Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Nos partenaires

Newsletter

Restez informé en vous inscrivant à notre newsletter !
Please wait

K2 Tags

Luc Herpoel

Luc Herpoel

jeudi, 22 mars 2012 22:15

Monsieur Montand

La mode serait-elle aux hommages ?

Il y a quelques semaines à peine, une flopée d’artistes saluaient la mémoire de Monsieur 100 000 volts (Gilbert Bécaud pour les ignorants). Aujourd’hui, un duo réunissant Florence Coste (inconnue au bataillon, en tout cas au mien) et Julien Dassin (fils de l’autre) choisit de reprendre à son compte les plus grands succès d’Yves Montand.

A l’inverse de la compile concernant Bécaud où chacun y allait de sa petite touche personnelle pour tenter de donner une nouvelle vie ou une autre dimension au morceau interprété, sur ce CD consacré à « Monsieur Montand », on a droit à des reprises fades, insipides, incolores car bien que recherchant le style ‘Yves Montand’ on n’en n’a qu’une très pâle imitation. Le hic dans ce cas-ci, c’est qu’en voulant rester trop fidèle au modèle, soit on casse la baraque ou on se casse la gueule. Et bardaf, c’est l’embardée (ça vous rappelle rien ?)

Car n’est pas Montand qui veut !

L’esprit ‘guinguette’ cher au grand Yves est bien conservé car l’instrumentation n’a pas changé d’un iota et elle est même excellente ; mais les voix sont loin, très loin d’avoir le charme, la force, la personnalité du célèbre Interprète…

En un mot comme en cent, même si la qualité d’enregistrement d’antan est sans aucun doute certainement moins bonne que celle-ci, rien ne vaut l’original. En effet sur ce disque, l’ennui transpire de la première à la dernière mesure et on serait bien tenté de reprendre les vinyles du ‘Papet’ même s’ils crachouillent du début à la fin…

Du vent, que du vent…

 

dimanche, 18 mars 2012 01:00

Chapeau Charlie !

Charlie Winston est un cas un peu spécial dans le paysage musical contemporain. Né de parents hôteliers, il apprend seul le piano avant d’intégrer une fac de musique à Londres, dès 17 ans. A 20, il plaque tout pour découvrir l’Inde et élargir les connaissances de son art. Il en revient un premier album sous le bras, « Make Way ». Un disque autoproduit, même si l’artiste est déjà suivi de près par Peter Gabriel. Il l’a rencontré en 2007, dans les studios de son label, RealWorld ; et l’Archange l'a emmené en tournée pour accomplir ses premières parties. En 2009 sort « Hobo » fabuleux opus, collection de hits directs. C’est la consécration. Plus de 600 000 albums sont vendus à travers le monde. Paradoxalement, c’est en France que sa cote de popularité est la meilleure. Nul n’est prophète en son pays ! Fort de cette estime bien méritée, Charlie  s’installe à Paris. Après une tournée mondiale, le plus Français des Britishs se prend quelques semaines de congé en Australie où il continue à écrire des chansons destinées à son troisième essai, « Running Still », paru l’an dernier. C’est cet ouvrage qu’il présente lors de sa seconde tournée mondiale.

L’Aéronef, on ne le dira jamais assez est une excellente salle de concert. L’acoustique y est bien supérieure au Zénith et autres salles ‘monstrueuses’ du même acabit. Et lorsqu’il est plein, les 2 000 personnes qui garnissent son antre garantissent chaleur et communion tellement nécessaires à la réussite d’un concert.

Medi et sa petite troupe ont pour mission de chauffer le public dès 20h00 tapantes. Tâche loin d’être insurmontable pour le batteur et meilleur pote de… Charlie Winston. Hé oui ! Non content de se réserver les drums pour la vedette du soir, Medi troque les baguettes contre le micro lorsqu’il est à la tête de sa propre formation. Là, ce sont ses deux frères qui assurent le tempo. Le quintet français a de l’allure et Medi effectue le boulot proprement et efficacement. L’influence de son ‘patron’ et ami ne sont pas bien loin. Il n’empêche, la veste et le pull sont vite ôtés tant l’ambiance monte de quelques degrés, à chaque morceau.

La petite demi-heure est très (trop ?) vite passée et c’est au tour du boss d’assurer le spectacle. Hélas, une panne d’alimentation de micro retarde la mise à feu d’une bonne dizaine de minutes. Mais tout vient à point à qui sait attendre et vers 21h15 l’obscurité envahit la salle, le temps pour Medi de reprendre sa place derrière les fûts et aux autres –ils sont cinq au complet– d’occuper l’espace qui leur est dévolu.

C’est « Wild Ones » qui a la charge d’inaugurer le set. On a déjà, à ce moment-là, un petit aperçu de ce que Charlie Winston est capable de créer à l’aide de sa bouche ; car il ne se contente pas seulement de chanter. Il est également un spécialiste de la ‘human beat box’, imitation vocale d’une boîte à rythmes, de scratches et de nombreux autres instruments (principalement de percussion). Vous l’ignoriez ? Moi aussi !!! Mais c’est tout bonnement génial de voir et d’entendre ce gars commencer seul au micro un morceau avant d’être rattrapé par ses musicos… Dès cet instant, l’homme à la cravate et au petit chapeau (mais étrangement pas coiffé de son couvre-chef, ce soir) entretiendra le feu qu’il a mis dès le départ. Le public, immédiatement sous le charme, réagit au quart de tour et tape des mains, pogote ou reprend les refrains (connus) à l’unisson. Bien secondé par ses troupes au sein desquelles on épinglera la prestation cinq étoiles de Ben Edward, son harmoniciste, le frère de Tom Baxter (hé oui !) enchaîne les 20 titres que compte la setlist de son set. Grâce à un jeu de lumières constitué de cinq ‘arbres’ comprenant une dizaine de spots changeant de couleur au gré des morceaux choisis et un rideau variant son teint grâce à une rampe placée au bas de son dos, l’impression de fête, de feu d’artifice est partout et constamment présente. Ce qui ne fait qu’ajouter au bonheur des aficionados.

Charmant, charmeur, Charlie a vraiment tout pour plaire. Il est sympa, poli, comique et on en passe, mais non seulement, il gratifie l’assemblée de ses meilleures compos, et il y en a un paquet, mais en outre, il converse allègrement dans la langue de son pays d’adoption. Il a tous les atouts dans son jeu et il s’en sert magistralement. Les 2 000 fans présents le lui rendent bien, jouant le jeu lorsqu’il le demande ou battant la mesure quand le préposé aux claviers le propose. Bien que ne comptant que deux ‘véritables’ elpees à son actif (le 1er  reste anecdotique) tout qui a un jour allumé son poste de radio a déjà entendu « In Your Hands », « Like a Hobo », « I love your Smile » « Generation Spent » issus de son pénultième long playing ou « Hello Alone », « Where I can buy Happiness » de sa dernière publication.

C’est lors de l’interprétation d’« In your Hands » que Charlie descendra de son estrade pour venir chanter avec et parmi ses fans. Il ira même jusqu’à se mettre debout sur les barrières de sécurité délimitant le périmètre des pupitreurs afin d’être vraiment au cœur de son public pour partager son bonheur.

« Hobo » clôture la première partie, après une heure passée à la vitesse de l’éclair. A ce moment, Charlie nous demande d’applaudir à la japonaise, c'est-à-dire les mains près de la poitrine dans le but de voir tous les visages sur les photos qu’il postera sur sa page Facebook.

La série de rappels débute par une ballade interprétée au piano, « Lift me gently » avant de, émotion garantie, reprendre somptueusement et d’une façon rageusement incroyable « Au suivant » de l’immortel Brel.

Deux hits « I love your Smile » et « Generation Spent » seront ses deux dernières compos personnelles mais pas encore la fin de son concert. Réclamant Medi au micro et ses acolytes avec lui sur scène, nous aurons encore droit à deux reprises, « Alright » de Supergrass et pour mettre un point final à cette soirée endiablée, « Wake up » d’Arcade Fire.

Quand je vous disais que Charlie Winston et Medi étaient les meilleurs amis du monde… Ils s'amusent bien et en font de la musique. Avant de se retrouver sur la tournée, ils viennent d'enregistrer une série de reprises pour le plaisir. Il s'agit de quatre titres: les deux compos interprétées lors de son rappel ainsi que "Who's gonna save My Soul" de Gnarls Barkley et "Lonely Boy" des Black Keys.

Vraiment un mec bien ce Charlie Winston. L’avez pas vu ? Tant pis pour vous car son concert prévu à l’AB le 26 mars prochain affiche complet… Mais peut-être reste-t-il des places deux jours avant, le 24, au Belzik de Herve ?

Ou alors, il vous faudra attendre son retour, mais au Zénith de Lille, le 22 septembre prochain.

(Organisation Vérone Productions)

 

mercredi, 14 mars 2012 01:00

Doré… et croustillant à souhait !

Quand j’ai entendu sur les ondes et vu à la TV, Julien Doré dans son premier clip « Les limites », je me suis intéressé à lui. Sachant que le garçon avait participé et remporté une émission qui fabrique (soi-disant) les futures stars du paysage musical, j’avais quelques doutes… Mais il faut avouer que le gaillard ne laisse pas de marbre. J’ai donc entamé des recherches sur le net et jeté un œil sur son parcours dans ladite émission. Et là, surprise, le mec a non seulement un talent certain pour l’adaptation mais une forte personnalité. Elle est même hors du commun. Les morceaux ‘pourris’ qu’on lui demandait d’interpréter, il les réarrangeait à sa sauce et à tous les coups, c’était bingo ! Allez donc voir sur Youtube comment il est parvenu à transformer ces titres minables, c’est complètement ahurissant.

Quatre ou cinq ans plus tard, ce Méditerranéen compte déjà deux albums à son actif, « Ersatz » publié en 2009 et « Bichon » sorti deux ans plus tard.

Si son premier ouvrage suscitait la curiosité, il laissait l’auditeur quelque peu sur sa faim. Par contre son second et génial elpee ressuscite la sève d’une variété française seventies. Ce disque est d’excellente facture, très recherché, et hyper varié ; Julien y laisse déborder son imagination.

C’est pour « Bichon » et surtout pour voir ce gars sur les planches, et bien sûr ce qu’il a dans le ventre, que je me suis déplacé ce soir, à Bruxelles.

Quelques 1500 fans et/ou curieux étaient présents pour découvrir ce ‘prodige’ de la reprise décalée.

En attendant ‘la nouvelle star’, c’est à Waterllillies qu’incombait la tâche de faire patienter les francophones venus des 4 (?) coins de notre pays. Avouons in petto qu’ils se sont réellement très bien débrouillés, ces petits Français. Au sein de leur répertoire orienté pop/rock du meilleur acabit, ils chauffent la salle, à température idéale, pour la suite des événements.

Bien soutenus par l’équipe de Julien Doré, ils ont pu compter sur l’appui des pupitreurs et de la sonorisation prévus pour la vedette du soir. Rarement on voit une telle collaboration, voire complicité entre la ‘tête de série’ et les non-classés. Et ce ne sera pas tout…

Vingt et une heures, tout est prêt. Le décor est à l’image du personnage, trois lampadaires ringards sortis d’un grenier, un écran de télévision ne diffusant qu’un fond blanc et un panneau sur lequel est écrit ‘Julien Doré Orchestra’. Le second degré et le ridicule sont poussés à outrance. C’est du meilleur effet et vraiment marrant ! Les musiciens prennent possession de l’espace scénique pour une introduction d’une petite minute qui s’achève par de puissants coups de gong. Au dernier coup, apparaît le ‘papa du bichon’ dans une tenue complètement noire, parsemée de paillettes qui scintillent sur une veste recouvrant son marcel (noir aussi).

Julien présente d’emblée sa face cachée dès « Baie des anges », une splendide ballade sensuelle plus parlée que chantée, dans un style fort proche de Biolay. Pas rigolo, rigolo, mais tout en jeux de mots et musicalement très forte, cette compo démontre le talent d’écriture et la diversité musicale dont il est capable. Ensuite c’est armé de deux cymbales qu’il entame « Piano lys » où il assure le rythme avant de s’écrouler 4 minutes plus tard, visiblement au bord de l’épuisement. « Golf Bon Jovi » marque un retour à la case départ ; mais à la différence de Biolay, quand celui-ci nous semble parfois dans sa bulle, Doré est d’un comportement diamétralement opposé, sa gestuelle exubérante donnant une impression de ‘rigolade’ tout en énonçant des propos qui ne le sont pas vraiment.

C’est le début du show Julien Doré !

Le ton est donné et le véritable spectacle peut commencer. « Laisse avril », dernier hit en date, débute par un lancer de confettis géants. Cette superbe plage pop 5 étoiles est efficacement soutenue par des guitares omniprésentes et une voix excellente et puissante. La première partie du concert s’achève par « L’été summer » et le magnifique « First Lady » qu’il termine au balcon du premier étage avant de descendre parmi ses fans au risque de se casser le cou et il regagne son domaine de prédilection pour terminer cette chanson d’amour à l’humour décapant. Un moment fort !

Changement de décor pour la seconde partie du spectacle. Coiffé d’une couronne de fleurs du meilleur effet, Julien revient armé de sa mandoline pour entamer, en acoustique, la suite et la fin de son set. Contrebasse, guitare sèche, petite batterie portable et autre flûte à bec donnent le change. Les morceaux interprétés en anglais en toute simplicité, sans artifice mais avec l’aimable collaboration vocale de ses acolytes font mouche. On reste dans un registre amusant où la bonne humeur devient terriblement contagieuse.

Second grand moment de communion totale avec le public, « Winnipeg » fait danser et chanter tout le monde lors du refrain. Durant près de 10 minutes, on se régale de ce chassé croisé entre musiciens, public et chanteur.

L’heure du tube a sonné et c’est paradoxalement le moment le moins amusant de la soirée. Heureusement que « Kiss me forever » et ses deux danseurs délicieusement ridicules ont vite succédé aux « Limites » devenues un peu fades sans Yvette Horner, Remy Bricka, le danseur barbu ou la grosse dame blonde au petit chien.

« Campari », « Bleu canard » et « Glenn Close » rappellent ensuite que Julien Doré est un excellent parolier et non moins bon arrangeur avant d’être l’amuseur public qu’il donne l’impression d’incarner en permanence.

Mission accomplie pour ce fou chantant du 21ème siècle. Le public est dans sa poche, conquis par ces deux facettes d’une des personnalités les plus improbables de la chanson française.

Cerise sur le gâteau pour terminer cette soirée d’anthologie, Julien Doré débute « I need someone » le titre final, seul à la guitare. Mais rapidement, c’est la voix de David Bartholomé du haut de son balcon qui surgit pour épauler son ami avant d’être soutenu pour les chœurs par les musicos montés au balcon d’en face. Bel hommage de ce bougre de clown à un chanteur belge qui ne l’est pas moins…

Quand je vous disais que ce type avait un je ne sais pas quoi de spécial…

Ah oui, j’allais oublier de reparler des Waterllillies !

Et bien sachez que Julien Doré n’est pas un ingrat et qu’il sait très bien d’où il vient et comment il y est arrivé. C’est sans doute pour cette raison qu’il a convié ceux qui avaient pour tâche de ‘préparer’ son public à venir le rejoindre sur l’estrade pour interpréter ensemble (ils étaient une dizaine sur les planches) « Murder on a range rover ».

Quand j’vous l’disais qu’il avait un p’tit quelque chose de spécial…

Si vous l’avez raté, il ne vous restera plus qu’à courir la France, car sa dernière date prévue pour la Belgique, c’était ce 15 mars à Liège !

(Organisation Nada Booking)

 

jeudi, 15 mars 2012 16:06

Funambule

Christophe Cirillo, ex ‘Monsieur Clément’ nous revient pour son troisième album, publié cette fois sous sa véritable identité. Amateur de pop anglaise et de chanson française, cet auteur/compositeur/interprète a déjà une belle petite histoire à raconter…

Sa formation, il ne la doit qu’à lui-même, aucun cours de chant, encore moins de solfège, juste les Beatles et Jimmy Hendrix qui lui donnent envie de se mettre à la guitare à tout juste 18 printemps.  Balbutiant quelques mots d’anglais, ses premières compos faciles et naïves voient le jour. Elles seront  rapidement oubliées, même si Cabrel le repère. La licence de socio en poche et une année dans une école de jazz plus tard, Christophe écrit l’ébauche d’un premier album qu’il envoie à Louis Chédid. En bon samaritain qu’il est, celui-ci guide ses premiers pas. En route pour les premiers cachets reçus lors des préambules des concerts de Calogero et Marc Lavoine. C’est parti !

Sous le pseudo de ‘Monsieur Clément’, il publie ses deux premières réalisations. Tout d’abord un opus éponyme en 2005 et deux ans plus tard « Comme un enfant ».

Il lui aura fallu cinq années avant de remettre le couvert. Bye bye ‘Monsieur Clément’, bonjour Christophe Cirillo. Plus besoin d’un groupe pour s’exprimer, il veut faire son numéro seul, comme le funambule sur son fil !

Passée la plage inaugurale un peu trop ‘footeuse’ à mon goût, on découvre un auteur responsable de chansons tout en finesse, en lumière et en émotion. Ses textes, mélancoliques et sensibles font mouche dès la première écoute. L’amour est le thème central de ses compos. Mais pas de panique, le miel ne coule pas entre les notes, Christophe décline de façon simple ce sentiment à tous les niveaux. Il a les idées claires et ses mots sont justes. Des expériences vécues sans doute, heureuses ou peut être un peu moins.

L’habillage de ses chansons est confié à une pop anglaise sur laquelle viennent se greffer quelques petites notes folk. Les guitares, acoustiques pour la plupart, donnent un relief doux et varié. Les mélodies évidentes, légères et directement accessibles transforment ce disque en une collection de morceaux inspirés, amusants et directs.

Sur ces sonorités pop vient se poser une voix juvénile qui sied merveilleusement à ce projet.

Un album intimiste, varié et vachement réussi pour ce jeune trentenaire qui n’a plus de leçon à recevoir de personne. Il a bien eu raison de prendre de la hauteur, ce funambule chantant…

 

jeudi, 08 mars 2012 17:50

Le sexe des anges

Glasgow… La question n’est pas où? La question serait plutôt qui ?

En effet, Glasgow, c’est la ville la plus peuplée d’Ecosse, mais également le patronyme d’un groupe rock français. Mais quelle drôle d’idée ! Pourquoi Glasgow ?

Petite explication : Cris, originaire de Lyon, est à la recherche d’un(e) guitariste lorsqu’il rencontre Sofi durant l’été 2006. Celle-ci rentre justement des îles, la guitare dans ses bagages. Aussitôt rentrée au pays, après avoir quitté Glasgow, elle intègre… Glasgow, le groupe au sein duquel milite  Cris comme chanteur. Simple, non ? Suffisait de creuser un peu…

A ses débuts, le duo enregistre quelques démos et deux/trois morceaux pour diverses B.O. mais pas vraiment satisfait du résultat, le binôme décide de s’expatrier à… Glasgow afin d’aller s’abreuver à la source de la britpop. La boucle est bouclée !

L’exil a visiblement boosté les deux compères et « Le sexe des anges », première réalisation de la formation est le fruit de leur émigration au pays du whisky.

Etonnement c’est en français que Cris chante. L’objectif visé n’était donc que purement musical.

Treize titres peuplent ce premier album, tous composés par Sofi, hormis les lyrics, signés Cris. La plume de ce dernier a visiblement trempé dans le cynisme et l’autodérision. Les influences sont de sources diverses et les mots sont réellement un enrichissement. On est bien loin des textes simplistes des ‘grands artistes’ de la chanson française. Riches, profonds, cruels, amusants, graves ou légers, tout est dit avec intelligence et talent. Le choix des mots, le choc des compos ! Car non content de se satisfaire de belles paroles, Glasgow soigne également sa musique.

Les rythmes résolument rock concoctés par l’autre moitié du band apportent un relief certain qui permet d’exprimer au mieux les idées développées. Reposant sur une structure classique guitare-basse-batterie, Sofi enrichit le répertoire de son comparse. Il suffit de se pencher sur « Petit soldat » pour s’en faire une (excellente) idée.

Du bien bel ouvrage assurément qui mérite que l’on suive leur parcours de très près. Car ce cd ne souffre d’aucune faiblesse. Tout est de bonne facture, rien n’est à jeter.

Et si le meilleur groupe de rock français nous venait d’Ecosse ?

 

jeudi, 08 mars 2012 17:26

Peau Rouge

R.Wan serait-elle la nouvelle orthographe d’Erwan ? Pas vraiment, plutôt une version upgradée…

A vrai dire, nous sommes tout simplement témoins d’un changement dans la continuité. Avant de l’écrire phonétiquement, c’était le prénom qui précédait Séguillon, prénom et nom du chanteur de

Java, groupe français qui depuis 1998 milite dans un registre rap-musette de la meilleure veine. Ce mélange des genres a donné naissance à une musique originale sur lesquelles viennent se greffer des textes riches en jeux de mots et en double sens.

Depuis 2006 et la mise entre parenthèses des activités du band, sa principale source d’inspiration il la puise en sillonnant seul les chemins tortueux de la chanson franchouillarde.

Et quoi de neuf (docteur) ?

Pas de gros, gros changements à l’horizon. R.Wan en est déjà à sa troisième parution depuis la semi-retraite de Java. Après « Radio Cortex » 1 et 2, ce sont 10 nouvelles plages qui garnissent son dernier disque, une excellente surprise de ce début d’année.

Suivant sa très bonne habitude, le Parigot explore différents styles musicaux. De la ballade romantique (« La marge ») au rock (« Américaine ») en passant par le rap (« Mélodie en sous-sol ») et le  pop/rock/ (le superbe « Peau rouge »), R.Wan ose tout et tout lui réussit remarquablement!

« Le papier d’Arménie » remarquable texte rédigé en forme d’hommage à toute une génération perdue lors du génocide arménien est magistralement mis en musique dans un style qui lui est propre. Qui plus est, ce titre bénéficie d’une orchestration impeccable.

L’humour est omniprésent sur cet elpee, quelques titres font sourire et d’autres vraiment rire, et des artistes disparus (ou presque) comme Renaud ou Bobby Lapointe auraient très bien pu interpréter les « CRS mélomane », « Maffia » ou encore « Julie ».

Une bien belle réussite pour ce trentenaire à la plume acerbe trempée dans la bonne humeur ! Attention, c’est contagieux.

Un petit regret, 10 chansons et 35 minutes seulement…

 

mercredi, 29 février 2012 01:00

Kiss

L’homme le plus joyeux de la planète (NDR : il interprète « La chanson la plus triste du monde », sur son dernier elpee) s’est évadé de son ‘cimetière’, escorté de ses fantômes. Et oui, Jacques Duval est non seulement ressorti de sa salle de jeu préférée mais en outre, il a investi une maison de retraite peinarde pour aller déterrer Marie-France, 66 berges bien sonnées, qui y sirotait sa tisane dans son fauteuil, les jambes bien protégées par une grosse couverture et les pieds bien au chaud dans ses charentaises.

Ben franchement, les plus courtes étant les meilleures, il aurait dû l’y laisser ! On ne peut être et avoir été… La pseudo-chanteuse la plus électrique du paysage musical français des seventies n’est plus que l’ombre d’elle-même. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter les trois premières plages de sa dernière ‘œuvre’ durant lesquelles elle répète à l’envi qu’il faut la laisser tranquille, qu’il y a trop de boucan, etc. Ben oui, on n’a pas idée de déranger une petite vieille qui roupille tranquillos près du radiateur pour l’assourdir de bruits plus dérangeants les uns que les autres, guitares, tambours et tutti quanti !

Non, même un duo avec sa compagne de chambre (Chrissie Hynde) n’arrive pas à la faire sortir de son semi-coma. Faut avouer que la Chrissie n’est pas de nature à rendre les événements plus pétillants. Sa voix caverneuse, d’outre-tombe ne fait d’ailleurs qu’accentuer un effet morbide du plus bel effet.

Sacré Jacques Duval ! Une fois de plus il nous aura bien fait rire. Son sens de l’humour m’étonnera toujours. A qui le tour pour le prochain album ? Va-t-il tenter de ranimer Dorothée ou alors se tournera-t-il vers sa compatriote Annie Cordy pour un nouveau tour de carrousel ?

Allez, reconduisez donc Madame à sa chambre et bordez-la bien pour qu’elle ne prenne pas froid…

 

mardi, 28 février 2012 01:00

Kasabian au zénith?

Initialement prévu à l’Aéronef de Lille, le concert a été déplacé dans une salle plus (trop) grande vu la demande exhaustive de tickets. Bien mal leur en a pris car le Zénith est loin de valoir l’Aéronef, tant au point de vue acoustique qu’au niveau de l’ambiance. Lorsque la petite salle surplombant le centre commercial d’Euralille est bondée, une chaleur et une communion se dégagent de cet espace où par ailleurs, le son est quasi toujours d’excellente qualité. Ce qui a loin d’avoir été le cas hier soir.

La grosse ‘industrie’ qu’est le Zénith accueillait bien un petit 3000 fans, soit une augmentation de 50 % par rapport à ce qui est possible de l’autre côté ; mais dans cet immense hall à peine à moitié plein et résonnant comme un fût vide, Kasabian avait la lourde tâche de se succéder à lui-même pour tenter, une nouvelle fois, de mettre le feu dans la métropole nordiste.

Contrairement donc aux deux sets précédents, la foule ne se presse pas en rangs compacts pour avoir la chance d’être au plus près des musicos. De toute façon, ici, un espace de près d’un mètre est réservé aux photographes, et aucun contact ‘tactile’ ne paraît autorisé !

Les gradins sont réservés aux VIP (?) et PMR (personnes à mobilité réduite), une cinquantaine de sièges tout au plus sont occupés, ce qui fait un peu ‘assistance à la messe le dimanche matin’… Le reste de la foule doit donc se contenter de la fosse afin sans doute de donner l’illusion au band de se produire devant une salle comble.

Dans ces conditions, j’ai déjà un petit goût amer en bouche, surtout après avoir vécu les deux concerts précédents où la bande à Tom Meighan avait littéralement tout balayé sur son passage !

En lever de rideau, l’occasion est donnée à Belakiss de se forger un nom de ce côté-ci de la Manche. Si ce quatuor ne se débrouille pas trop mal dans son style électro/pop/grunge, sa notoriété procède surtout de la présence de Miss ‘Tatia Starkey’, petite-fille de Ringo, batteur d’un des quatre Liverpuldiens les plus célèbres au monde. La fille… du fils… de l’ex-Beatle impose une présence, non pas par son jeu de basse (inaudible) mais par une plastique plutôt avantageuse, dont elle tire un tel avantage. D’ailleurs, on ne voit quasi qu’elle sur scène. Poupée (gonflée ?) dans un pantalon latex noir, poitrine aguicheuse, une épaule discrètement tatouée (on le remarque même du fond de la salle), elle ne laisse pas indifférente… Pourtant, les 5 ou 6 compos enchaînées par ses amis musiciens laissent deviner un potentiel intéressant. Petit bémol, je ne vois pas bien l’utilité de répéter à l’envi ‘Fuck’ ou un de ses dérivés tous les 15 mots…

Vite fait, bien fait, cette petite mise en bouche a pour effet d’ouvrir l’appétit des milliers d’aficionados venus (beaucoup) de Belgique, (nettement moins) de France, mais également d’Angleterre. Il n’est en effet pas rare que les 6 de Leicester emmènent une ‘cargaison’ de fans dans leurs valises…

Il est 21:03 lorsque résonnent les premières notes d’une courte intro (plus électro que ça, tu meurs) et que les rampes de spots déchirent les ténèbres. Sergio Pizzorno, seconde voix et seconde âme du groupe accompagne son comparse sur le titre inaugural « Days are forgotten », repris en force par la salle. S’il faut constater l’excellence de la prestation d’ensemble, on regrettera quelque peu la ‘retenue’ de Tom qui s’était fait remonter les bretelles, il y a deux ans, par un service d’ordre bien vite débordé et courroucé par l’attitude légèrement provocante du chanteur mué en meneur d’une bande d’excités de la pire espèce...

Aujourd’hui, de temps à autre et parcimonieusement, notre homme encourage bien les premiers rangs à danser, taper dans les mains ou pogoter. Mais il n’esquisse qu’un léger sourire lors de très rares ‘crowdsurfings’ et c’est tout pour cette fois. Bien trop souvent caché derrière ses lunettes de soleil, Tom se contente, non sans talent, d’interpréter la petite vingtaine de titres (j’en ai compté 17) issus des quatre albums publiés depuis la naissance de la formation.

Si quelques morceaux ‘déchirent’, on constate surtout que Kasabian est devenu au fil du temps et vu le nouveau line-up (Christopher Karloff a quitté le combo en 2006) une formation plus pop/rock que rock électro hip-hop. Des titres tels que « Lost Souls Forever », « Cutt Off », « Empire » ou « Club Foot » rappellent la grande époque alors que depuis trois ans et la sortie de « West Ryder Pauper Lunatic Asylum », les garçons sont devenus plus ‘calmes’, plus ‘raisonnables’. Dispensant une musique de haute qualité, à géométrie variable, le band s’est fait de nouveaux amis, sans aucun doute, mais a peut-être également perdu quelque peu son identité…

Nonobstant ce constat, force est de constater que Kasabian reste une fabuleuse machine de concerts qui multiplie les hits (« Velociraptor », « Re-wired », « Goodbye Kiss », « Fire », …) et joue remarquablement le jeu de l’alternance entre les plages représentant les différentes époques musicales.

Un décor austère mais un jeu de lumière époustouflant, six pylônes comportant chacun au minimum 6 phares de couleurs différentes et des rampes derrière le décor ou suspendues au-dessus de la scène donnent une impression de feu d’artifice qui correspond bien à l’ambiance voulue.

Une fois de plus, Kasabian démontre qu’il est devenu incontournable dans le paysage pop/rock/électro de la scène british, prenant même la tête du peloton au sein duquel militent les Arctic Monkeys, Franz Ferdinand et consorts.

Reste quand-même un (gros) regret… Je suis quasi certain que si les dispositions prises dès le départ, à savoir 2000 places dans l’Aéronef (NDR : et tant pis pour les autres), avaient été respectées, on se serait à nouveau tous retrouvés cul par-dessus tête. Et c’est bien la raison pour laquelle j’avais à nouveau fait le déplacement hier soir. Faudrait peut-être faire (re)lire aux organisateurs la fable de Lafontaine ‘La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf!’

Une petite déception pour un fan qui en attendait un peu (!) plus…

 

mercredi, 22 février 2012 16:32

NYX

Drôle de patronyme pour ce duo français. Mansfield aurait été choisi en hommage à Juna Mansfield, épouse de l’écrivain Henry Miller. Une femme mystérieuse, fascinante mais qui a complètement raté sa vie. TYA, par contre, n’a, à première lecture, aucune signification précise. Il s’agit plus que probablement d’une extension gratuite (NDLR : vu le style musical proposé, il ne se réfère certainement pas au Ten Years After…)

Julia Lanoë et Carla Pallone sont nantaises et ont entamé leur petit bout de chemin, il y a dix ans déjà. Deux Eps et trois albums sont déjà nés du fruit de leur collaboration. Des œuvres qui plongent l’auditeur dans un monde sombre, mélancolique, plus proche de la déprime que de la joie ou la bonne humeur.

Le choix des thèmes est rarement orienté vers les ‘plaisirs’ ou les beaux côtés de la vie. On a plutôt droit à toute une série de textes plus mélancoliques les uns que les autres. Certes, l’instrumentation n’est pas étrangère à cette ambiance glauque, les cordes frottées rendant la réplique plus triste encore aux guitares et aux accords de piano pas très joyeux.

Ambiance froide, glaciale, atypique qui donne vraiment le bourdon de la première à la dernière note du disque.

De temps à autre, une chanson est interprétée en anglais. Ce qui donne un court répit et permet (NDR : ouf, il était temps) d’apprécier un léger sens de la mélodie et d’orchestration du duo.

On épinglera malgré tout le jeu des voix qui, se succédant ou se chevauchant, donne un aperçu des capacités étonnantes de ces deux demoiselles. Hélas, mises au service de complaintes aussi lugubres, il faut bien constater que, ne partageant pas l’envie d’explorer un monde aussi austère, j’en viendrais bien à parler de gaspillage…

Hormis cette qualité (galvaudée), Mansfield. TYA conjugue la déprime à tous les modes et tous les temps. Faut croire qu’elles ne sont pas très heureuses de vivre…

Ben moi oui, donc nos chemins ne pouvaient que se séparer !

 

mercredi, 22 février 2012 16:29

Bottle The Edges / Certain Flinge (single)

Ne pas confondre Newtown et Newtown !

Effectivement, au sein de notre pays grand comme un confetti, cohabitent deux bands qui ont choisi le même patronyme. Génial !!!

Le premier nous vient de Bruxelles, quatuor proposant une musique pop/folk légère, mais agréable.

Le second, celui qui nous intéresse aujourd’hui, est un quintet issu des faubourgs anversois. Il est responsable d’une forme d’indie/rock/pop alimentée par un jeu de guitares très présent et une rythmique bien plus carrée que son alter-ego de la capitale.

Le 45trs n’existe plus depuis belle lurette mais Newtown (version flamande) nous sort ce cd deux titres qui n’est pas sans rappeler le format pré-eighties.

Le premier titre est une compo entraînante bien soutenue par des riffs agréables et emmené par une voix bien posée, sûre d’elle. Plus intimiste au début, le second morceau gagne en intensité jusqu’à la fin et suscite l’envie d’en entendre un peu plus.

D’excellente facture, ce 45trs riche de deux pistes à la valeur sensiblement égale annonce une carrière fructueuse, si la suite des événements est à la hauteur de cette première parution.

On ne demande qu’à voir et à entendre !

 

 

Page 7 sur 20