• Krego et la génération « Y »
    Krego et la génération « Y » Emblématique, le premier single de Krego s’adresse à la génération Y. Un morceau, produit par Calvin Cross, annonçant un futur…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Nos partenaires

Béber

Béber

dimanche, 08 novembre 2020 16:38

Voyage Voyage

A l’heure du coronavirus, la découverte d’un album intitulé « Voyage, voyage » par un groupe baptisé Coma a de quoi vous plomber le moral ; cependant, si vous êtes de nature optimiste, cet opus devrait vous permettre de vous évader le temps de 10 morceaux. Histoire de ne pas s'enfoncer un peu plus dans cette atmosphère morose, nous prendrons la seconde option afin d’aborder le long playing.

Réunissant Georg Conrad et Marius Bubat, ce duo a gravé deux elpees avant de d’être repéré par le prestigieux label berlinois City Slang (Tindersticks, Calexico, Caribou, …) Une belle récompense qui nous autorise à découvrir aujourd’hui le nouvel LP de ce tandem allemand. La musique de Coma agrège électro-pop et lounge. Taillée pour les clubs (quand ces derniers réouvriront), ce cocktail est également efficace en écoute à la maison. Coma combine à la perfection piano, guitare, batterie et synthés mais en y ajoutant des éléments électroniques. Tout en restant vaporeuse et mélancolique, sa musique s’avère captivante et énergique. On passe tout en douceur de morceaux principalement instrumentaux tels que « Snurrebassen » à des titres plus pop comme « Spiracles » ou encore « A-train ».

Au moment de conclure, soit au bout des 40 minutes imparties à cet album, il faut avouer que l’ensemble tient bien la route et qu’on en reprendrait même une dose. Et au fil des écoutes, certains titres finissent par sonner comme des tubes...

samedi, 31 octobre 2020 17:26

The big exercice

Formée en 2012, The Homesick est une formation issue du Nord des Pays-Bas. « The big exercice » constitue son second LP.

A l’instar de Parquet Courts et, plus récemment, de The Pottery, The Homesick puise une bonne partie de son inspiration, chez Talking Heads. On y retrouve cette ligne de basse caoutchouteuse et ses rythmes convulsifs très caractéristiques dans la musique de la bande à David Byrne. Et « Leap Year » ainsi que « The Big Exercice » en sont certainement les plus belles illustrations. Cependant, le trio ne se contente pas de calquer son expression sonore sur celle du célèbre combo de Rhode Island. Il l’aborde sous un angle baroque et tout particulièrement sur « What’s in store ? » et « I Celebrate My Fantasy ». Cependant, le meilleur atout de sa musique, c’est sa capacité à alterner plages paisibles (« The Small Exercice ») et noisy (l’excellent et nerveux « Male Bonding »).

« The Big Exercice » mérite vraiment qu’on lui prête une oreille attentive. En espérant qu’on puisse découvrir bientôt le combo en ‘live’ ! Croisons les doigts…

En publiant cet opus, le groupe s’installe en pole position, au sein de l’univers rock-indie batave. Pas pour rien que le label mythique label Sub Pop l’ait signé avant la sortie de « The Big Exercice » …

vendredi, 23 octobre 2020 17:28

Oh Yeah ?

A peine un an après avoir gravé « Illegal Moves », Sunwatchers revient à la charge en publiant un nouvel opus intitulé « Oh Yeah ? ». Le quatuor new-yorkais se plait une nouvelle fois à casser les codes et à nous retourner sans que l’on s’y attende.

Réunissant Peter Kerlin (contrebasse), Jim McHugh (guitare), Jason Robira (drums) et Jeff Tobias (saxophone), la formation se frotte à l’univers trop peu exploré du free jazz. Oscillant à mi-chemin entre un Jaga Jazzist sous speed et le psyché/rock d’And So I Watch You From Afar, la musique Sunwatchers affiche fièrement son originalité.

L’elpee démarre sur les chapeaux de roues par « Sunwatchers vs. Tooth Decay », un morceau à l’énergie punk communicative et à la ligne de saxophone particulièrement efficace. « Love paste » embraie. Au départ relativement plus paisible, il monte progressivement en (superbe) crescendo. « Brown Ice », « Thee Worm Store » et « The Conch » sont imprimés sur un tempo plus enlevé. Les riffs de guitares croisent le saxophone en roue libre, les brisures de rythmiques se multiplient. Difficile parfois de comprendre comment les musiciens parviennent à retomber sur leurs pattes. Le long playing s’achève par « The Earthsized Thumb », une piste de près de 20 minutes. Caractérisée par son riff qui tourne en boucle, elle véhicule des accents psychédéliques très seventies, à travers les ondulations de la gratte électrique, mais permet de nouveau au sax de laisser libre cours à son inspiration. Surprenant !  

Exclusivement instrumental, « Oh Yeah ! » constitue certainement l’un des albums les plus intéressants et originaux de cette année 2020. À découvrir au plus vite ! 

samedi, 19 septembre 2020 12:06

Snapshot of a beginner

Deux ans après avoir gravé l’excellent « I’m Bad Now », le quatuor canadien nous propose son quatrième opus. Pour la réalisation, la formation a confié la mise en forme à deux pointures de l’indie-rock ; en l’occurrence Jonathan Low (The War on Drugs, Strand of Oaks) et James Elkington (Steve Gunn).

Les textes de Nigel Chapman, critiques sociologiques, sont interprétés d’un ton déclamatoire par Chapman. C’est le seul fil rouge de cet LP. Les plages sont parfaitement soutenues par des guitares tour à tour slide, énergiques ou plus harmonieuses. Le tempo fluctue suivant les pistes, oscillant, par exemple du paisible « Fool Thinking Ways » au plus rapide « If You Were in Prison ». Jamais, on ne s’ennuie à l’écoute de « Snapshot of a Beginenr ». Et les mélodies se révèlent au fil des écoutes.

L’indie-folk/rock du groupe d’Halifax n’a jamais paru aussi incisif. A l’instar des excellents « Even Though I Can’t Read Your Mind » et « Mark Zuckerberg », titres qui lorgnent parfois vers Neil Young, War on Drugs ou encore Wilco.

Nap Eyes vient de franchir un palier supplémentaire dans son parcours. En espérant que cette progression puisse lui permette d’accéder à la reconnaissance… qu’il mérite amplement…

samedi, 19 septembre 2020 11:54

Heliopause

Originaire de Berlin, Anne Müller a suivi un cursus dans le domaine de la musique classique, principalement au violoncelle. Outre sa contribution aux orchestres symphoniques, l’Allemande a multiplié les collaborations auprès d’artistes issues de l’indie-folk/rock telles qu’Agnes Obel ou Angel Olsen. La multi-instrumentiste a également participé aux projets de précurseurs de la musique néo-classique comme Nils Frahm et Olafur Arnalds. C’est certainement à leur contact qu’elle a eu l’envie de tenter le sien en solo. Son premier opus est d’ailleurs paru sur le label Erased Tapes (Nils Frahm, Arnalds, Lubomyr Melnyk, …)

« Heliopause » constitue son premier elpee. Elle y contrôle tout de A à Z. De la composition à l’interprétation en passant par la production. Cette musicienne chevronnée se consacre au piano et (bien sûr) au violoncelle. Mais pour structurer son univers sonore, elle se sert de nappes qu’elle superpose à l’aide d’une loop machine.

Minimaliste, « Being Anne » ouvre le long playing. « Solo ? Repeat ! » embraie, une plage au cours de laquelle les lignes de violoncelle se chevauchent. Ce n’est qu’à partir du troisième morceau que les mélodies font leur apparition.

« Heliopause » nécessite une écoute attentive afin d’en appréhender la subtilité de la texture. Anne Müller mérite, en tout cas, de figurer dans le catalogue riche et diversifié de l’écurie Erased Tapes… 

mardi, 08 septembre 2020 18:02

Atlanta Millionaires Club

Faye Webster a grandi à Atlanta, au sein d’une famille bercée par la musique folk. Agée aujourd’hui de 21 printemps, l’artiste a depuis assisté à une émulation de la scène rap et RnB, incarnée notamment par Young Thugs et Future.

C’est d’abord dans le rap qu’elle se lance en solo. En 2017, elle publie alors un premier elpee chez Awful, un label réunissant des rappeurs issus d’Atlanta. Ce qui lui permet de recevoir le concours du collectif, et tout particulièrement Father, qui vient poser sa voix sur « Flowers ».

Partagé en 10 pistes, « Atlanta Millionaires Club » constitue donc son deuxième album, une œuvre parue sur le label Secretly Canadian (Whitney, Damien Jurado, Alex Cameron, …)

Si son univers sonore baigne basiquement dans le country/folk, il intègre, à l’instar de « Pigeon », également de la soul et du jazz. Une formule originale au cours de laquelle rythmes langoureux et groovy sont parfaitement orchestrés, alors que lapsteel, basse, sax et synthés soulignent parfaitement la douce voix de Fayer.

A travers l’audacieux « Atlanta Millionaires Club », Faye Webster s’est forgée une identité bien personnelle tout en affichant une grande maturité, malgré son jeune âge. En outre, elle est parvenue à dépoussiérer voire à moderniser la musique folk. Une artiste à suivre de très près, en espérant que son concert préalablement prévu au Botanique en juin soit reprogrammé au plus vite…

samedi, 29 août 2020 16:01

Bonny Light Horseman

Eric D.Johnson, Anaïs Mitchell et Josh Kaufman. Ces trois noms ne vous disent certainement pas grand-chose. Pourtant, de l’autre côté de l’Atlantique, Bonny Light Horseman est considéré comme un ‘supergroupe’. Il est vrai qu’en cherchant un peu on se rend compte que les musiciens ont un sacré background. E. Johnson est le leader de la formation indie-folk Fruit Bats. Il a notamment collaboré avec The Shins, Vetiver ou encore Califone. J. Kaufman a participé à des sessions d’enregistrement pour Josh Ritter, The National et War on Drugs. Enfin, A. Mitchell est une songwritrice de folk/country dont le nom est parfois cité aux côtés de Bob Dylan, Leonard Cohen ou Gillian Welch (rien que ça !!!).

C’est à l’occasion d’une invitation lancée, au sein d’une résidence d’artistes, à Berlin, par Justin Vernon (Bon Iver) et d’Aaron Dressner (The National), que les trois musiciens décident de travailler ensemble. C’est d’ailleurs sur leur label 37d03d que cet album est paru. Outre l’un des frangins Dressner et Justin Vernon, Lisa Hannigan et Kate Stables au banjo (This Is The Kit) figurent également parmi les nombreux invités.

Sans surprise, cet elpee baigne dans le folk et la country. Un disque réunissant essentiellement des reprises de classiques du style, de morceaux qui figurent dans le répertoire de Fruit Bats et de titres méconnus. Et si à premier abord, cette musique semble simple, lorsqu’on s’y attarde, on se rend compte qu’elle est bien plus complexe et subtile qu’on ne pouvait l’imaginer. Mais ce qui séduit le plus, ce sont les splendides harmonies vocales et la voix vibrante d’Anaïs Mitchell. Et le titre maître éponyme, « The Roving » ou encore « Bright Morning Star » chanté a cappella, en compagnie de Justin Vernon, en sont les plus belles illustrations.

Dans l’univers du folk, cet opus est certainement un des meilleurs de l’année 2020. Espérons que le projet perdure et que le trio nous réserve encore des compos de cette qualité…

samedi, 29 août 2020 15:43

The cell

Avant de débuter sa carrière solo, David Allred pouvait se prévaloir d’une petite expérience comme musicien de studio et ingénieur du son. Il faut pourtant attendre 2015, avant qu’il n’enregistre ses premiers albums sous son propre nom. En parallèle, le natif de Portland (aujourd’hui installé en Californie) multiplie les collaborations diverses.

Un an après avoir gravé son dernier elpee, « The Transition », le multi-instrumentiste nous propose un Ep sept titres. Intitulé « The Cell » David y assure quasiment l’intégralité de l’instrumentation. Il a cependant et simplement reçu le concours d’un de ses compatriotes, compagnon de label, Peter Broderick (que l’on a déjà croisé aux côtés de Nils Frahms et Efterklang). Sur ce dernier opus, Allred alterne ballades au piano (« The Cell », « Nature’s Course ») et morceaux instrumentaux. Les ambiances sont atmosphériques, froides et évoquent les grands espaces. S’il fallait déterminer la nationalité du musicien, sans avoir pris connaissance de la bio, on opterait davantage pour l’Islande que pour les USA. Une plage comme « Full Moon » aurait, par exemple, pu figurer sur la bande originale du ‘Grand bleu’ ou de la ‘Marche de l’Empereur’. Et tout au long du lyrique « Lexington Hills », accompagné de Broderick, un beau crescendo à grand renfort de cordes finit par s’imposer…

Un dépaysement garanti grâce à ce survol des grands espaces… 

samedi, 22 août 2020 18:32

Yesterday is gone

Dana Gavanski est l’une des dernières signatures de l’excellent label londonien Full Time Hobby, une écurie au sein de laquelle militent, notamment, Timber Timbre, Micah P.Hinson, Tunng ou encore Jacco Gardner. D’origine serbo-canadienne, cette jeune songwritrice est née parmi une famille d’artistes. Et pour cause, son père est actif dans l’univers de l’industrie du cinéma et sa mère est peintre. Dana a longtemps hésité entre le cinéma et la musique, avant d’opter finalement pour ce dernier art. Elle a sorti un premier Ep en 2019 ; ce qui lui a permis de d’accomplir plusieurs tournées et d’assurer le supporting act, notamment de Damien Jurado.

A l’instar de son Ep, pour enregistrer son premier elpee, elle a reçu le concours de Mike Lindsay, une des têtes pensantes de Tunng. Dana cite des influences qui oscillent de King Crimson à Vashti Bunyan en passant par ses contemporaines Cate Le Bon et Aldous Harding.

Tout au long des dix morceaux qui figurent sur « Yesterday is Gone », elle parvient à communiquer ses émotions, grâce à une voix empreinte d’une grande sensibilité. Bien que basiquement acoustique, son expression sonore incorpore des sonorités électroniques et des instruments organiques. Et manifestement, la présence de Mike Lindsay y est pour quelque chose. Le psyché/folk de Dana Gavanski est donc riche ; et s’il mérite une attention particulière, il est nécessaire de s’y attarder voire d’y consacrer plusieurs écoutes afin de saisir la finesse des mélodies et la richesse de l’instrumentation.

Une petite découverte à suivre de près, dans le futur…. 

mercredi, 12 août 2020 17:23

Countless Branches

En 1969, Bill Fay grave son premier elpee. Il est éponyme. Il publie son deuxième opus, l’année suivante, « Time of the Last Persecution », deux disques qui passent totalement inaperçus. En 2004, le label anglais Wooden Hill exhume une série de maquettes enregistrées entre 1966 et 1970, sur un LP intitulé « From the Bottom of an Old Grandfather Clock ». Mais ce n’est qu’en 2009, grâce à la sortie de l’excellent « Life is people », que le songwriter est enfin reconnu pour son talent. Cette œuvre est double. Le premier disque est une compile réunissant d’ancien titres, le deuxième propose de nouvelles compos, enregistrées par le Londonien au sein de son propre studio ‘at home’…

Agé aujourd’hui de 76 ans, Bill est considéré comme un artiste de référence, au même titre que Léonard Cohen, Bob Dylan ou Ray Davies. Et lorsqu’on prend la peine d’écouter son œuvre, on comprend mieux pourquoi. Fay a un don unique pour torcher des ballades à vous flanquer des frissons partout…

« Countless Branches » constitue son tout nouvel opus. Bonne idée, l’Anglais a abandonné les autoportraits qui habillaient les pochettes de ces albums précédents. Une nouvelle fois, Bill Fay y démontre l’étendue de son talent d’écriture. A travers 10 morceaux dispensés en une petite demi-heure, il va droit au but et ne s’attarde jamais à masquer ses mélodies sous des tonnes d’arrangements. Sur la majorité des titres, sa voix, sa guitare et/ou son piano suffit à vous enchanter. Baignant au sein d’un climat empreint de mélancolie douce, ce long playing nous réserve, en outre, des titres imparables tels que « Your Little Face », « Times Going Somewhere » ou « Filled With Wonder Once Again ».

Touché par la grâce et la maturité, Bill Fay mérite manifestement cette reconnaissance, qu’il a si longtemps attendue…

Page 1 sur 91
FaLang translation system by Faboba