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Luc Herpoel

Luc Herpoel

jeudi, 03 mai 2012 12:08

This Machine

Pour fêter ses dix-huit années d’existence, The Dandy Warhols a donc décidé de sortir un nouvel album. Il s’intitule « This Machine ». Ces maîtres de la vague électro-pop-psychédélique remettent une nouvelle fois leur ouvrage sur le métier. Pour mener à bien cette ultime aventure, ils ont reçu le concours de Tchad Blake qui a milité comme mixeur/réalisateur sur les deux derniers opus des Black Keys.

Après avoir encaissé un semi-échec, consécutif à la production de Nick Rhodes (Duran Duran) et malgré la désertion d’une grosse majorité des fans, peu satisfaits, à l’époque, du recours aux nombreuses nappes de synthétiseurs, le combo natif de Portland est parvenu à remettre les pendules à l’heure, en publiant « Odditorium Or Warlords Of Mars », en 2005, et « ... Earth To The Dandy Warhols », en 2008. Cependant, la qualité présente sur les premiers elpees, « Thirteen Tales from urban Bohemia », « The Dandy Warhols come down » ou encore « Welcome to the Monkey House », n’a plus jamais remontré le bout du nez ou alors très épisodiquement.

« This Machine » tente une nouvelle percée après ces deux demi-échecs ou semi-réussites, c’est selon.

Force est de constater que si les Dandy Warhols restent fidèles à leur réputation, à savoir qu’ils ne se soucient d’aucune mode ni de personne pour créer leur musique, le résultat est loin d’être convainquant.

Où sont les directs au foie, les refrains endiablés, les rythmes obsédants, les morceaux qui avaient pour bonne habitude de nous mettre la tête dans le c… ?

Evidemment, la créativité est toujours au rendez-vous mais on est toujours en attente du hit, d’un tube planétaire, de la mélodie parfaite, entraînante à souhait qui ferait même danser sur sa chaise, un tétraplégique…

Pas mauvaises en soi, sans doute même très recherchées, les onze plages peuplant ce nouvel essai s’écoutent sans frémir, sans éveiller le monstre qui est en chacun de nous. Plaisant mais trop prévisible, sans aucune bonne surprise, ce huitième album ne sera qu’une pièce de plus au puzzle des (ex-)maîtres du pop-art.

On fera un petit effort pour épingler un morceau par-ci et un autre par-là, pour ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain ou pour ne pas sombrer dans la déprime totale. Sortent donc un peu (si peu) du lot « I am free », une compo légèrement amusante ou « The Automn Carnival », une plage qui possède un petit quelque chose de plus que le reste. Mais faut bien chercher et faire l’effort pour les dénicher…

Comme quoi, rien n’est acquis d’office. On ne peut pas être et avoir été !

Pour avoir assisté à leur concert récemment, j’en ai aujourd’hui l’intime conviction…

 

jeudi, 03 mai 2012 12:00

Bleue

Son job, c’est prof ! Mais à ses heures perdues, elle se transforme en chanteuse. Privilégiant pour style, le jazz. Ah oui, c’est vrai, les profs ont plein de temps à perdre, c’est bien connu…

« Bleue » constitue son troisième opus. Enregistré et mixé fin 2001, le disque vient d’atterrir dans les bacs, il y a un tout petit mois.

Responsable de quasi tous les textes et toutes les partitions, hormis quelques notes qu’elle doit à son cousin Philippe, notre prof a correctement fait ses devoirs. Et elle a pu compter sur la complicité d’une fameuse ‘classe’ peuplée d’élèves qui ont, pour les quinze premiers, joué d’un instrument ou d’un autre, et pour le reste, une autre petite quinzaine également, pris part aux chœurs pour ces beaux mots agréablement mis en musique.

Thème central de ses nouvelles chansons, le ‘bleu’ est omniprésent. Partout, tout le temps.

Mais ce bleu peut prendre plusieurs sens… Il y a la grande bleue dans laquelle la jeune Geneviève se baignait enfant (oui c’est elle sur la photo allongée dans les vagues) ; mais lorsqu’il est utilisé comme adjectif, bleu peut également signifier amateur ou amoureux (être bleu de…) Et enfin la couleur peut symboliser un thème en soi sans faire référence aux deux sens précités.

Si donc dans certaines histoires, car il s’agit bien d’histoires que nous raconte Geneviève, c’est l’eau qui est au centre des préoccupations, celle-ci passe parfois la main aux histoires d’amour ou aux petits épisodes d’une vie. Bref, tout ce qu’il y a de plus banal.

A l’écoute des 15 titres, on a tendance à retomber soi-même en enfance et ceci n’est pas un hasard. Geneviève Laloy a sans hésitation aucune, destiné ce troisième opus à une catégorie d’auditeurs à la limite de l’enfance et de l’adolescence, auditeurs qu’elle connaît très bien puisqu’elle les fréquente continuellement vu son orientation professionnelle. Les thèmes développés conviennent parfaitement à ce jeune public.  

Musicalement, le piano opère son apparition dans l’orchestre aux accents volontairement acoustiques. Violons, violoncelles, contrebasse, harmonica et autres cuivres évoluent en eaux jazz mêlées de latino et folk. De quoi communiquer une consonance joyeuse, sensible et fraîche à cet elpee.

Deux titres sortent du lot pour leur ton et leur musicalité : « Pôle Nord » et « Théophile et Anabelle ». Deux chansons qui devraient se traduire en succès radiophoniques (faudra choisir la bonne station…).

Malgré ces deux perles, ce disque reste malgré tout destiné à la ‘classe biberon’, dont hélas je ne fais plus partie depuis longtemps…

 

vendredi, 27 avril 2012 03:00

Pop-art ? Où, quand ? Pas vu, ni entendu !

Ah les Dandy Warhols ! Je les avais ‘vus’, pour la première et dernière fois en ouverture du concert de David Bowie, au Sportpaleis d’Anvers. C’était en 2003. Ben ça fait un bail, non ? A l’époque, je m’étais dit à posteriori qu’il serait plus que nécessaire de les revoir et surtout de les réécouter dans de ‘bonnes conditions’. En effet, le ‘Ziggy’ du haut de sa gloire ne leur avait laissé que quelques malheureuses miettes carrées (drôle, non ?) devant un rideau immaculé et une sono pourrie pour pouvoir s’exprimer. Un peu peu… Mais leur répertoire, un véritable juke-box de rock électro-psychédélique ne m’avait pas découragé ; et je fredonnais plus que je ne percevais ou n’entendais ce soir-là.

Dix ans plus tard, l’occasion m’est donnée d’assister à leur prestation sous une bien meilleure configuration. Ce rendez-vous là, pas question de le louper ! Coup de bol, ils ne se produisent que cinq fois (!) sur le Vieux Continent : Amsterdam, Düsseldorf et ouf, Bruxelles enchaînés en trois soirées. Un petit jour de relâche puis direction Paris pour terminer le lendemain leur tournée européenne à Luxembourg. Quelle santé ! Cinq dates en six jours…

Mon billet en poche, je prends la route pour la capitale et rejoins sa petite mais excellente salle de l’Ancienne Belgique. Une dizaine de fans se pressent déjà devant les portes, deux heures avant l’ouverture. Le temps d’aller boire un  coup et de manger un morceau… Chouette, c’est vendredi et on est quatre.

Retour sur place un peu avant 20h00. Nous sommes ‘limite’ car on apprend qu’AK/DK qui assurait la première partie a déjà débarrassé le plancher. Ouille, ouille, faudrait quand-même pas que l’on rate les trois coups de l’entrée en scène des Américains ! A peine dans la salle, j’ai juste le temps de jeter un œil vers l’estrade. Un énorme drapeau aux couleurs du band sert de fond d’écran. Le minimalisme donc est de rigueur. Les drums sont réduits à une grosse caisse, une claire et trois cymbales. Au rayon grattes, une basse et une guitare électrique, point barre. Et pour terminer, car c’est déjà tout, à l’extrême gauche, un synthé plus étroit qu’un banc d’écolier. Sûr que le supporting act est terminé ? Pas possible ! Les Dandy Warhols ne disposent que de ce matos ? Bon, ok on verra à l’autopsie alors. Ah oui, les spectateurs ! A vue de nez, 1 500 personnes. Pas beaucoup plus, car les gradins quoique relativement bien garnis, laissent apparaître quelques vides ; et en bas, la fosse n’est pleine qu’aux quatre-cinquièmes ; (première) petite (mauvaise) surprise.

Black out et premiers accords alors que tous n’ont pas intégré la salle au vu de l’heure !

« We used to be friends » entame le set. Morceau culte s’il en est, Courtney Taylor-Taylor, frontman du groupe a bizarrement quelques difficultés à faire prendre la mayonnaise. Froid, distant, il débite les lyrics tel un automate, sans âme, sans sentiment… Etrange. « Not if you were the last junkie on earth » embraie. Quoiqu’également excellent (sur disque), il laisse un sentiment d’état de manque (sans jeu de mot cette fois) ; car rien ne transpire : aucune énergie, aucune présence, aucun échange avec les fans. Il faudra cinq titres avant d’entendre quelques mots sortir de la bouche du leader et encore, totalement incompréhensibles. Entretemps, on a eu droit à un « I love you » d’un ennui mortel, le « Good morning » bâclé et une version de « Last night » tirée exagérément en longueur. Ces cinq premiers morceaux accentuent un sentiment de déception chez votre serviteur : que sont devenus ces leaders de la musique électro-pop psychédélique et hypnotique qui dévastaient tout sur leur passage ?

« I’m free » premier extrait du dernier elpee débarque enfin. C’est sans doute ce que Courtney a tenté d’expliquer aux centaines d’individus qui l’observent et que visiblement il boude ou ignore. Sait-il qu’il joue devant un auditoire, ce soir ? On se le demande. Encore heureux que le batteur met généreusement ses cordes vocales à la disposition des compos du band ; car sans cette contribution, je crois que j’aurais déjà vidé les lieux !

Revenons à l’essentiel : la musique. Ce premier extrait est d’un bon niveau et en l’écoutant à tête reposée ce matin, il est encore meilleur, une constante dans le chef de The Dandy Warhols. Le reste du spectacle sera du même tonneau. Rien, absolument rien ne se passe, hormis l’interprétation rarement bonne, parfois hésitante, souvent mauvaise d’une petite vingtaine (dix-huit pour être précis) de titres. Même pas « Bohemian Like You », que l’on croyait être enfin le signal de départ d’un événement. Cette adaptation complètement décalée du standard du groupe constituera le comble du mauvais goût. Seul à la guitare, Taylor Taylor a massacré ce hit pour en faire le flop le plus magistral du concert (?).

Heureusement que deux potes m’ont soutenu durant les deux heures qu’a duré cette galère (merci Fanny pour le Jacob’s Creek, excellent lui au moins).

Et ce n’est pas « Get off » ou encore « Godless », en bout de parcours, qui m’ont permis de changer d’avis. Certes on a tenté de se déhancher un peu, histoire ne pas finir complètement rouillés, en fin de soirée ; mais hélas, bien trop tard. Le mal était fait. Quand le ver est dans le fruit, il n’y a plus qu’une solution, le jeter au compost.

Ce soir, l’AB n’était qu’une immense poubelle que des gars complètement à l’Ouest sont parvenus à remplir avec une cargaison de hits (pourtant tellement beaux sur CD) entièrement dénaturés, en moins de deux heures. Dramatique ! Encore heureux qu’ils n’aient concédé aucun rappel (une première) aux désabusés qui leur faisaient face. Un signe de plus de leur détachement. Mais qu’est-ce qui a bien pu leur arriver ?

Ouf, il me reste ma chaîne hi-fi. Tout n’est pas perdu…

(Organisation Ancienne Belgique)

 

jeudi, 26 avril 2012 13:52

Adventureland

Nostalgiques de feu White Stripes, ruez-vous sur cet elpee. Il ne peut que vous rappeler la période où Jack et Meg White mettaient vos oreilles et les salles de concert en ébullition. Comme leurs idoles (on imagine mal le contraire) le combo gantois est également un duo plutôt ‘bruyant’… La chanteuse/percussionniste Eline Adam et le guitariste et seconde voix Thomas Werbrouck tentent de reproduire, avec cependant moins de créativité et de talent, ce que les géniteurs du fabuleux « Seven Nation Army » avaient proposé il y a quelques années déjà.

Néanmoins, on n’en est pas très éloigné et si je n’avais pas eu la pochette entre les mains, j’aurais par moment juré que c’était un nouvel opus livré par le duo tout récemment reconstitué. Il n’en est rien.

Eline et Thomas en sont mêmes déjà à leur seconde production.

Energiques à souhait, les 12 compos du duo sont vraiment ce qu’on appelle communément un modèle de ‘noise-pop’. Mais si une ou deux plages se laissent écouter par curiosité ou intérêt purement nationaliste, très vite on se lasse d’entendre ce… bruit !

Outre la voix qui vous agresse les tympans de la première à la dernière minute du disque, cet opus est un condensé de riffs furieux et de percussions rugueuses ; et ce style musical n’est décidément pas ma tasse de thé.

A ne réserver donc qu’aux amateurs de ce genre de ’musique’ lourde, brute de décoffrage qui aiment se perdre dans des dédales sonores incertains !

 

jeudi, 19 avril 2012 23:58

La femme à deux têtes

La seconde tête de La femme à deux têtes est paradoxalement masculine. Etrange, non ?

Deux têtes qui déclinent pour identité Perrine Delers et Jean-Michel Distexhe, responsables de l’écriture des 13 titres de l’album, bien soutenus cependant par un backing group de huit musicos. Nous ne sommes donc pas en présence d’un duo mais d’un band de pas moins de dix personnes.

Treize chroniques de la vie passées à la moulinette surréaliste. Mais un surréalisme typiquement belge. Humour et amour font bon ménage ouvrant la porte à une poésie émouvante et drôle. Les chansons sont loin d’être formatées sou un format couplet/refrain ; nous sommes plutôt en présence d’histoires chantées qui s’écoutent attentivement en nous mettant parfois nous-mêmes en scène !

Amusant, lyrique, ce disque nous ressemble, nous interpelle car nous sommes directement concernés par ces petites phrases qui forment ces petites anecdotes qui sont nos histoires.

L’utilisation d’instruments acoustiques, tels que l’accordéon, la contrebasse, les guitares, la clarinette et autres cuivres renforcent le côté poétique et authentique des compos.

La voix de Perrine évoque parfois Olivia Ruiz qui boxe dans la même catégorie ; mais il serait réducteur de ne retenir que cette impression de cette ‘femme à deux têtes’ qui est capable de se faire entendre et apprécier pour ce qu’elle raconte et est réellement.

La seconde voix, celle de Jean-Michel, quoique plus discrète, vient de temps à autre apporter une présence qui charme l’auditeur et donne un petit supplément d’authenticité à ces épisodes de la vie de tout un chacun.

On appréciera, on écoutera ce disque pour son côté vrai, émouvant et drôlement bien réussi.

 

jeudi, 19 avril 2012 23:53

The stars are indifferent to Astronomy

Sixième album en quinze ans de carrière pour le trio new-yorkais. Et pas de souci, la voix de Matthew Caws est toujours aussi envoûtante…

Et oui, quinze ans déjà que Nada surfe (mmh… facile !) sur la vague rock alternative américaine. On leur doit par ailleurs quelques ‘classiques’ incontournables comme « Always Love », « Whose Authority » ou encore l’hyper médiatisé « Popular ». Succès entièrement mérité pour ce band bien accepté de ce côté-ci de l’Atlantique, principalement en France car Mattew, à la guitare et au chant ainsi que Daniel Lorca, préposé à la basse, se sont rencontrés au lycée français de New York ; donc se débrouillent plutôt bien pour parler la langue ‘hexagonale’. Ne baser son succès que sur ce détail serait vraiment une injustice flagrante. En effet, en plus d’être capable d’échanger (et ils le font en toute simplicité) avec son public anglophile ou francophile, Nada Surf est responsable d’une musique pop hyper dynamique, bien léchée et entraînante à souhait. La section rythmique endiablée, d’une efficacité redoutable, n’y est sans doute pas étrangère. Les 10 morceaux (seulement) insufflent une grosse énergie à celui qui tend l’oreille vers cette plaque de grande qualité où spontanéité et naïveté font bon ménage.

Ce nouvel elpee fait suite à un léger creux qui a quand-même duré quatre longues années. Hormis, « If I had a Hi-Fi », un opus composé exclusivement de reprises et publié en 2010, il fallait remonter à 2008, pour retrouver la trace d’un elpee studio. « Lucky » paru en 2008. Il suivait « The Weight is a gift » en 2007 et « Let go », en 2002. Nada Surf renoue ici avec une bonne vieille habitude : proposer une musique immédiate qui vous charme instinctivement. Les New-yorkais sont de retour et très heureux de nous le faire savoir. En dix plages, dix chansons pop échevelées et harmonieuses Mattew, Daniel et Ira Elliot sonnent le rappel des troupes.

Grâce à une production impeccable due à Ric Ocasek (NDR : Cars) et une instrumentation à la hauteur, c’est une nouvelle fois un album frais et inventif que nous livre le combo américain. C’est ce côté festif d’une musique hyper accessible et pas compliquée qui garantit une pérennité à ce groupe où le talent est inversement proportionnel au nombre de ses musiciens…

Tendez donc un peu l’oreille à « Jules and Jim », hommage à Truffaut, ou encore « The Moon is calling » (et la liste n’est pas exhaustive), splendide ballade pop/rock imparable ; en un mot, laissez-vous tenter et en y mettant le petit doigt, c’est le bras entier qui sera dévoré par ce trio diabolique. Excellent ! Un album de grande facture ! Un des meilleurs de la discographie du groupe. Un concentré de bonheur !

 

jeudi, 12 avril 2012 19:05

L’Orchestre du Vent

Déjà un an que ce cd est paru ; mais apparemment, il n’a guère suscité d’intérêt auprès des médias, à cette époque. Il ne risque d’ailleurs pas de provoquer un nouvel engouement, aujourd’hui. Et pourtant…

Pourtant, ce constat se révèle un peu tristounet, car Cécile, Guillaume, Bernard, Jérôme et Didier nous proposent une création, ma foi, originale et qui ne doit rien à personne. Ce quintet réalise un mix entre folk /blues yankee et chanson française. L’Orchestre du Vent, ben finalement, c’est pas vraiment du vent !

Sept chansons seulement peuplent ce premier disque autoproduit et entièrement réalisé par nos valeureux compatriotes de Tchantès. De l’écriture des textes à la pochette, en passant par les compositions, l’enregistrement, le mixage et même l’illustration très réussie de l’enveloppe cartonnée.

Côté musical, les guitares et le banjo alimentent le climat folk-blues-rock américain, un climat entretenu par un harmonica, un accordéon, un violon ou un clavier, ostensiblement optimistes ! « Mon timing », plage phare, illustre parfaitement ces accords instrumentaux parfaits.

Côté lyrics, L’Orchestre du Vent nous parle du quotidien où l’on rencontre des gens ordinaires, petites histoires tantôt tragiques, tantôt caustiques mais toujours touchantes. Mais les mots sont subtilement choisis et racontent de façon poétique des événements émouvants et authentiques. Des textes bien pensés et bien dits…

Un petit disque soigné et discret !

 

jeudi, 05 avril 2012 23:04

Schyzopolis

“Schyzopolis” constitue le troisième elpee de Bo, auteur/compositeur/interprète parisien trentenaire.

Mais qui se cache derrière ces deux lettres ? Hormis Bo Derek, actrice à la plastique superbe qui a marqué les seventies, rien ne transpire quant à l’identité véritable de notre homme sur la toile. Faudra donc s’en contenter et on ne parlera que de sa musique, puisqu’au final, c’est principalement ce qui nous intéresse, n’est-ce pas ?

Bo s’est illustré en 2004 lors de la sortie de son premier album « 323 zap Shangaï baseball ». Bien reçu par la critique, son premier clip « Vegetable » est diffusé sur MCM et MTV. Trois années plus tard, Bo remet le couvert en publiant « Koma Stadium » et un nouveau clip qui cartonne : « Yokohama ». Il est diffusé sur MTV, Virgin TV, France 3... et le net (Youtube).

Intéressant à plus d’un titre, cet artiste mystérieux manifeste un humour très second degré et concentre sa musique sur des rythmes pop/électro. Et le résultat est aussi vivifiant qu’amusant. Mélangeant les langues anglaise et française (parfois dans la même chanson), Bo marie légèreté et consistance dans ses textes.

Inaugurant une série de 12 chansons ‘farfelues’, « Je suis Dieu » annonce clairement la couleur : on va nager en plein délire durant une bonne grosse demi-heure. Et rien à dire, ce titre est un remarquable concentré des ingrédients utilisés par Bo : humour et style !

Seconde plage du CD et actuel morceau promo du disque, « No More Mister Nice Guy » (NDR : excepté le titre, ce morceau n’a strictement rien à voir avec une chanson du vieil Alice Cooper datant de 1973, qu’on se le dise une bonne fois pour toutes) impose une musique rock rétro entraînante. « Lou Reed » est un concentré de bonne humeur et d’humour décalé et là, le parallèle peut être établi, car l’allusion au « Perfect Day » de l’ex Velvet Underground est bien audible.

Agrégeant les styles, Bo décline ses envies, les langues et les hommages aux gens qu’il aime et à qui il vous une admiration palpable : les Beatles (pour la couleur musicale pop), Dutronc père (pour son côté humour décalé) et plus explicitement à Brigitte Bardot et Gainsbourg (« Tokyo ») ou à Tom Jones (« Hello »).

Riche de ces influences, Bo nous sert un album riche et ambitieux où les mélodies sont du plus bel effet. L’instrumentation riche et originale se met au service de la volupté, de la variété et de la folie de ce ‘Bo chanteur’, personnalité plus qu’originale qui mérite que l’on se penche sur son nouveau-né en manifestant autant de curiosité que d’intérêt…

En résumé, jetez-vous sur ce petit bijou de french pop plein de sensibilité et de second degré !

 

jeudi, 29 mars 2012 20:47

Le combinard (Ep)

Alors là, on a fait fort chez mon rédac’chef…

Ce disque est sorti depuis plus de deux ans. Une éternité donc ! A sa décharge, je comprends qu’un cd cartonné puisse aisément passer entre les mailles du filet ; car après avoir dégusté ce petit service 5 plats, ma vie n’en a pas été bouleversée, loin de là !

M’sieur 13, est un quintet constitué de m’sieur 13 himself au chant, mirliton, charleston, shaker, cymbales & brol à bruits ‘aucazou’, m'sieur Jean-Loup aux guitares, grosse caisse & bruits d'bouche, m’sieur Pat à la contrebasse, m’sieur Eddy aux percus restantes et enfin m'sieur Christophe qui cumule les fonctions de chauffeur, garde du corps & accessoirement ingénieur du son (si le temps le lui permet). Bref, vous l’aurez compris, on nage dans le loufoque… et même plus…

Les Liégeois ont visiblement puisé leur inspiration chez Dutronc (surtout père) pour les paroles, Sanseverino, les accents musicaux tziganes et Renaud, la façon de s’exprimer dans un accent parigot à couper au couteau. Leurs petites chansons au style mini-trip jazzouillard punk-musette version champagne-circus (dixit M’sieur 13 lui-même) est idéal pour mettre en musique les petites histoires rigolotes qu’ils racontent.

Amusant mais pas convaincant, M’sieur 13 est resté en rade sur les quais mosans de sa belle principauté.

Dommage, car on décèle malgré tout un potentiel intéressant et surtout un humour décapant où la dérision et une certaine gouaille sont de bon aloi pour un tel répertoire, sans parler des p’tites musiques sympas et entraînantes.

Quid de la suite ? Faudra que je demande à mon rédac’, s’il n’en a pas un deuxième perdu chez lui ?

 

jeudi, 29 mars 2012 20:24

Destination Grooveland

Froggy !?

Non, ce n’est pas une pub pour un quelconque produit d’entretien bio !

Ne vous méprenez pas ! Froggy n’est pas seulement une marque de détergent connue pour ses vertus soi-disant ‘non polluantes’ ; c’est également le patronyme d’un groupe rock noir jaune rouge.

Le line up réunit cinq membres : Bob Eggermont à la gratte, Bart Buytaert à la basse, Jürgen Slowack aux guitares, Julian Hills (il est british lui) préposé aux fûts et enfin la charmante Lety. Celle-ci et Bob se partageant le micro. Froggy n’est pas vraiment un nouveau groupe, puisqu’il compte déjà un parcours de près d’une décennie, même si la formule actuelle date seulement de 2006…

« Destination Grooveland » ne constitue cependant que leur second elpee. Il succède à « What the funk is rocking on », paru en 2008. Comme son nom l’indique si bien, la musique du band oscille entre rock et funk, à l’instar de ce proposent les Red Hot, toutes proportions gardées bien évidemment. Ce qui ne veut pas dire non plus que leur musique est insipide ou manque d’intérêt. Ça ‘rocke’ bien, chacune des dix plages swingue et dégage une chaleur susceptible de donner envie de remuer.

Ouvrant l’elpee, « Like a Zeppelin » laisse supposer que Bob a emprunté les cordes vocales d’Alice Cooper, tant le timbre de voix se rapproche de celui du grand-père américain… Tout n’est pas parfait sur ce disque, quelques ‘faiblesses’ démontrent qu’au niveau compo, il y a encore du boulot. « Star Eyes » par exemple, est l’exemple parfait du titre lassant, si on vient de découvrir Froggy ; car on s’ennuie ferme durant cinq bonnes minutes. Long ! Autre petit bémol à soulever, les huit premières plages semblent issues du même moule. A cause de la section rythmique relativement similaire sur la plupart de ces morceaux. Un peu de modulation n’aurait pas été de refus. A contrario, on épinglera quelques excellents moments, comme les deux dernières compos « Nice to meet you » et « Words Keep Coming » qui ne doivent rien à personne, même pas aux Red Hots… A mon humble avis, c’est cette veine que le band a tout intérêt d’exploiter. Les vocaux et les guitares font merveille dans ces blues/funk authentiques. Dommage qu’il faille attendre la fin de l’album pour savourer ces deux perles ! Et on en redemande…

 

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