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jeudi, 05 janvier 2012 21:48

Inedito

Née artistiquement parlant en 1993, lorsqu’elle interprète le magnifique « La solitudine » et qu’elle remporte le prix du meilleur espoir au festival de San Remo, la belle Italienne en est déjà à la publication de son onzième album en l’espace de dix-huit années, à seulement 37 ans !

Force est de reconnaître que la seule Transalpine de l'histoire à avoir remporté un ‘Grammy Award’ et deux ‘Latin Grammy Awards’, vieillit très bien et ce, à tous points de vue… Suffit de jeter un œil sur quelques clichés qui lui sont consacrés sur Google pour en être convaincu. La réussite musicale, couplée à un physique plus qu’avantageux lui ouvrent bien des portes ; et lui permet notamment de décrocher quelques collaborations de la meilleure veine : Hélène Segara, Michael Bublé, Johnny mais aussi Ray Charles et l’immense Pavarotti, entre autres.

Disputant à Eros Ramazotti le titre de n°1 de la chanson pop autochtone, elle atteint son objectif en se produisant, un soir de juin en 2007, devant plus de 70 000 spectateurs dans le stade de San Siro, à Milan. Tous les records sont battus et la belle de trôner au faîte de la hiérarchie…

Laura Pausini revient après deux ans de silence consacrés à sa vie privée dont quasi aucune info ne transparaît dans la presse. Son nouvel opus, « Inedito » est chaleureusement accueilli dès avant sa sortie officielle, le single « Benvenuto » s’installant immédiatement au sommet des charts, dans son pays.

Deux ans mis à profit pour peaufiner quatorze plages dans le calme de sa maison milanaise. Changeant ainsi ses habitudes où, sautant d’un avion à l’autre pour des tournées gigantesques, elle profitait de ces déplacements pour écrire et composer les chansons de l’album qui allait succéder à celui qu’elle présentait sur scène au même moment.

Pour la circonstance, la plantureuse trentenaire a pris son temps et bien lui a pris. Elle a eu l’occasion de mûrir ses chansons, de demander la collaboration de sa sœur Silvia sur « Nel Primo Sguardo », de demander à Ivano Fossati d’apporter son concours à « Troppo Tempo » et de composer un duo avec Gianna Nannini pour « Inedito », futur numéro un au hit-parade italien.

Rien de bien original à se mettre sous la dent, si ce n’est une bonne série de ballades bien chaloupées, dansantes et en sus, très bien orchestrées. De la toute bonne variété italienne, tout ce que j’aime !

Et oui, Eros Ramazotti, Zucchero, Gianna Nannini ou encore Umberto Tozzi me font toujours le même effet. La plus jolie langue du monde mise en musique de façon ensoleillée ne peut que me mettre de bonne humeur.

Chacun son truc!

 

jeudi, 29 décembre 2011 01:00

Les bénéfices du doute

Fidèle à son image (jetez un œil à la pochette) de gendre idéal, Bénabar, chanteur à texte qui ne se prend pas trop au sérieux, nous propose son sixième album studio. Une impression de déjà vu et même de déjà entendu nous saute immédiatement aux yeux ou aux oreilles (de préférence) à l’écoute des treize plages des « Bénéfices du doute ».

‘On ne change pas une équipe qui gagne’ argumente souvent l’entraîneur d’une équipe de foot. Ben pourquoi adopterait-il une autre formule, notre Barnabé ? Il a visiblement déniché une excellente recette, qui plaît depuis une petite quinzaine d’années, aux amateurs de chanson française ‘intéressante’.

Côté textes, les thèmes sont récurrents sans être ennuyeux. Des événements de la vie quotidienne. Les traits caractéristiques de notre société. La description de certaines étapes de la vie : la naissance, l’amour, la séparation, la mort... Mais le principal atout dont dispose Bénabar, c’est son art à aborder des sujets parfois graves, sur un ton léger.

Côté musique, l’accent est pour la circonstance placé sur les cordes : guitares acoustiques, contrebasse et banjo font bon ménage avec l’harmonica et les cuivres, même si les trompettes sont bien moins présentes qu’auparavant. Bien ficelé, le tout donne un résultat très agréable, un soupçon country, un rien jazzy.

Ecouter un album de Bénabar, c’est s’assurer une bonne grosse demi-heure de bonne humeur, mais également l’occasion de se regarder dans un miroir. Car ces mots nous concernent, nous parlent tout en parlant de nous… Bénabar, c’est un peu la caméra invisible qui nous filme dans notre quotidien, révèle notre face cachée ou que l’on cache peut-être volontairement.

C’est sans doute cet aspect dérangeant qui explique pourquoi cet artiste reste toujours un peu ‘mal aimé’ ou négligé par celles et ceux qui lui reprochent d’être un ‘petit Renaud bien gentil, bien propre sur lui’…

« Les bénéfices du doute » s’avère néanmoins plaisant. Il a au moins le mérite de démontrer que l’auteur/compositeur/interprète n’est pas encore au bout du rouleau, qu’il en garde encore sous la pédale.

Pas de doute, on n’a pas ici l’album de l’année 2011 mais un bon petit disque très agréable à écouter.

Rien de bien neuf à se mettre sous la dent (NDLR : dans le tuyau de l’oreille ?) mais on épinglera quelques titres dont « Politiquement correct », « L’agneau », « Alors, c’est ma vie » ou « Quelle histoire » qui sont autant de jolies chansons, bien rythmées et pleines de bon sens. Ce qui n’est quand-même pas si mal.

 

jeudi, 29 décembre 2011 01:00

Ilo Veyou

Quatrième opus pour Camille dont l’entame risque de heurter plus d’un mélomane. « Aujourd’hui », qui est le plus beau jour de sa vie (?), fait sans aucun doute référence à sa maternité toute récente. Ok, on peut bien imaginer le plaisir de devenir maman, mais pas de quoi en faire tout un plat (fade en plus) non plus. Passée cette ‘épreuve’, on entre dans le vif du sujet. Soutenue par son quatuor à cordes, un piano et une guitare, Camille revient à de meilleurs sentiments. « L’étourderie » et « Allez allez allez » en sont certainement les plus belles illustrations. Terminées les complaintes en angliche ? Que nenni ! Camille s’était un peu fourvoyée sur son album précédent. Mais, dès la quatrième plage, « Music Hole », interprété quasi-intégralement dans la langue de Shakespeare, elle tente à nouveau une percée en osant « Wet boy », qui démontre que la chanson française peut tout aussi efficacement se décliner dans un autre idiome. Suffit d’avoir le talent pour. Et visiblement, Camille n’en manque pas, notamment après avoir retrouvé « Le fil » de ses idées, c’est-à-dire le meilleur opus publié à ce jour, celui qui trace la ligne directrice de son œuvre…

« She was » et surtout « Mars is no fun » devraient convaincre les plus sceptiques. Oui, la chanson française a de l’avenir outre-Manche ! C’est sur la piste suivante, « Le berger », que Camille étale au mieux ses performances vocales. Une voix pleine de créativité et de douceur qui n’a besoin de rien ou quasi comme support pour dire des mots tellement justes.

« Bubble lady » et « Ilo Veyou » laissent déborder une imagination un peu folle, débridée, une liberté d’expression qui ne demandait qu’à sortir des tripes de cette jeune Parisienne. Car c’est vraiment d’art qu’il faut parler. Camille se lâche. Rien ne lui fait peur. Même la petite comptine « Message » ou le génial « La France » dont le texte à la mords-moi le nœud et sa déglingue d’après-guerre super ringarde fait mouche. Elle n’a peur de rien la belle !

On fera l’impasse sur un « My man is … » sans intérêt et « Pleasure », deux plages qui manquent tous deux de cette petite touche de délicatesse et de musicalité. Visiblement, elles ne servent qu’à boucler l’album !

« Le banquet » plage phare (la meilleure ?), illumine une vengeance baroque. C’est à titre personnel, la meilleure de ce quatrième ouvrage et de loin. On est face à un résumé parfait des qualités de la jeune maman : poésie, créativité, sensualité, musicalité. « Tout dit » en quinzième position (deux de trop ?) clôture ce nouvel elpee qui réconciliera Camille et son public qui l’avait un peu, et à juste titre, boudée lors de sa ‘sortie’ précédente.

Même si l’ensemble semble manquer un peu de cohérence vu l’empilage des styles, quelques titres valent largement le détour. Créativité, finesse et humour sont ici au rendez-vous.

Maintenant qu’elle a renoué avec « Le fil », prions pour qu’elle ne le perde plus…

 

jeudi, 29 décembre 2011 01:00

Lys & Love

La soixantaine déjà bien entamée (il est né en 1948), Laurent Voulzy, perfectionniste jusqu’au bout des ongles, nous sort seulement et hélas, ajoutera-t-on, son cinquième album studio. « Le cœur grenadine » date de 1979, « Bopper en larmes » de 1983 et ensuite, il faut quasiment attendre une petite dizaine d’années avant de pouvoir se mettre sous la dent une nouvelle galette de ce Guadeloupéen, Parisien d’adoption et ‘petit frère’ de cœur d’Alain Souchon. Certains diront que c’est une forme de paresse, d’autres parleront de souci du détail…

Quoi qu’il en soit, Laurent Voulzy est parvenu à fidéliser un large public et a signé une vingtaine de tubes comme chanteur en seulement quatre albums, et plus d'une trentaine comme compositeur pour Alain Souchon. A ce titre et rien que pour cette raison, même si on peut parler de lenteur excessive ou bien de perfectionnisme exacerbé, la parution d’un nouvel album de Laurent est un (petit) événement en soi.

« Lys & Love » ne déroge pas à la règle, événement il y a. L’objet en lui-même est déjà une œuvre à part entière. Pochette cartonnée luxueuse, photo de couverture superbe (Voulzy de dos au sommet d’une falaise en bord de mer), carnet richement illustré, paroles imprimées dans les trois langues utilisées, parfait !

Et le contenu ? A la hauteur du contenant ?

A la première écoute, c’est la surprise, la grosse, l’énorme même. Pas de tube immédiat à l’horizon. Les fans de la première heure seront passablement étonnés. On est à des lieues des hits qui nous harponnaient toutes les trois/quatre minutes sur « Caché derrière » ou « Avril ».

Laurent Voulzy tente ici un pari, un projet atypique. « Lys & Love » se lit, se regarde, s’écoute comme une suite de tableaux. L’objet de tous les désirs est « Jeanne » femme rencontrée sur « Le tableau » en 2010 et qui va replonger cet éternel amoureux en 1400. C’est par ce morceau que débute l’opus, titre plus chuchoté que chanté, déclic historique, clé qui nous ouvre une porte vers le Moyen-âge. De l’autre côté de la Manche, quelque part au milieu de vieilles ruines perdues dans les brumes des Cornouailles…

La quête de l’artiste est parsemée d’épisodes relatifs à l’histoire de France, aux croisades, à la recherche perpétuelle de l’amour et aux légendes moyenâgeuses. Rêve d’enfance et de jeunesse !

Musicalement, à la fin de l’œuvre, l’impression laissée est que le premier instrument et le principal sont les chœurs. Tout semble s’articuler autour de ceux-ci. Envoûtants, ils donnent une dimension réellement aérienne aux plages phares que sont « En regardant vers le pays de France », « Ma seule amour », « Le ciel et la terre » et « La neuvième croisade ». Fausse impression cependant, car Laurent laisse éclater son immense génie musical sur d’autres perles dont le premier single issu de l’album, l’excellent « Jeanne » ou encore le très médiéval « Blackdown », caractérisé par son instrumentation d’époque (?)…

« C’était déjà toi » sera probablement le second single issu de cet album. Du Voulzy pur jus, coécrit avec son compère de toujours à qui l’on doit encore les lyrics de la superbe ballade « La nuit ».

Deux morceaux absolument fabuleux captent inévitablement encore l’attention, « Ma seule amour », poème de Charles d’Orléans génialement mis en musique, tout en chœurs et en subtilité et dont le refrain, en anglais, est confié à Roger Daltrey (ex Who), véritable pépite de la chanson française depuis perpète.

Reste une toute grosse pièce, « La 9ème croisade », plage d’un quart d’heure, aux rythmes et sonorités arabes, envoûtant l’auditeur dès les premiers arpèges. Le texte est un poème d’Abu Firas à nouveau retravaillé, pétri par les mains de Laurent qui en fait une croisade d’amour ; sa croisade, sa quête vers l’amour absolu qu’est sa ‘Jeanne’. Ce titre, en première partie tout empreint d’une couleur exotique arabisante se transforme en rock progressif de la meilleure veine que n’aurait certes pas renié le « Yes » de la meilleure époque (NDLR : voire même Supertramp !) Absolument dantesque !

« J’aime l’amour » résume en cinq petites minutes la finalité de ce voyage, de cette croisade d’un autre style, d’une autre époque.

Laurent Voulzy a vraiment un côté maniaque qui l’honore. Poussant le souci du détail jusqu’à introduire des sons qui laissent pantois. Cavalcades, cloches, chœurs, instruments baroques, grelots, tout y est pour nous plonger dans une espèce de ‘Merlin l’enchanteur revisité’.

Enchanteur, Voulzy l’est sans conteste, nous entraînant dès la première note dans un monde dont on ne sort pas indemne douze titres plus tard. Et dire que ce type a 63 ans et peut-être faudra-t-il attendre qu’il passe le cap de la dizaine supérieure avant de ne nous livrer sa prochaine œuvre…

La réussite absolue ! L’album français de l’année, voire de ce début de XXIème siècle ! 

 

mercredi, 14 décembre 2011 01:00

Castles In The Air

‘Tout ce qui brille n’est pas or’. Tiens, pourquoi les apparences peuvent être trompeuses, lorsqu’on évoque Clare Louise ? Elle a une jolie voix, ses mélodies sont à la fois entraînantes, douces, subtiles et légèrement folk et quoique vivant à Bruxelles, elle n’incarne pas pour autant une nouvelle découverte belge, quoique…

Née entre Normandie et Bretagne, mais exilée dans notre capitale pour terminer son cursus scolaire, Claire Girardeau décide, diplôme en poche, d’y rester pour tenter de percer dans son domaine de prédilection, la chanson folk. Baignée lors de son Erasmus par les rythmes irlandais, c’est tout naturellement qu’elle se rapproche du chant traditionnel et du folklore celtes.

Un premier Ep plus que confidentiel ne la décourage pas. Et bien aidée cette fois par Marc Huygens (ex-Venus), elle réussit à enregistrer douze titres sur ce premier album. Bénéficiant de la collaboration de ses fidèles acolytes Charlotte Danhier au violoncelle et Cédric Van Caillie à la guitare, mais aussi d’un petit coup de pouce de quelques invités, dont Tuur Florizoone, Françoise Vidick (JOY) et Mathieu Catala (Balimurphy), notre Belge d’adoption atteint son objectif. Il en résulte une première œuvre intime, fragile, raffinée.

Portées par une voix pure et somptueuse, haut-perchée et profonde, ses douze chansons sont autant de compositions intemporelles, tantôt emplies de simplicité, tantôt minutieusement arrangées.

La réussite est au rendez-vous. Les guitares et le violoncelle, se partagent seuls le pouvoir de véhiculer ces mélodies délicates.

Premier véritable essai gentiment transformé pour ‘notre’ adoptée, longuement bercée par les guitares des Dylan, Neil Young et autre Joni Mitchell qu’écoutaient ses parents dans les brumes qui cachent parfois le Mont Saint-Michel.

 

mercredi, 07 décembre 2011 01:00

Rozz

Décidément, il ne se passe pas une semaine sans l’apparition d’une nouvelle formation ou d’un nouveau projet musical belge. Milann & Laloy, comme son nom semble pourtant l’indiquer, n’est pas un duo ! Non, non, ils sont même quatre, étonnant, non ?

A tout seigneur tout honneur, commençons donc par les deux figures de proue : Didier Laloy et Milann Lafontaine. Ce sont véritablement les deux moteurs de ce ‘quatre places’ ; le premier se consacre à l’accordéon, où il est quasi-omniprésent et le second à la guitare ainsi qu’au chant. Ils se partagent également le travail d’écriture et de composition des quinze titres réunis sur leur (déjà) second album. Efficacement mais discrètement secondés par Didier Fontaine aux drums et Thierry Rombaux à la basse, ils  reçoivent également un coup de pouce d’un certain Philippe Lafontaine (parent lointain ?), responsable de quatre textes mais également partie prenante en ce qui concerne la partie vocale sur « Tu me danses 2.0 ». On épinglera encore deux autres collaborations, Séverine Crayon qui prête également ses cordes vocales sur « Quand mère nature se fâche » et Luc De Vos qui interprète… en néerlandais « Waar is het zwembad ». Drôle, non ?

Une autre particularité de cet album, c’est que bien que répertorié en pop/rock, il recèle cinq plages interprétées dans notre seconde langue nationale, deux dans le dialecte issu du nord de notre pays et sept en anglais. La quinzième, une seconde version de « Tu me danses », est totalement anecdotique…

Le fils du papa de « Cœur de loup » a vraiment hérité des gênes de son père : même facilité de composition de ballades, musicalité et mélodies entraînantes. Sur cet héritage viennent se greffer de façon efficace et pointue les partitions d’accordéon qui font plus que participer à l’accompagnement musical. Elles régulent véritablement la partie musicale des titres qui sont habillées de ces sonorités si particulières du piano à bretelles.

Voguant allègrement entre plusieurs eaux, le ‘quatre places’ surfe sur toutes les crêtes qui se présentent : rock, folk, pop, tango, tout en gardant toujours le cap.

Dans l’ensemble, l’opus est assez convaincant, quelques titres sortant toutefois du lot. Et, serait-ce un effet du hasard, les plages issues de la plume de papa sont diablement plus rythmées et accrocheuses (« Reste d’ivre », « Dès que je te vois »et le déjà cité « Tu me danses »).

Ah, les papas ont toujours quelque chose à transmettre à leurs rejetons, toujours, tout le temps, partout !

Faudrait pas s’en priver, même si un jour, va vraiment falloir voler de ses propres ailes… En attendant, savourez ce beau disque rafraîchissant et original, résultat d’une rencontre étonnante entre un songwriter talentueux et un accordéoniste au potentiel surprenant !

 

vendredi, 02 décembre 2011 01:00

Jusqu’au bout de la fête…

Debout Sur Le Zinc faisait escale à Lille ce vendredi soir. Formation pas très présente en termes de couverture télévisée ou radiophonique, il n’en reste pas moins que ce groupe jouit d’une très belle popularité auprès de la jeunesse française, qui aime la bonne musique et surtout se plonger dans une ambiance propice à la bonne humeur ! A la décharge des programmateurs d’émissions TV ou de responsables d’antenne, le répertoire de ‘DSLZ’ est plutôt tourné vers la représentation live et la participation active du public. D’autant plus que rien n’est vraiment prévu pour ce style musical sur nos belles chaînes, qui se bornent le plus souvent ces temps-ci à fouiller de façon nauséabonde dans la vie privée des plus naïfs (pour rester poli !!!)

En route donc vers l’Aéronef qui se niche au sommet du centre commercial d’Euralille et, c’est une aubaine en tout cas, du côté parking… Et encore faut-il y arriver ; car depuis la construction du nouveau stade de foot, et comme tous les vendredis soir, le périf est plus qu’embouteillé.

Pas découragés pour deux sous, nous finissons par arriver à bon port et… à temps !

L’Aéronef n’est pas rempli ce soir, les mezzanines sont d’ailleurs inaccessibles aujourd’hui. C’est un petit millier de personnes qui sont attendues pour voir en lever de rideau Jali et ses 4 musiciens se produire avant leurs favoris. Originaire de Bruxelles, le jeune Belge a suivi le combo français durant toute sa tournée. On peut presque dire qu’il joue à domicile ce soir. Dispensant une musique folk/pop inspirée, ce jeune artiste d’à peine 22 ans devrait se faire sans peine une place au soleil assez rapidement. Qualité et talent sont bel et bien au rendez-vous. De bon augure pour les années de carrière à venir.

Entre le moment où Jali quitte la scène et DSLZ y prend place, il faudra de longues, longues minutes de patience. Il est vrai qu’une quinzaine d’instruments doivent (re)passer entre les mains des roadies pour les derniers réglages. Ma montre indique plus de 21:40 quand enfin, le clan des sept envahit l’espace scénique. La soirée est loin, très loin d’être achevée !

« Frisson » ouvre le bal. On entre directement dans le vif du sujet : violon, trompette, mandoline, clarinette, accordéon, guitares, tambourin, contrebasse, banjo, … se succèdent, se conjuguent en duos, trios ou quatuors de folie. D’un dynamisme à couper le souffle, les sept, non six, pardon (le batteur reste continuellement vissé à son tabouret) sont incapables de rester plus de deux minutes à la même place. Heureusement que les instruments électrifiés ne sont plus câblés !!! A l’heure où j’écris ces quelques lignes, ils seraient encore occupés de démêler les fils… D’autant plus que les musicos s’échangent les instrus, tout comme le micro. Parfois, on ne sait même plus qui fait quoi. Ce ne sont plus des musiciens mais des jongleurs.

Mais c’est ce que le public est venu voir, un show plus théâtral que musical en fin de compte. Un moment de détente où la relation artiste/public compte plus que le récital interprété, une dynamique imprimée par une bonne humeur contagieuse, une soirée qui sent bon la joie de vivre et le partage.

Chacun dans la troupe joue un rôle important et personne, jamais n’est mis à l’écart. Le chanteur principal (également violoniste et trompettiste) recule même volontairement de temps à autre pour laisser la vedette à l’orchestre. Et dans ces moments-là, quoiqu’assez rares, le (contre)bassiste au look à la Gainsbourg, pieds nus et coiffé d’un vieux chapeau, montre de quel bois il peut se chauffer.

On n’est pas loin de la vingtaine de titres interprété, parmi lesquels le très ‘sérieux’ « Abbé Chamel », lorsque Debout Sur Le Zinc se retire avant de reprendre d’assaut, pour trois derniers morceaux, l’espace qu’elle a conquis de haute lutte. « Arbre », « Mots d’amour/Poil aux yeux » et « La déclaration » mettront un point final à cette mémorable soirée, véritable antidépresseur sans aucun doute beaucoup plus efficace que n’importe quelle médication !

Les plus pressés gagnent rapidement la sortie mais les autres ont encore la chance de prendre un verre au bar en compagnie de ces acrobates de la scène underground, bien trop méconnus du grand public, hélas !

Sacrée soirée ! Non, pardon, ça c’est à la TV !

(Organisation Aéronef)

 

mercredi, 30 novembre 2011 01:00

Une belle histoire d’humour…

Sharko est mort, vive David Ier. En apothéose à une carrière menée tambour battant durant une bonne décennie, le trio wallon nous a livré un bel héritage sous forme d’un « BeAst of » paru en juillet 2010. Fort de 15 titres, le testament de la formation belge léguait à la postérité ses 15 pierres les plus précieuses.

Et chacun de s’en retourner à ses petites affaires de son côté. Il était clair, dès le départ, que seul David Bartholomé parviendrait à surnager dans cet océan de ‘solitude’ artistique, l’homme ayant déjà depuis belle lurette pas mal de projets en tête et des idées à foison.

A peine douze mois se sont-ils écoulés depuis l’enterrement de première classe de Sharko que David, tel Lazare dans une autre histoire (mais laquelle encore ?) revient à la vie.

« Cosmic Woo Woo », premier album solo de Bartholomé voit le jour en octobre 2011 et immédiatement, c’est le côté fantaisiste de l’homme qui prend le dessus. Libéré des obligations liées à la vie de groupe, David se lâche, écrit et compose ce qu’il a vraiment envie de chanter. Il arrange ses morceaux de façon tout à fait ‘spéciale’, et chacune des plages, truffée de trouvailles et d’originalité démontre le génie de l’homme.

Mardi, mercredi et ce jeudi soir, David Bartholomé défendait son dernier-né devant un parterre déjà tout acquis à sa cause. Ben oui, j’imagine mal des gens se déplacer pour voir quelqu’un ou quelque chose qu’ils n’aiment pas !

Mais si l’album en avait surpris plus d’un (dans le bon sens) que dire du ‘spectacle’ proposé ?

Car plus qu’un concert ou récital, c’est vraiment le terme spectacle qui sied le mieux à la prestation livrée ce soir, digne d’un ‘one man show’ de la meilleure veine. A la fois clown, ventriloque, marionnettiste, amuseur public, le plus Ardennais des Bruxellois laisse libre cours à ses fantaisies et à ses envies les plus folles.

C’est seul à la guitare et en bricolant une boîte à rythmes (qui comporte aussi des lignes de basse et de claviers) à l’aide de ses pieds, qu’il nous propose le classique « Sweet Protection ». Parfaite entrée en matière !

Mais la suite sera beaucoup plus animée… Cachée derrière un petit théâtre de marionnettes, Camille assure les chœurs sur « Mars » tout en nous laissant imaginer que c’est une éponge jaune trafiquée qui chante. Le reste sera à l’avenant… De temps à autre, son autre acolyte vient l’accompagner au piano, jouet d’enfant ou sur une batterie pour nains ! Mais la bonne humeur, les sourires et les éclats de rires sont au rendez-vous.

Au meilleur de sa forme, David propose au public de participer à l’orchestration sur « Moon ». L’un reçoit donc une clochette, le suivant un klaxon, le troisième un canard pouêt-pouêt et ainsi de suite jusqu’au volontaire qui doit crier ‘Cor de chasse’ ; le but du jeu étant d’utiliser son ‘instrument’ lorsqu’un mot bien précis de la chanson est prononcé. Dès les explications et avant l’entame du morceau, tout le monde est mort de rire.

Mais ce doux-dingue va jusqu’au bout de ses idées folles, c’est la raison pour laquelle on l’aime aussi ! Et ça marche, effet garanti !

Ne retenir que les excentricités de David Bartholomé serait vachement réducteur. A côté de ce côté exubérant et festif, il reste un artiste sensible, à l’organe si particulier chantant souvent à la limite de la rupture. Et ses chansons font mouche. Gouailleur, moqueur (les chanteurs français en prennent pour leur grade), un tantinet désabusé politiquement parlant, David fait l’unanimité quant à la qualité de son interprétation et au choix de ses chansons.

Un seul album solo d’une durée de 35 minutes à peine, c’est un peu juste pour passer la soirée. Nous avons droit à quelques ‘vieilleries’ dont  « Rise Up » et évidemment, histoire de terminer cette folle soirée, « Excellent » repris (hurlé) en chœur par les 150 personnes qui peuplent la Rotonde ce soir.

Jamais je n’avais autant ri lors d’un concert !

Envie de vous marrer un bon coup ? Allez donc voir David Bartholomé. Il guérit de tous les maux…

(Organisation Botanique)

 

mercredi, 30 novembre 2011 01:00

Tahilina Sky - The story of Kings of Leon (Dvd)

Waouw, un DVD des Kings Of Leon. Vite, vite, je me jette dessus. Pas la peine de prendre des renseignements à gauche ou à droite. J’adore, donc sans réfléchir… je plonge.

Ce Dvd des « Kings Of Leon », c’est un peu comme l’histoire du fou qui va à la piscine… Il hésite longuement sur le plongeoir devant une piscine vide d’eau. Une lueur d’espoir s’allume dans les yeux des médecins présents qui lui demandent pourquoi il ne plonge pas et lui de répondre : ‘Je ne sais pas nager !’

Ben ce dvd, c’est un peu ce qui m’est arrivé. J’ai pas vu qu’y’avait pas d’eau dans le bassin !!! Je me suis empressé de m’emparer du disque pour me rendre compte (trop tard) qu’il était aussi vide que la piscine de notre pauvre déséquilibré.

Ben oui, pas de musique, pas d’images de concert, d’une tournée quelconque, de sessions d’enregistrement, rien ! Musicalement, c’est le vide intégral, le néant, le trou noir !

Par contre, si vous voulez voir la binette du tonton, du beau-frère, du mari de la sœur de… Allez-y, achetez-le et extasiez-vous devant  plus d’une heure trente de présentations familiales. Maman, papa, frère, sœur, beauf, et patati et patata. Et vas-y que j’te raconte des anecdotes vieilles d’un quart de siècle ou que je te montre la balançoire sur laquelle mamie s’asseyait pour prendre le thé.

Merde ! Me suis fait avoir dans les grandes largeurs.

Maintenant, si vous voulez plus de détails sur les trois frères Followill et le cousin du même nom (les quatre membres du combo de Nashville) et tutti quanti, bah j’ai ce qu’il vous faut. Passez le prendre à la maison quand vous le voulez, je vous l’offre de bon cœur !

 

mercredi, 30 novembre 2011 01:00

One Way Town (Ep)

Derrière Sherman se profile en réalité une formation articulée autour de Steven Bossuyt. Son histoire débute il y a deux ans. Accompagné de son ami et batteur David Demeyere, Steven place rapidement son sort entre les mains de Jeroen Swinnen qui a collaboré en compagnie de tas d’artistes issus du nord du pays, dont K's Choice et Soulsister sont les meilleures illustrations. C’est à ce producteur que revient la tâche d’opérer un choix dans les compos proposées par le duo pour en faire une démo. Celle-ci dans leurs bagages, les deux potes s’exilent aux îles, dans la banlieue londonienne et, entre petits boulots le jour et représentations la nuit tombée, Sherman se fait rapidement remarquer par un des ‘cent cinquante mille’ producteurs que compte la BBC. Bingo ! Ils décrochent le gros lot grâce à un succès radiophonique immédiat et des sessions live enregistrées sur BBC2 lors du ‘Janice Long Show’.

Les deux comparses et leur producteur, forts de ce premier succès exécutent dès lors demi-tour afin de profiter de cette belle rampe de lancement. De retour au pays, le premier single « On Your Side » fait son petit bonhomme de chemin sur les ondes et une formation plus conséquente est mise sur pied. Viennent donc s’ajouter au duo initial Gerben Hemelson à la guitare, Timothy Jacobs à la basse et Willem De Deygere aux claviers.

Et hop, direction le studio d’enregistrement pour d’autres compos et un second simple, « Don’t Go By » qui à nouveau cartonne sur les ondes durant tout l’été. Il faut dire que Sherman se distingue par une musicalité résolument pop dont Snow Patrol, entre autres, a le secret. « On Your Side » en est une parfaite illustration. Comparaison n’est peut-être pas raison, mais il convient de reconnaître un certain savoir faire et une efficacité toute belge pour un genre musical qui propage des émules aux quatre coins de notre beau royaume…

Sherman démontre que son séjour de l’autre côté de la Manche lui a été profitable. Dans un style épuré mais diablement ‘juste’ Steven Bossuyt apporte une preuve tangible qu’il faudra désormais compter sur lui au sein d’un paysage musical belge qui ne cesse de s’élargir. Les quatre titres de ce mini-album, dont les deux premiers singles, achèveront de convaincre les plus septiques.

Prometteur assurément !

 

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