• McKenna aligne les zéros…
    McKenna aligne les zéros… Declan McKenna s’est d’abord illustré en 2015, à l’âge de 16 ans, auprès d’un public informé et curieux, grâce à…

  • Will Butler insatiable…
    Will Butler insatiable… Will Butler publiera son deuxième elpee solo en septembre 2020. Au cours des cinq dernières années, Will Butler a sorti…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Nos partenaires

Sonic City 2013 : dimanche 1er décembre

Écrit par

Après une première journée marquée, entre autres, par les excellentes prestations de The Black Angels et de OM, le festival nous propose, de nouveau, une programmation très éclectique sélectionnée par les 'curateurs' : BEAK>.

Après Camera, dont nous avons malheureusement raté le set, Thought Forms se produit face à  un public clairsemé. Le line up réunit le drummer Guy Metcalfe, la jolie Charlie Romijn et Deej Dhariwai, tous deux au chant et à la guitare. Le trio vient de publier son deuxième album. Intitulé « Ghost Mountain », il est paru sur le label Invada Records de Geoff Barrow. Comme quoi, le monde est petit... La musique oscille entre drone, shoegaze et post-métal. Moments calmes et éruptions sonores quasi grunge alternent, mais dans l’ensemble, le résultat est un peu trop neutre pour capter notre attention.

A contrario de la formation suivante. Et sans aucun problème. Encore un trio. Formé à Brooklyn, dans l’état de New York en 2012, il réside aujourd’hui à Osaka. Baptisé ZZZ's, il pratique une forme de no-wave expérimentale teintée de post-punk nippon. D’apparence, les trois jolies Japonaises semblent frêles et inoffensives ; mais quand elles commencent à jouer, on prend une claque dans la gueule. Ligne de basse ronflante et hypnotique, batterie déconstruite, guitares cinglantes et vocaux passant du cri primal aux murmures : c'est une expérience unique, un peu comme si Liars, Bauhaus et Einstürzende Neubauten avaient décidé de faire un boeuf. Une excellente découverte! Pour voir la vidéo live, c’est ici.

Pour suivre, Vex Ruffin nous réserve son hip-hop lo-fi aux accents punk. Il ne parviendra pas à empêcher votre serviteur de rejoindre la zone 'chill out' pour y boire un excellent café Latte...

Avant d’aller assister à une performance très attendue, celle de Dirty Beaches. Il s’agit d’un projet imaginé par Alex Zhang Hungtai, un Taiwanais établi à Montréal. Mâtiné de krautrock, son post-rockabilly-lo-fi-psyché est excellent. Il navigue quelque part entre Suicide, Can et Iggy Pop. Malheureusement, en ‘live’, cette mixture ne passe pas. Le son est trop brouillon, noyé sous des tonnes de feedback et l'artiste chante en tournant le dos au public ; ce qui finit par devenir très agaçant. Seul "I Dream In Neon" parvient à sortir du lot. Il est d’ailleurs excellent. Dommage!

Connan Mockasin n’avait, à mon humble avis, pas sa place dans ce festival. Enfin, celles et ceux qui aiment la pop néo-psychédélique acidulée de cet artiste néo-zélandais ont estimé que le concert était excellent, non conventionnel et chargé d'émotion. Paraît que c'est la fille d'un des curateurs qui a réclamé la présence de cet artiste néo-zélandais. No comment...

Heureusement, l'affiche a prévu une suite bien plus intéressante. En l’occurrence Savages. Basé à Londres, ce quatuor féminin constitue véritablement une des révélations internationales de l'année 2013. Drivée par la Française Jehnny Beth (Camille Berthomier), la formation est responsable d’un premier opus. Baptisé "Silence Yourself", il marie à la perfection le post-punk d’un Siouxsie And The Banshees au rock shoegaze à la Sonic Youth, le tout enrichi par un sens poétique digne de Patti Smith. Sur l’estrade, il n'y a rien à dire : tout est parfait. La guitariste Gemma Thompson (la reine du sustain), la bassiste Ayse Hassan et la drummeuse Fay Milton accompagnent impeccablement Jehn. Après avoir concédé un inédit en ouverture ("I Need Something New"), les morceaux s'enchaînent et montent en intensité. "She Will" et "No Face" y contribuent largement. Jusqu'à ce que Jehn décide d’interroger l’auditoire. Elle leur demande : ‘You think it was fast?’, avant de céder le relais à "Hit Me", un rouleau compresseur qui déboule à 200 beats par minute. La reprise de Suicide, "Dream Baby Dream", constitue cependant le seul point faible d'un set qui s’achève en beauté par une version de "Fuckers" de plus de 10 minutes. Grandiose!

Cette journée est décidément placée sous le thème ‘Girls Power’. Et pour cause, à travers son projet Pharmakon, la New-yorkaise Margaret Chardiet pratique une forme de power death noise' diabolique. Sur le podium, la jeune et jolie blonde va faire trembler les murs du Kreun. A l’aide d’une plaque de fer et en se servant de pédales loop, elle crée des séquences bruitistes industrielles très violentes, sur lesquelles elle vient poser des cris et des éructations apocalyptiques. Au cours de son show, elle va même descendre dans la fosse, comme un véritable possédée. On cherche un exorciste!! Son set n'a en fait duré que 15 minutes, mais les spectateurs, médusés, ne sont pas prêts de l'oublier!

Enfin, en toute logique, ce sont les curateurs du festival, en l’occurrence BEAK>, qui sont chargés de clore les festivités. Ils se produisent devant une foule compacte et religieusement attentive. Le trio implique le drummer Geoff Barrow, le bassiste Billy Fuller et le claviériste/guitariste Matt Williams. L’an dernier le combo était déjà présent pour cette affiche. Et il avait dispensé une prestation très relax, pleine d'humour. ‘C'est la première fois que nous sommes têtes d'affiche d'un festival’, ironise Barrow. La musique baigne dans un krautrock réminiscent de Neu!, même si l’ensemble concède des accents dub lo-fi. Le set manque un peu d'énergie, jusqu'au moment où le band attaque "Wulfstan II", un excellent morceau qui soulève des cris d'enthousiasme au sein d'un public conquis. La formation accorde un rappel sans même quitter la scène et c'est tout en douceur, par "Battery Point", que s’achève un festival en tous points irréprochable. Vivement l'année prochaine!

Pour la section photos c’est ici

(Organisation : De Kreun, Courtrai)

 

Informations supplémentaires

  • Date: 1/12/2013
Lu 418 fois
FaLang translation system by Faboba