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mardi, 31 décembre 2002 01:00

Cardiology

C'est le premier album du producteur et Dj Matthew Chicoine, et c'est une déception : en ayant voulu étaler son savoir-faire, l'homme de Détroit s'est perdu en chemin. Ses compositions s'étirent péniblement, laissant l'auditeur perplexe et, surtout, assoupi sur le bord du dancefloor. Car sa tech-house, loin de donner des fourmis dans les jambes, fait l'effet d'un somnifère. Pas que les onze titres de ce " Cardiology " soient vraiment mauvais, mais ils sont seulement trop longs : sept minutes en moyenne, sans jamais de virage mélodique ou de carambolages de beats. On aurait préféré plus de variations, et pas seulement sur le même thème (la deep house un peu techno). Il y a bien de-ci de-là du dub (" Absence of One "), de l'electro (" Permutations "), des percus (" Get There Tonight "), mais c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. " Cardiology ", c'est pas justement une affaire d'aiguilles qui s'affolent, de tension qui monte ? Pas ici, en tout cas.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

By The Way

Trois ans après "Californication", album de la maturité et de la consécration, les RHCP nous reviennent plus en verve que jamais, les singeries métal une fois pour toutes au placard et le calepin pop encore plus bourré d'idées et de mélodies sublimes. Pourtant, l'album démarre en trombe rock'n'roll, la basse de Flea martelant le chant vocodorisé d'un Kiedis surchauffé, toujours en lutte avec ses démons intérieurs… "By The Way" roulerait-il des mécaniques, comme au temps des fusions de "Blood Sugar Sex Magic", le disque fondateur du nu-métal ? Pas du tout : depuis "Californication", les RHCP ont préféré troquer leurs haltères contre l'intégrale des Beach Boys - le retour de John Frusciante, le guitariste prodige, y étant sûrement pour quelque chose… Dès le deuxième titre ("Universally Speaking"), les Californiens reprennent donc les mélodies colorées et les harmonies douces-amères là où ils les avaient laissées ; bref en haut des hit-parades et dans nos cœurs d'éternels adolescents. "Dosed", "Don't Forget Me",… que des hits en puissance, sans parler de ce "This is the place" rédempteur, hommage honnête aux junkies de la terre, dont Frusciante a fait longtemps partie… Heureusement pour nous, le guitariste s'est débarrassé de ses caprices d'héroïnomane, reprenant le manche et décidant du cap à emprunter par le groupe, direction le pays des rêves pop et des ballades crépusculaires. Au bout du voyage, après quelques virages funky ("Can't Stop", "Throw Away Your Television") et plusieurs escales sympathiques en "terra incognita" (l'air mariachi de "Cabron", la new-wave de "Warm Tape, qu'on croirait échappée du dernier album solo de Frusciante), les RHCP peuvent contempler le chemin parcouru, le superbe "Venice Queen" (deux chansons pour le prix d'une) en parfait épilogue, et se dire qu'ils ont, encore une fois, enfanté un chef-d'œuvre.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

A Continual Search For Origins

‘On a trip in Switzerland, I tried to record and capture the sounds around me, to try and catch the sound of the mountains, of just sitting in the garden listening to the palm trees fluttering in the breeze and standing in the torrential rain as a passing storm cleaned the air’. Mark Beazley n'est pas un néo-hippie reconverti à la lounge de bar tapas, mais le leader du groupe electro-post-rock Rothko. Après 3 albums, un live et diverses collaborations, le trio de base s'est désagrégé, laissant Beazley seul et sans ressources… Heureusement, le bonhomme n'est pas du genre à baisser les bras. Il a donc fait appel aux membres du groupe Delicate AWOL pour repartir de plus belle, nous léguant ce nouvel album beau et apaisant à la fois. Une oeuvre d'une langueur en tout point fœtale. Car l'auditeur - plongé dans cet environnement sonore où se côtoient bruits de pluie ("Bloodtied"), grincements de porte (" Crossing To Gandria "), accords sibyllins, (rares) voix cristallines (" On the Day We Say Goodbye ") - ne peut que perdre toute notion du temps et de l'espace, blotti dans cette musique amniotique tel un fœtus dans le ventre de sa mère. Les mots disparus (" Words Melt Away ", le dernier titre), la vie en suspens, l'esprit divaguant… c'est nu, sans armes, serein, que l'on écoute cet album, dans lequel chaque note est calme et volupté.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Under Cold Blue Stars

C'est à Nashville que Josh Rouse est né, a grandi et a commencé à jouer de la guitare. Rien d'étonnant dès lors à ce que sa musique lorgne dangereusement du côté de Hank Williams et de Bessie Smith, mais sans les oripeaux cow-boy généralement de rigueur. Ici, on navigue entre country ricaine et pop anglaise, les chansons de Josh Rouse n'ayant pas peur de changer leur stetson contre l'intégrale de Radiohead. " Under Cold Blue Stars " ne ressemble donc pas à un recueil de vieilles rengaines sudistes de l'Amérique profonde : ses mélodies sont avant tout ciselées pour plaire aux fans de Sparklehorse et des Cowboys Junkies, voire de David Gray. En osant l'alliance du trio classique guitare-basse-batterie et de quelques loops discrets mais bien charpentés, Josh Rouse réussit l'album de " néo-country " idéal, à classer entre la discographie de Lambchop (avec qui il a d'ailleurs collaboré, sur l'EP " Chester ") et celle des Jayhawks. Et si des titres comme Nothing Gives Me Pleasure (un hit en devenir), Feeling No Pain ou Miracle séduisent par leur simplicité et leur efficacité, ils ne tombent jamais dans la recette facile (demandez par exemple aux Counting Crows). Josh Rouse, nouveau nabab d'une musique américaine décomplexée de ses hymnes skate-rock ? " Under Cold Blue Stars ", bientôt sur toutes les ondes ? On peut toujours rêver.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

The Best Of Both Worlds

Jay-Z et R. Kelly sont deux monstres de la black music. Mais si l'un est reconnu pour sa verve hip hop et ses talents de producteur (Jay-Z), l'autre n'a de cesse de se vautrer dans le R'n'B le plus factice et le plus sirupeux, se proclamant " King of the world ", alors que sa musique est aussi fade qu'un gros plat de nouilles. En exhibant fièrement ses pectoraux luisants aux midinettes de 13 ans sur fond de soupe FM pleine de beats putassiers, R. Kelly fait sacrément pitié. " The Best Of Both Worlds " : ce n'est donc vrai qu'à moitié, et encore… Car Jay-Z, lui aussi, trempe parfois sa musique dans la fange, quand il ne montre que son côté le plus beauf et le plus réac', celui qu'MTV aime tant diffuser dans des clips vulgaires et machistes. Pourtant, son dernier disque, " The Blue Print ", a été salué comme l'un des meilleurs albums hip hop de l'année dernière, et c'est justifié. Alors pourquoi s'être lancé à corps perdu dans cette entreprise de marketing maousse costo, au côté du plus gros mac de la musique black ? Pour le tiroir-caisse sans doute, mais question d'image, c'est une belle grosse bourde : " The Best Of Both Worlds "… Y a-t-il affirmation plus grossièrement prétentieuse, surtout quand on voit le gros R. Kelly prêcher sa bonne parole (" I Love God ", et blah blah blah) en survêt' de gros mâle en rut ? Question musique, donc, c'est plutôt raté : on sent le travail bâclé, la collaboration discutée sur contrat, mais pas en studio. " The Best Of Both Worlds " ? Euh, hum, " The Worst ", en fait.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Gotham !

" Dance To The Underground " constitue le nouvel anthem punk funk de cette fin d'année ; alors que 2002 aura vu renaître le rock'n'roll le plus coriace, des turbulents Libertines aux nébuleux Interpol. Allô New York, ici Radio 4, hommage non feint à John Lyndon et à son rock trempé dans le dub, période " Metal Box " de Pil. A l'instar du 12e morceau, justement intitulé " Radio 4 ". Tout un programme ! 1979. 23 ans déjà. Et pourtant le gang de la Grosse Pomme évite de trop recycler les poncifs du post-punk. Nous sommes bien au XXIe siècle. L'électro s'est immiscée sournoisement dans tous les genres, pour accoucher de ce monstre hybride qui donne le tournis, entre guitares qui fusent et grosses basses (beats) qui martèlent. Punk funk, donc. Liars, The Rapture, Out Hud, LCD Soundsystem, Radio 4 : aux manettes, le plus souvent, un duo de producteurs aux mains habiles, James Murphy et Tim Goldsworthy, Alias DFA. Godamn ! Ces gars-là savent y faire. Violence et dance. Dans le collimateur de cette double paire d'oreilles affolées (et affûtées) : Gang of Four, This Heat et 23 Skidoo, les nouveaux parrains d'une scène affriolante qui ose les croisements incertains, les alliances incestueuses. À l'heure où l'Amérique part en croisade contre le monde, des groupes de la trempe de Radio 4 persistent et signent : " Dance To The Underground ", clament-ils à Bush et Giulani, pour que plus jamais ne soient interdites les parties de jambes en l'air (" Certain Tragedy ", " New Disco " : de la bombe !) dans les clubs de New York et d'ailleurs. " Vous chantiez ! J'en suis fort aise ! Eh bien dansez maintenant ! ", pourrait-on s'entendre dire de politiciens rabat-joie et pisse-froid, sclérosés par l'arthrite. Eh bien oui mes amis, mieux vaut être cigale que fourmi ! Et ça, Radio 4 l'a bien compris.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Songs For The Deaf

Certain qu'avec cet album, les QOTSA ont écrasé toute la concurrence rock de cette année : rythmiques du feu de dieu (Dave Grohl en guest-star), refrains incendiaires, mélodies en béton… " A Song For The Dead ", " Go With The Flow ", " No One Knows " : autant de tubes taillés dans le roc le plus dur, qui ne sombrent jamais, pourtant, dans le métal risible. Imparable.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Different Damage

Signé sur le label de Fugazi Dischord, Q ant not U dégage une énergie féroce mais jamais rosse, en un mot : EMO. Cousins proches des Texans At The Drive-In dont ils reprennent un peu le flambeau, ce groupe de Washington DC en impose autant par ses chansons que par son attitude. Enfin une bonne nouvelle du Pentagone : le (vrai) hardcore n'est pas mort.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Writers Without Homes

Son mariage unique de noisy feutrée, d'électro diserte et de cold-wave inquiétante ravira tous les oiseaux de nuit et les cinéphiles imaginaires. Son romantisme échevelé séduira les plus endurcis, calmera les plus endoloris. Ses voix aériennes, perdues dans les arpèges les plus sibyllins, achèveront de convaincre les plus anxieux. La musique de Piano Magic s'approche souvent du silence, mais ne tombe jamais dans les abîmes de l'oubli : une voix, un son, une note, une ambiance, chacun s'y accrochera, sûr de tenir là la vérité. Post-rock ambitieux parce que toujours à l'affût du moindre détail, le son magique de ce " Writers Without Homes " emplit le moindre recoin de notre pensée, détrône Mogwai et Low au tableau des musiques qui torturent et qui blessent. On ne sort pas indemne de cette aventure en cinémascope de rêve, le noir et blanc remplaçant la couleur et la bande son jouant de sacrés tours aux habitués des musiques THX… Pop nue mais pas 'nu'-, la musique de Piano Magic se révèle de la poésie pure, une cathédrale de sons fantômes et de rythmes éthérés, une oasis en plein désert rock où viennent se rafraîchir Tarwater (" Modern Jupiter "), Cocteau Twins (" Shot Through The Fog ") et le folk de Nick Drake (Vashti Bunyan sur " Crown Of The Lost "). Mais attention : cet album est loin d'être un mirage. C'est un miracle.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Auscultation Of The Heart

La country de Pleasant Grove sent bon le Midwest sauvage, là où Pat Garrett et Billy le Kid livraient un duel à mort, il y a trente ans, dans le film éponyme de Sam Peckinpah. Dans ce chef-d'œuvre justement, on retrouvait Bob Dylan en cow-boy mystérieux, scrutant l'action tel un ménestrel fantôme, chantant parfois, comme le fait ici Marcus Striplin. Billy le Kid, lui, était interprété par Kris Kristofferson, dont le " Me and Bobby McGee " est devenu presque aussi célèbre que les premiers albums de Dylan. Tout ça pour dire que " Auscultation Of The Heart " sonne comme un croisement fiévreux entre la BO dudit film et les compos racées de son acteur principal, avec parfois quelques pointes plus pop (" Only A Mountain ", entre un Pixies country et Grandaddy). Les pieds bien au plancher, Pleasant Grove nous gratifie donc d'une musique plaisante, entre légèreté et sophistication. Pas de quoi fouetter un chat en plein désert texan, certes, mais suffisamment bon pour titiller tout amateur d'" alternative country " digne de ce nom.

 

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