• La révolution selon Løyd
    La révolution selon Løyd Après avoir publié « Lifetime », tracé de « Pure Like » sur Pure FM, Løyd a assuré le supporting…

Mots-clés

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Newsletter

Restez informé en vous inscrivant à notre newsletter !
Please wait

Nos partenaires

Béber

Béber

jeudi, 07 mars 2019 14:46

Songs You Make At Night

Douze ans après son départ, Sam Genders opère son grand retour chez Tunng. Une période au cours de laquelle il s’est investi au sein de son projet, Diamgrams. Depuis son retrait, la formation anglaise, alors emmenée par Mike Lindsay, n’a pourtant jamais cessé de graver des albums. Néanmoins, il faut bien avouer qu’ils n’ont jamais atteint le niveau de “Good Arrows” ou “Comments of the inner Chorus”. On est donc ravi d’apprendre la reconstitution du duo initial Genders/Lindsay et la sortie d’un nouvel opus intitulé “Songs You Make at Night”. On avait cependant pressenti cette renaissance à travers leur projet commun éphémère, Throws.

Ce sixième LP de Tunng s’inscrit parfaitement dans lignée de sa discographie ; mais a contrario des derniers long playings, les superbes harmonies vocales des différents chanteurs, telles qu’on les avait connues au début la carrière du band, sont à nouveau au rendez-vous. Mais également les ingrédients inhérents à son folk/electronica. Les guitares acoustiques trament les morceaux sur lesquels viennent se poser des lignes de synthés et s’incruster des bruitages électroniques non-identifiés. Des plages paisibles qui laissent une bonne part aux rêves. Tout au long de “Songs You Make At Night”, Tunng alterne entre pistes rythmées (“Dream In”, l’épique “Dark Heart”) et berceuses (“Crow”, “Battlefront”). Quoiqu’il en soit, chiadées, les mélodies font mouche.

Les retrouvailles entre les deux créateurs de Tunng rendent à la formation un second souffle en nous livrant des titres qui figurent parmi les meilleurs de sa discographie. 

jeudi, 07 mars 2019 14:33

Channels

Co-fondateur du projet électronique allemand Brandt Brauer Frick, Daniel Brandt nous propose son deuxième elpee solo, un disque paru un an seulement après son précédent opus. Enregistré entre Londres et Berlin, ce nouvel album s’intitule « Channels ». Ce producteur, multi-intrumentiste et réalisateur (NDR : il a créé sa propre chaîne TV en ligne) nous propose sept morceaux instrumentaux entraînants au cours desquels les machines et les instruments organiques, dont une basse, un trombone ou encore un violon, font bon ménage. Entre transitions atmosphériques et envolées rythmiques, le résultat rappelle une version moins rock du « Flamingo » de Battles, une autre plus électro de Go Go Penguin ou encore une plus rythmée de Portico Quartet. Electro/pop (étiquette collée par Daniel Brandt sur sa musique), les compos de cet opus méritent une attention particulière… Excellent !

jeudi, 07 mars 2019 14:18

The lost record

Outre son job d’animateur radio et sa carrière d’écrivain, Ian Svenonius est (avant tout) un musicien prolifique, issu de la scène punk de Washington. Il a ainsi milité chez Nation of Ulysse et The Make Up. Bref, en comptant ses projets divers, l’Américain a enregistré plus de quinze albums. “(Hi.I’m) the lost record” vient donc s’ajouter à cette longue liste.

Escape-ism, c’est son dernier projet solo. Malgré ses cinquante balais, le musicien n’a rien perdu de son énergie et affiche toujours une même attitude punk. D’ailleurs les titres qui figurent sur cet opus sont abrasifs. Des morceaux minimalistes limités, le plus souvent, à une guitare fuzz et une boîte à rythmes sur lesquels il vient réciter ses textes en ‘spoken word’. Circonstanciellement, une ligne de basse et des interventions de synthé viennent cependant colorer l’ensemble, à l’instar de “I’m a lover (At Close Range)”. Svenonius n’est pas vraiment accro au sens mélodique et il est difficile d’en déceler parmi les douze pistes de “(Hi.I’m) the lost record”, des plages imprimées sur un rythme, en général, spasmodique. Et “Nothing Personal” en est la plus belle illustration. Plusieurs écoutes sont d’ailleurs nécessaires pour s’approprier les morceaux, mais aussi les différencier.

Si ce long playing demeure intéressant, il s’avère un peu trop homogène. Le minimalisme n’est pas la panacée universelle, surtout lorsqu’on néglige les accroches mélodiques…  

vendredi, 22 février 2019 18:05

The Lamb

Derrière Lala Lala se cache une songwritrice de 24 ans, Lilie West. Née à Londres, elle a suivi ses parents à Los Angeles avant de s’embarquer à Chicago pour entreprendre des études d’art. C’est à cette époque qu’elle se lance dans son aventure musicale sous le pseudonyme Lala Lala. Elle sort un premier album intitulé “Sleephead”, en 2016. Elle est rapidement repérée par le label Hardly Art (Protomartyr, La Luz, ...) qui publie ce deuxième opus, “The Lamb”.

Malgré son jeune âge, le parcours de cette jeune adulte (ou de vieille adolescente) est plutôt chaotique, mais il constitue le substrat de ses morceaux qui ont été écrits durant une période difficile de sa courte existence. Ainsi, elle raconte ses problèmes d’addiction à l’alcool sur “Water over Sex”. Après avoir dû affronter le traumatisme de la mort d’un proche, elle s’est également interrogée sur la solitude face à la grande faucheuse. Il en résulte des morceaux bouleversants qui trahissent quand même une certaine naïveté. Sur cet elpee, l’Américaine d’adoption se réserve la guitare et lors des sessions, elle a reçu le concours de quelques collaborateurs, dont un drummer et un bassiste. Mais aussi, au fil des plages qui évoluent entre post-punk et dream-pop, d’une seconde gratteuse, également préposée au synthé, ainsi que d’un saxophoniste.

“The Lamb” est un album mélancolique sur lequel on peut saisir la vulnérabilité d’une jeune femme qui nous laisse pénétrer dans son intimité.

Lala Lala se produira sur les planches du Botanique, le dimanche 24 février. 

mercredi, 13 février 2019 12:23

IC-01 Hanoi

Unknown Mortal Orchestra est surtout devenu notoire pour son style musical mêlant pop, rock et psychédélisme. Et ses quatre opus, dont le dernier “Sex & Food”, paru en avril 2018, en sont les plus belles illustrations, des albums sur lesquels figurent même quelques titres incontournables. Ruban Nielson, le leader et chanteur du groupe est également un fameux guitariste. Si vous avez déjà eu l’occasion de voir et écouter le band en ‘live’, vous avez certainement dû vous en rendre compte.

Sur cette nouvelle production, U.M.O. a tenté un exercice de style un peu différent, puisque les 28 minutes du long playing sont découpées en 7 pistes strictement instrumentales. Ces ‘jam sessions’ ont été enregistrés à Hanoi, ce qui explique le titre de cet opus. Flanqué de son frère, de son père, qui se consacre au bugle et de Minh Nguyen, un musicien vietnamien, préposé au saxophone et bien sûr de son band, Nielson semble prendre du plaisir à mettre des accents jazzy à son psychédélisme. Et pas seulement, car si les influences sont multiples, elles intègrent également des références asiatiques. Vu l’endroit où l’album a été immortalisé et la présence de Minh Nguyen, ce n’est donc pas étonnant. Si certains passages sont lumineux et d’autres carrément hypnotiques, les plus expérimentaux se révèlent beaucoup moins abordables. Il faut d’ailleurs parfois bien s’accrocher pour ne pas perdre le fil.

Bref, si la parenthèse ouverte par U.M.O. peut s’évérer louable et intéressante, elle ne s’adresse qu’à un public averti ; les aficionados devront donc patienter jusqu’à la sortie du prochain opus...

mercredi, 06 février 2019 10:43

Fallen trees

En un peu plus de dix ans le label anglais Erased Tapes est parvenu à rendre ‘cool’ la musique néo-classique.  Aujourd’hui, des artistes tels que Olafur Arnalds ou Nils Frahm côtoient dans les grands festivals estivaux les formations de hip hop ou rock. Le plus grand mérite de cette écurie est incontestablement d’être parvenue à populariser la musique classique du pianiste Lubomyr Melnyk. Agé de 70 balais, cet Allemand d’origine ukrainienne au look reconnaissable va d’ailleurs fouler, pour la troisième fois en 3 ans, les planches du Botanique, et en particulier, ce 2 mais 2019, dans le cadre des Nuits Botanique.  

On ne peut que féliciter Erased Tapes pour avoir relevé ce défi, car devenue notoire pour son jeu ‘en continu’, l’œuvre de Menyk est tout simplement hallucinante. Le compositeur a une longue histoire. Il a ainsi débuté sa carrière à Paris en prestant pour des cours de danse moderne. Au cours des les 80’s, il a également établi plusieurs records mondiaux, notamment en exécutant 19,5 notes par seconde tout en maintenant cette vitesse de 13 à 14 pendant une heure. Au-delà de ces prouesses, finalement anecdotiques, la musique de Melnyk est envoûtante. A l’écoute de « Fallen Trees » (tout comme sur les précédents opus), on se sent submergé par le flux de ces notes. En outre, ses mélodies font mouche et il est difficile de ne pas y succomber.  

Chaque écoute d’une pièce est une expérience en soi dont ne peut que vous conseiller de vivre. Allongez-vous dans votre canapé, éteignez la lumière, et faites tourner le disque…

mercredi, 06 février 2019 10:37

Savage Young Dü

La sortie de “Savage Young Dü” a dû ravir les aficionados de Hüsker Dü. Ceux-ci ont, sans doute, dû ronger leur frein en se procurant les différents opus solos de Bob Mould. Il a, en effet, fallu attendre plusieurs années et la levée de barrières juridiques (NDR : une solution certainement facilitée par la mort récente du batteur Grant Hart, en septembre 2017) pour qu’enfin puisse être éditée cette compilation résumant la sortie d’un coffret qui recèle des photos, plusieurs cds (69 titres au total !) et autres objets divers. Pour tout amateur de punk et de punk-hardcore, Hüsker Dü constitue l’une des formations-phares. Les huit albums gravés par le trio originaire de Saint-Paul (mais basé à Minneapolis), entre 1982 et 1987, année de leur séparation, ont eu une influence majeure sur des groupes tels que Nirvana, Pixies ou encore Foo Fighters.

Réunissant 23 pistes, cette compile nous réserve des morceaux issus de cassettes, démos, live ou encore de chutes de bande studio. Elle permet de (re)découvrir Bob Mould, Greg Norton et John Hart, à leurs débuts, entre 1978 à 1982 (date de la sortie du premier LP). La production est souvent minimaliste et il faut quelques minutes avant de s’adapter à la qualité sonore. Si la forme est ‘brute’, le fond est immédiatement perceptible. On y retrouve notamment cette hargne et cette énergie si caractéristiques. Les pistes déboulent à cent à l’heure. Les riffs de gratte déferlent et touchent leur cible en plein cœur ! Et puis, on se rend compte que le songwriting est déjà d’une grande qualité.

“Savage Young Dü” est un véritable cadeau destiné aux fans, heureux de découvrir ou de retrouver des titres oubliés du band mythique. Par contre, si vous ne connaissez guère la discographie de Hüsker Dü, il serait préférable que vous vous intéressiez, d’abord, à ses classiques.

mercredi, 30 janvier 2019 11:15

Loud patterns

Kyle Molleson, alias Makeness, est originaire Leeds mais s’est installé à Londres. Ce musicien et producteur a grandi au sein d’une famille de musiciens et a emprunté rapidement la voie artistique.

Après avoir sorti un titre en compagnie d’Adult Jazz (NDR : des compatriotes !), Makeness publie son premier album. Intitulé “Loud Patterns”, il est paru sur le label Secretly Canadian. Si ses parents étaient des adeptes de la musique folk, Kyle a jeté son dévolu sur les machines, un choix bien dans l’air du temps. L’électro/pop de ce Britannique se nourrit de boîte à rythmes et de claviers, un style qui évoque des formations telles que Junior Boys, Caribou, Hot Chip ou encore Django Django, sous son format strictement électro. Les mélodies sont aussi complexes qu’accrocheuses, à l’instar du titre qui ouvre l’elpee ou encore de “Stepping out Of sync”. Parfois le tempo ralentit pour laisser place à des plages plus paisibles, comme “Who Am I to Follo Love”. Si la fin de parcours est réservée à plusieurs instrumentaux, il faut reconnaître que ces morceaux n’ont pas le même impact, et hormis chauffer une salle, avant un concert, ils ne suscitent guère d’intérêt.

Bref, pour un premier essai, il faut reconnaître que ce “Loud Patterns” manque encore de consistance. Car si le songwriting est intéressant, il faut reconnaître qu’il s’essouffle en bout de course…  

mercredi, 30 janvier 2019 11:12

What’s in the fridge

Cet auteur/compositeur est surtout connu pour ses talents d’acteur. Récemment, on a notamment pu le voir dans le film “Eva” de Benoît Jacquot aux côtés d’Isabelle Huppert et de Gaspard Ulliel. Il a également été programmé en supporting act au Botanique et à l’Ancienne Belgique. Car le Belge n’en est pas à son premier essai. “What’s in the Fridge” constitue déjà son troisième LP (NDR : intitulé “Beings, son deuxième était paru en 2014).

Onze des douze pistes acoustiques et intimistes qui figurent sur cet opus sont interprétés dans la langue de Shakespeare. Seule la “La Neige” est chantée dans celle de Molière. Le folk/blues de Vincent Scarito véhicule des accents jazzyfiants. Il s’efforce de faire swinguer chaque note et se démène pour insuffler du dynamisme à chacune de ses chansons, notamment en haussant le tempo, à l’instar de “For My Friends”. Malheureusement, il faut bien avouer qu’on a du mal à accrocher aux mélodies, car elles font rarement mouche. En outre, sa voix ne sort pas de l’ordinaire, alors que l’instrumentation manque de relief.

Bref, cet album ne restera pas dans les annales…    

vendredi, 11 janvier 2019 22:08

Colt

Entre la mi-nineties et le début de ce millénaire, JJ72, formation irlandaise de pop/rock publiait quelques albums de toute bonne facture. Il s’était même produit dans le cadre du festival Rock Werchter. C’était déjà en 2001 ! A l’issue du split, Hilary a suivi des études artistiques, littéraires et cinématographiques. Ce n’est qu’en 2014, qu’elle décide d’en revenir à la musique. En solitaire, publiant quelques Eps, restés dans un parfait anonymat. « Colt » constitue son premier elpee, un disque paru chez Sacred Bones, un label qui a décidément le nez creux pour dégoter des artistes féminines talentueuses (Pharmakon, Marissa Nadler, Zola Jesus ou encore Jenny Hval).

Hilary Woods a cependant, depuis, troqué sa basse contre un piano. Ce sont d’ailleurs ces ivoires qui trament ses compositions. Des compos ténébreuses, indolentes, caractérisées par des nappes de claviers en couches, qu’elle chante d’une voix langoureuse et chargée d’effets. Elle prend d’ailleurs tout son temps pour entretenir un climat à la fois atmosphérique et envoûtant ; mais afin de maintenir nos sens en éveil, elle n’hésite pas à tâter de l’électro, tout en véhiculant des accents jazzyfiants, comme sur l’excellent « Jesus Said ».

Une excellente surprise !

 

Page 1 sur 81