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The Beat Revolver

Écrit par

Drip Dry Man, c’est le projet d’un Gallois (NDR : il est issu d'Aberystwyth) plutôt énigmatique. Pas de biographie bien précise. En général, il se produit en solitaire. Il y apparaît grimé, jouant sur l'une des ses guitares en caisse de boîte à cigare, se servant de percussions à pied. Sa voix est étrange et grave. Elle nous replonge dans le passé. Les sessions d’enregistrement de cet album se sont déroulées entre le studio Max Trax au Pays de Galles et le Peter's Place de Gand, en Belgique.

Dès l'ouverture, il met la gomme. Tout au long d’"I ain't got nothin to prove", il déclame ses lyrics sur une trame blues/rock, d’une voix caverneuse et chaotique, soutenue par des chœurs paradoxalement délicats ; une plage très susceptible de rappeler le très emblématique Howlin' Wolf. "Candy" adopte un même profil, une piste entraînante qui baigne au sein d’un climat de transe. La ligne de basse de Luc Waegeman (ex-Starfighter, Kinky Star) et les percussions hypnotiques de Peter De Bosschere (ex-Give Buzz, Kinky Star, White Velvet) servent de charpente au développement des guitares du Drip Dry Man et de Tomas Gons sur "Fuck + Forget". Elles s’ébrouent dans un climat écrasant digne du Black Sabbath originel avant de glisser vers un fuzz généreux, réminiscent des Stooges originels. DDM ne se repose guère sur ses lauriers, et poursuit l’offensive sur "I'm the only one you want". Il épaule sa Cigar Box qui produit un déluge de sonorités acides propices à l'aventure psychédélique. La voix devient sépulcrale sur "Up in my business", comme si elle émanait de Captain Beefheart, qui se serait manifesté outre-tombe. Le trio prend ici son pied, et les tonalités métalliques dispensées ne feraient pas tâche d’huile dans l’univers de Jon Spencer. Etonnant, une trompette vient enrichir l’expression sonore de "Lucille". Le climat devient morose, voire sinistre, sur "Ain't nobody home", une plage interprétée en formule trio, grâce au concours de De Bosschere et Waegeman, qui adopte un mode de dérision prôné par un certain Tom Waits. "Do you still love me?" est sans doute la seule piste un rien plus allègre. Bart Maris déballe sa panoplie de cuivres, trompette, trombone et tuba, pour délivrer ce cri d’amour. Et "Roll on" est la plage la plus dépouillée. Les claquements sont percussifs. La basse est minimaliste. Et la voix, meurtrière. "Just 16" clôt l’elpee. Un blues/rock acide, psychédélique, déconcertant, taillé en pièce par les trois grattes. Et la voix est à nouveau hantée par celle du Captain Beefheart, dans un climat digne du Magic Band. Une œuvre pas facile d’accès, mais particulièrement originale…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Drip Dry Man
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Autoproduction
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