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Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

mercredi, 13 mars 2013 02:00

Wasted Hours

Bloody déroute. Le bordel annoncé n’a pas eu lieu. Ce mercredi, soit à peu près 3 ans après avoir fait trembler les murs de l’AB une première fois, Simone Cogo aka ‘Bob Cornelius Rifo’ et ses acolytes masqués de Bloody Beetroots revenaient sur les lieux du crime. Et autant dire que le second passage des Italiens sur la grande scène de l’Ancienne Belgique a plutôt eu l’effet d’un pétard mouillé.

Il est 21h lorsque les trois betteraves sanglantes se présentent sur les planches, pour un ‘vrai’ live. L’ambiance est à ce moment électrique. Il faut dire que les fans attendent beaucoup de la formation italienne, tant elle avait laissé l’assemblée sur les genoux lors de leur passage en 2010. Mais en lieu et place de l’explosion de BPMs et de riffs electropunk que The Bloody Beetroots avait servi en rafale à son public belge il y a trois ans, ce grand Cornelius s’est illustré par un manque flagrant de conviction tant sur scène qu’au niveau de la setlist.

Celle-ci était principalement, et bien évidemment, axée sur de nouveaux morceaux. Des morceaux d’une fadeur accablante (dont cet horrible single « Chronicles Of A Fallen Love »), très loin des beats tapageurs et putassiers dégoulinants de testostérone qui ont forgé le succès de l’homme et de sa bande. Au rayon vieilleries, les trois musiciens enchaînent même des versions tout aussi fadasses des extraits de « Romborama ». Comme ce « Talkin’ In My Sleep » complètement saccagé. Dans sa version originale, « Talkin’ In My Sleep » est une compo rageuse au sein de laquelle une Lisa Kekaula (The Bellrays) au top de sa forme use de toute sa puissance vocale pour faire trembler les conduits auditifs de son auditoire. Mais ce soir, la force des basses et du gosier de la demoiselle sont tant mis en sourdine qu’il est difficile d’y trouver un quelconque intérêt.

Le sursaut de BPMs purulents a bien eu lieu, en milieu de parcours, lorsque le trio a balancé son grand classique « Warp ». Probablement le seul morceau de la setlist qui a bien produit l’effet escompté, malgré sa fin charcutée. Heureusement, l’AB compte deux bars, de quoi noyer sa déception, un grand verre à la main et se rendre à l’évidence : The Bloody Beetroots s’est un peu trop assagi…

(Organisation : Live Nation)

 

mercredi, 13 mars 2013 12:06

Gossamer

Trois ans après le succès de « Manners », disque recelant les implacables singles « The Reeling » et « Sleepyhead », Passion Pit passe la seconde. Et pour cause, « Gossamer » est une collection de douze morceaux presque aussi infectieux que les premiers travaux de la bande. Michael Angelakos, figure de proue de la formation, se révèle corps et âme sur ce deuxième LP. Un disque à la fois libérateur et thérapeutique pour le chanteur, sujet à des troubles bipolaires qui ont considérablement freiné la sortie de ce second essai, accouché dans la douleur. Angelakos se livre d’ailleurs entièrement sur « Where We Belong », seule ballade de l’opus, une troublante lettre ouverte traitant de sa tentative de suicide.

Pour la bonne mesure, Angelakos lance néanmoins en début de parcours un « I’ll Be Alright » lénifiant, déboulant à toute vitesse. Comme pour rassurer ses fans sur l’avenir de Passion Pit et de son géniteur. Loin d’être cafardeux, « Gossamer » dégouline même d’un positivisme sans faille. Un positivisme qui se traduit par des mélodies Pop estivales aux bidouillages électroniques bien dosés (« Take A Walk », « It’s Not My Fault, I’m Happy », « Cry Like A Ghost »  ou le récent single « Carried Away »). Le côté enfantin, à la limite de la comptine, et la petite touche de fantaisie qui faisait la force de « Manners », se confirment sur ce second travail résolument optimiste et presque impeccable.

 

Le pouvoir d’un single fédérateur. C’est à cette règle que tient toute la notoriété des Islandais de Of Monsters and Men qui, un an après avoir squatté l’ABClub, multiplie son public par dix pour une prestation à guichets fermés dans la grande salle de l’AB. Une ascension fulgurante mais disproportionnée au regard de ce que la formation nous propose sur scène…

Sur le coup de 20h et des poussières, l’AB est déjà prise d’assaut. Les gradins sont déjà full, les premiers rangs difficilement accessibles, même pour se rendre au bar ; et les sièges, à l’étage, sont protégés vigoureusement par leurs occupants.

Un certain Mugison se charge de la mise en bouche. Une première partie insupportable s’il en est. Equipé de son laptop, l’homme hésite entre electronica, folk, et parfois même noise, le tout entrecoupé de deux rugissements Metal. En résulte une soupe indigeste qui se termine pour votre serviteur par un raid (NDLR: ?!?!?) vers le bar…

Dès 21h, c’est au tour du septuor nordique de faire son apparition sur scène derrière un rideau de fumée, au son de « Dirty Paws », la première ballade d’une longue série. Le ton est donc donné. Of Monsters and Men ne s’en écartera pas d’un iota. Ce soir, c’est toute leur première œuvre qui est passée en revue. Les mélopées de « My Head Is An Animal » se suivent et se ressemblent un peu. Les sept membres de l’équipée sont propres sur eux comme de parfaits petits boyscouts. Au bout de quelques morceaux, il devient évident que l’auditoire ne devra pas compter sur eux pour voir jaillir une petite étincelle de folie sur l’estrade. Les écarts de conduite ne sont définitivement pas permis ce soir.

Gentillet comme tout, Of Monsters and Men offre à son public une série de jolies compositions folky, forcément reprises en chœur par l’assemblée. La troupe se permet néanmoins un petit détour hors de sa discographie pour interpréter une cover des Yeah Yeah Yeahs. Et tandis que le combo new-yorkais possède à son actif une tripotée de tubes taillés pour secouer l’auditoire, les Islandais jettent leur dévolu sur « Skeletons », ballade mollassonne extraite de « It’s Blitz! ». Le collectif délivre cependant une version charmante, qui colle parfaitement au reste de la setlist. Mais il en faudrait bien plus pour me sortir de la torpeur dans laquelle la formation m’a plongé ce soir.

Le moment le plus amusant de la soirée sera celui où Nana, co-interprète de la bande, demande au public ‘I think you guys speak French and German in your country, right ?’ Et à la jeune femme de se prendre un énorme vague de ‘Noooo !’ et autres protestations dans la gueule. Sauf que, les gars, aux dernières nouvelles on ‘speak’ aussi ‘german’ en Belgique, non ? La pauvre demoiselle se confond alors en excuses et se fait pardonner son omission en demandant comment traduire ‘Love’ en néerlandais. Le ‘Liefde’ qu’elle balance est chaudement accueilli. S’ensuit un « Love Love Love » mou du genou (encore…), très rapidement suivi par le moment que toute la salle attendait : « Little Talks ». En haut, à droite, à gauche, tout le monde hurle jusqu’à la moindre virgule de la chanson.

Le climax de la soirée est atteint, sans aucun rebondissement. Un titre supplémentaire et un rappel de deux morceaux plus tard, les sept musiciens s’éclipsent, me laissant l’impression tenace d’avoir assisté au concert d’un Arcade Fire de grandes surfaces… Et en parlant de grandes surfaces, Of Monsters and Men sera également de passage cet été du côté de Rock Werchter (what else ?), le dimanche 7 juillet 2013.

(Organisation : Live Nation)

Voir aussi notre section photos ici  

 

Un peu plus de deux ans après avoir commis « Man Alive », un premier album dont ils ne sont pas particulièrement fiers, les Mancuniens d’Everything Everything reviennent aux affaires en publiant « Arc », un second LP d’art pop aussi bien foutue que…  standard. En 2011, le quatuor effectuait un passage à guichets fermés sur la scène de l’ABClub. Ce 9 mars 2013, il pose ses valises sur celle de la Rotonde du Botanique, avec le même succès de foule.

Dès 20h15, Everything Everything apparaît sur scène flanqué, dans sa mouture live, d’un cinquième membre préposé aux synthés. Pas de chance pour les retardataires. Les Mancuniens ont l’air plutôt ravis d’être sur les planches. Plus particulièrement le chanteur, Jonathan Higgs, qui affiche un large sourire contagieux, à l’heure d’enfourcher sa guitare. Et le public ouvre ses oreilles, plein d’attente. Alors, Eveything Everything : énième buzz sans avenir ou formation sous-estimée?

Le quatuor se lance dans une déferlante d’art pop qui ne répond pas vraiment aux interrogations, malgré toute la motivation dont font preuve les cinq gars présents sur le podium de la Rotonde. Car leur set tient la route surtout grâce à ses morceaux les plus dynamiques de leur répertoire. Un peu à l’image de « Arc »,  leur nouvelle galette, qui se paie la plus grosse tranche de la setlist et dont les tubes potentiels sont éclipsés par l’omniprésence de ballades un peu trop sirupeuses.

Malgré l’aversion de leur leader pour « Man Alive », Eveything Everything propose tout de même quelques titres extraits du premier LP. « Schoolin’ » ou « Photoshop Handsome », par exemple, viennent relever la tête des membres de l’assistance qui piquent ponctuellement du nez. A la bonne heure. On est samedi soir. Le public a envie de danser. Il frétille sur des « Kemosabe » et « Radiant », se secoue sur la batterie syncopée de « Cough Cough », headbangue (un peu) sur « Suffragette Suffragette » ou « Photoshop Handsome » et sort même son iPad (si, si, ça commence…) pour filmer « Armourland ». A contrario, les « Final Form » ou « The Peaks » font retomber la pression. La minute-câlin s’éternise. Et on se contente de décompter les minutes avant le prochain soubresaut mélodique qui, lorsqu’il frappe, en est presque salvateur.

Les quatre gaillards d’Eveything Everything n’ont pas encore trouvé le bon équilibre, tant en studio que scéniquement. Higgs et consorts doivent parvenir à pondre un troisième essai plus complexe et rentre-dedans que cet « Arc » qui, d’ici peu, se classera certainement dans les sorties anecdotiques de 2013. Dommage !

(Organisation : Botanique)

 

lundi, 04 mars 2013 02:00

The Downward Spiral

Chronique d’un buzz inversé. Ce lundi 4 mars, les Britons de Delphic investissaient l’Ancienne Belgique afin d’y présenter « Collections », leur second LP paru en janvier dernier. Initialement prévu à l’ABBox, le trio et l’AB ont dû revoir leurs ambitions à la baisse, vu la vente désastreuse de tickets pour l’événement. A voir ses salles se remplir en un clin d’œil de plus en plus régulièrement, l’AB ne serait-elle pas devenue trop gourmande ? Ou la faute revient-elle à la formation qui a eu les yeux plus gros que la fanbase ? Delphic a malgré tout respecté son engagement en déménageant son matériel vers l’ABClub, pour un concert plus intimiste que prévu.

Petite  surprise en débarquant à l’AB sur le coup des 20h40 : le hall menant vers la grande salle, qui dans ce cas-ci aurait dû être convertie en ABBox, est totalement vide. Une affiche annonce pourtant la vente des tickets à 19€/pièce. A droite, un vigile attend aux pieds des escaliers menant au Club. Le franc tombe. C’est donc en comité très réduit que vas se dérouler le concert de Delphic. L’effet est proportionnellement inverse au passage de la formation dans nos contrées, il y a 3 ans. A l’époque, face à la demande, le concert du trio prévu au Witloof Bar du Botanique, obtenait un ‘upgrade’ vers la Rotonde.

Il faut dire que la promo pour « Collections » est autrement plus discrète que celle d’« Acolyte », le premier opus, qui a récolté en son temps aussi bien succès critique que public. Le disque est d’ailleurs parvenu à atteindre le Top 10 des albums en Grande-Bretagne, début 2010. Et aux prémices du mois de février 2013, c’était au tour de « Collections » de faire ses preuves. Un mois d’exploitation plus tard le verdict est sans appel. Le flop.

Delphic a encore quelques mois pour remonter la barre en publiant un single salvateur. Un pari qui lui sera difficile à tenir tant le contenu de la plaque n’inspire pas grand-chose. La synth-pop étayée sur l’excellent « Acolyte » a désormais muté en condensé de pop-rock plutôt banal, malgré ses accents électro. En fait, dès l’entame du disque, on sent très clairement la volonté du trio de donner une dimension résolument pop-rock à ses compos, au point d’en enfoncer parfois leurs têtes dans le derrière d’un certain Matt Bellamy. Elément d’autant plus étonnant que la plaque est en partie produite par Tim Goldsworthy (DFA Records), qui a jusqu’alors habitué ses adeptes à des productions de qualité largement supérieure.

Ce soir, le line-up de Delphic compte cinq membres, pour (espérer) frapper fort. Ce sont d’abord Dan Hedley, membre honoraire de la formation et préposé aux fûts, et un guitariste complémentaire qui entrent en scène. Très vite suivis de James Cook, Richard Boardman et Matt Cocksedge. La formation démarre son set par « Baya », dernier single en date. Rien de transcendant. Ce n’est que lorsque le combo enchaîne sur les synthés délicatement rétro et électro de « Halcyon », « Clarion Call » ou encore « Doubt » que le public se réveille. L’entrelacement parfait de « Red Lights » et « This Momentary » emboîtés l’un à l’autre à grosse louche de BPMs parviendra même, tant bien que mal, à créer quelques secousses dans l’assistance.

A contrario, lorsque les cinq musiciens s’évertuent à faire découvrir des morceaux du dernier essai, ils se retrouvent alors face à un public totalement éteint. Les « Freedom Found », « Memeo » et autres « Atlas » ne produisent pas l’effet escompté et seul l’outro remixée de « Don’t Let The Dreamers Take You Away » permet de ne pas perdre le fil.

A l’heure du  rappel tel qu’il est indiqué sur la setlist, la formation décide de ne pas exécuter la ridicule tradition du retour en coulisses et enchaîne directement sur « Counterpoint », chaudement accueilli par les fans. Les Anglais se retirent alors après une version un peu écourtée du trippant « Acolyte ». En ayant consacré la plus large partie du concert à leur première œuvre, ils seront parvenu à maintenir leur réputation ‘live’ intacte. 

Cet été, les trois gaillards de Delphic devront beaucoup, beaucoup, beaucoup barouder sur la route des festivals européens. Ou éventuellement se produire en première partie d’une tournée de Muse, dont « Collections » convoite clairement les fans…

(Organisation : AB)

 

dimanche, 17 février 2013 02:00

Fade To Grey

En 2001, on plaçait toutes nos billes sur trois petits Ecossais qui entamaient alors leur ascension vers les sommets. Un peu plus de onze ans, six albums et une poignée de tournées plus tard, Biffy Clyro entrevoit enfin les portes du succès. En Belgique, cette percée se concrétise aujourd’hui par une ABBox sold-out en moins d’une semaine et l’éclosion de centaines de nouveaux fans dévoués, connaissant chaque refrain sur le bout des doigts (NDLR : des lèvres ?) Ce 17 février à Bruxelles, les trois musicos présentaient « Opposites », un double album, dans le cadre d’un concert résolument tourné vers l’avenir. Même un peu trop.

A 20h50, Simon Neil (guitare/chant), qui a enfin abandonné la barbe et le blond platine, et les frères Johnston (basse/batterie) débarquent sur le podium. Ils ont laissé la chemise au vestiaire. Histoire de faire comprendre à son public que la température va monter très rapidement. Tout faux ! Il est déjà loin le temps où les natifs de Kilmarnock provoquaient convulsions, spasmes et sueur. En face du trio, un auditoire autrement plus apathique que le parterre du Vaartkapoen il y a 3 ans ou que celui qui transpirait à grosses gouttes sous le chapiteau The Shelter, lors de l’édition 2010 du Pukkelpop. Désormais, l’assistance se tient à carreau en se croisant les bras et/ou en dodelinant gentiment de la tête. Le feu que Biffy Clyro tente de mettre aux poudres ne prendra pas ce soir. Les fans préféreront se contenter de répéter en chœur chaque syllabe de chaque morceau. L’effet ‘dimanche soir’ ? Ou celui d’une formation qui a su renouveler son public, sans forcément se renouveler elle-même ? 

Sur scène, le band se démène comme à son habitude mais concentre son set sur leurs deux derniers LPs, oubliant ainsi totalement les fans de la première heure. Sur 23 morceaux, seuls quatre sont consacrés à des compos antérieures à « Only Revolutions ». Et sur ces quatre archives, trois sont tirées de « Puzzle ». Et pas forcément les plus excitantes. A titre d’exemples, un « Who’s Got A Match ? » qui passe à côté du sujet et un « Machines » provoquant plus de bâillements que de stimuli. Snobés par leurs géniteurs, leur exemplaire « Blackened Sky » ainsi que « The Vertigo Of Bliss » ont tout simplement brillé par leur absence. 

Neil et ses deux collègues tablent sur un set Metal pour les riffs grinçants et Pop pour les refrains de stade. De manière générale, la setlist est trop peu variée, au point d’en devenir relativement écœurante au bout de trois-quarts d’heure. Mais la raison principale procède des morceaux tirés de « Only Revolutions » et « Opposites » qui se partagent la plus grosse part du gâteau. En outre, forgé sur le succès commercial de « Puzzle », le contenu des deux dernières publications est bien trop similaire. A croire que les idées des trois hommes stagnent complètement. Ou peut-être sont-ils encore trop concentrés à vouloir justement reproduire l’effet « Puzzle », leur premier élément discographique à avoir atteint le top 3 en Grande-Bretagne.

Le concert proposé ce soir par les trois Britons de Biffy Clyro était donc clairement destiné à tous ceux qui ont découvert la troupe, lors de la sortie du single « Many of Horror ». Ou qui ont cliqué sur le bouton ‘I Like’ dans le courant des trois dernières années. Les fans de la première heure ont bien espéré un petit regain d’intérêt lors du rappel, mais celui-ci sera à l’image du reste de la soirée : sans intérêt. Une belle déception ! Les inconditionnels et fans des deux dernières galettes du trio scottish pourront néanmoins encore les applaudir le 4 juillet, lors de l’édition 2013 du Rock Werchter.

(Organisation : AB)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

mercredi, 20 février 2013 11:53

Rise

La Belgique est un véritable vivier de talents. Et Steven Bossuyt, alias Sherman, en est un nouvel exemple. Le Gantois s’est illustré au Nord du pays dès 2011, en publiant un Ep éponyme recelant quelques ritournelles pop plutôt efficaces (« On Your Side », le très bon « One Way Town », illustré d’un tout aussi bon videoclip). Et déboule aujourd’hui « Rise », son premier LP, signé chez Universal. Le singer-songwriter propose onze plages Pop Rock pas forcément révolutionnaires mais foncièrement convaincantes.

Ce sont essentiellement la simplicité des mélodies et la cohérence de l’ensemble qui rendent ce disque à la Milow, pas dégueulasse à se mettre dans les oreilles. « Rise » compte bien quelques textes naïfs (« Head in the Clouds », « Light in the Dark ») ; mais, en laissant les mots de côté, on se laisse facilement emporter par ces petites capsules plutôt esthétiques, et visiblement sans prétention. Après avoir assuré des premières parties pour Lady Linn ou Eliza Doolittle, le petit Belge est prêt à voler de ses propres ailes. En espérant que le titre de son ouvrage lui soit salutaire.

 

samedi, 16 février 2013 02:00

The Black Keys Work

Il n’a fallu qu’une poignée d’albums autoproduits, quelques rencontres providentielles et un premier LP loué par la critique pour transformer Gary Clark Jr. en ténor du blues. Si son « Blak and Blu » peine à convaincre pleinement, c’est surtout sur scène que le Texan gagne ses galons de talent incontournable. Il va le prouver le soir même de son anniversaire, sur la petite scène du Club de l’Ancienne Belgique, devant un public conquis dès les premières notes d’un concert mémorable.

Le soir de son passage à Bruxelles, Gary Clark Jr. soufflait donc ses 29 bougies. Dès 20h30, le prodige fait son entrée sur scène devant une foule qui lui chantonne un ‘happy birthday’ à tue-tête. Un sourire jusqu’aux oreilles, il remercie le parterre et entame sans cérémonie un spectacle qui ne durera pas moins de deux heures ! Et dès les premières notes, on est gagné par les frissons. D’entrée de jeu, le petit mec au look de beau gosse de la tête aux pieds, t’envoie un uppercut dans la face.

Le parcours de Gary Clark Jr démarre à ses douze ans lorsqu’il s’empare pour la première fois d’une guitare. Il ne la lâchera plus et sera repéré par le tenant du club de Blues le plus prisé d’Austin, sa ville natale, ainsi que par Jimmy Vaughan, le frangin de Stevie Ray. Il en profite pour publier quelques albums qu’il vend à l’étalage. Quelques années plus tard, le Texan croise la route d’un certain Clapton, qui l’invite à son Crossroads Festival ; puis tout s’enchaîne pour le guitariste qui se chope un critique de choix en la personne d’Obama. Le président of ze United States est conquis, et Warner décroche la timbale en faisant signer un contrat juteux au jeune homme. « Blak and Blu », son premier LP sur une major, atterrit dans les bacs en octobre 2012 et ravit les critiques qui voient déjà en lui le nouvel Hendrix. Mais plus que sur disque, c’est surtout en ‘live’ que Junior montre de quel bois il se chauffe.

Dans le confort du Club, même les compositions les moins convaincantes de « Blak and Blu » sont sublimées. Le mec, plutôt taciturne, donne le meilleur de lui-même. On prend un vrai pied à le voir caresser les cordes de ses guitares et balancer un blues rock bien graisseux, qui te fait vibrer chaque parcelle de ton corps, à deux doigts de toucher l’âme. Derrière lui, sous sa coiffe afro, le batteur s’acharne sur ses fûts. Il doit certainement étouffer sous sa chevelure. A sa gauche, le bassiste se prend pour Bono. Il est chaussé d’horribles lunettes de soleil jaunes pâles qui détonnent avec la sobriété de ses camarades. Une faute de goût toute pardonnée lorsqu’il déloge un solo parfait en milieu de set. Et à sa droite, se dresse un guitariste qui passe un peu au second plan, vu le talent énorme du leader de la troupe.

Clark Jr. adresse quelques sourires à la foule en lui demandant de temps en temps si tout va bien, inquiet du calme qui y règne entre les morceaux. C’est qu’on est tous accroché à tes lèvres et ta guitare, mon gars ! Beaucoup plus que Jimi Hendrix, la voix et certains riffs, justement, évoquent souvent The Black Keys. Ce qui laisse penser qu’une collaboration entre la paire Dan Auerbach/Patrick Carney et le bluesman pourrait faire de grosses étincelles. En attendant, au Club, les solos du kid s’enchaînent, ne laissant les spectateurs reprendre leur souffle qu’entre deux morceaux. Enorme !

Pour clôturer les deux heures de pur plaisir qu’il a offert au public belge, Gary Clark Jr. se lance en rappel dans une démonstration dépouillée d’une ballade Soul, en solo, avant d’être rejoint par ses acolytes pour la der des ders. L’auditoire en profite pour lui souhaiter à nouveau un joyeux anniversaire en chanson. Et c’est un verre de champagne à la main que le prodige se retire du podium, tout sourire. Un sourire presque aussi large que celui des quelques 250 personnes qui ont pu assister ce soir à l’éclosion d’un talent qui a toutes les chances de connaître une ascension vertigineuse. Preuve en est que le bonhomme est déjà annoncé sous le chapiteau ‘The Barn’, la  petite dernière de Rock Werchter, le 5 juillet. Si vous y êtes, ce serait du gâchis que de passer à côté d’une telle opportunité !

(Organisation : AB)

 

mercredi, 06 février 2013 16:48

Drunk Is The New Sober/Stupid Is The New Dumb

Être abrité au sein d’Asthmatic Kitty, le label de Sufjan Stevens, n’est pas forcément un gage de qualité. Certes, la maisonnette compte bien dans ses rangs quelques artistes respectables  tels que DM Stith, Castanets, My Brightest Diamond ou messire Stevens lui-même. Tandis que Dot Will Echo appartient aux brebis galeuses, tant le contenu de son « Drunk is the new sober/Stupid is the new dumb » ne vaut pas un caillou.

Le duo originaire du New Jersey propose pas moins de 19 morceaux (et 4 interludes) tous aussi irritants les uns que les autres. En parfait dilettantes, Nick Berry et Kurt Biroc concoctent des chansons à base de Folk, de Rock, d’Americana et de Country, sans vraiment savoir vers lequel de ces quatre genres se tourner. Tout au long du disque, le duo s’amuse sans amuser, psalmodie plus qu’il ne chante, et laisse perplexe sur l’intérêt du surnombre de compositions proposées. Sans compter que le DIY des deux rigolos sonne comme un anachronisme ou plutôt comme un scud qui serait passé inaperçu au début des années 90, et ne risque pas de faire beaucoup plus remous aujourd’hui. Un disque inutile.

 

mercredi, 06 février 2013 16:17

One Second Of Love

Nite Jewel est né à l’initiative de Ramona Gonzalez, résidente permanente de Los Angeles, et dont l’aventure démarre en 2009, lorsque le label Italians Do It Better, maison hébergeant les hautement recommandables Chromatics et Glass Candy, jette son dévolu sur le travail de la brunette. C’est ensuite auprès de Secretly Canadian que celle-ci déploie ses ailes, en publiant d’abord « Good Evening », également en 2009, puis le petit dernier, « One Second Of Love », son second LP. Un disque bien à l’heure, puisqu’en étalant ses connaissances Pop par-dessus ses influences R’n’B, la demoiselle s’intercale sans difficulté entre des Jessie Ware, Solange et autres AlunaGeorge. 

Tandis que les uns font le buzz, Nite Jewel reste à la traîne. Et Gonzalez ne peut s’en prendre qu’à elle-même. Les 10 morceaux de ce « One Second Of Love » se suivent et se ressemblent comme des militants anti-mariages pour tous. Et, comme ces derniers, la Californienne n’a pas peur de passer pour une casse-couilles. A titre d’exemple, cet « Unearthly Delights » totalement insipide et « Autograph », influencé par le R’n’B des nineties, et pas le meilleur… Seul répit de cette galette sans saveur, le morceau « Memory, Man », qui épargne à nos pitites oreilles l’abus de reverb’ de la demoiselle.

 

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