l'ambiance urbaine avec éloquence, traquant le bruit comme un entomologiste l'insecte rare. " Island Row " oscille ainsi entre une techno déjantée mais subtile (" City "), du sampling exotique (" Darussalam ", enregistré dans la forêt équatoriale de Bornéo) et du psychédélisme de bon aloi (c'est-à-dire loin des clichés trance cher à Paul Oakenfold). Grâce à son éclectisme, Robinson nous livre un album passionnant et accessible, tout en étant exigeant.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Popcorn Bubble Fish

Qu'elle semble lointaine et révolue l'époque où Mo'Wax scintillait de milles feux au-dessus de la mêlée des productions downtempo, faisant la pluie et le beau temps dans le petit monde de la musique électronique à tête chercheuse… Aujourd'hui, le label de James Lavelle n'est plus que l'ombre de lui-même, et ce n'est pas cet album qui viendra le sauver du naufrage : entre funk poussif et (mauvais trip)-hop, " Popcorn Bubble Fish " frise l'indigestion, comme son titre l'indique… Pourtant, Malcolm Catto n'a rien d'un mâcheur de chewing-gum abonné aux Fish and Chips. Son parcours en atteste: de batteur au sein du groupe Perfect Disaster (aux côtés de Josephine Wiggs, future Breeders, et de Phil Parffit, futur Spiritualized) aux premières parties de Primal Scream concédées chez The Weeds, le jeune Malcolm a prouvé son goût pour le psychédélisme baggy et les fusions en tous genres. Avec des antécédents pareils, il semble donc normal que Malcolm ose ici les mariages a priori les plus contre nature, comme des guitares wah wah en plein délire moog ou du hip hop se mélangeant au jazz le plus déjanté. On pense parfois à Red Snapper, et surtout à Money Mark, pour l'humour qu'il a su injecter dans ses compos, bien que cela ne suffise pas pour nous faire oublier la faiblesse de certains morceaux, et l'impression de ‘déjà entendu’… en meilleur chez bien d'autres.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

A story in white

Malgré le coup de vieux que ce genre, apparu il y a deux ou trois ans, semble avoir pris ces derniers temps, le terme post-rock semble encore d'actualité pour qualifier ce groupe écossais formé en 1998 : envolées de larsens dignes d'un Mogwai première cuvée, sensibilité à fleur de peau suivie de brusques sursauts dans le rouge du potentiomètre. Bref on a affaire à des chansons à la structure décomplexée de tout couplet-refrain binaire, où le chant garde tout de même une place indéniable… Encore que : d'un timbre sibyllin, la voix du chanteur peut se transformer, sur certains morceaux, en un cri guttural digne des pires groupes de popcore juvénile, tendance Muse et consorts. Et c'est là que le bât blesse : entre pop songs gentillettes et finals métalleux gargantuesques, Aereogramme a du mal à choisir son camp. Les aiguilles s'affolent au moment où nos oreilles s'acclimatent confortablement aux abîmes délicats d'une chanson douce, ce qui provoque un léger sentiment d'agacement, et très vite d'abandon. Stop eject ! Pourtant, la groupe emmené par Craig B. (ancien leader des… post-rockeux Ganger) y met de la hargne et du cœur, aussi bien dans ses penchants lyriques (dans les meilleurs moments, on pense à Sigur Ros) que purement électriques (dans les meilleurs moments, on pense au Sonic Youth période " Goo "). Alors, JJ72 ou Pinback, Sepultura ou Fugazi ? Ils sont jeunes, indécis, et ont de la rage à revendre… Reste à voir de quel côté de la force ils se pencheront.

 

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