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JoWell

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dimanche, 10 avril 2016 01:00

Rien que du bonheur !

En ce dimanche 10 avril, tout se ligue contre les mélomanes qui ont décidé d’aller applaudir Damien Jurado, au Botanique de Bruxelles. D’abord, à cause de la fatigue du week-end qui s’achève. Un week-end aux fumets de barbecue et aux relents de rosé d’Anjou. Ou alors simplement propice à la farniente voire aux ballades ou encore au chilling. Et puis, se déplacer, à Bruxelles, un dimanche soir, via les transports en commun, s’avère depuis quelques semaines, particulièrement téméraire...

Aussi, imaginer qu’on va s’enfermer dans la boîte de l’Orangerie pour terminer ce week-end magnifique, peut sembler inapproprié. Sauf que… ce dimanche soir, l’extraordinaire Damien vient défendre « Visions of Us On The Land  », son dernier opus. Et d’ailleurs, c’est bien là que le véritable but de cette fin de semaine se situe. Une œuvre qui clôt sa trilogie entamée dès 2012 par « Maraqopa » et poursuivie sur « Brothers And Sisters Of The Eternal Son », en 2014. Trois elpees éblouissants qui racontent l’histoire d’un voyageur qui part à la rencontre du bien et du mal, de l’ésotérisme, de la pensée et du rêve, avant d’achever ce périple lorsqu’il est sûr d’avoir acquis la plénitude dans le doute. Une ambiguïté que l’artiste semble d’ailleurs entretenir. On ne le sait pas encore, mais ce spectacle va littéralement nous scotcher et nous dégriser des excès de la veille, telle une partie de jokari.

Tout commence à 20h00…

Avant de pénétrer dans l’Orangerie, on a pris soin d’emporter un gobelet de houblon qu’on tient aux bords des doigts. Il fait soif ! Et quand on a encore la gueule de bois, rien de tel que de soigner le mal par le mal. Passé le cachet imprimé au bord du poignet, on entre paisiblement dans la salle.

Complices, les lumières s’éteignent. Astronaute monte sur l’estrade. En toute modestie. Au beau milieu des rires, des bruits provoqués par les GSM, des conversations… Pas le moindre applaudissement pour saluer son apparition. Au bout de quelques accords, une voix s’extirpe de ce brouhaha. C’est celle de Myrthe Luyten. Androgyne, profonde, sublime, hypnotique. Et il ne faut pas deux phrases avant que l’auditoire ne fasse le plus grand silence. Il semble surpris par tant d’intensité et de tessiture dans le chant. Devenu muet, il pose ses lèvres sur le godet et avale autant les compos que la mousse qui, elle, commence à se faire de plus en plus rare.

En trente minutes, la formation belge va nous réserver six pépites superbes, délicates, sensuelles et mélodieuses. Le public est conquis, persuadé qu’il faudra être attentif à ce band incroyablement authentique. Et ce malgré un déséquilibre dans le mixing, trop favorable aux drums. Qui au lieu de tramer les morceaux, avaient plutôt tendance à les étouffer. (Pour écouter le groupe, c’est ici et pour les photos de ce concert, c’est )

Les spectateurs refont le plein de kérosène pendant que les roadies s’affairent sur l’estrade. Tiens, même Jurado leur file un coup de main. Sympa le gars !

Il est 21h quand l’Américain grimpe sur le podium. Et il n’est pas prêt de le quitter. On y reviendra plus tard.

Les épaules plus larges que deux armoires normandes, Damien Jurado est bâti comme un bûcheron. Il est tout de jeans vêtu, pantalon et chemise. Il est chaussé de chaussures de couleur brune, on ne peut plus banales. Il s’assied tout simplement sur une chaise en bois. Il est presque en boule, mais pourtant tous les regards sont braqués sur lui.

Tout au long du set, ses attitudes varient. Les yeux clos ou rivés sur le sol, il a le visage fermé, sérieux. Mais quand il le relève, c’est pour sourire. Sincèrement. Comme un homme qui a atteint une plénitude qu’il tente de communiquer à son auditoire. Entre les chansons, il lui arrive de plaisanter en compagnie de ses musicos. L’humour potache d’un adulte voué à grandir physiquement mais qui semble garder une âme d’enfant. On sent une véritable complicité entre les musicos et Damien. Un grand respect aussi. Mais, sur les planches, c’est lui le patron.

Du vent et de l’abîme, il redessine les lieux et semble même avoir une telle facilité pour y parvenir qu’il se surprend lui-même. Et s’émerveille de sa propre créativité. 

La main serrée sur le manche, il affiche une technique précise, remarquable. Il enchaîne les morceaux, pour la plupart issus de son dernier LP, brillamment. Ses chansons libèrent une dose incroyable de tendresse et de douceur. Malgré un style pointu, il a une classe folle. On est bluffé. Une telle masse de muscle capable de donner tant d’amour.

22h15 premier rappel.

Damien Jurado revient seul et attaque deux chansons en solo, dont « Prisms ». C’est le point d’orgue du spectacle. Les musiciens reviennent alors sur les planches afin de participer aux deux derniers titres, avant de saluer la foule, comblée…

Sauf que…

Comblée oui, mais gourmande, insatiable et enflammée. Le public en veut encore, crie, siffle, applaudit. Les lumières de la salle se rallument mais rien n’y fait, il reste sur place et n’abandonne pas la partie.

Surpris de cet engouement, l’Américain revient, et sollicite l’auditoire pour choisir les quelques bonus tracks. De véritables cadeaux. Rien que du bonheur.

22h40. Le concert est fini. Les spectateurs sont assoiffés, mais le sourire aux lèvres ils ont fait le plein d’amour dans leurs cœurs… (Pour les photos, c’est encore ici)

Setlist

Magic Number (**)
Exit353 (***)
Lon Bella (***)
Silver Timothy (**)
Am Am (***)
Onalaska (***)
This Time Next Year (*)
Mellow Blue Polka Dot (***)
Jericho Road
(**)
Sam and Davy (***)
Walrus (***)
Life Away From The Garden (*)
And Loraine (***)
Qachina (***)
Taqoma (***)
Prisms (***)
Working tittles (*)
Return To Maraqopa (**)
Nothing is the News (*)
+ Various ..

* « Maraqopa » - 2012

** « Brothers And Sisters Of The Eternal Son » - 2014

*** « Visions of Us On The Land » - 2016

(Organisation Botanique)

 

 



samedi, 26 décembre 2015 00:00

Svin

Impossible d’avoir une connaissance exhaustive de la scène musicale contemporaine. Pourtant, certains ratissent large. Parfois même plus rapidement que d’autres. A ceux-là qui sont constamment sur le qui-vive, je leur demande de poser un geste fort et de me balancer leur mediator à la gueule. C’est tout ce que je mérite.

Eponyme, l’album de « Svin » ne m’a pas immédiatement fait flasher. Faut dire que le contenu de la bio avait tout pour s’opposer à ma propre sensibilité. Et pourtant, j’avais bien lu : il s’agirait de jazz expérimental…

Mais en omettant de donner une suite au genre annoncé : mais pas que…

« Svin » s’avère finalement bien plus intéressant que prévu. Bien sûr, on y décèle du jazz expérimental ; mais au lieu d’une expression sonore nombriliste, qui sied si bien aux ateliers froids et impersonnels, on a droit à une formule grisante et régénératrice, toute indiquée au sein d’un salon moelleux et cosy…

Svin est une formation danoise. Des fendeurs de glace, des baroudeurs, mais surtout des Vikings ! Et vu la manière dont certains titres sont attaqués, on reconnaît immédiatement l’origine scandinave du combo.

Quand on évoque le Danemark, on pense aussi à la beauté des grands espaces, à ses lacs… et manifestement, le groupe s’est inspiré de ces paysages pour concocter cet opus.

Entre scierie et bulle de savon, les enchaînements de l’elpee sont époustouflants. Et si la structure est classique, les détails sont riches et croustillants. Soignés aussi. Donc on en redemande.

Tout au long de cet LP, les émotions défilent : le plaisir, la colère, la tristesse, l’envie, la paresse…

Svin produirait le même effet que la cocaïne, mais sans l’addiction nocive. Ce serait le THC sans brûler ses poumons. Même qu’on pourrait l’écouter confortablement, assis sur un clou.

samedi, 26 décembre 2015 00:00

They Want My Soul

Lorsque Spoon cherche à se réinventer, il ne fait pas les choses à moitié. Faut dire qu’au fil des œuvres, il parvient à se réapproprier d’autres univers ; à tel point que parfois, il crée une véritable galaxie en constante expansion.

Et « They Want My Soul » ne déroge pas à la bonne règle. Pourtant, 10 titres en 38 minutes, c’est digne d’un horaire de fonctionnaire. Différence, mais elle est de taille, le café proposé est savoureux, loin de celui –infect– servi dans les organismes publics.

Entre explosions et ronronnements, entre intermède volatil et attaque frontale, les titres s’enchaînent, cisèlent leurs rythmes, s’électrifient, et se propulsent en avant, après avoir récupéré leur moelle au cœur des expérimentations successives du band, mais aussi celle de groupes issus des 80’s. Sans oublier le croc-en-jambe jazz/soul commis au beau milieu du jeu de quilles. Démontrant ainsi que le combo n’a peur de rien et surtout envie de tout. D’autant plus qu’il ose une approche plus électronique que sur les précédents essais. Personne ne s’en plaindra, car le résultat est succulent.

Vu le changement de label, on aurait pu craindre le pire ; mais finalement, vu leur background, les Ricains viennent une nouvelle fois de démontrer, que ce transfert n’est pas de nature à les perturber. Et c’est tout naturellement, qu’ils sont encore parvenus à imposer leur perception de la musique. Car si finalement « They Want My Soul », on n’a pas l’impression que nulle écurie n’est capable de leur voler. Et c’est tant mieux !

dimanche, 27 décembre 2015 18:42

Psych Fuck

Quand on parle de l’Islande, on pense inévitablement aux fjords, aux volcans ou à Björk. Et pourtant, il y existe une scène underground particulièrement dynamique. Mais elle est loin d’avoir pignon sur rue.

Singapore Sling ne figure pas parmi les moins inconnus. Demandez à votre barman de quartier, ils a certainement vu traîner les musicos, dans son estaminet, un soir ou l’autre. Toujours prêts à vomir quelques litrons.

On pourrait tracer des parallèles ; mais pour cet elpee, on devrait plutôt faire le grand écart. Et comme on n’était pas échauffé, le claquage de prostate s’est révélé franchement douloureux.

Friand de reverb et saturation, le groupe tourne depuis une dizaine d’années, tout en cherchant à gratter la peinture écaillée. Autrement dit, on ne peut pas dire que sa musique soit particulièrement originale. Imprimée sur des accords répétitifs et minimalistes, elle est plutôt conventionnelle. Ce qui ne l’empêche pas d’aligner régulièrement et avec beaucoup de sincérité des rondelles qu’on écoute pendant l’apéro aux tréfonds d’une murge vinassée. A l’instar de ce « Psych Fuck ».

De bons piliers de comptoir pour se faire une petite belotte, quoi. Patron, la prochaine tournée, c’est pour moi !!

 

dimanche, 27 décembre 2015 18:38

The Memory layers

Quand un Français part vivre son rêve américain et se prend pour Sam Beam, il devient Redeye.

Loin de sa marinière et son bonnet Saint James, Guillaume Fresneau coiffe un stetson et fait rutiler les chromes de sa dodge sur « The Memory Layers »

D’un timbre de voix ronflant, mais sans la profondeur d’un crooner, il déclame son attachement à sa nouvelle patrie en lui rendant un hommage touchant. Il y a du piano et de la guitare, mais toutes les cordes ont la part belle, quelles qu’elles soient. Techniquement, l’instrumentation est irréprochable. Les arrangements sont soignés, dans l’esprit yankee. Les compos sont solides. Mais pas inoubliables. Elles ont la couleur et le parfum de l’americana mais ce n’est pas de l’americana.

En fait, il manque à ce « The Memory Lanes » une âme. On aurait apprécié une prise de risque, un moment qui se détache ou décolle. Un geste de travers qui aurait communiqué un zeste d’originalité. Mais au final, « The Memory Lanes » n’est qu’un autre album de folk noyé parmi des tonnes d’autres albums de folk. Redeye est certainement un bon élève, mais parfois un cancre est bien plus créatif…

 

dimanche, 27 décembre 2015 18:28

III

La vanité est un vilain défaut. Oublier les conventions n’est pas toujours un acte délibéré. « III » parvient à mettre en abîme des émotions, à la manière d’un serpent charmé par le tournoiement d’un bâton provocateur. Les accords sont minimalistes. Hypnotique, contagieuse, la musique baigne dans un climat dark wave.

La première écoute d’un album est souvent superficielle. Elle sert à poser les premiers jalons des futures élucubrations. En général, au bout de trois ou quatre écoutes, les mots deviennent des phrases et le texte prend forme. Sauf que, dès la première lecture de ce cédé, on est rapidement emporté par le souffle de la rythmique chamanique. Par ces délicieuses réverbs qui nous propulsent vers les limbes. 

Quatre morceaux. Il suffit de quatre morceaux à cette formation chilienne pour nous retourner complètement. S’étalant sur 45 minutes, les pistes ont un pouvoir ésotérique, presque druidique. On entre dans une danse des corps perdus. Une chorégraphie au cours de laquelle, les tripes s’emmêlent.

Car finalement, tout au long de « III », Föllakzoid libère des énergies positives. C’est la glace qui réchauffe, l’eau qui assèche. Une fusion improbable entre la lame, le feu, l’eau et le cristal. C’est l’enclume qui sourit, le clou qui rebouche.

Et sans vous en rendre compte, « III » va modifier votre confort, votre perception de l’espace qui vous entoure.

dimanche, 27 décembre 2015 18:24

10000 Russos

La musique de 10 000 Russos émane du plus profond de votre âme. Ils cognent, martèlent et pulvérisent tout le confort qui les entoure pour ne conserver que l’essentiel. Ils veulent sublimer les émotions glacées et abyssales rejetées par l’être humain. Comme celles provoquées par la froideur d’une lame au goût métallique et rouillé. Et le plus incroyable, c’est l’addiction qu’elle provoque.

Le combo est portugais et a signé chez Fuzz Club, une écurie londonienne qui serait bien capable de faire pâlir celle des héritiers de feu Omar Sharif.

Entre les vapeurs de chlore et d’essence, on tombe. D’abord sur les mains, puis les genoux.

Les 5 plages de cet opus sont brumeuses, hostiles, corrosives, sournoises, et nous entraînent au cœur d’un tourbillon psychotique, sis à la limite de l’hypnose. Plus que cold wave, donc dark wave, elles sont contaminées par le krautrock voire l’indus. Oscillant entre 6 et 13 minutes, elles ne perdent jamais leur temps. Et ne suscitent pas davantage l’ennui.

On rêverait d’écouter cet album nu, couché sur un tapis de velours et sous le joug d’un shaman satanique qui multiplierait les incantations. On rêverait de rondes et de bacchanales. On se surprendrait à connaître des érections, à rencontrer des émotions, à souhaiter des envies sordides de fornication brutales et répétitives. On se surprendrait à relire le contrat qui lierait notre âme au diable. On pleurerait de joie et de foutre. On serait heureux. Juste heureux d’avoir froid…

dimanche, 27 décembre 2015 18:22

The World

Le retour de la coupe mulet est à la coiffure ce que The World est à la musique en 2015. Une pointe d’humour et un solide cachet kitsch. Ressortez les bandanas et les coupes vents fluo. Ajustez vos mitaines et tricots de corps en résille : ça va suer dans les slibards.

Au démarrage de la rondelle, un rire gras vient fendre les premiers accords. C’est qu’on a beau être au courant que les 8 pistes de « The World » ont un parfum eighties, on ne pensait quand même pas que la fragrance allait à ce point écœurer nos nasaux ; et l’on s’entend ricaner avec surprise.

Certes, le revival vintage est sublimé par des hordes de fans prêts à en découdre sur le dancefloor. Certes, rien ne se crée, car tout s’altère ; mais sur cette galette l’abus nuit et foutrement.

L’elpee me fait penser à une B.O. cinématographique issue des années 80, où Sylvester Stallone et Wham croiseraient le fer…

Un film pas synchro au cours duquel le scénario s’emmêle les pinceaux ou la musique hurle au moment le plus inapproprié…

The World devrait pourtant facilement trouver son public. Certainement pas les quadras qui ont vécu une époque affreuse de la culture, en souffrant par exemple devant Véronique et Davina. Mais probablement celle et ceux qui cherchent à se plonger au cœur d’un univers synthétique, insipide, illuminant artificiellement des mecs qui se croient virils en en enfilant des micro-shorts ou des jeans tendance…

mercredi, 16 septembre 2015 18:10

Looks

La magie des influences musicales. Ou pourquoi une bande de zigues mordent les mollets des plus téméraires ?

La scène rock indie vit un moment grandiose. Une époque bénie. C’est en tout cas dans cet état d’esprit que votre serviteur papillonne entre groupes ou artistes émergeants, persévérants ou confirmés. Pourvu qu’ils soient sans concession…

Comment alors ne pas saliver à l’idée de s’enfiler, à la suite, des disques de Fuzz, Meatbodies, John Dwyer et sa bande des Thee Oh Sees, Sultan Bathery, Wand… et toute cette clique de joyeux drilles...

Bien évidemment, ils finissent tous par devenir une source d’inspiration pour la nouvelle génération.

Prettiest Eyes, par exemple. « Looks » constitue son premier elpee. Et il est couillu.

Adoptant des rythmiques cadencées et des harmonies vocales en abîme, style Dwyer, Prettiest Eyes puise à la fois son inspiration dans le rock (la férocité, la testostérone), l’indus (le béton, la ferraille) et le psychédélisme (les fleurs). Mais le combo accommode le tout à sa sauce très personnelle. Quitte à se tâcher les doigts. Un accouchement opéré dans la douleur, nécessitant quelques litres de sueur aux effluves alcoolisées.

Un disque décapant, contaminé par la reverb et tramé par une solide ligne de basse, concocté par un groupe insolent qui manifeste un culot monstre. Que veux-tu de plus ? Des croissants ?

mercredi, 16 septembre 2015 18:09

After

Aly Spaltro est une petite peste. Une vraie, celle que l’on déteste autant que l’on aime.

Celle qui te pique ton blouson de cuir en rameutant des crapules du quartier et t’enverra sauver son honneur à coups de tatanes fulgurantes.

Aly Splatro, c’est Lady Lamb. Elle crache par terre mais tire subtilement et classieusement sur un cul de joint.

Tout au long de cette plaque, résolument pop, elle propose des compositions pas nécessairement originales, mais plutôt bien léchées, aux arrangement discrets. Malgré des textes très ‘nana dans les bois’ difficile d’y rester totalement insensible. Surtout les mecs qui lui fileraient bien un coup de main pour ranger le matos, après la répète. M’enfin, il n’y a pas que le côté hyper girly qui les attire.

Elle possède quand même une voix. Elle coince parfois, quand elle la pousse un peu trop ; mais elle est authentique et reflète l’image de cette génération décomplexée. Une chose est sûre, elle envoie le bois. Quand même. Et puis elle ne cherche pas à plaire, tout en y parvenant. Même pas peur la donzelle !

Les 12 plages de cet « After » ne laisseront certainement pas de souvenir impérissable, mais elles valent le détour et méritent au moins une écoute attentive…

 

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