Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Nos partenaires

Newsletter

Restez informé en vous inscrivant à notre newsletter !
Please wait

K2 Tags

×

Avertissement

JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 99

jeudi, 22 novembre 2012 19:50

Côme (Ep)

Duo pop/rock formé en 2007 et constitué de Lucas Barbier et François Byrski, la mini formation française est issue de la banlieue parisienne. Ces cinq morceaux constituent déjà leur troisième opus et… jamais entendu parler !

Y’a que chez Musiczine que l’on peut trouver de telles raretés…

A la décharge de Côme, sont pas très aidés les p’tits bands innovants au pays du camembert et du bordeaux…

Bref, dur, dur de percer dans l’Hexagone si on n’est pas le protégé d’une grosse pointure.

Et pourtant…

Côme dispense une pop bien léchée, nappée de sauce à la mente bien british. Y’aurait une petite influence U2 là-dessous que je ne serais pas surpris. Ecoutez donc la plage inaugurale « Presto » et vous serez, vous aussi, vite convaincus. Mais résumer la musique de Côme à une imitation, même de bonne facture, de la bande à Bono, serait vraiment faire preuve de mauvaise foi et très réducteur.

L’instrumentation est simple mais efficace : chant, guitare et batterie (difficile d’en faire davantage à deux !) Les compos du duo surprennent par leur candeur et leur approche mélodieuse.

Très jolie ballade atmosphérique, « The House » tranche avec le reste du cd.

« I Kill You » est une piste chiadée, très construite, reposant sur une conjugaison de voix terriblement efficace. Le refrain est entêtant, à la limite obsédant ; à tel point qu’il finit par vous martyriser les neurones.  

« Who Wanna Dance » démarre en douceur, mais c’est le calme avant la tempête. Un véritable raz de marée provoqué par des flots de riffs en distorsion et des drums à la dérive, emportant tout sur son passage…

« Childoud » clôt le disque, une plage empreinte de tendresse et de poésie.

Si les médias, outre-Quiévrain, cherchent un véritable talent en devenir, ils auraient tout intérêt à s’intéresser à ce combo parisien, dont on attend la confirmation lors de la sortie d’un long playing… 

Et pour voir leur dernier clip, c'est ici

 

jeudi, 22 novembre 2012 19:43

By A Tree

Lylac, alias Amaury Massion, ne semble pas éveiller la curiosité à premier abord. Mais quand on sait que ce jeune homme est également chanteur et responsable des compositions du band belge My TV is Dead, on situe alors un peu mieux le personnage.

Cette fois, c’est détaché de l’autre moitié de son binôme (trio lorsque le groupe est en représentation) qu’il opère. Enfin, il n’est pas seul non plus. Il forme une nouvelle paire, d’un tout autre style, en compagnie de Thècle Joussaud, violoncelliste du combo français Debout sur le Zinc. L’instrument complète parfaitement la voix d’Amaury sur les splendides ballades qui habitent ce premier album solo tout en délicatesse et en poésie. Le reste de l’instrumentation passe entièrement entre les mains de Lylac, de la trompette aux guitares en passant par le piano, sans oublier le reste, parfois issu de son imagination fertile (quelques grains de riz dans un saladier suffisent parfois à imprimer le rythme).

Onze compos, onze souvenirs de voyages, onze cartes postales écrites durant son périple accompli dans le sud asiatique ; soit au Laos et Cambodge. Ces chansons, avant de les mettre en boîte, il les a chantées pour les autochtones rencontrés sur place. Par deux fois en français et le reste, les neuf autres, en anglais.

Intimiste à souhait, l’univers d’Amaury s’offre à l’auditeur curieux de connaître ses émotions, de l’entendre simplement les chanter en ne se limitant pas à l’amour ou la tendresse. La tristesse, la colère et autres sentiments ont également leur place dans les textes interprétés de façon austère mais combien convaincante.

Les cordes sont les invitées de marque de cet album, à commencer par les cordes vocales d’Amaury qui ensoleillent les plages majestueusement soulignées par l’instrument grave et caressant de Thècle.

Tout s’écoute presque respectueusement tant l’émotion transpire de chaque note chantée ou issue d’un instrument. Mention spéciale (toute personnelle) à « The End Of The Road » que je pourrais écouter tant et plus sans jamais m’en lasser.

Un album riche et sobre à la fois, un projet qui demande une fameuse dose de curiosité de la part de l’amateur ; car ce n’est pas dans nos médias, radio et télé que l’on risque d’entendre parler de Lylac, constat bien regrettable. Mais on ne prête qu’aux riches, c’est bien connu.

Jetez-vous sur ce disque, grandiose par sa douceur et son authenticité.

 

jeudi, 22 novembre 2012 19:39

Over Me (Ep)

Carolo d’origine, Over Me résulte d’une alchimie entre liens familiaux et liens d’amitiés. Au départ, deux frangins, Pierrot (chant) et Bruno (drums) ainsi que leurs deux cousins, Antoine (guitare) et Tim (claviers) forment le quatuor familial, hélas orphelin d’une bonne rythmique et d’une basse. Qu’à cela ne tienne, Alex, un vieux pote (rythmique) et Jules (basse) qui l’est devenu aussi vite rejoignent le line up, au complet depuis décembre 2011.

A peine quelques répètes plus tard, leur premier essai est rapidement transformé en mini-cd de quatre titres. Il voit le jour au début de l’été. Six mois se sont à peine écoulés entre les prémices du projet et la réalisation de ce disque. Rapides les hommes du pays noir !

Pierrot est préposé au micro dans le groupe. Il est en grande partie responsable du carnet de notes, même s’il est aidé par Tonio ou Tim pour accomplir cette tâche ; mais surtout c’est lui qui écrit tous les lyrics une fois que les mélodies ont été retravaillées en commun.

A l’écoute des quatre plages,  un constat s’impose. Le sextet hennuyer est arrivé en quelques mois seulement à un résultat plus qu’honorable.

Le titre inaugural (le meilleur ?) est bien balancé et assez efficace. Une réelle découverte de 4 min 30. La voix est très présente et bien que l’accent soit quelque peu limite, Tim en impose d’aisance. Les guitares et la section rythmique enveloppent le tout avec beaucoup d’efficacité et de (déjà) professionnalisme. La musique baigne dans un excellent pop/rock. Les claviers apparaissent au troisième top sur un « Oxygen » qui débute sur un mode mineur avant de prendre de l’ampleur au fur et à mesure que les notes et les mots s’écoulent. Joli !

L’Ep se referme sur « In One ». Pas la plage la plus originale, mais une compo qui laisse supposer que le combo carolo en garde sous la pédale et pourrait bien nous étonner d’ici quelques mois, lors de la sortie de son premier long playing.

On attend la suite…

 

jeudi, 15 novembre 2012 17:00

Bridge Over Trouble Waterllillies

Originaire de Nîmes dans le Gard, département le plus chaud de France, Waterllillies est un excellent quintet, responsable d’un rock indé à la sauce… Dandy Warhols, la touche humoristique en sus.

Autour de leur leader Baptiste au chant et à la guitare rythmique, gravitent Loïc à la guitare solo, son frère Gaël aux drums, Théo aux keyboards et Jack à la basse ; des musicos qui font preuve d’une grande maturité et d’originalité. Suffit de lire le titre de leur Ep pour s’en convaincre. Mais aussi de leur premier ouvrage, baptisé « Smoke On The Waterllillies » !

Ce n’est pas pour rien que Julien Doré les a emmenés dans ses bagages lors de sa tournée franco-belge de 2011. C’est sans doute également pour donner un coup de pouce à Baptiste qui était son premier drummer.

Pour les avoir vus personnellement, je peux vous assurer qu’ils ont du talent et une bonne dose d’humour.

Cinq titres seulement peuplent cet Ep ; ce qui est étrange d’autant plus que leur premier long playing en comptait quinze. Quelle raison a donc poussé Waterllillies à ne sortir qu’un mini elpee ? Pour être clair et concis, Waterllillies a tout simplement repris cinq compos existantes et les a retravaillées pour les rendre plus accessibles et tenter de convaincre un public plus large. Il est vrai que sur leur album, les morceaux sonnent résolument plus rock, ont plus de pêche, de rythme. Pour leur nouvelle réalisation, les angles ont été arrondis, les refrains et couplets ont gagné en souplesse et en douceur. De quoi attirer les plus réticents ? Why not !

Perso, je préfère leurs premières versions. Elles déménagent davantage et sont un peu ‘rentre dedans’ tout en demeurant chaudes et, mélodiquement parlant, d’excellente facture.

Visitez leur site et tendez l’oreille aux 15 plages de leur premier opus, en écoute libre, vous en aurez la parfaite démonstration.

Rien de nouveau, une qualité toujours bien présente qui, sous cette forme, plaira peut-être davantage aux médias…

 

Après avoir publié cinq albums studio, un premier ‘live’ en 2004 et un ‘best of’ en 2007, Bénabar nous propose un second album enregistré en public, un disque enrichi d’un Dvd. Ah ! Les affaires sont les affaires ! Commerce, quand tu nous tiens… Y’a pas à dire, ils sont vraiment quasi tous les mêmes. On fait du fric avec tout et n’importe quoi !

Bénabar, comme pas mal d’autres chanteurs de son acabit, ‘c’est un mec de disque’, point barre. En concert, il est bien gentil, bien propre sur lui et il chante très bien, ok. Mais quel intérêt y a-t-il à acheter la copie conforme de ce qu’on possède déjà chez soi ? A la limite, on peut (veut) bien aller l’applaudir et passer une bonne petite soirée en sa compagnie, tranquillos à taper dans les mains et reprendre les trois ou quatre refrains super connus de tous. Mais acheter son concert à la fois en Cd et en Dvd, c’est plus que de l’amour, c’est du don de soi, et c’est participer volontairement à l’enrichissement personnel du mec.

Alors, si vous estimez qu’il manque de thunes, le pauvre, allez-y, jetez-vous rapidos sur sa dernière publication, ça lui mettra un peu plus de beurre dans les épinards et un peu moins dans les vôtres !

Mais non, je ne suis pas aigri. J’aime même beaucoup ce qu’il fait, je possède toute sa discographie et l’ai vu à l’œuvre en chair et en os. C’est bon, très bon même… mais il y a quelque chose qui me dérange un peu dans la démarche, c’est tout. J’estime que ces deux disques n’apportent rien de neuf, point à la ligne.

Pour inconditionnels uniquement…

Les autres, un bon conseil, économisez votre blé !

 

jeudi, 15 novembre 2012 16:40

Nyxtone (Ep)

On savait ou en tout cas on avait deviné que les BB Brunes étaient devenus en quelques années seulement une grosse cylindrée. Ce que l’on ignorait par contre, c’est que ces bambins étaient eux-mêmes déjà parents ; un bébé, ils en avaient un eux aussi. Et ce poupon, baptisé Nyxtone (quel drôle de prénom), contrairement à ses ‘parents’ n’est pas né dans la capitale. Non, c’est à Alençon qu’il a braillé pour la première fois. D’ailleurs, c’est toujours ce qu’il est train de faire, brailler. Là où ses ‘parents’ font preuve de dynamisme, d’une bonne dose de musicalité, voire d’un certain talent (?), Nyxtone n’est qu’une pâle copie, une photocopie de mauvaise qualité. Les couleurs ont perdu de leur éclat, les traits sont mal dégrossis, les paroles se veulent ‘recherchées’ alors qu’elles ne signifient pas grand chose (écoutez « Silence », tout est dit !)

Bref, lorsqu’on s’engage dans un style variété/pop susceptible de plaire aux plus jeunes, il y a deux solutions… Soit on compose de jolies chansonnettes facilement mémorisables et entraînantes telles que « Coups et blessures » sur le bien réussi second Cd des BB, soit, on prend une orientation radicalement différente ; car on risque très vite de se voir catalogué comme sous-produit de mauvaise qualité.

Nyxtone est une jeune formation qui a tout intérêt à changer de direction ; ce choix ne pourra que lui être bénéfique.

Un disque beaucoup trop prévisible et sans aucune saveur.

 

jeudi, 25 octobre 2012 12:20

One Heart At A Time

Non, non, nous ne sommes pas en présence d’un groupe américain spécialisé dans le rock FM… Ce sont des braves petits Flamands bien de chez nous ; et ils sont responsables de cette bonne vieille daube très susceptible de nourrir de bons gros Ricains avides de ce genre musical.

Vienna est une formation brugeoise drivée par le chanteur Gayle Van Hollebeke. Ses acolytes ont pour nom et rôle, Sven Herssens à la guitare et aux chœurs, Fre Gereels à la guitare, Bas Vermeulen à la basse ainsi que Miguel Ryde à la batterie.

Inconnu dans notre belle région wallonne, Vienna jouit déjà d’une bonne petite réputation au nord du pays grâce à ses prestations accordées en lever de rideau, lors des concerts (sans doute une de leurs idoles) d’Avril Lavigne, il y a un peu plus d’un an.

Pas de doute, à l’écoute des 11 morceaux proposés par Vienna, les cinq jeunes musicos sont fans d’Alanis Morissette, Sheryl Crow et autre ‘rockstarlette’ du même acabit. Le style est très vite reconnaissable, un ‘tchac-boum, tchac-boum’ dynamique et puissant mais quasi constant et répétitif. Bref un style à la fois simpliste et faussement musclé ! Ou si vous préférez, un pastiche de ce que proposent les trois gonzesses précitées. Pas mauvais en soi, mais vite lassant et encore plus vite oublié…

Ce bon ersatz pourrait, circonstanciellement, servir de belle petite affiche à moindre frais ; et déboucher sur un résultat très semblable à ce qui coûte, à n’en pas douter, une réelle fortune à l’organisateur…

On notera quand-même pour l’anecdote que c’est Universal qui les a signés, un signe ?

 

jeudi, 25 octobre 2012 12:09

Road (Ep)

« Road » est le fruit du travail d’un seul homme. Derrière Lone Pine se cache Thibaud Petit. Il s’est réservé toute l’instrumentation et s’est chargé de l’écriture des cinq compos qui peuplent son premier ouvrage. Ce petit elpee ne contient en effet, et c’est tant mieux, que 16 minutes de musique super répétitive, réparties en quatre morceaux et une grosse intro de 120 secondes.

Quasi intégralement construites autour d’une guitare acoustique, les 4 mélodies sont d’un ennui mortel ; mais, rien d’étonnant à cette impression, lorsqu’on connaît le sens réel de Lone Pine. Lone Pine est une ville minuscule sise au cœur de la désertique Owens Valley, longeant le flanc oriental de la Sierra Nevada, en Californie. Visiblement, la ‘route’ qui y mène est aussi aride que l’environnement qu’elle dessert. Et bien Thibaud ne fait pas autre chose… Il nous emmène dans un désert musical aussi pénible que la chaleur épouvantable qui doit régner là-bas.

Un tout gros manque de fraîcheur. A réserver aux amateurs du genre, s’il en existe…

 

 

samedi, 20 octobre 2012 00:06

Idiograme

Idiograme est une formation française qui nous vient de Poitiers, ville surtout connue pour son parc à thèmes dont les attractions puisent leur inspiration dans le multimédia ainsi que les  techniques cinématographiques, audiovisuelles et robotiques innovantes.

C’est de ce coin de la Vienne que sont issus Antoine (laptop) Aline (claviers) Damien (basse) et Julien (drums). Seul ce dernier ne participe pas aux vocaux.

Leur musique est composite. Les ingrédients qui entrent dans sa confection sont puisées dans les influences de chaque musicien. Nerveuse, hyper-présente, la basse s’appuie sur des drums particulièrement jazzyfiants. Il n’y a pas de guitare. Et pourtant, on pourrait l’imaginer, tant les sonorités dispensées y ressemblent. En fait, tout comme les envolées planantes, elles émanent d’un clavier. Enfin, la voix, celle d’Aline surtout, allie mélodie et énergie. Un mélange de genres à la croisée du rock, du jazz, de la musique électro et de la chanson française. ‘On a envie de sortir des styles pour essayer de faire autre chose’.

Idiograme se démarque manifestement des autres productions actuelles. Evoluant dans la sphère du rock/trip hop, son expression sonore est hypnotique, entêtante et bruitiste. Elle permet aux mots, aux textes, de jaillir au cœur d’une confrontation entre influences anglo-saxonnes et rythmique française. De cette alchimie naissent des morceaux qui tournent presque toujours en boucle avant d’atteindre la transe. L’émotion est alors très palpable. Et cette structure en crescendo finit par exploser… 

Bref, vu l’agressivité tant musicale que textuelle des compos, ce disque n’est pas facile à digérer. Idiograme ne plaira sans doute pas au mélomane lambda ; mais ce n’est visiblement pas l’objectif premier du groupe. Il cherche un mode d’expression bien personnel et a le mérite de ne pas avoir choisi la voie de la facilité. Un choix qui lui fermera sans aucun doute beaucoup de portes. Néanmoins, on peut déduire que cet opus s’avère à la fois curieux et intéressant, malgré tout…

 

samedi, 13 octobre 2012 12:53

The Second Law

Muse est de retour ! Près de trois années se sont écoulées depuis la sortie de « The Resistance » et son flot de critiques… pro ou anti… Muse.

Il est vrai qu’une certaine rupture s’est produite entre ce que le groupe pratiquait une décennie plus tôt et ce qu’il dispense depuis trois ans. « Showbiz » et « Origine of Symmetry » proposait, fin des nineties, une musique puissante, novatrice et fougueuse. Après avoir commis une œuvre de transition intitulée « Absolution », opus qui révélait déjà deux faces bien distinctes de l’écriture de Matt Bellamy, l’une pop, l’autre plutôt symphonique, Muse publie « Black Holes and Revelation », une collection de hits monumentaux renouant quelque peu avec le passé mais laissant clairement apparaître un côté résolument commercial. La pêche au gros est ouverte ! Grâce à cet album des plus médiatisés, le trio opère son entrée sur les ondes radiophoniques ‘grand public’, envahit les plateaux TV et truste les récompenses.

Déjà, à cette période, des voix s’élèvent contre ce qu’ils considèrent comme une trahison musicale !

« The Resistance » ne fait qu’accentuer cette fracture. Les uns jetant aux orties ce qu’ils ont adoré dix ans plus tôt, les autres reconnaissant un talent certain à Bellamy et louant sa capacité à ratisser large. Le constat est clair, Muse est devenu un mutant. Mais non, on ne nage pas en pleine science fiction !!! Ben oui, le groupe évolue et se permet de déplaire. D’ailleurs, il s’en fout éperdument du ‘qu’en dira-t-on ?’. Bellamy et ses potes ont une ligne de conduite bien définie, et tant pis pour celles et ceux qui décident de quitter le navire. D’autant plus que d’autres l’ont rejoint et leur nombre ne fait que croître, serait-on tenté de dire. Finis les disques pour les amateurs purs et durs de leur pop/rock de la première heure et bonjour aux nouveaux fans qui s’abreuvent de hits monstrueux, estimant les envolées symphoniques du band géniales. Perso, j’ai pas quitté le bateau et j’avoue sans honte que cette métamorphose me plaît. Muse semble avoir embrassé la démarche adoptée par Queen, il y a une trentaine d’années. Suffit d’écouter « Madness » ou « Panic Station » pour s’en convaincre. Si vous avez la mémoire courte, souvenez-vous que Freddy et ses acolytes ont également été la risée des pseudo-spécialistes à l’époque de « Radio Gaga » et autres tubes de l’espèce, alors que l’on (sur)nageait en pleine tourmente disco. Quelques années après sa mort, le talent du brave Mercury a été reconnu tout comme ses facultés d’adaptation.

Muse a emprunté le même chemin. Le parallèle est frappant ; et pourtant le critiques émanant de gens qui, pour la plupart, n’ont jamais été capables de lire et encore moins d’écrire une seule note de musique, pleuvent à nouveau… Moi non plus, ok ; mais je ne me permettrai jamais de porter un jugement négatif sur ce que je ne maîtrise pas… (NDLR : Luc, bravo pour la détermination de ton message, mais dis-toi bien que sans Radiohead, il n’y aurait jamais eu de Muse).

« The 2nd Law » est la suite logique de “The Resistance”. Outre les plages qui séduisent instantanément ou vous donnent l’envie de remuer (« Supremacy », « Follow  Me », « Big Freeze »), on retrouve inévitablement des envolées lyriques, mais aussi des morceaux plus ‘soft’ que ceux commis par la formation insulaire, il y a une douzaine d’années. Muse est devenu un groupe qui a succombé au concept commercial, qui rassemble les foules, fait l’évènement (l’hymne officiel des J.O.) et se drape dans le gigantisme et la grandiloquence.

Pour les aficionados (dont je fais partie, j’ai aimé et j’aime encore), « The 2nd Law » est un très bon disque. A la première écoute, on n’entre pas immédiatement dans l’album. La digestion prend plusieurs écoutes et plusieurs jours, voire semaines. Sans cesse renouvelé mais toujours surprenant, le son Muse continue de se démarquer de la plupart des formations actuelles qui se contentent du traditionnel refrain-couplets pour amadouer l’auditeur. Muse va plus loin, ose et surprend toujours. A certains médias spécialistes de la presse écrite, je dirai simplement que si n’importe quel autre groupe avait concocté cet album on aurait crié au génie ; mais puisque c’est de Muse qu’il s’agit, une certaine presse manifeste un snobisme musical puant pour les clouer au pilori. Quelle élégance !

Car finalement, « The Second Law » ne navigue pas si loin des origines du band ; la preuve par « Survival », qui aurait pu facilement figurer sur « Origine of Symmetry ».

Un album détonnant et parfois épique. Une grande cuvée !

 

Page 3 sur 20