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lundi, 31 décembre 2001 01:00

Hot Water Music

Ce groupe danois n'a aucun lien de parenté avec Craig Armstrong (NDLR : et puis il compte un ‘r’ en plus dans son patronyme !), l'un des fers de lance de Melankolic, le label de Massive Attack ; et pourtant on décèle dans leurs compositions éthérées ce qui fait le charme des Bristoliens et de leur écurie : des rythmes concassés, une ambiance délétère faite de blips neurasthéniques et une voix chloroformée, celle de Marie-Louise Munck. Le groupe n'a aucun lien de parenté non plus avec Aim (auteur de l'album " Cold Water Music "), l'un des fers de lance de Grand Central, le label de Rae et Christian ; et pourtant, on décèle dans leurs compositions éthérées ce qui fait le charme des Mancuniens et de leur écurie : des breakbeats lessivés, du spleen à la sauce downtempo et une voix soul, celle de Marie-Louise Munck. Mais au contraire de la scène britannique, la scène électronique danoise n'a jamais véritablement été sous le feux des projecteurs, et pour cause : à vouloir copier les meilleurs, on n'accouche péniblement que d'ersatz. Et même si Amstrong s'est entouré de l'Orchestre Philharmonique de Prague, comme Badalamenti pour la musique de " Mulholland Drive ", on ne se perd pas ici dans les délicieux méandres d'une histoire musicale hypnotisante, mais plutôt dans une histoire à dormir debout. Et puis Marie-Louise Munck n'est ni Rebekah Del Rio (ah, ce " Llorando " !), ni Ursula Rucker, mais juste une pâle copie de ses divas du dancing que sont, au hasard, Louise Rhodes (Lamb), Jill Scott, ou même Liz Fraser.

 

Earl Zinger a-t-il jamais existé ? Cet homme aurait débuté sa carrière dans les années 40, avec comme copains de guindaille William Burroughs et Jack Kerouac. Au début des années 60, il convainc Robert Zimmerman de changer son nom en Bob Dylan, puis signe chez Stax et Motown avant de partir en direction de la Jamaïque pour taper le bœuf avec King Tubby et le jeune Bob Marley… Un jour de 76, il rencontre un Malcolm McLaren hésitant, qui lui demande des tuyaux pour créer un groupe. " Never mind the bollocks, just do it… ", répond le vieux briscard, jamais avare de conseils juteux. Un peu plus tard, il apprend l'art du Djing à Kool Herc, et refait le monde avec Afrika Bambaata. Public Enemy et Stetsasonic deviennent ses amis, tandis qu'il passe ses samedis soirs avec Larry Levan au Paradise Garage. Evidemment, il est aussi à Ibiza quand naît l'acid house, et c'est même lui qui aurait composé le fameux " Strings Of Life " de Derrick May… Euh, et Kurt Cobain, c'est son fils illégitime d'un mariage raté avec Madonna ? Et il aurait pas non plus inventé la drum'n'bass, par hasard ? Et puis les Strokes, c'est pas un coup monté de sa part ? Ne serait-ce pas LUI qui a gagné l'Eurovision de la chanson en 1986 en se faisant appeler Sandra Kim ? Non, mais sans blague ! ! ! D'où sort ce type, soi-disant présent lors de toutes les révolutions musicales de ces quarante dernières années ? Sans doute qu'Earl Zinger est un fameux rigolo, peut-être un véritable imposteur, mais, fort heureusement pour lui, sa musique le sauve : à mi-chemin entre un Ian Dury rasta et un Randy Newman engourdi par l'ecstasy, Earl Zinger jongle sans vergogne avec tous les genres (pop, rap, reggae, électro,…), les détournant pour mieux leur rendre hommage. En emportant le " Song 2 " de Blur sous les rivages enfumés de la Jamaïque (" Song 2Wo ") ou en transformant le " Once Around The Block " de Badly Drawn Boy en " Mélodie du Bonheur " (le film) avec " Go Round ", le sieur Zinger se joue des étiquettes avec altruisme et talent… Certains morceaux n'évitent cependant pas l'écueil de l'exercice de style racoleur et pompier, comme ce " Battle Of The Mic " aux tics très Beastie Boys et ces interludes délurés qui ternissent l'ensemble et la cohérence de l'œuvre (" Ringa Dinga Zinga "). " Put Your Phazers… " n'en reste pas moins un grand disque foutraque et gourmand, à consommer sans modération.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Original Sounds of the Zion

Malgré sa pochette très laide, le huitième album de Zion Train devrait séduire tout amateur de reggae-dub qui se respecte. Du moins les plus tolérants ! Car certains morceaux sont d'un cliché à faire se retourner Jah dans sa tombe. Aussi, mieux vaut prêcher la tolérance, sous peine d'indigestion rastafari… Justement, Zion n'est-elle pas la terre promise des fumeurs de ganja, où tout est paix, amour, extase ET tolérance ? Ceux qui aiment se défoncer sur des grosses basses bien chaloupées devraient aimer ce disque, s'ils s'en souviennent. Les autres crieront à la fumisterie, au propre comme au figuré.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

3Fold… A compilation of three ep’s

Comme leurs lointains ancêtres, les Pierre Schaeffer et consorts, les électroniciens les plus aventureux d'aujourd'hui malaxent le son jusqu'à l'abstraction, le coupant de sa source pour le rendre méconnaissable, plus proche de la pureté. Wauvenfold compose ainsi en puisant sa matière sonore dans notre quotidien : du claquement de portière au bruit grésillant du flash photo, le duo anglais (Noel Murphy et Tom Hill) s'amuse à détourner les objets en instruments de musique - une musique " acousmatique ", qui ment sur ses origines mais s'ancre pourtant dans le boucan de notre cuisine ou de notre bureau. En samplant le bruit d'une caisse enregistreuse pour en faire l'armature rythmique de " Clip ", Wauvenfold rappelle ainsi la démarche d'Herbert et surtout d'Autechre (période " Tri Repetae ") ; bref ce qui se fait de meilleur en electronica la plus pointue. Parfois, l'expérimentation cède la place à davantage de mélodie (" Selenium Pulse ", " Residual "), et l'on pense alors à Plaid, voire à Boards of Canada, tous ces sorciers du laptop qui mélangent chaos bruitiste, vagues bucoliques et comptines enfantines. L'électro de Wauvenfold n'a pourtant pas à rougir des bleeps de chez Warp ou Rephlex : elle possède sa propre personnalité. Cette compilation de 3 ep's augure donc du meilleur pour ce duo encore au début de sa carrière, qu'on espère, à en juger par la qualité de ces 12 titres, longue et fructueuse.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

In The Fishtank n°8

Dans la collection ‘In The Fishtank’, la collaboration des Bostoniens folkeux de Willard Grant Conspiracy et des électroniciens de Telefunk pourrait bien faire figure de poule aux œufs d'or, tant le résultat est sidérant : alors que tout les séparaient, voilà que ces deux groupes nous livrent six titres impeccables, entre folk sombre et rock à la Nick Cave. A l'origine de ce mini-album étonnant car sorti de (presque) nulle part, il y a donc le label Konkurrent, dont le projet est finalement assez simple : inviter deux groupes et les obliger à enregistrer en deux jours une vingtaine de minutes de musique de leur choix (nouvelles compos, reprises, impros,…). Cette fois-ci, le choix des intéressés s'est porté sur des morceaux traditionnels du début du siècle dernier : au final, cela ressemble encore fort à du WGC, mais beaucoup moins à du Telefunk. Naviguant dans les eaux troubles d'un blues qui se serait frotté au folk-rock mélancolique des Tindersticks ou de Madrugada, les six morceaux ici présents prouvent bien qu'en deux jours et avec un peu d'imagination, il y a moyen de créer pas mal de choses intéressantes. Et si à l'écoute, Telefunk semble s'être plutôt fait mener à la baguette par Robert Fisher et ses musiciens (où est le beat ?), c'est finalement pour la bonne cause. Vivement le prochain numéro !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Ice Queen

Ce métal symphonique et celtique à la Gathering devrait surtout séduire les amateurs de belles nymphettes en cuir noir de chez Moda Moda, puisque Within Temptation, c'est d'abord une chanteuse à la voix céleste et au corps de rêve : Sharon den Adel. Quant au morceau, qui fait un tabac chez nos amis flamands, il s'agit d'une sorte de comptine hardeuse sur fond de clavecin du plus horrible effet. Si Till de Rammstein culbutait Heather Nova dans une église nordique abandonnée en écoutant du Bach joué par Wendy Carlos, ça donnerait ça. Un conseil : si vous voulez séduire une fan de Marylin Manson, évitez Within Temptation. Elle vous renverrait vite fait à vos disques de chochotte.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Wuz

En concoctant un tel album, Alex Gopher s'est posé un défi de taille : sauver la scène électro française de la panade disco. Alors que Modjo et Bob Sinclar recyclent tant bien que mal les mélodies " en C mineur " de l'ami Cerrone, d'autres cosaques du poumtchak se font la belle, préférant respirer les vapeurs technoïdes de Détroit et le parfum soul de Philadelphie que les mauvaises odeurs du marketing à la Vivendi. Fini la french touch estampillée Amélie Poulain (" Visitez Paris, son quartier Montmartre, ses clubs dédiés à la house filtrée "), Gopher et son partenaire Jeremie Mondon (alias Demon) nous ont concocté un petit bijou de house maligne et chaleureuse, sans concession mais pas sans charme. On est loin ici d'une électro pseudo-branchée calibrée pour les hit-parades et le rayon hi-fi des supermarchés : Wuz, c'est de la house racée, pas surgelée ; une potion magique pleine de bleeps chipés aux plus grands (Derrick May, Luke Slater), et sans les gimmicks house faciles qui donnent la nausée. D'ailleurs, l'album sent plus l'encens d'appartement que la sueur des dancefloors : à part trois titres uptempo (dont le tubesque " Without You "), l'album se prête plus au cocooning qu'au Djing… Les deux meilleurs morceaux, " Use Me " (tubesque) et l'entêtant " The Shell ", devraient pourtant se tailler une sacrée réputation en club, de Bruxelles à Chicago. Gopher et Demon, nouveaux chamans de la scène française ? Suite à la déconfiture manga-régressive de Daft Punk, on est prêt à le parier... En tout cas, la classe !

 

dimanche, 14 juillet 2002 03:00

Highly Evolved

Elus ‘révélation de l'année’ par le NME, les Australiens de The Vines sont déjà les nouvelles stars du rock. Leur jeune âge, leurs mélodies en acier trempé, leurs belles gueules et leur hargne en concert devraient ainsi leur permettre de détrôner les Strokes au rayon des sauveurs du rock'n'roll - cette arlésienne des critiques, davantage une campagne marketing qu'un véritable sauvetage d'un genre qui se meurt, encore et toujours… Le rock se meurt, donc… Et voilà ses nouveaux messies : il y a eu les Pixies, Nirvana, At-The Drive In, les White Stripes,… et maintenant The Vines, ces petits boutonneux arrogants qui ont à peine leur permis de conduire en poche. Ces jeux de chaise musicale n'ont, en fait, aucun intérêt ; si ce n'est celui de nous faire découvrir de nouveaux groupes, qui ressemblent aux précédents et aux suivants… Sauf qu'ici, difficile de faire la moue, de passer son tour, tant The Vines réunit toutes les qualités de ces prédécesseurs : la rage de Nirvana, les mélodies des Pixies, le jusqu'au-boutisme d'At-The Drive In. The Vines a donc vraiment tout pour plaire ; car ses chansons sont féroces, juvéniles, jubilatoires. " Highly Evolved " parvient ainsi à emballer toute l'histoire du rock en quarante minutes : de la pop sixties aux métalleux d'aujourd'hui, sans jamais se casser les dents (NDR : ce qui est déjà, en soi, un exploit). De ce " Highly Evolved " fracassant d'une minute et demie à ce " 1969 " rappelant les exploits des Stooges, The Vines fait un sans faute. Et quand le chanteur Craig Nicholls n'hurle plus comme si sa vie en dépendait, c'est à Lennon/McCartney qu'on pense (" Homesick ", " Sunshinin "), sans parler de ce " Factory " piquant sa rythmique aux Specials, sur l'air (encore les Beatles) d'" Ob-La-Di, Ob-La-Da "… The Vines réussit la gageure de sonner comme le meilleur du rock, de la pop, du ska et du métal. Un conseil d'ami ? Achetez ce disque.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

All Ten Fingers

On connaissait avant tout Andy Votel pour être le copain de chambrée (le label Twisted Nerve) de Damon Cough, alias Badly Drawn Boy. Producteur, remixeur, designer et boss dudit label, Votel-les-mains-vertes (la pochette) est donc aussi musicien. Après avoir commis l'EP " Styles Of The Unexpected ", il y a deux ans, il nous revient donc avec un premier album intitulé " All Ten Fingers ". Un titre qui est d'ailleurs à l'image de cet homme à tout faire : déjanté, décousu, déroutant. De l'easy-listening sacrement français de " Metro Attitude " au pop-rock psychédélique de " The Viy " (avec Guy Carvey du groupe Elbow au chant), " All Ten Fingers " explose dans tous les sens, sans éviter, le plus souvent, une certaine dilution. En dilettante, Andy Votel nous gratifie d'un album fourre-tout, à l'écoute duquel on a bien du mal à trouver quelque ligne de conduite. A force de vouloir montrer son savoir-faire, Votel agace, et sa musique avec. Restent quelques morceaux intéressants, comme ce " Salted Tangerines " avec le revenant Malcolm Mooney, premier chanteur du groupe allemand Can, dont on avait perdu quasi toute trace depuis… 1971.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

13 Basic Hate Tracks

Avec un titre pareil, on pouvait s'attendre au pire, et pourtant on jubile : le rock hardcore des Flamands de Vandal X arrache grave, et cela rien qu'avec deux paires de mains (une guitare, une batterie). Jeux de mains, jeux de vilains : Vandal X fait s'écraser le rock'n'roll sur le mur du son. Moralité : les White Stripes peuvent aller se coucher, on a trouvé plus fort qu'eux. Les Black Stripes du rock belge ? Non peut-être : " 13 Basic Hate Tracks " sonne comme du Marylin Manson croisé à du Millionaire, du Fugazi fan d'Enthroned. Ceux qui les ont vus en live savent de quoi on parle, tant les Vandal X ne font aucune concession, au rock, à son cirque, à nos tympans. " Fuck'm All " en ouverture résume bien l'affaire : pas question ici de faire les starlettes en rouge et blanc, noir c'est noir, et tant pis pour ceux qui n'y entendront que du vacarme. " 13 Basic Hate Tracks " est un album qui tue, comme son titre l'indique. Un opus à écouter à fond la caisse, le poing rageur et la bave aux lèvres. Ames sensibles s'abstenir !

 

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